Vecteur Magazine

THE ART OF LETTING GO - Myles Kennedy

Chronique par Cidàlia Païs

C’est le moment de lâcher prise et de se laisser embarquer par un album très riche en riffs et émotions.

On ouvre avec un véritable coup de poing sur la figure ‘The Art of Letting Go’, que ce soit pour son message de mise en garde sur certaines courses désespérées au “bonheur”, ou par le refrain avec ces “Hey ! Hey !” secouants.

Cette collection de chansons est de la pure sagesse, le mûrissement de l’homme en tant que personne et musicien. On pourrait se demander comment Myles peut encore nous surprendre vu que peu importe où il passe, l’excellence prime. Pourtant, je ne suis qu’au début d’un véritable voyage du cœur et de l’âme. On traverse des moments de pur rock sans oublier des ballades qui nous travaillent jusqu’aux tripes sur ce 3ème album. La voix de Myles reste aussi magique et monte en puissance lors des étirements, le tout avec son implacable jeu de riffs. Chaque solo est plus magique que le précédent. Mais c’est sans oublier qu’il s’agit d’un boulot en trio, et c’est avec brio que Zia Uddin mène sa batterie et Tim Tournier sa basse.

Si je vous parle de taper votre pied ou de secouer votre chevelure, je ne peux que continuer avec les jeux de riffs du titre ‘Nothing More to Gain’, chanson très puissante et brillamment écrite. Mais quel bonheur pour les oreilles ! Bien sûr que la prise de position très claire dans ‘Say What You Want’ en fera réfléchir plus d’un, réagir contre la facilité qu’ont beaucoup à tout critiquer et se réaffirmer.

On n’a pas fini de groover et on fait tout ce qu’on a enduré avant que ‘Mr Downside’ nous montre qu’il est temps de voir le bon côté de la vie. Un autre titre très bougeotte, ‘Saving Face’. Je me régale avec sa touche bluesy !

On sent tout le cœur mis dans la ballade ‘Miss You When You’re Gone’ (un titre que vous connaissez déjà, j’en suis sûre), mais c’est le titre ‘Behind the Veil’ qui me marque. Son intro mélo bluesy accompagnée d’un chant presque meurtri, suivi d’un riff ouvrant un tempo plus rock et se terminant par le retour de cette mélodie de l’intro. Nom de Zeus ! Ce titre m’a donné des frissons, d’une part, par sa rythmique et d’autre part, par son message poignant (dont vous pourrez lire les détails dans l’interview de Vecteur Magazine)

Je n’ai pas fini d’en prendre plein le cœur. ‘Eternal Lullaby’ est de l’émotion brute et fera sûrement battre des millions de cœurs. Ce titre prouve la puissance d’un power trio en toute simplicité.

On retourne dans le brut du rock avec ‘Dead to Rights’, les cordes prennent cher. Ce titre mettra le feu lors des lives !

Le chapitre se clôt avec ‘How the Story Ends’ et ce titre me procure une drôle de sensation : je ne sais pas où me placer avec ses zones d’ombre (Myles explique le pourquoi d’une telle sensation lors de l’interview). Vous entendrez les riffs sombres accentués par la basse et des coups de tambours qui renforcent ce sentiment sombre. C’est enivrant…

 

Pour une première écoute, je vous propose de vous asseoir confortablement avec un bon Porto. Ensuite, si ce n’est pas déjà fait, de vous procurer un exemplaire de ce must have chez votre disquaire le plus proche, en plus, l’artwork de Riza Peker est juste sublime ! Il faut vous presser de vous procurer des places pour voir le trio bientôt qui sera bientôt en tournée.



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  • Artiste : Myles Kennedy