14.10.2024
Par Cidàlia Païs
PHOTO CREDIT : FARRAHK XTRA
Dans un premier temps, ma curiosité va vers la genèse de Perpetual Paradox..
*Je vivais au Portugal avant de déménager en Angleterre, et là-bas j’avais des groupes. J’ai commencé à jouer de la guitare quand j’avais 16 ans. J’ai eu mon premier groupe, mon premier Garage Band et c’était vraiment bien de jouer en live, de jouer dans différentes salles, différentes villes. Mais lorsque j’ai déménagé en Angleterre, c’était uniquement pour travailler. Je suis arrivé ici, j’avais 23 ans, et pendant six bonnes années, je n’ai pratiquement pas touché à la guitare. Ce n’était que du boulot dodo. Quoi qu’il en soit, après ses six années, j’ai rencontré ma copine dans une ville appelée Cheltenham, puis nous avons emménagé ensemble à Londres. Et puis à Londres, je n’arrêtais pas de lui dire “tu sais, avant j’étais dans un groupe et je jouais de la guitare”. Et on est arrivés au point où elle m’a dit : “tu peux arrêter stp ? Va t’acheter une guitare, fais-toi des potes”..Mais je ne pense pas qu’elle ait réalisé ce que c’était pour moi de recréer un groupe. Il n’était pas seulement question de m’amuser. C’est plus que ça, je fais les choses sérieusement. Alors oui, je voulais me faire des amis, mais je ne voulais pas perdre de temps ni d’argent. Alors, j’ai acheté une guitare, j’ai mis un post sur Facebook, et puis quelques personnes ont répondu, dont Adrian, notre chanteur, d’autres personnes ont répondu également, mais aujourd’hui elles ne sont plus dans le groupe.
Et vos débuts pour le premier EP ?
*Avec Adrian, nous avons fini par tout faire nous-mêmes pour le premier EP, Endless Cycle. À cette époque, nous voulions juste mélanger le groove et le nouveau métal. Mais avec ce nouveau line up, avec André à la basse, Oliver à la guitare, puis Will qui a rejoint le groupe en tant que batteur définitif, cela m’a ouvert la porte des créations plus complexes, plus rapides, d’écrire des choses plus difficiles. Pour la sortie de Monophobia, c’était déjà comme une avancée par rapport à Endless Cycle avec des solos, des sections et des cleans différents et un tas d’autres choses, beaucoup plus groovy aussi. Et puis Oliver a dit : “on peut mieux faire”, et nous nous sommes simplement lancé ce défi de pousser davantage nos limites.
Quand Condemnation est sorti, on s’est dit, wow, ça y est ! C’est Perpetual Paradox, enfin !
Pourquoi vous nommez-vous Perpetual Paradox ?
*Eh bien, si tu prends les deux mots, perpétuel signifie simplement constant, et puis, paradoxe étant quelque chose qui pourrait exister, mais dans un monde théorique, c’est impossible. C’est comme s’il s’agissait d’un mouvement constant de quelque chose qui ne sera jamais, mais nous essayons de l’être, si cela a du sens.. Nous sommes un groupe qui essaie de réaliser quelque chose qui n’existe pas. C’est littéralement ça. Et c’est un peu une virelangue selon certains.
Vous faites du très bon travail.
Le groupe a donc sorti 3 EP’s, Endless Cycle, Monophobia et Condemnation, qui sont tout simplement géniaux..
Vous avez également fait pas mal de scène..
*Cela fait officiellement trois ans que nous sommes actifs. Il y a trois ans, en octobre, c’était notre premier spectacle. À partir de ce moment-là, on s’est dit : C’est ça. Chaque mois, nous avons besoin d’au moins un concert.
Et j’ai toujours voulu plus, pas pour la célébrité en soi, mais je veux plus. Parce que pour moi, plus, signifie une salle plus grande et une foule plus grande. Et une plus grande foule signifie plus d’énergie. Je me nourris des gens face à moi. Nous devons simplement prouver constamment aux gens que ce que nous faisons est cool et que les gens doivent nous écouter. Et ces trois années ont été incroyables. Nous avons partagé la scène avec de très bons groupes célèbres et émergents et nous continuons de grandir, ce qui est formidable dans cette industrie. C’est une sensation formidable.
J’ai vu des noms comme Fall of Mankind, Crypta..votre première tournée européenne l’année dernière, la Defiance Tour. Vous avez voyagé..
*Tout est organisé par nos soins. J’ai tout booké.
On vous considère comme un groupe de death technique, death core, vous avez un son brutal, et l’évolution du son à travers les disques, au fil des années se confirme. J’entends des riffs plus perçants. C’est un vrai régal. Des percussions qui ressemblent à des tremblements de terre. Les basses sont puissantes mais cathartiques à la fois. Et pour le chant, il y a, certes, du guttural, mais aussi du chant clair, le tout se combine à merveille.
Mais, dis-moi comment se passe le processus de composition dans le groupe ?
*Tout d’abord, j’allais dire que tout ce qu’on entend au niveau vocal, c’est à 100 % du Adrian, parce que dans le reste du groupe, nous ne savons pas chanter.
Tout le monde est différent quand on compose. Cependant, les guitaristes ont tendance à avoir un modèle. Et je ne pense pas raconter un truc nouveau, mais un guitariste va écrire un riff, et puis c’est à partir de ce riff, qu’on se projette comment la batterie pourrait sonner, par exemple. Alors je vais voir mon batteur pour qu’on se concerte. La plupart du temps, le riff évolue vers une sorte d’intro, couplet, refrain, et puis on ajoute toute la batterie. Nous l’envoyons à Adrian qui a cet esprit incroyable pour l’orchestration, les chœurs, l’ambiance autour. Pareil pour les basses. André adore avoir ce truc où ça continue de galoper sur les riffs et ça crée juste du corps, ce qui est vraiment ce que la basse doit faire. Cela fait partie du moteur du groupe avec la batterie. À partir de ce moment-là, Oliver est comme le déchiqueteur de Dieu Tout-Puissant. C’est vrai, c’est un guitariste extraordinaire. Dans n’importe quelle chanson où il y a des solos fous, rapides et complexes, c’est Oliver, mais quand il s’agit de solos plus émotionnels, doux et lents, ce sont les miens. On se complète.
Lequel d’entre vous écrit écrit les textes ?
*Dernièrement, ce que je fais quand j’écris un riff et étant une personne très émotive, ça me donne un thème, un sentiment sur le sujet d’une chanson. Puis je trouve un titre et je l’envoie à Adrian, et il écrit les paroles.
Pour Condemnation, nous avons fini par déconstruire étape par étape ce que c’est d’être un être humain qui suit quelque chose jusqu’à sa chute, parce qu’il a suivi des ordres qui ne lui plaisent pas… un peu comme une histoire de destruction de l’humanité, en gros, et tout le processus, je pense qu’Adrien a simplement suivi le thème dans son intégralité. Il à dit “ je vais écrire exactement ça sur ce sujet”, et chaque chanson est liée à la chanson suivante. C’est beau et fou de voir que je peux juste envoyer trois mots à Adrian, et il écrit tout le reste.
Justement, les thèmes, c’est assez sombre.. il y a beaucoup de révolte, de rage et de viscéral.
*Cela concerne les expériences humaines.
Je pense qu’au niveau des paroles… Je ne pense pas que ce que nous faisons soit nouveau… c’est juste une de ces choses qui, je pense, font partie du fait d’être un métalleux. En fin de compte, le metal n’est pas que de la musique. Et je pense que tout le monde sera d’accord sur le fait qu’être métalleux, c’est savoir qu’on est différent. C’est savoir qu’on est le mouton noir de sa famille. C’est savoir qu’on est contre des choses. C’est savoir que tu détestes tout le reste. C’est détester le système. Quoi qu’il en soit, dans Perpetual Paradox, nous avons fait la même chose avec beaucoup de nos émotions personnelles, expériences et beaucoup de nos propres cauchemars émotionnels. Endless Cycle était un peu plus aléatoire, parce que c’était la première fois qu’on faisait quelque chose. Il y avait donc un peu de tout. Monophobia était exactement comme son nom l’indique, la peur d’être seul. Et en fait, j’ai écrit la moitié des paroles avec Adrian sur cet album, j’étais dans ce truc, celui d’être seul… lorsqu’on perd quelqu’un qu’on aime… de ce que ça fait d’être seul, et de ce que ça fait de faire les choses par soi-même, et comment se relever..
Condemnation consiste plutôt à se rebeller contre, mais aussi accepter des choses que nous ne pouvons pas changer. Et ça craint parce que c’est ce qui arrive. Nous ne ferons jamais rien contre le système mais nous essayons et nous le crions toujours. Et au milieu de tout ça, il y a Harbour qu’Oliver a écrit et il disait, “j’ai toujours voulu écrire quelque chose de différent, comme les difficultés, ton boulot, le gouvernement ou la politique, à la fin, rien n’est mieux que l’amour de ta mère. ou la cuisine de ta mère”. Je ne sais pas, c’est si beau. Et ce n’était même voulu d’avoir un message subliminal sur quoi que ce soit. Mais à la fin, c’est juste une chanson sur nos mamans.
J’évoquais plus tôt l’évolution que l’on peut entendre à travers les EP.
Ma première pensée pour Endless Cycle, sur le premier morceau, est “ils arrivent..” avec cette intro instrumentale, comme si vous vous annonciez au monde.
*Ouais, en gros, nous avions tous une idée sur quelque chose qui allait arriver. Vous ne savez pas ce que c’est, mais ça arrive. C’est nous qui étions un nouveau groupe.
Avec Monophobia, le son est devenu un peu plus direct. Et même dans la production, on sent la différence, Omen avec cette touche thrashy.. à peine le temps de respirer avec le rythme. Tout ce processus était un choix que vous avez fait ? Je me souviens que tu disais tout à l’heure que vous essayiez de trouver le son du groupe, de vous trouver..
*Avec Monophobia, nous avons voulu aller plus loin, par rapport à Endless Cycle. Ce qui s’est produit avec Monophobia, c’est que nous cinq, étions tellement submergés par les différentes influences de chacun qu’on s’est dit “mettons tout cela ensemble”. Mais là où nous aimons Monophobia, mais en même temps nous le regrettons un peu, c’est que certaines créations de chansons ou certaines écritures ainsi que le passage en studio ont été trop rapides, ce n’était pas la meilleure organisation que nous avions pour cet album. Je ne vais pas mentir, car même si nous en sommes heureux, nous aurions pu simplement prendre du recul et mieux couper les choses. Mais en même temps, nous aimons le fait que chaque chanson ait un style différent, parce que Defiance avait une intro metalcore plus classique, puis Omen plus groovy. Et nous avions tellement mélangé les choses. Nous ne savions pas comment faire. Nous nous sommes dit : « Mettons simplement les genres et tous les groupes que nous aimons en avant. Et puis finalement, la différence pour Condemnation à été était, non, détendons-nous. Respirons simplement. Améliorons les choses.
En parlant de Condamnation. Ce disque !! Quand j’ai entendu pour la première fois Depth of Depravity, cette intro douce et cinématographique progressive, puis Adrian arrive avec le chant, et casse tout… cela ressemble presque à un exorcisme…
(Rires)*J’aime ça !
Sa voix. Et puis les riffs agressifs, le discours, la basse doomesque..tout ! Parle-moi de ce premier morceau, et pourquoi l’avoir choisi pour ouvrir l’EP..
*C’est drôle, c’est mon morceau préféré de l’album, non pas parce que je pense qu’il est meilleur que les quatre autres chansons, mais juste parce que jouer cette chanson en live est incroyable, parce que c’est une montagne russe, notamment à cause des différentes sections. Et je regarde la foule qui se demande : qu’est-ce qui se passe, bordel ? C’est tellement cool, c’est lourd au début, et c’est un morceau magnifique, progressif, et puis on arrive au discours, Adrien est si naturel et si émotif à ce sujet, la colère qui grandit au fur et à mesure ou il parle, et puis quand il dit péché, le riff rapide et thrash arrive avec la batterie. Pour moi, c’est toujours orgasmique, j’ai la chair de poule tout le temps !
J’ai écrit cette chanson avec Oliver, et nous nous interrogions tous les deux : “qu’est-ce que l’on ressent lorsque nous agissons mal ?”
Et si tu connais les sept royaumes de l’enfer, – si quelqu’un a lu le livre ou joué au jeu, L’Enfer de Dante-., c’est comme les étapes de la chute, jusqu’à ce que tu touches le fond, et que tu retrouves en face de Satan, et là, tu te dis, Merde…
Tous les morceaux sont mes préférés, des chansons incroyables, terrifiantes. Sur Speaking in Tongues, la basse est démoniaque ! De quoi parle ce titre ?
*Quand nous avons composé les titres, le but était de parler de l’aventure de la vie, tu viens au monde, tu dois accepter la société telle qu’elle est, tu dois accepter le système , blah, blah, et puis tu réalises que tu as échoué. Donc, tu connais Depth of Depravity, qui se réfère à la chute, fondamentalement, et The Vice, les paroles parlent d’un roi, à qui tu dois obéir, et si tu n’obéis pas, alors ils te coupent la tête.. et on arrive à Speaking in Tongues, qui est le fait que, plus quelqu’un est convaincant avec ses mots, plus nous pensons qu’il dit la vérité. Alors on fait ce que la personne nous dicte, comme une religion.
Sur les parties de chant guttural coordonnées au chant clair, l’effet est incroyable, mais comment faites vous lorsque vous les jouez en live ?
*Donc, tout ce que contient une chanson, comme une section clean lorsque nous jouons en live, Adrian fait le clean. Et nous utilisons beaucoup d’échantillons lorsqu’il y a une ambiance et une ligne de jeu en arrière-plan. Il y a donc de petits échantillons qui combleront le vide, ou probablement feront la double voix, car aucun d’entre nous ne peut chanter et faire des chœurs. Alors Adrian crie toujours quand il le faut. Mais si la chanson a ce que nous considérons comme un beau clean, c’est ce qu’il fait, comme Harbour.
En parlant de production, on voit Marvin Menz aux manettes..
*C’est donc quelqu’un avec qui nous sommes devenus amis, et il a enregistré Endless Cycle, il est vraiment bon. Il nous a convaincu pour notre premier EP. Ensuite, pour Monophobia, nous sommes allés dans un studio professionnel et nous avons dépensé un peu plus d’argent. Pour Condemnation, nous savions que Marvin ne cessait de s’améliorer, au point qu’il était meilleur que tout ce que nous avions jamais vu auparavant. Alors on lui a demandé s’il voulait enregistrer Condemnation, et il a dit « putain ouais ». Nous sommes allés chez lui pour toutes les basses et guitares. Pour le chant, il a emmené Adrian dans un studio professionnel. Et puis pour la batterie, nous avons dû nous rendre à proximité d’Oxford, juste pour un studio d’enregistrement que nous avons loué.
Marvin est un génie. Son processus de création est fou. Il nous a poussés si fort, Oliver et moi, dans le bon sens..
À propos des illustrations, des pochettes de tous vos EP, qui sont les artistes ?
*Pour Endless Cycle, comme le nom de l’album l’indique, c’est juste quelque chose qui se répète. La vie est un défi, et c’est littéralement ce que nous traversions à l’époque, en tant que groupe, quand on à commencé. On avait chacun nos propres problèmes ou défis… la vie quoi. Et la vie frappe n’importe qui. Et c’est pourquoi le serpent continue de manger sa propre queue. C’est également là où, parfois, notre cupidité nous mène trop loin. Mais en même temps, on ne peut pas s’arrêter, car c’est la vie. Si tu t’arrêtes, tu meurs.
Et puis la silhouette féminine au milieu avec le voile, elle ressemble à la mort, c’est Gaia, de la mythologie grecque, c’est le Titan, la Terre Mère. Et Gaia est tout ce que nous avons, parce que notre planète est tout ce que nous avons. Puis les couleurs vertes représentent la Terre, représentent la croissance, et le cycle dans lequel nous échouons, et en même temps la planète se meurt. C’était le concept que nous souhaitions pour le premier EP. Et cela a été créé par un tatoueur nommé Radek Marszalik.
Le deuxième EP, Oh, ce type est incroyable, en plus d’être un tatoueur, il fait des dessins et pas seulement pour le tatouage. Alors nous lui avons demandé, et il a conçu la couverture de l’album Monophobia, comme je l’ai expliqué précédemment sur le concept et le thème du sentiment de solitude. J’ai donc trouvé cet artiste appelé Argavilda ( Niels Maagaard) par hasard sur Instagram, et il a travaillé avec d’autres très grands groupes, l’un d’eux étant SOILWORK. Et j’ai tout simplement adoré son travail. Et je lui ai dit : Hey, tu sais, nous sommes PERPETUAL PARADOX, et ça, c’est le thème de l’album. Qu’en dites-vous ? Il était super content. Il a dit : « Ouais, je vais proposer un design qui représente ce dont vous parlez. » Et il a fait ça, superbe, beau, avec tellement de détails, couvrant là où, les fissures sont juste… alors nous sommes blessés, mais nous sommes toujours en vie..Mais, ça te marque, ça te tache. Cela reste avec vous, toutes ces choses que tu traverses, et puis tu es là, comme une statue brisée qu’on recolle… Tu dois juste continuer de vivre. Et les fleurs sont toujours le symbole de la renaissance ou de la croissance, ou de l’espoir. Et il y a quelques flèches, parce que tout au long de la vie, tu risques d’avoir à faire à des gens qui te poignardent dans le dos, mais on ne voulait pas le symboliser avec des couteaux, alors nous avons demandé des flèches.. puis le masque, sur son visage, c’est parce que parfois il faut des années pour comprendre qui nous sommes réellement.. Donc cette personne sur la pochette de l’album est juste quelqu’un qui a peur, qui ne sait pas qui elle est, et elle a été blessée, mais qui garde un peu d’espoir.. Et enfin, Condemnation, c’est drôle, parce qu’on était un peu fauchés, après le studio, après l’enregistrement avec Marvin. Alors on s’est demandé : comment allions-nous obtenir une pochette d’album géniale sans dépenser d’argent ? Et entre moi et Will, et je pense Oliver aussi, nous avons fait quelques recherches, et en gros nous avons découvert qu’après que quelque chose ait été créé, toute forme d’œuvre d’art créée au minimum, 70 ans en arrière d’un artiste décédé et n’ayant jamais revendiqué ou protégé son travail par droit d’auteur, son utilisation est gratuite. Il y a donc un livre intitulé Paradise Lost dans lequel toutes les peintures conçues pour ce livre n’ont jamais été vraiment enregistrées comme peintures protégées par le droit d’auteur, ou personne n’a jamais revendiqué les dessins et les peintures hors du livre. Adrian a sélectionné quelques dessins de ce livre et a fait ses petites modifications avec l’image et les couleurs. Et nous avons fini par en sélectionner trois différentes, deux pour les deux singles.
C’est donc l’une d’elles pour The Vice, un l’autre pour Altar of the Lie. Et puis pour la couverture de l’album en elle-même, qui est Condemnation, nous voulions que les couleurs représentent le sujet de l’album, ainsi que le thème. Et nous voulions juste donner à cette mythologie grecque néoclassique une petite touche victorienne, parce que nous voulions que les gens la regardent et se disent : Oh, wow. C’est différent de leurs deux albums précédents, mais on dirait qu’ils ont mûri. Il y a quelque chose d’un peu plus sérieux, mais en même temps, c’est une sorte de mysticisme mystique ou mythologique.
Si vous deviez jouer en France, où souhaiteriez-vous jouer ?
*Personnellement, je vais juste devoir dire ceci, ma famille est moitié française et moitié portugaise. J’ai grandi au Portugal, mais la plupart de mes cousins, oncles, tantes et ma sœur sont restés en France, et j’ai toujours eu un grand lien avec la France, du point de vue de la culture, de la nourriture et de la langue familiale. Et si je devais jouer en France, eh bien, c’est là où je suis né, à Paris, n’importe quelle salle, juste pour jouer dans la ville où je suis né.
Je te laisse le dernier mot ?
*Je veux juste te remercier encore une fois pour l’interview. Honnêtement, merci beaucoup.
A Huge Thanks to André Barros (basse) Oliver Miles (guitare) Will Armstrong (batterie) Adrian Graven (chant) for this amazing Condemnation.