JAYLER, *Voices Unheard* : Quand le classic rock retrouve son Cœur Battant
*Voices Unheard* n’est pas une collection de morceaux rock. C’est un voyage émotionnel, une recherche de sens.
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*Voices Unheard* n’est pas une collection de morceaux rock. C’est un voyage émotionnel, une recherche de sens.
Il y a des albums qui sonnent comme un retour. Et puis il y a ceux qui sonnent comme une remise à zéro. *Emotion Factory Reset* appartient à la seconde catégorie, précisément parce qu’il fait la part belle à chaque musicien du groupe, et à quelques morceaux qui deviennent vite des repères très personnels.
ARMORED SAINT ne se contente pas d’aligner du bon vieux heavy : il construit un disque où John Bush incarne la colère, la lucidité et le “reset” émotionnel, où Joey Vera (basse) structure le groove, où Gonzo Sandoval (batterie) pilote la tension, et où Phil Sandoval et Jeff Duncan (guitares) façonnent une palette à la fois intemporelle et étonnamment variée. Le résultat est un album qui vit autant par ses riffs que par la manière dont chaque instrument participe au récit.
(…) « À l’origine, le titre c’était *The Dissonant Void* – déjà fort. Mais après sa chirurgie et les radiothérapies, Tomas a tout changé. Il voulait un titre qui claque comme un coup de poing, qui résume son combat : *The Ghost of a Future Dead*. Omineux, prophétique – quand tu connais l’histoire, ça te glace. Il savait que 2025 serait son année la plus dure, son combat final. Ce titre n’est pas morbide, c’est une déclaration de guerre au destin. Chaque note de l’album porte ça. » (…)
(…) Tout change. Heureusement, les gens semblent toujours penser que ça sonne encore comme du Metal Church, avec des degrés variables selon les chanteurs et tout ça. C’est donc probablement la chose la plus difficile à maintenir. Et pour un groupe qui existe depuis aussi longtemps que nous, quand il y a des décès et d’autres pertes, on ne peut rien y faire.
(…) Ce nouveau line up n’était pas censé arriver. J’avais arrêté le groupe il y a couple d’années. J’étais genre : « J’en ai marre. J’arrête ça. » Donc le fait qu’il se soit reformé sans aucun effort de ma part – ces gens sont arrivés comme ça, et c’était genre : « Bon, je crois que je saisis le message. Je suis censé continuer. » (…)
(…) *In Death Throes* sort demain, et la question se pose : comment les titans suédois du death metal ont-ils créé un autre monstre ?
« Erik et moi on s’est réunis pour écrire les premières chansons, qui étaient *Two and a Half Men* et *The Rapture in Rupture*. Ensuite, on a pris ça assez cool au début. J’ai bossé sur quelques chansons, et plus tard Christian, notre nouveau guitariste, a aussi commencé à écrire. On a fixé une date pour commencer l’enregistrement, mais le temps est passé si vite. À la fin, on était un peu pressés avant le début de l’enregistrement. Je pense que ça a un peu influencé l’intensité de l’album. On était un peu stressés et on voulait tout finir avant d’entrer en studio. Peut-être que c’est un truc inconscient. Je pense que ça a joué un petit rôle dans le résultat final de l’album. » (…)
(…) « Plus on avance dans le temps et “l’évolution”, et plus on recule dans notre humanité. » (…)
Derrière sa hargne sonore, le disque révèle une dimension méticuleuse et presque spirituelle du travail.
La volonté de The Discord n’est pas de prêcher mais d’ouvrir les yeux — sur soi, sur le monde, sur les cycles qui nous enferment.
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(…) C’est ça, le rock’n’roll. Parfois, le simple est meilleur. Il ne faut pas trop compliquer les choses, parce que les gens n’aiment pas les complications inutiles. Les morceaux les plus simples sont souvent ceux qui frappent le plus fort. (…)
Dans les fumées de Venice Beach des années 80, un son crossover punk-thrash a explosé les codes : rapide comme le punk, lourd comme le metal, avec des riffs de basse assassins et des hymnes anti-système qui ont forgé le genre. Suicidal Tendencies, piloté par le bassiste fondateur Louiche Mayorga et des légendes comme Rocky George ou Mike Clark, a posé les bases indélébiles avec *Suicidal Tendencies* (1983), *Join the Army* (1987) et *How Will I Laugh Tomorrow When I Can’t Even Smile Today?*. Après les départs de Louiche en 1987, et Mike en 1988 – et des décennies de routes séparées, ces OG se reforment en 2012 sous le nom Luicidal, un super groupe fidèle au raw sound de la scène skate punk de L.A.
Luicidal ravive cette furie originelle : leur album éponyme de 2014 (DC-Jam Records), boosté par des guests comme Rocky George, H.R. de Bad Brains ou Amery Smith, mixe classiques Suicidal (*War Inside My Head*, *Possessed to Skate*, *I Saw Your Mommy…*) et nouveaux brûlots « puissants, dans le style Suicidal des années 80 ». Suivi de *Born in Venice* (2018, Cleopatra Records), le line-up – Louiche à la basse, R.J. Herrera puis Vince Sollecito à la batterie, Mando Ochoa au chant, Ricky Reynaga ou Mike Clark à la gratte – incarne l’héritage Venice sans compromis, acclamé pour son punk old school « à écouter en boucle ».
LOCOMUERTE, les Parisiens déchaînés du crossover thrash punk « chicano mosh », pulvérisent les scènes avec leur cocktail explosif saupoudré de paroles en espagnol hardcore-reggaeton pour un groove imparable qui mettant la France et l’Europe à genoux !