STORM ou une invitation au chaos

Crédits : Elisabeth Jakobsen

À tout juste 16 ans, Leo Davadi Sundli, allias STORM, sort ce 22 août son tout premier album “Join The Storm”. Malgré son jeune âge, c’est le résultat de presque 4 ans de travail intense où l’identité unique même de l’artiste transparaît à la perfection. À cette occasion, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec le nouveau prodige de la scène musicale norvégienne.

Salut STORM, tout d’abord, merci beaucoup de prendre un peu de temps pour cette interview, c’est un réel plaisir !

Salut, c’est avec plaisir !

Je te reçois aujourd’hui parce que tu vas bientôt sortir ton premier album, qu’est ce que fait de sortir son premier gros projet à tout juste 16 ans ?

C’est fou ! Je suis si honoré d’avoir eu l’opportunité d’avoir créé mon propre album, et je suis très fier et très pressé de le faire découvrir à tout le monde. Jusqu’à maintenant, j’ai uniquement sorti des singles et un EP, mais maintenant on va sortir une compilation de chansons avec différents styles de musique. Je suis fier du concept de l’album, ça a été un processus incroyable dans lequel j’ai écris tellement de morceaux et c’était très fun.

Oui l’album est super ! Avant de rentrer dans les détails de l’album, j’aimerai en savoir un peu plus sur toi et sur ton parcours. Tu as commencé très tôt ta carrière musicale car tu étais dans le groupe Snøstorm en 2019, avant de commencer une carrière solo un peu plus tard à 12 ans. Qu’est-ce qui t’as donné envie de créer STORM ?

En effet, j’étais dans un groupe avant, et on avait fait ce groupe pour le fun. On était deux jeunes garçons qui expérimentaient, et c’était vraiment cool de faire des petits concerts. Mais je n’étais pas sûr à 100% que je voulais faire ça, donc je voulais prendre ça très au sérieux parce que je voulais vraiment essayé. C’est donc là qu’est venue l’idée de STORM, j’ai commencé à chanter en anglais comme avant je ne chantais qu’en norvégien, c’était donc tout nouveau pour moi. Par dessus tout, je voulais faire quelque chose où je n’avais pas de limites. Je ne voulais pas créer un groupe, donc je me suis lancé en solo pour pouvoir faire ce que je voulais avant tout. Je pouvais aussi bien faire de la pop, que du metal ou du rap si telle était ma volonté. C’était vraiment le but derrière ce projet : avoir une plateforme où je pouvais laisser libre court à ma volonté et à mes envies. Je suis très content de l’avoir fait ! Quand j’ai commencé, je me suis assez vite fait remarqué par mon label Indie Recordings, donc ça m’a beaucoup aidé à me rendre compte que c’est vraiment ça que je veux faire.

Tu recherchais de la liberté.

Oui, c’est ça, avoir une plateforme où je pouvais faire ce que je voulais.

Et donc après un premier EP “Invincible”, tu reviens cette année avec “Join The Storm”. C’est le résultat de quatre ans de travail acharné, avec un message très puissant car il décrit ton parcours et tes réflexions sur le monde. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ce qui t’as mené à la création de cet album ?

C’était en hiver 2023, on avait tellement de chansons et on se demandait ce qu’on allait en faire, donc on s’est dit qu’on devrait essayer d’en faire un album. J’en ai parlé à mon producteur et il était partant. En toute honnêteté, avant de commencer ce projet, je ne voulais pas faire d’album parce que ça voulait dire que je devais rassembler beaucoup de chansons, toutes reliées ensemble autour d’un seul et même style, et ça ne m’intéressait pas du tout. Mais comme ce n’est pas une règle officielle, je me suis dit qu’il fallait faire un album dans lequel on mettrait toute notre créativité dans un album, avec pleins de morceaux, et on en a fait beaucoup ! Je crois qu’on a fait un choix parmi au moins une quarantaine.

En effet, ça laisse pas mal de choix !

Complètement. Presque toutes étaient de styles différents, on a essayé énormément de choses. Puis on a choisi les meilleurs selon nous. Pour moi c’est ça le but derrière un album : ne pas avoir peur de faire un peu de tout, et de faire ce qu’on veut. C’est ça qui est magnifique dans la musique et dans la vie, c’est d’avoir cette opportunité d’être soi-même. Et si les gens n’aiment pas, tant pis, on s’en fou !

L’album est en effet la preuve que la musique ne se résume pas à un ou deux styles musicaux, parce que son but premier est de nous unir autour d’un même art dans un monde qui nous divise.

J’aime ce que tu dis sur le fait d’unir les gens, parce que le but d’avoir fait un album avec autant de styles différents, c’est que tu peux rassembler plus de gens. Par exemple, si une personne aime mes chansons qui sont un peu plus pop ou pop-punk, alors je peux essayer de leur faire découvrir un nouveau style grâce à cet album. Ou alors, une autre personne qui aime le metal pourrait essayer de découvrir quelque chose d’autre.

Exactement, et c’est aussi rempli de contrastes comme ça parle de ne faire qu’un avec le chaos qui nous entoure pour se diriger vers un monde plus inclusif, où tout le monde serait la bienvenue peu importe leurs différences. Est-ce une sorte de devise pour toi ?

À 100% ! C’est l’une des raisons pour lesquelles je l’ai appelé “Join The Storm”, parce qu’il n’y a pas de règles, juste du pur chaos, tout est chaotique autour de nous. “Join The Storm” est mon pseudo sur les réseaux depuis le début de ma carrière, donc cette idée de rejoindre le chaos a toujours été présente. Et évidemment, tout le monde y est le bienvenu !

J’aime beaucoup ce message ! L’un des thèmes les plus importants est aussi cet aspect rebel contre tous les codes traditionnels de la société en générale. Par exemple dans “Alien Perspective”, tu dis ‘Les gens créent des règles / Que je n’ai jamais respectées’, ce qui montre bien cette volonté de ne laisser personne se mettre en travers de son chemin simplement parce que tu es en dehors des cases. Comment est-ce que tu utilises tes propres différences comme une arme ?

Je pense que c’est quelque chose que chacun.e devrait faire, mais ça dépend des pays et des cultures. Ici en Norvège par exemple, presque tout le monde se ressemble, et ils veulent tous et toutes se ressembler autour d’un même dress code. Surtout chez les personnes de mon âge, à l’école notamment, donc personnellement j’était souvent l’émo de la classe. Je pense que tout le monde devrait se servir de ses différences, parce que sinon ce n’est plus drôle si tout le monde se ressemble. Beaucoup de mes morceaux d’ailleurs parlent d’être tout simplement soi-même, et on s’en fou de ce que les autres peuvent dire, du moment que tu es respectueux.se et gentil.le envers les gens, tu peux faire ce que tu veux.

Et d’un autre côté, “Fever Dreams” parle de cette fantaisie d’un monde meilleur, est-ce que tu penses qu’on y arrivera un jour ?

C’est la grande question [rires]. Je pense qu’on peut y arriver, mais uniquement si on s’y met tous ensemble. Quand j’ai écris cette chanson, je me suis imaginé parler avec une certaine personne qui essaye de me mettre des bâtons dans les roues. Mais en réalité, la vie est bien meilleure pour moi, pour elle et pour tout le monde si on a ce “monde merveilleux”. Ce serait vraiment génial d’avoir un monde comme ça où on pourrait tous et toutes s’amuser, mais on devrait surtout être plus gentil envers son prochain pour construire un monde plus parfait ensemble.

Et plus d’empathie par la même occasion.

Oui.

Et bien plus que défier ce que la société accepte, et surtout ce qu’elle n’accepte pas, tu défies aussi les codes de la musique en mélangeant différents styles comme le metalcore, l’EDM, le rock, le pop-punk ou encore l’électro. On sent vraiment bien tes inspirations venant de Falling In Reverse, Bring Me The Horizon, ou encore Motionless In White. En tant que fan de ce groupe, j’ai vraiment ressentit leur énergie en écoutant “Walking Dead” !

Oui elle est très inspirée de l’univers de Motionless In White ! [rires]. Mais en vrai, je m’inspire de beaucoup d’artistes comme Travis Scott, Billie Eillish ou Post Malone. Tout comme ma musique, j’écoute beaucoup de styles différents, et j’aime beaucoup m’inspirer de pleins d’artistes différents, parce que chaque artiste a ce petit “Oh ça c’est cool”.

Totalement, et donc comment est-ce que tu fais quand tu te mets à composer tes morceaux ?

Ça varie pour chaque chanson, mais la plupart du temps on travaille beaucoup et avant tout sur le refrain. Je travaille toujours avec mon ami Erlend, et on a une règle quand on se penche sur un refrain, c’est de pouvoir le jouer sur une guitare acoustique. Si ce n’est pas le cas, c’est que ce n’est pas une bonne chanson, ou du moins ça ne ressemble pas à ce qu’on veut faire. On ne veut pas que la chanson soit bonne uniquement parce que c’est du metal ou autre. On teste beaucoup de choses, par exemple pour “Walking Dead”, petite fun fact, je rentrais de l’école quand j’ai eu l’idée du guitare riff, je me suis enregistré en train de le chanter, et j’ai fait pareil pour la batterie et la basse. L’idée était trop bien donc j’ai couru au studio et je l’ai faite en deux heures parce que j’avais la chanson entière en tête.

Oh wow !

Ouais ! Voilà pour la petite histoire, mais dans tous les cas, chaque chanson a son propre processus. Parfois l’idée vient d’Erlend et je le suis à fond dans cette idée. Mais l’idée de pouvoir la jouer sur guitare acoustique est aussi un challenge, parce qu’à chaque fois qu’on produit un morceau on essaye de la jouer, ou du moins juste le refrain, en acoustique pour voir ce que ça rend. La plupart du temps ça marche très bien, un peu plus compliqué pour “Walking Dead”, mais ça marche.

C’est très intéressant, surtout que tes chansons ont une certaine dynamique qui capture à merveille ta propre énergie, notamment ta voix et tes cris qui sont très impressionnants ! Est-ce que tu suis une certaine routine ?

C’est assez drôle parce que pour tout ce qui concerne les cris, en toute honnêteté, je n’ai aucune technique [rires]. La première fois que j’ai fait du fry scream, j’avais huit ans, et j’étais si content d’être  au studio que c’est sorti tout seul. Maintenant, j’ai compris comment le faire de moi-même, mais il y a un an je me suis dit qu’il était temps de prendre des cours de screams avec un coach pour tout bien comprendre et faire, parce que je ne peux pas continuer comme ça toute ma vie [rires]. Ça reste quelque chose de tout nouveau parce que j’ai commencé après avoir fini l’album, et j’ai déjà appris énormément de choses, notamment comment tout ce qui est en lien avec les cordes vocales marchent, et sur ce que je devais faire et ne pas faire. Donc je travaille sur ça en ce moment, parce que j’aimerai vraiment être meilleur en chant et en vocals, mais je suis d’accord que sur l’album, beaucoup de choses sonnent très bien, mais ça ne me fait pas trop de bien au niveau de la gorge [rires].

Oui j’imagine !

Mais en tout cas, comme c’est tout récent, je n’ai pas encore de routine, je le fais simplement comme ça, mais c’est ce que j’essaye de faire.

Et ce n’est pas trop dur de garder le rythme ? Je veux dire entre tout l’aspect production, les concerts, les cours de chant maintenant, les cours et ta vie personnelle, ça doit être assez fatiguant et stressant parfois, non ?

Non ça ne l’est pas trop.

Uniquement de la passion pure et dure !

Ouais ! J’aime chaque seconde qui passe en tant qu’artiste. Même si oui, parfois c’est un peu plus dur, surtout quand je suis en période d’examens où beaucoup de choses arrivent en même temps. Mais j’aime ça, surtout quand c’est stressant, le stress me donne la motivation pour tout faire. Même si oui, parfois c’est un peu beaucoup, mais j’adore ça, et je suis très reconnaissant d’avoir autant d’opportunités. Je veux donner le meilleur de moi-même et réussir.

C’est très impressionnant, bravo pour tout cet acharnement !

Merci beaucoup !

J’aimerais parler un peu de la cover, qui est très jolie et surtout, une très belle réflexion de ton identité artistique. Il y a un liquide noir et blanc qui coule de tes yeux, et ça m’a fait penser à ce clip de Billie Eillish. Comme tu l’as mentionné un peu plus tôt comme l’une de tes inspirations, est-ce un clin d’œil à ce clip ?

Oui, elle a été une très grande source d’inspiration pour la cover. Je travaille avec une photographe, Elisabeth Jakobsen, et elle utilise pas mal Photoshop pour mes photos quand je veux que mes yeux soient de couleurs différentes par exemple. Elle est très talentueuse.

Oui, les photos sont très jolies !

Elles le sont ! À chaque fois, j’ai une idée en tête et elle sait très bien vers où aller pour la réaliser. Je vais toujours la voir avec des idées farfelues comme “Je veux des yeux verts, ou je veux ça et si”, et elle le fait. Mais l’aspect visuel de ma musique est l’une de mes parties préférées en toute honnêteté. J’adore les clips, les sessions photos, je pense que c’est la cerise sur le gâteau : quand tu en as enfin fini avec les morceaux, maintenant tu peux passer aux visuels. Je suis très content de la cover, je trouve qu’elle est superbe ! D’ailleurs je vais te raconter quelque chose de drôle, tu vois le liquide noir et blanc, c’est du coulis de chocolat, et du coulis de vanille [rires] on était juste en train de mettre beaucoup de coulis de vanille et de coulis de chocolat sous mes yeux.

J’aime beaucoup ces détails des behind the scenes ! Plus largement, la cover, l’album, tes morceaux sont très bruts, ce qui se ressent beaucoup quand on te voit sur scène, on ressent clairement l’énergie pure du live .

Oui ! De l’énergie et du chaos !

Comment est-ce que tu te prépares et le concert en amont ?

Cette énergie dont tu parles a toujours été très importante pour moi. Quand je vois d’autres groupes jouer, par exemple les premiers que j’ai vu quand j’étais tout petit autour des 7-8 ans, je ne connaissais pas leurs chansons mais s’ils avaient beaucoup d’énergie, j’adorais. Et au contraire, quand il n’y en avait pas beaucoup, et que les artistes restaient sur place, je n’aimais pas, c’était ennuyant. Il y avait ce guitariste qui était un très gros mentor et modèle pour moi, il était complètement fou, il montait en haut des installations des scènes, et je voulais être comme lui. Donc quand j’ai fait mes premiers concerts avec mon groupe, on était très hyperactifs et on courrait partout, parfois un peu trop parce que je n’arrivais plus à chanter tellement que j’étais épuisé [rires]. On a toujours voulu donner toute l’énergie qu’on avait. Et j’ai aussi toujours pensé à ça quand j’écris des chansons. Je m’en fou de combien de streams fait une chanson, ce n’est pas comme ça que je fais la setlist. Je la fais en fonction des morceaux qui dégagent le plus d’énergie chez les gens, ou du moins, les chansons sur lesquelles les gens s’ambiancent le plus quand je joue. Je ne sais pas si je pourrais continuer à faire ça si je deviens plus connu, mais pour l’instant je joue devant des gens qui ne me connaissent pas, donc soit je joue des morceaux qui ne sont pas encore sortis qui sont mieux plutôt que mes derniers singles. On veut juste offrir le meilleur des concerts.

Surtout que tu as déjà joué dans des gros festivals comme Tons of Rock, Summer Breeze Open air et le fameux Download Fest, comment est-ce que tu décrirais cette sensation de jouer si tôt sur des aussi grosses scènes ?

C’est fou et j’adore, j’adore vraiment cette sensation, c’est aussi la cerise sur le gâteau ! Jouer ces morceaux qui ont mis autant de temps a être faits, et tu peux enfin les jouer devant les gens, j’adore. Et jouer à Tons of Rock ou au Download, c’est assez drôle parce que j’ai joué l’année dernière au Download, mais je n’aurais jamais imaginé y jouer un jour. Et je me rappelle avoir dit à mon père, l’année d’avant en 2023, que ce serait génial d’y aller en tant que festivalier, parce que je voulais vraiment y aller comme ce festival est incroyable. Et d’ailleur pour Tons of Rock, j’y étais aussi en tant que festivalier l’année avant que j’y sois programmé, et pareil, j’avais aucune idée que j’allais y jouer l’année d’après. C’est vraiment génial et un vrai plaisir et j’ai très hâte d’en faire plus, il y a tellement d’énergie, c’est légendaire.

Et même peut-être une tournée un jour ?

Ce serait un rêve !

Peut-être qu’un jour, on ne sait pas ce qui peut arriver !

C’est complètement vrai ! Je veux dire l’année avant le Download je comptais y aller donc tout est possible, je ne sais même plus quoi pensé [rires].

C’est une bonne technique, aller à des festivals pour y être programmé l’année d’après [rires].

C’est vrai !

Et bien plus que ça, tu as déjà réussi beaucoup de choses, tu as été nommé “Nom du Mois” par les GAFFA Nordics, et “Révélation de l’Année” lors des Norwegians Music Publishing Awards. Tout d’abord, bravo pour tout ça, c’est incroyable !

Merci beaucoup ça l’est !

Il y a d’ailleurs une chanson dans l’album qui s’appelle “Fame”, je voulais savoir comment tu pouvais gérer cette popularité grandissante, et le stress qui peut prendre le dessus parfois avec toutes ces opportunités en tant que jeune artiste ?

Je ne dirais pas vraiment que je suis très populaire de mon point de vue, mais comme je l’ai dit, j’adore chaque minute qui passe. Même si, oui, il y a des côtés négatifs dans tout ça, j’ai surtout remarqué qu’il y a beaucoup beaucoup de haine, surtout sur internet, c’est fou. À chaque fois qu’une de mes vidéos devient virale, il y a tellement de commentaires négatifs, c’est aberrant. Je me demande ce qu’ils font de leur vie. Je me souviens de cette fois où l’une de mes vidéos à vraiment fait le buzz, et j’ai reçu pleins de commentaires en disant que ma guitare n’était même pas connectée, sauf que c’était une guitare wireless, ils disaient n’importe quoi ! Mais en toute honnêteté, ça ne m’affecte pas tant que ça, parce qu’il y a tellement de gens qui critiquent de nos jours, donc un gars de quarante ans aux Etats-Unis peut dire ce qu’il veut, je m’en fous. La plupart du temps, c’est génial à 100%.

Et je voulais aussi revenir sur quelque chose dont un a parlé un peu plus tôt, et qui fait lien avec ça. Dans “Alien Perspective”, tu parles aussi de ton âge. Tu dis que ton âge a peu d’importance parce que tu as la force de persévérance, et le courage de surmonter la haine pour te battre pour arriver au bout de tes rêves. Et je trouve que c’est un très beau message, parce que ça peut inspirer tellement de jeunes à se lancer dans la carrière qu’il souhaite. Est-ce aussi un des messages que tu essayes de faire passer ?

Oui ! J’aime le fait que tu aies vraiment allé regarder les paroles. Mais oui complètement. Quand tu es jeune, personne te prend vraiment au sérieux juste parce que tu es jeune et un peu fou. Je veux encourager les gens à s’affirmer, surtout les jeunes, parce que c’est quand ton cerveau est à son maximum et en ébullition. C’est l’un des messages de cette chanson, oui, parce que c’est aussi ça que je veux dire quand je parle d’Alien Perspective. Pour moi, surtout pendant les concerts, je suis le plus jeune parmi une foule immense d’adultes, et c’est juste moi, ce garçon qui participe à une fête à laquelle il n’aurait normalement pas le droit d’y être si je n’étais pas un artiste. Et je pense que beaucoup de gens peuvent s’y identifier de pleins de manières différentes, parce que ça peut avoir du sens pour ce jeune avec de l’eye-liner et les cheveux colorés. C’est vraiment sur le fait d’être un outsider, et comment tu vois les choses différemment quand tu es pris dans la foule. J’essaye aussi de pousser les gens à se faire une place là où ils veulent être, et dire aux gens fièrement et en toute honnêteté ce que tu penses et ressens.

Oui, on ressent très bien ça quand on écoute l’album. C’est un vrai voyage entre le pouvoir, le courage à la recherche d’un sens d’appartenance et d’échappatoire qui te permet de te perdre en quelque sorte, pour mieux te retrouver, et avoir plus de force pour continuer sur sa lancée.

Oui c’est vraiment ça, tu marques un point ! [rires]

Est-ce que tu as un mot de la fin ou quelque chose à partager pour finir cette interview ?

Je veux surtout dire à toutes les personnes qui ont lu cette interview doit écouter “Join The Storm”, tout le monde y est l bienvenu ! Peut-être que vous n’allez pas tout aimer, mais essayez quand même, ce n’est pas forcément pour tout le monde, mais je suis sûr que quelqu’un peut au moins se reconnaître ou aimer au moins un morceau, pas forcément tous mais juste un seul, ils sont tous différents. Je veux juste que les gens rejoignent la tempête, suive cette aventure, et surtout, d’être soi-même.

Très beau message de fin ! Et encore merci d’avoir pris le temps pour cette interview !

Merci beaucoup à toi !

Chronique :

Êtes-vous prêt à prendre part à quelque chose de plus grand ?”, c’est sur une voix électronique que l’album débute nous incitant à “Rejoindre la tempête”, et c’est avec pur plaisir qu’on s’y jette !

Dans ce premier album, STORM dépeint un monde qui sombre dans le chaos, où peu de places sont réservées à l’inclusion, qui est une bien triste vérité. C’est un combat contre les codes conservateurs de notre monde, comme celui de la musique, qui est mené à travers ces dix titres. Autant dire que cet album est vraiment une réussite de A à Z, on navigue entre du metalcore, du pop-punk avec des éléments électroniques qui rythment merveilleusement chaque morceau. Les screams sont maîtrisés à la perfection, tout comme les guitares riffs énervés et les batteries puissantes dont on ne se lasse pas. 

Même si chaque morceau a sa propre identité, l’album s’écoute tout seul et on y trouve très facilement son bonheur. On retient facilement “Running From My Heart” de par son instrumentale très épique. Cela va de même pour “Fever Dreams” en collaboration avec Snack The Ripper, qui est tout simplement le morceau le plus explosif, et clos à merveille l’album. On a même envie d’en redemander encore.

Vous l’aurez compris, ne passez pas à côté de STORM, et de son album bufflant à découvrir dès le 22 août !

Plus d’informations :

Album : Join The Storm

Date de sortie : 22 août 2025

Label : Indie Recordings

Cover : Carl Stjärnlöv

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