Vecteur Magazine

XTREME FEST 2024

Du 26 au 28 juillet, l’Xtreme Fest prend ses quartiers d’été dans la base de loisirs de Cap Découverte (près d’Albi – 81) pour un festival au bord du lac. 

Vincent, responsable communication pour Pollux Asso, nous en dit plus sur cette édition 2024.

Carole : Qu’est-ce qui selon toi rend l’Xtreme Fest incontournable ?

Vincent : Tout d’abord, le cadre : on est dans le Tarn, au calme, dans une base de loisirs au milieu de presque 100 hectares de nature. Il y a le lac, bien sûr, sa plage et la baignade, il fait bon y descendre avec le télésiège. Mais au-delà de ça, il y a l’ambiance : le festival est organisé par Pollux Asso, une association libre et indépendante qui fédère chaque année 300 bénévoles sans lesquels le festival ne serait rien. Leur présence fidèle crée cette ambiance, dans l’accueil, avec un festival à taille humaine où l’on se sent chez soi, en vacances au sein d’une grande famille. On est un festival autofinancé à 90%, qui accueille au maximum 2000 à 2500 personnes par jour. 

Enfin, on est assez fiers de proposer une programmation assez rare dans le sud de la France, avec une quarantaine d’artistes allant du punk au hardcore, en passant par un peu de metalcore aussi, tous les dérivés qui vont autour et beaucoup de découvertes. Notre but est de faire jouer des artistes qu’on verra peut-être partout plus tard, mais qui viennent faire leurs débuts au Xtreme Fest. Et d’autres qui apprécient tellement qu’ils reviendraient chaque année si on leur proposait.

DESCENDANTS avaient dû annuler au dernier moment l’an dernier pour des raisons de santé, et ils répondent présents pour cette année. C’est fort comme symbole, non ?

Oui, franchement c’est une belle marque de confiance, surtout que ce n’est pas évident pour eux : ils ont des dates calées un peu partout avec une logistique de fou et ils veulent être à l’affiche cette année alors que ça fait des années qu’on essaye de les faire jouer. Je pense aussi aux gens qui avaient fait le déplacement exprès l’an dernier et qui vont être contents de les voir à l’affiche le samedi, au lieu du dimanche l’année dernière, ce qui rendait le trajet pour venir moins facile.

L’affiche est principalement axée sur le punk et le hardcore cette année, non ?

C’est un choix qui est fait depuis 2018, puisqu’auparavant on était plus sur une moitié metal et une moitié punk hardcore. Mais on se retrouvait un peu le cul entre deux chaises, sans forcément avoir les moyens ni la compétence d’être un vrai festival de metal, mais une asso portée plutôt par des punks que par des metalleux, bien que ces derniers soient bien entendu les bienvenus au festival. On a fait ce virage pour marquer l’identité du festival et la renforcer par la suite. C’est plutôt un virage réussi pour nous, avec des fréquentations records, notamment en 2019 avec le premier sold out du festival sur trois jours. Cette année, je pense que le gros point fort de la programmation réside aussi dans toute la partie découverte.

En parlant de découvertes, tu as des noms en tête qu’il te tarde de voir jouer à l’Xtreme cette année ?

Eh bien, il y OXYMORRONS, HIGHER POWER, GUILT TRIP, et aussi THROWN…

Vous reconduisez la partie “off” comme l’an dernier, où on peut accéder gratuitement à la partie restauration, aux stands d’exposants, mais aussi à des concerts sur la plage ou sur une scène dédiée ?

Oui. C’est quelque chose qui nous tient à cœur car cela nous permet de travailler sur l’ancrage du festival sur le territoire. L’Xtreme Fest se tient en territoire rural sur lequel nous vivons tous et auquel nous sommes attachés. Et en fait, on s’est rendu compte que l’esthétique musicale qu’on défend est souvent sujette à certains stéréotypes, par une population qui ne connaît pas du tout le festival. L’idée du “off” est de permettre à ces personnes de découvrir le cadre pour profiter aussi de tout l’espace de convivialité. Nous allons encore travailler pour en améliorer le confort cette année. On va rajouter quelques petites nouveautés, avec une programmation un peu plus éclectique aussi sur cette zone-là du festival, avec du rock celtique, du garage… Le but, c’est de faire ressentir aux voisins, aux familles et aux riverains, cet accueil et cette ambiance qui font notre ADN.

Nous visons aussi à développer un projet à l’année avec Pollux Asso. Au-delà de l’XTREME FEST, on parle de 68 évènements à l’année. Cela passe forcément par des concerts à Albi ou dans le carmausin ségala. Mais cela peut aussi prendre la forme d’ateliers de pratique musicale, ou des actions de soutien à la scène locale.

C’est très varié.

L’idée c’est de pouvoir travailler sur quelque chose qui soit fait sur le long terme. D’ailleurs, cette année l’XTREME va s’étendre un peu avec des ateliers de pratique musicale, qui auront lieu les 23 et 24 juillet, avant le festival. Tu auras un atelier de batucada, et un atelier de chorale rock. Et on organise un concert en partenariat avec la ville de Carmaux le 24 juillet, comme un peu une ouverture du festival, mais à Carmaux, deux jours plus tôt. Et puis avec le “Ségala Music Tour”, ce sont des concerts itinérants dans le carmausin ségala, avec des villages où parfois t’as 100 habitants. Donc voilà, le but c’est de travailler sur un territoire ouvert, vraiment ancré, sans que nous ne risquions de perdre notre indépendance.

Tout cela nous permet de travailler sur les valeurs dans l’accueil des personnes, afin de proposer un évènement le plus sûr possible, c’est pour cela que depuis 2019 nous travaillons sur la “Fête sûre et responsable”, et pour cela nous avons commencé par être accompagnés par des structures professionnelles, afin d’essayer de diagnostiquer ce qui est bien et ce qui peut être amélioré sur le festival. C’est aujourd’hui un espace vraiment dédié, avec une quinzaine de bénévoles, encadrés par des professionnels, avec des partenaires tels qu’Addiction France, le planning familial, et d’autres structures qui nous permettent d’agir à la fois sur la protection, la prévention des risques auditifs, mais aussi ceux liés à la consommation de substances, ou liés aux violences sexistes et sexuelles. On propose des dispositifs pendant le festival, à la fois via cet espace, mais aussi une signalétique, ce qui nous permet de petit à petit avoir des retours et d’essayer d’apporter des solutions à notre échelle. C’est un sujet qui nous tient à cœur.

J’ai clairement vu le stand l’an dernier, c’est important pour réellement profiter sereinement. Sur une note plus fun, quels sont tes immanquables à l’affiche cette année ?

Je suis très curieux de voir THROWN, et après pour la petite histoire, mes chouchous à moi c’est AERIAL SALAD, un groupe de Manchester. C’est du punk british, avec la petite attitude désinvolte et les riffs qui sonnent vraiment bien. On les avait rencontrés sur un festival l’an dernier, on avait pu échanger un petit peu avec eux, ils ont été super intéressés de venir, et ça promet une claque sur scène. 

Après sur le festival il y a beaucoup de groupes, chacun peut faire des découvertes. Il y a OXYMORRONS, avec des sonorités presque hip-hop, SORCERER pour les fans de hardcore, ou même CARWASH pour ceux qui aiment le côté un peu garage.

Effectivement il y a de quoi faire ! Et la question cruciale pour une orga de festival : où en êtes-vous des préventes ?

Pour l’instant, on est à peu près dans la même tendance que ce qu’on a fait l’an dernier. On arrive dans la phase un peu critique, parce que 75% du public va prendre son billet entre Mai et Juillet, donc forcément c’est une période un peu stressante. On attend de voir ce que ça va donner dans le contexte socio-économique actuel, même si on a un public qui répond présent. C’est un vrai budget, c’est 105€, mais c’est un pass 3 jours pour voir 40 artistes au final avec un hébergement avec des douches et toilettes en dur, et dans un cadre extraordinaire.

Billetterie, infos pratiques et évènement : www.xtremefest.fr