Vecteur Magazine

15.05.2024

Par Cidàlia Païs

Leur premier EP, ‘Wings of Steel’, est sorti en 2022, et aucun titre n’aurait été meilleur pour faire les présentations. Il est erroné de dire que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, car ‘Gates of Twilight’, l’album sorti en mars 2023, s’abat sur nous comme une véritable décharge électrique, bourré de sons métalliques surdimensionnés et agressifs, mixés au mélodique, au blues rock, avec une voix vertigineuse du prof de chant Leo Unnermark, et cette tornade de riffs de Parker Halub, qui effleure ses cordes de plusieurs genres musicaux et de solos indomptables.

Sur ce travail d’orfèvre sur les deux registres, on constate le mixage brillant du producteur Damien Rainaud (également bassiste chez ONCE HUMAN, et qui a travaillé sur la prod et le mixage pour ANGRA, FEAR FACTORY, DRAGONFORCE… Petit plus, saviez-vous que Leo à prêté quelques notes vocales sur le dernier DRAGONFORCE ?)

Écrite était la rencontre entre ces deux Pégases en 2018 aux Musicians Institute aux US, et j’ai eu l’opportunité de m’asseoir avec eux et de discuter de leur parcours ce mercredi 15 mai au Hard Rock Café, à Paris, à la veille de leur premier concert à Paris. Le tout organisé par Olivier Garnier (Replica Promotion).

(J’ai le plaisir de croiser le deuxième guitariste, Stefan J. Baillet, entre-temps). 

L’osmose entre les deux musiciens est tellement forte qu’ils sont synchro même lorsqu’ils répondent à mes questions..

*Un mot me vient à l’esprit : magique ! Parce que la première fois que je vous ai vus, c’était dans cette vidéo qui est tombée sur mon feed en 2022. Puis j’ai perdu la trace, jusqu’à décembre de la même année, quand une autre vidéo, dans une ambiance sépia, sur le lac avec vous, en train de jouer en acoustique, est apparue…

Parker & Leo. Oh ouais, merde ! C’est fou !

*Et je me suis dit : « Oh, les revoilà ! » J’ai entendu cette voix et quelques cordes, et depuis je suis devenue fan de WINGS OF STEEL.

*J’aimerais en savoir un peu plus sur votre histoire. Parker, tu commences à jouer de la guitare assez tôt, vers l’âge de 10 ans. 

Parker : À peu près, oui. Je veux dire, d’aussi loin que je me souvienne, mes parents m’avaient pris, genre, une petite guitare acoustique bon marché et je m’asseyais simplement avec, sans vraiment savoir ce que je faisais. J’aimais vraiment le son de l’instrument. Puis, quand j’ai eu 10 ans, j’ai eu ma première guitare électrique et j’ai commencé à prendre des cours.

*Plus tard, tu as étudié au Musicians Institute…

Parker : Oui. Alors, quand j’avais 16 ans, j’ai passé un examen pour pouvoir obtenir mon diplôme d’études secondaires plus tôt. Ensuite, je suis parti pendant deux ans pour étudier un peu la musique là-bas, et j’ai terminé l’école de musique avant d’avoir terminé le lycée, donc c’était plutôt cool. Et j’ai rencontré ce mec. 

Leo : Ouais ! (Sourires)

*Tes influences sont plutôt flamenco metal prog, baroque et classique… 

Parker : Un peu. Tu sais, j’aime beaucoup ce genre de style espagnol, classique, presque flamenco. Cela fait un peu son chemin là-dedans.

*Leo, toi aussi, t’as commencé assez tôt à développer tes compétences musicales…

Leo : Ouais… Je pense que j’ai toujours chanté d’aussi loin que je me souvienne. J’ai grandi avec beaucoup de disques de blues et je chantais toujours avec. Je ne savais même pas ce que signifiaient les mots parce que je ne connaissais pas l’anglais à ce moment-là. Mais oui, ça a commencé assez tôt pour moi aussi. 

*Étudiant à M.I. également, est-ce à ce moment-là que tu as développé ta palette vocale ? Tu as une voix assez unique…

Leo : Je pense que c’était à peu près à cette époque. Tu sais, je ne dirais pas que c’était nécessairement à cause de l’école… Je pense que je commençais juste à grandir avec ma voix, tu sais, en explorant tout et en acceptant ce que je pouvais faire.

*Concernant votre rencontre, c’était comment, un déclic immédiat  ? 

Parker : Ouais, en fait, nous allions tous les deux au M.I. et nous pensions que ce serait rempli de tous ces gens qui sont dans le même mood musical et qu’il serait facile de trouver un groupe, mais ce n’était pas le cas. Il n’y avait pas vraiment beaucoup de gens avec les mêmes goûts que moi, ou Leo, donc tu sais, on fréquentait l’établissement, on se voyait en quelque sorte. Finalement, il m’a envoyé un message sur Instagram. Il a dit : “Hé, mec, tu as l’air cool. Peut-être devrions-nous former un groupe.” J’ai répondu : “Bien sûr, mec, discutons-en.” Et un jour, on se dit : “Tu connais le groupe BLUE MURDER ?  » « Putain, ouais mec ! »

Leo : Et tout de suite, c’était cool, parce que je me souviens qu’ils avaient une clinique à l’école de musique et que Zakk Wylde était là, et nous traînions juste devant. Nous avons finalement pu discuter et il se trouve qu’il cherchait à déménager à Hollywood et que l’un de nos colocataires  (nous étions trois personnes à l’époque), déménageait. Alors je lui ai dit : “Hé, pourquoi ne viens-tu pas vivre avec nous ?”

Et les étoiles se sont alignées…

*Les premiers morceaux sortent en 2022, et je sais que vous êtes indépendants. Vous contrôlez totalement tout. C’est plutôt cool. Mais ça doit être un peu difficile…

Leo : (rires) C’est pour ça qu’on porte des lunettes de soleil pour que tu ne voies pas à quel point nous sommes fatigués !

*C’est plus rock and roll de toute façon (rires).

Vous avez travaillé dur et cet incroyable EP est sorti.

La première fois que j’ai entendu “Stormchild”, je me suis dit : “Oh, cette chanson, c’est moi.” Même si je sais que nous pouvons avoir notre propre vision sur une chanson.

Leo & Parker : Bien sûr que oui ! C’est à ça que servent les chansons ! 

*Que vouliez-vous transmettre à travers cet EP…

Leo : En y pensant, nous avons un large éventail d’inspirations et d’influences, comme tu peux le constater à travers notre musique. Et je pense que quelque part autour de l’enregistrement, comme pour créer une chanson comme “Stormchild”, il y a eu quelque chose qui a vraiment cliqué en termes d’écriture pour nous. Donc, à partir de là, ces chansons nous sont venues très facilement. Et je pense que ce qui a fini par être là était exactement ce qui était prévu sur cet album. C’était un processus facile. Quand j’y repense, je ne vois pas vraiment d’obstacles que nous ayons rencontrés. 

Parker : Ouais, vraiment, ce qu’était cet EP, c’est nous ! Je veux dire, nous, en quelque sorte, après avoir terminé l’école de musique. Et puis, c’était la COVID en mars 2020, et nous étions coincés à l’intérieur. Nous n’avions rien à faire, donc nous nous concentrions simplement sur l’écriture de la musique et développions un peu le son. Nous avons donc essentiellement passé l’année 2020 et 2021 à écrire de la musique, à expérimenter, à essayer des trucs. Et je pense que ces chansons sont représentatives de cette période et cela représente ce que nous faisons le mieux. Même si nous aurions pu le faire, nous ne voulions pas sortir un album complet d’emblée, parce que nous avions compris qu’il vaut mieux commencer avec seulement quelques chansons. Nous nous présentions, en quelque sorte.

*J’ai vu que vous avez bossé avec Damien Rainaud pour le mixage, comment ça s’est passé ? 

Leo : Damien est vraiment un gars génial !  

Personnellement, nous sommes de très bons amis avec lui. Nous traînons avec lui. C’est un régal à chaque fois. Super, super ingénieur de mastering et une personne merveilleuse avec qui travailler parce que nous sommes très précis sur la façon dont nous voulons les choses. 

Donc c’est tout un processus qui va et vient, tout le temps. 

Mais il est très patient et il cerne ce que nous recherchons. 

J’ai l’impression que l’évolution de WINGS OF STEEL va simplement se consolider de plus en plus, à mesure que nous commençons à vraiment comprendre la dynamique. 

*Ces cinq titres ressemblent à un voyage à travers cinq royaumes différents. J’ai été époustouflée… Olivier et moi parlions justement tous les deux de l’amour et de l’admiration que nous avons pour WINGS OF STEEL… 

Leo : On adore ça ! Merci. Et c’est un plaisir de te rencontrer ! 

*Merci beaucoup !

Je pensais à ce passage de la chanson “Wings of Steel”, “les ailes du metal cherchant le feu de l’intérieur”, est-ce avant ou après avoir trouvé le nom du groupe ? 

Leo & Parker : Avant. 

*Comment est-ce arrivé? Parce que ça vous va comme un gant… 

Leo : Je pense que oui. Cela a été écrit quelque part dans une vie antérieure que le groupe allait s’appeler WINGS OF STEEL.

Parker : Nous avons été très surpris qu’il n’y ait pas vraiment de groupe plus grand portant ce nom, il y en a eu, je pense qu’il y a un jeu sur téléphone…

Leo : Je pense que c’est un jeu de compétition. 

Parker : Ouais,du coup, nous nous sommes dit : “Bon, en fait, nous avons écrit cette chanson.” Pourtant, nous avons essayé pendant si longtemps de lui trouver un titre. Mais au bout d’un moment, on s’est dit : “Il faut simplement que ça se fasse de manière organique, naturelle.” Nous étions donc en train d’écrire cette chanson et il y a quelques lignes là-dedans que nous travaillions de manière à ce que cela fasse sensation, avec “shoot to thrill”. Et j’ai dit : “Tu sais, ça fait penser à une chanson d’AC/DC.” En réfléchissant bien on s’est dit : “Oh, appelons la chanson Wings of Steel ! C’est un putain de coup de génie !”

Leo : Ouais, je m’en souviens quand tu as dit : “Mec, ouais, c’est parfait ! Oui, faisons ça !” Et puis, quelques jours plus tard, on s’est demandé pourquoi ne pas simplement appeler le groupe WINGS OF STEEL ? Et à ce stade, tout ce qui nous est venu à l’esprit était du genre : “Non, nous ne pouvons pas appeler le groupe comme ça”, et on s’est donné le temps de la réflexion.

Parker : Mon premier instinct était… ouais peut-être, mais je pense qu’au bout d’un moment, nous nous sommes dit : “Oh, merde, nous l’avons trouvé !”

*C’était vraiment fait pour vous !

Une chose que je trouve vraiment plus qu’intrigante est cette manière de composer avec les influences power, heavy metal, mélodique, rock, en ajoutant une touche bluesy. Et chaque fois que vous mettez cette touche dans vos chansons, cela devient intense. Il y a beaucoup d’énergie et puis ta voix, Leo, et tes cordes, Parker, font que le tout soit à couper le souffle.. Mais plus que tout, cette énergie, cette symbiose entre vous est incroyable, chacun sait où l’autre veut aller…

Leo : Ouais ! Je pense que le processus d’écriture que nous traversons n’est pas toujours très simple, mais c’est toujours un voyage, c’est toujours une collaboration. Et tu sais, on est des frères, nous apprécions la compagnie l’un de l’autre. Et je pense qu’en écrivant, c’est la même chose. On traverse tout en tant comme des frères, on traverse des vallées escarpées et des sommets élevés, et je pense que cela s’entend dans la musique, parce qu’en fin de compte, notre musique est un voyage. 

Parker : Je pense que chaque chanson que nous écrivons est un voyage.

*Le temps entre l’EP et l’album était assez proche, vous aviez déjà des idées, des enregistrements ?

Parker : Je dirais qu’à l’époque, et c’est tout aussi vrai aujourd’hui, que nous, Leo et moi, individuellement, en tant que musiciens, avons toujours des idées, toujours de l’inspiration. Je veux dire, tu sais, ce qu’il y a de bien aujourd’hui, c’est que nous avons tous des téléphones portables, où quand tu as une idée mais pas d’instrument, tu peux juste la fredonner, enregistrer un vocal et puis ça fait qu’on se retrouve avec 100, probablement des milliers d’idées.

Leo : Hier encore, nous roulions en voiture pour venir en France, et j’ai eu ces mots qui me sont venus à l’esprit. Je conduisais et j’ai dit à ma copine : “Oh, écris ces lignes.” Tu sais, c’est tellement pratique.

Parker : Donc après l’EP, nous voulions vraiment le faire. Je pense qu’au lieu de faire les choses comme les gens pensent que les groupes grandissants font traditionnellement, que vous allez jouer cinq soirs par semaine pendant plusieurs années, nous, nous ne voulions pas faire comme ça, nous voulions faire les choses bien, et comme on a envie de le faire. Donc, nous avons sorti l’EP. Nous avons reçu beaucoup (et de très bons) retours, et nous commençons à construire un public. Et quand on s’est sentis prêts, nous nous sommes dit : Allons-y et sortons un album complet. 

Leo : Et il a fallu faire très vite sur l’enregistrement de l’album : à cause de la situation des visas, maintenant que je ne suis plus étudiant là-bas, j’y vais avec un visa touristique. Nous avons donc eu dix semaines pour écrire et enregistrer ‘Gates of Twilight’. 

*Cela montre la force et la cohésion entre vous, même loin l’un de l’autre, la symbiose est toujours là, et vous continuez à apporter de la magie ensemble…

Leo : Absolument ! 

Parker : Ce qui compte le plus pour nous, c’est de nous réunir pour écrire de la musique et donner des concerts, mais cela ne sera possible que lorsque nous serons sur le même continent. Mais c’est bien plus que ça. Il y a tout ce qui se passe dans les coulisses, et il y a toutes ces idées que nous proposons individuellement. Cela ne s’arrête jamais. Nous espérons donc simplement, en regardant plus loin, continuer et grandir en tant que groupe, afin de pouvoir passer plus de temps ensemble. 

Leo : De manière organique, il y a ce pôle, ce lien. Dès qu’on s’est rencontrés, c’est la première chose que nous avons remarquée, on se disait : « Mec, j’ai l’impression que tout ramène à ce moment. » 

*Parlons de la sortie de ‘Gates of Twiligh’… Dès le premier morceau vous m’avez époustouflée. De la voix supersonique aux cordes qui déchiquettent, accrochez-vous ! Chaque fois que j’entends cet album, je peux dire que c’est un vrai processus d’écoute. Il y a beaucoup de lumière, il y a beaucoup d’obscurité. Il y a des chansons profondément tristes comme “Slave of Sorrows”, mais ensuite “Gates of Twilight” lui-même et “Fall in Line” sont très directes. Mais ça suit le courant… Et ce qui est étonnant, c’est qu’on démarre avec de la vitesse mais l’album se clôt avec une chanson… Je n’arrive à en parler à personne… Chaque fois que j’écoute cette chanson, je dois être dans les bois avec mon chien ou seule… “Into the Sun”. Cette chanson va au-delà des mots, un des plus beaux solos de tous les temps. Et je me suis dit, ça y est, je vais demander à Leo et Parker de me la raconter. Je vais arrêter de parler parce que je deviens émotive.

Leo : Non…c’est magnifique… Merci beaucoup !

Tu sais, je pense que tu en parles le mieux, là où tout suit le courant. Oui, et je pense que c’est tout le but de l’album, c’est qu’il n’y en a pas qu’un, il y a un seul flux à vivre mais il ne va pas tout droit. Ça monte, ça descend. C’est un peu comme je l’ai dit, et donc on obtient un album qui sonne comme s’il y avait des hauts et des bas, surtout quand on ne se fixe aucune limite quant à tout ce qui est notre sonorité. Mais en ce qui concerne la chanson, je me souviens que j’étais assis dans le sas isolé, dans le studio où nous enregistrons notre musique, et j’avais ce petit clavier, comme le clavier familial, un truc du genre. Et j’avais ce rythme reggae, cette mélodie loufoque “ding ding ding”, ce qui est devenu la mélodie de guitare d’”Into the Sun”. Et j’ai écrit ces paroles qui étaient très, très différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui. Ensuite, je suis retourné en Suède et Parker a adoré la mélodie !

Parker : J’ai dit : “Mec, c’est incroyable !”

Leo : Il l’a traduite en harmonies de morceaux de guitare, il a fait de ce petit projet une sorte de gros brouillon pour y mettre du chant. 

Et puis, il me l’a envoyée, et j’ai dit : “Très bien, ceci dit, je ne veux plus entendre cette chanson jusqu’à ce que je sois de retour sur le même continent afin qu’on puisse s’asseoir avec cette nouvelle expérience et écrire simplement ce que c’était censé être.”

Parker : C’était en fait la deuxième chanson que nous avons écrite pour tout l’album. C’est drôle parce que c’est la dernière chanson de l’album. Mais oui, donc je veux dire parce que nous avions cette idée, il y a des idées que vous obtenez qui sont juste comme :“oh merde…”, c’est quelque chose de tellement beau ..

Leo : Je pense que beaucoup de groupes de heavy metal auraient mis cette idée sous le tapis, parce qu’elle ne rentre pas dans le giron. 

Parker : Parce que le couplet est très différent, tu sais, ça ralentit. Ouais, c’est presque comme un rythme reggae ou dans le genre. Mais l’idée que je veux transmettre, c’est que cette chanson est vraiment un voyage. 

Leo : Et chaque fois que j’entends ce solo, ça m’emmène aussi sur une autre planète. Et puis nous avons les paroles qui reflètent en quelque sorte tout le voyage, ce que je suis sûr que tu comprends lorsque tu vas dans les bois et que tu promènes ton chien…

Parker : C’est un endroit formidable pour l’écouter. 

*Il y a une autre chanson, “Garden of Eden”. C’est très puissant. Et je me demandais, j’ai l’impression qu’il y a un effet de dépendance, des effets d’une addiction, ou qu’il s’agit d’une évasion de ce monde… 

Parker : C’est une façon très cool de l’interpréter, tu sais. Je dirais, dans un sens, même si parfois Leo et moi avons un certain thème, une histoire ou un concept en tête lorsque nous écrivons des chansons, nous hésitons toujours à dire de quoi une chanson parle, parce que je pense vraiment que ces chansons sont pour les gens qui l’écoutent. 

Leo : Je pense que lorsque qu’on commence à expliquer de quoi il s’agit, on met une limite à la chanson, mais elle a été écrite d’un point de vue illimité où il s’agit plus d’un concept global que d’un véritable sujet.

Parker : Mais je pense que tu l’as très bien interprété.

Leo : Absolument ! Cela a du sens. 

*Beaucoup ne le savent pas encore, et peut-être que vous non plus, mais vous êtes actuellement l’un des plus grands groupes au monde. Merci de porter si bien le mot héritage. J’avais besoin de dire ça…

Leo & Parker : Oh ! Merci !

*C’est moi qui suis reconnaissante. Pour chaque émotion. Je suis en paix quand j’écoute votre musique.

Leo : Mais tu sais, ça signifie beaucoup pour nous de l’entendre dire.

Nous sommes en paix lorsque nous écrivons et, quand on apprend que cela se traduit par cet état, dans ce sens, cela signifie beaucoup pour nous.

*Je pourrais parler des morceaux pendant des heures..

Parker & Leo : On pourrait aussi (rires)

*Parlons de l’artwork. C’est aussi ce qui me donne ce sentiment à la fois d’obscurité et de lumière, avec les couleurs, les contrastes, les chevaux… Vous avez travaillé avec Spence Caligiuri…

Leo & Parker : Oh, t’as bien prononcé son nom ! On n’y arrive jamais, il sera fier ! (Sourires)

Parker : Donc, quand on a travaillé sur l’EP, Leo et moi avions en quelque sorte un dessin sur un morceau de papier..

Leo : On aurait dû l’apporter…

Parker : Ouais, on aurait vraiment dû… J’ai dessiné, et mes compétences artistiques sont plutôt musicales, je ne dessine pas très bien, mais donc, Leo et moi ne savions pas vraiment quel serait le déclic à partir du dessin, ou de ce qui pouvait être la première chose qui nous est venue à l’esprit. D’accord, nous avions déjà cette base avec juste les chevaux. C’est une hypothèse désertique. Nous avons donc cherché des artistes et nous avons réalisé qu’il y avait beaucoup de tatoueurs dans le coin. Peut-être pouvions-nous simplement faire appel à un tatoueur ? Nous avons regardé leur travail, regardé autour de nous à Thousand Oaks où je vis, et Spence travaille dans un salon de tatouage là-bas. On a vu son travail et on s’est dit : “Ce type, il sait ce qu’il fait.” On s’est dit que c’était la bonne personne et on l’a appelé pour fixer un rendez-vous. Et cette pochette d’album EP a été la première chose qu’il nous a envoyée et nous nous sommes dit : “Ouais !!”

Leo : C’était une première ébauche. Je me souviens de la première fois que j’ai vu la vidéo qu’il nous à envoyée, j’étais comme WOW ! C’était fou.

*Comment l’Europe vous traite-t-elle ? 

Parker : Putain de génial ! 

Jusqu’ici, tout va bien ! Ouais, je veux dire, comparé à… ce que je veux dire, le problème c’est que nous, avant de venir ici, nous n’avions joué que trois concerts, et pourtant, ils avaient tous été à Hollywood. Il y avait de bons spectacles. Mais nous n’avions pas vraiment beaucoup d’attentes à ce sujet. Quand nous sommes arrivés ici, nous ne savions pas à quelle audience s’attendre. On a commencé avec les festivals No Playback Festival et Keep it True, et nous étions le premier groupe de la journée à jouer, c’était le deuxième jour donc nous pensions que tout le monde aurait la gueule de bois ou serait endormi, mais c’était fou ! Lors de la première chanson, il n’y avait pas beaucoup de monde, mais au bout des trois premières chansons, les gens affluaient, putain de merde, la salle était remplie et à la fin, tout le monde chantait ! La plupart d’entre eux n’avaient même pas entendu parler de nous. Donc je pense que c’est ça qui nous a époustouflés !

*Le line up se complète, Stefan est venu avec vous, et récemment Marcel à la batterie et Mathieu à la basse. Comment ça se passe? 

Leo & Parker : Super !

Parker : Des mecs formidables, de grands musiciens !

Ouais, que de bonnes choses !

Leo : Eh bien, c’est aussi ça le truc. Je pense qu’un élément important dans toute notre dynamique, certes la musicalité est très importante, mais aussi qui vous êtes en tant que personne. Et comment vous vous entendez en tant que groupe, car cela se traduit directement par l’énergie que vous ressentez en tant que spectateur et même sur scène. 

*On arrive à la fin et j’aimerais vous demander si vous avez quelque chose que vous souhaitez ajouter à cette interview : un sentiment, un projet… 

Parker : C’est un peu difficile de mettre ça en mots. C’est juste que je pense que tout cela, depuis la sortie de l’EP jusqu’à maintenant où nous sommes enfin là et où nous jouons des concerts, a été un voyage vraiment incroyable. C’est vraiment cool à voir. Leo et moi sommes connectés, et là nous partageons l’essence de notre inspiration avec les gens, et de pouvoir aller à la rencontre d’autres personnes, et que d’autres personnes captent cette essence, c’est putain d’incroyable !

Leo : Et comme Parker l’a dit, nous avons créé cette chose, mais ce n’est pas la nôtre. C’est à nous tous ! C’est collectif. Et pouvoir enfin sortir et partager ce sentiment heureux… les seuls mots que j’ai pour cela sont mon amour et mon appréciation. Et c’est le sentiment que nous avons expérimenté lorsqu’on créait, tu sais, ce que nous étions censés créer. Et c’est un beau sentiment.

Parker : C’est surréaliste… L’autre jour encore, nous étions assis en studio, comme si…les six, sept ans ont passé vite et nous avons “Stormchild”, nous avons “Liar in Love”… Nous avons toutes ces chansons et c’est comme, putain de merde, il y a tous ces gens qui s’approprient tout ça… juste WOW !!

*Merci beaucoup pour cette interview !

Leo & Parker : Merci à toi !

 

 

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