05.02.2025
Live Report par Cidàlia Païs avec des photos de Raphaël Gellé
Pour Papa Roach, 2025 s’annonce comme une année charnière. En plus de l’annonce de la sortie de leur nouvel album vers la fin de l’année, un tout nouveau single, \ »Even If It Kills Me\ », et aujourd’hui ils donnent lieu à une célébration de carrière.
Pour notre plus grand bonheur, Papa Roach a célébré cet anniversaire en beauté au Zénith, devant une salle comble. Baptisée « Rise of the Roach », cette tournée anniversaire rend hommage à une riche discographie, avec une attention particulière portée à l’album culte *Infest*, qui fête lui aussi ses 25 ans.
Le concert, promesse d’une puissante et intense émotion, est allé bien au-delà. Avant l’arrivée explosive de Jacoby Shaddix et de ses compères, Wage War a su embraser la scène avec son metalcore énergique. La performance de Papa Roach, un véritable tsunami de musique, a confirmé une longévité exceptionnelle. On pourrait presque se demander, face à cet enthousiasme débordant, si, en cas d’apocalypse, ce ne serait pas eux les véritables héritiers de la Terre, plutôt que les cafards !
Ce soir-là, au Zénith, le groupe a célébré *Infest*, deuxième album multi platine sorti en 2000 et véritable pierre angulaire du nu-metal, devant des milliers de fans en liesse. « Nous avons surmonté les obstacles, et cela a forgé ce que nous sommes aujourd’hui », a déclaré le groupe, soulignant l’impact déterminant d’ *Infest* sur leur ascension vers le statut de superstars.
Le concert a débuté sur une note puissante avec « Even If It Kills Me », nouveau single annonçant un retour aux sources du hard rock alternatif qui caractérise le groupe. Cette date parisienne s’inscrivait dans la tournée « Rise of the Roach », un périple colossal traversant l’Europe, le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord, avec Wage War en première partie sur la scène européenne. Un spectacle grandiose, une production d’envergure, et une exploration exhaustive de leur répertoire, le tout couronné par une célébration mémorable du 25e anniversaire d’*Infest*. Dès la chute de l’immense banderole blanche dévoilant le logo emblématique du « Dead Roach », jusqu’à la dernière note, les Californiens ont livré une performance explosive, sans concession.
Il est 19h50 quand la scène est plongée dans une atmosphère électrique alors que Wage War s’apprête à faire trembler le Zénith. Avec leur dernier album, STIGMA, qui a vu le jour en 2024, le groupe de metalcore originaire de Floride est prêt à imposer son empreinte sur le public. Le morceau d’ouverture, \ »The Show’s About To Start\ », donne immédiatement le ton : une invitation à une expérience musicale immersive où la puissance et l’émotion fusionnent.
Dès les premières notes, le frontman Briton Bond s’adresse à la fosse, sollicitant des sauts et des cris, une réponse qui est immédiate et frénétique. Les corps commencent à se mouvoir, emportés par la vigueur et l’énergie contagieuse de la musique. Cependant, un incident technique remet temporairement en question cette communion. Mais Wage War ne se laisse pas démonter, et avec une aisance déconcertante, le show reprend rapidement son cours, comme si rien ne pouvait entraver leur élan.
Le côté indus de leur musique se fait particulièrement ressentir en live. Des jeux de lumières froids et tranchants se mêlent à des riffs puissants, créant une ambiance à la fois sombre et exaltante. La combinaison des voix, celle du chanteur et celle du guitariste, alternant le growl et le clean se coordonnent à merveille.
Tout au long du concert, Wage War interagit constamment avec le public, établissant une complicité chaleureuse qui devient l’un des fils rouges de la soirée. Les morceaux comme \ »Circle The Drain\ » et \ »Magnetic\ » sont indéniablement calibrés pour séduire les ondes radio, mais ce sont les titres plus percutants comme \ »Tombstone\ » et \ »Nail5\ » qui font vibrer le Zénith et renforcent l’idée que la scène est leur véritable domaine de prédilection. Les riffs incisifs s’entrelacent avec des mélodies accrocheuses, faisant écho à des histoires de luttes et de résilience. La scénique comporte un jeu de lumières et une brume presque digne d’une ambiance sinistre et masseuse qui correspond parfaitement au son du groupe.
Le public, au départ en retrait, finit par se laisser emporter, chaque note résonnant comme un cri de ralliement.
Ce concert est un mélange d’émotions brutes et d’énergie explosive. Chaque morceau interprété est une démonstration de la capacité de Wage War à transcender les genres. En effet, leur son évolue sans cesse, allant du metalcore à des influences de rock, hip-hop et trap, le tout agrémenté d’éléments électroniques. Cela apporte une diversité qui séduira même les membres du public les moins familiers avec leur musique. La magie opère, et la conversion des spectateurs se fait presque instantanément.
Dans le dernier morceau, \ »Manic\ », la tension atteint son paroxysme. Les vibrations de la salle se font palpables, chaque battement de batterie et chaque cri de la foule se mêlant dans une symphonie chaotique mais harmonieuse. La performance de Wage War est une démonstration éclatante de leur maîtrise scénique, où la guerre sonore est menée avec une précision et une passion irréprochables.
À la fin du set alors que les lumières se rallument on comprend que Wage War a réussi à créer un moment inoubliable. Le groupe, à travers leur performance vibrante et émotive, a prouvé que la musique, dans toutes ses formes, reste un puissant vecteur d’unité et d’expression personnelle.
J’ai adoré les découvrir sur scène !
SETLIST
The Show’s About To Start
Godspeed
Low
Circle The Drain
Nail5
Blur
Tombstone
Happy Hunting
Magnetic
Manic
Il est 21h10 quand l’impatience grandissante trouve enfin son apogée lorsque Papa Roach a fait son entrée sur scène, un moment tant attendu par des milliers de fans réunis au Zénith. Alors que le rideau imposant dissimulait le groupe, l’excitation montait crescendo. Le premier morceau, \ »Even If It Kills Me\ », a débuté dans un fracas sonore, révélant un spectacle flamboyant où la pyrotechnie se mêlait aux explosions de CO2.
Cette ouverture explosive du set a été accueillie par des acclamations frénétiques. Les fans, visiblement familiers avec le refrain, chantaient en chœur, créant déjà une communion palpable dans la salle.
Les riffs d’ouverture de \ »Blood Brothers\ », chanson emblématique des années 2000, ont littéralement déchiré la salle. Ce titre, devenu un classique grâce à sa présence dans la bande-son du célèbre jeu \ »Tony Hawk’s Pro Skater 2\ », a immédiatement suscité des cris d’excitation du public, rappelant à tous les fans la puissance intemporelle de la musique de Papa Roach.
La promesse d’une soirée mémorable était déjà tenue.
Ce soir, la salle était pleine à craquer, remplie d’une foule avide de revivre les morceaux qui ont marqué toute une génération. Dès les premières notes, le groupe a su captiver son public, offrant une performance entre puissance et émotion.
Sur scène, l’énergie était contagieuse !! De gigantesques écrans diffusant des images vibrantes apportent une touche visuelle flamboyante à une scénographie déjà impressionnante, renforçant ainsi la proximité entre les musiciens et leur public, créant un lien presque intime dans cette immense salle.
Bien que l’album Infest ait été à l’honneur, la setlist mettra en avant des morceaux plus récents. Cinq titres de l’album Ego Trip, sorti en 2022, se sont habilement intégrés à la performance, mêlés à des favoris des fans issus de l’ensemble de leur carrière. Des classiques tels que \ »…To Be Loved\ », \ »Falling Apart\ » et \ »Born for Greatness\ » seront des moments forts, rappelant à tous pourquoi Papa Roach est synonyme de concerts énergiques et d’adrénaline.
L’énergie de Jacoby Shaddix est inégalable ! Il s’est démené sur scène, courant d’un bout à l’autre, tout en établissant une connexion avec chaque membre du public. Son charisme transcende la simple performance ; il prend le temps d’échanger des mots avec des fans, rendant ce grand espace étonnamment personnel. Malgré ses mouvements incessants, sa voix est restée puissante, témoignant de la longévité et de la vitalité de Papa Roach après plus de deux décennies de carrière.
Ce qui distingue ce groupe des autres, c’est leur capacité à évoluer tout en restant fidèles à leurs racines. Bien qu’ils aient connu la gloire avec l’hymne \ »Last Resort\ », leur engagement envers la réinvention musicale et l’écriture de chansons pertinentes a assuré leur pertinence, même des décennies plus tard. Chaque morceau interprété résonne avec une intensité qui prouve que le groupe est toujours capable de captiver son public, tout en explorant de nouveaux horizons musicaux.
Au fil de la soirée, les émotions ont fluctué entre nostalgie et enthousiasme. Les tubes intemporels ont fait vibrer les cœurs, tandis que les nouvelles chansons ont prouvé que le groupe ne se reposait pas sur ses lauriers. La performance a été un véritable voyage à travers le temps, où chaque note jouée évoquait des souvenirs et des émotions, renforçant le lien indéfectible entre Papa Roach et ses fans en faisant qu’un.
Des cris de joie se sont mêlés aux éclats de rire, tandis que les musiciens reviennent sur scène, visiblement ravis de l’accueil reçu. Et cette ambiance perdurera tout le long du set.
Leur tube de 2006, « To Be Loved », fait vibrer la foule, entraînant une vague de réactions enthousiastes, suivie de près par « Kill The Noise » et « Getting Away With Murder ». Ces morceaux résonnent comme des hymnes d’une génération qui a grandi avec la musique du groupe, et qui, ce soir, se retrouve réunie dans un même élan.
En proposant une reprise inattendue de « California Love », il présente chaque membre du groupe, ajoutant une touche personnelle à leur performance. Les rythmes entraînants se mêlent aux cris de joie de la foule, et la transition vers « Swerve » et « Liar », extraits du dernier album Ego Trip (2022), confirme que l’assemblée est fidèle depuis toutes ces années.
« On fait ça depuis qu’on est petits », déclare Jacoby avec un sourire, en désignant ses camarades de groupe. Les racines du groupe plongent profondément dans la culture musicale des années 90, où le métal et le punk se mêlaient à la rébellion du hip-hop. « On aime le métal et le punk autant que le hip-hop. On mélange ces styles depuis le milieu des années 90. On ne s’arrêtera jamais. » Cette passion, ce mélange des genres, se ressent dans chaque note, chaque parole, et chaque interaction avec le public.
Alors que le concert progresse, l’intensité émotionnelle monte d’un cran. Le tempo ralentit et le groupe entame « Forever ». Dans cette chanson, un moment de recueillement s’installe alors que les premières notes de la mélodie résonnent. Le final de « Forever » s’entrelace avec les accords de « In The End » de Linkin Park, un hommage poignant à Chester Bennington, l’ami et collègue de Jacoby. Ce moment devient rapidement un instant suspendu, une communion silencieuse entre le groupe et le public. Les mots de Jacoby se heurtent à l’émotion, et il peine à continuer. La salle, pourtant, prend le relais dans un cri unanime : « Chester ! Chester ! »
Ce cri, à la fois hommage et appel à la solidarité, résonne dans toute la salle. C’est un instant de pure vulnérabilité, où la musique devient un moyen de célébrer la vie tout en reconnaissant la douleur de la perte. Jacoby, visiblement ému, remercie la foule pour son soutien et sa loyauté au fil des ans. Ce concert n’est pas seulement un spectacle, c’est une expérience cathartique, un espace sûr pour exprimer des luttes personnelles et collectives.
Chaque note de musique résonnait sur une salle chargée à bloc d’énergie vibrante, où les riffs puissants et les percussions entraînantes invitent chaque fan ici présent à tout lâcher !
Et au milieu de toute cette explosion de son, des moments culminants comme ceux où il est temps d’aborder un sujet qui leur tient à cœur : la santé mentale.
Le leader, Jacoby Shaddix, ne s’est pas contenté de chanter. Il a mis en avant l’importance de parler de la santé mentale, un thème qui lui est cher et qui traverse leur musique depuis des années. Cet engagement s’est manifesté par un don généreux dédiée à la prévention du suicide. Ce geste a démontré à quel point Papa Roach ne se contente pas de faire de la musique; ils cherchent à provoquer un changement positif dans la vie des gens.
L’atmosphère s’est alors amplifiée de charge émotionnelle lorsque le groupe a interprété leur titre poignant \ »Leave a Light On (Talk Away the Dark)\ ». Sur une salle illuminée tel un champ de lucioles, les paroles résonnent profondément, et il était clair que cette chanson touchait chacun d’entre nous. Les larmes coulaient sur mes joues, et autour de moi, je pouvais voir que je n’étais pas seule dans cette expérience cathartique. Mon collègue Raphaël, visiblement ému, a murmuré : \ »Mais il m’a fait pleurer…\ ». Les sanglots résonnaient dans la foule, créant un moment de connexion authentique sur un sujet qui nous concerne tous.
Le groupe continue de capitaliser sur le succès étonnant de leur collaboration avec Carrie Underwood. Cette performance a non seulement accumulé près de 200 millions de streams, mais elle a également permis de sensibiliser davantage aux lignes d’assistance de prévention contre le Suicide partout dans le monde, un sujet crucial dans la société actuelle.
Jacoby Shaddix avait exprimé à des différents médias son honneur de collaborer avec Carrie Underwood, reconnaissant l’impact que sa voix pourrait avoir sur leur message. \ »Nous avons été honorés que Carrie soit ouverte à notre mission\ », a-t-il déclaré. \ »Non seulement ses capacités vocales sont inégalées, mais l’impact de sa voix apporte un nouveau sens à notre cause et aidera les gens du monde entier.\ » Ces paroles illustrent parfaitement la passion et l’engagement du groupe envers la santé mentale.
Ce titre a également remporté un Clio Music Award for Social Good, soulignant ainsi l’engagement profond de Papa Roach à sensibiliser le public.
Un moment de reconnaissance largement mérité, car leur musique, et particulièrement des morceaux comme \ »Last Resort\ », a longtemps été un cri de ralliement pour ceux qui traversent des épreuves difficiles.
Visuellement, le concert continue d’être tout aussi captivant. La scénographie, avec ses immenses écrans LED et un jeu de lumière complexe, a ajouté une dimension supplémentaire à cette expérience émotionnelle. Chaque chanson était accompagnée de visuels saisissants qui accompagnaient les riffs percutants, créant une mer de couleurs en constante évolution, parfaite pour chaque moment de la performance. Jacoby, souvent baigné de lumière, était un véritable spectacle à lui seul, captivant l’attention des photographes et du public. Les colonnes de feu et les canons à fumée ont explosé dans les airs, créant un effet mémorable.
Autre constat frappant, l’énergie ne faiblissait pas !
Jacoby, éternellement au sommet de sa forme, a su faire vibrer la salle avec son énergie contagieuse. Ses paroles, toujours aussi brûlantes, rappellent combien le temps a passé depuis qu’il a crié pour la première fois ces mots immortels : « Coupe ma vie en morceaux ». Mais pour l’instant, il a choisi de mettre cette phrase de côté, préférant nous plonger dans une pile de tubes anciens et nouveaux qui ont jalonné leur carrière.
Il ne cessera de montrer sa gratitude, sa joie et son émotion devant une foule en délire au Zénith, renforçant l’intimité d’une salle bondée, où l’énergie est plus que palpable et la connexion électrisante. Toujours flamboyant, il ne perd pas une seconde pour aller à la rencontre de son public. Il traverse la fosse, grimpe sur les barrières, et s’aventure même dans les gradins, où il sert la main des fans, et mon collègue et moi même avons la chance de vivre ce moment (Raphaël t’as gravé ce moment sur ta main ?), créant une atmosphère de proximité rare. Cette connexion avec l’auditoire est devenue la marque de fabrique de Papa Roach.
Peut-être est-ce là l’aspect le plus puissant de la musique de Papa Roach. Au-delà des riffs lourds et des rythmes entraînants, leurs paroles abordent des thèmes profonds comme la santé mentale, la résilience et l’importance de la communauté, ils sont très accessibles et simples. En cette époque où les défis de santé mentale sont plus visibles que jamais, le groupe choisit humblement d’utiliser sa plateforme pour sensibiliser et encourager les discussions autour de ces sujets délicats. « Nous sommes là pour vous, et nous traversons tout cela ensemble », souligne t-il.
On sent que la fin du set approche, et les dernières notes de \ »Last Resort\ » sont accueillies par une ovation debout, un moment qui a scellé la magie de la soirée. L’énergie dans l’air était palpable, témoignant de l’impact indélébile que Papa Roach a laissé dans le cœur de ses admirateurs.
À la fin du concert, après une dernière explosion de musique et d’énergie, Papa Roach quitte la scène, laissant derrière eux une foule encore envoûtée par la magie de la soirée. Les fans, les larmes aux yeux pour certains, partagent des regards complices, une promesse silencieuse de revenir. Ce moment illustre parfaitement le pouvoir unique de la musique : un lien indéfectible qui unit, qui transforme la douleur en force, et qui célèbre la vie même dans les moments de désespoir.
Les lumières se rallument et les spectateurs commencent à quitter la salle…ils emportent avec eux bien plus que des souvenirs d’un concert mémorable. Ils portent en eux un message d’espoir et de solidarité. Dans un monde où tant de choses semblent divisées, la musique de Papa Roach émerge comme un puissant symbole de résilience, un espace où chacun peut se reconnaître et trouver sa voix, avec un message fort et clair : il est essentiel de parler de nos luttes personnelles et de soutenir ceux qui en ont besoin. Le groupe a su transformer une soirée festive en un appel à l’action, montrant que la musique peut effectivement être un vecteur de changement social. Chaque membre du public est reparti avec la conviction que même dans les ténèbres, il est toujours possible de laisser une lumière allumée.
En rétrospective, cette soirée au Zénith a été une célébration vibrante de 25 ans de musique, de passion, et de connexion humaine. Papa Roach, fidèle à ses racines tout en évoluant, continue d’écrire son histoire, une note à la fois. Le Rise Of The Roach Tour ne fait que commencer, promettant encore de nombreuses soirées mémorables, pleines d’énergie et d’émotion, rappelant à chacun d’entre nous l’importance de s’unir et de célébrer la vie ensemble.
SETLIST
Even If It Kills Me
Blood Brothers
Dead Cell
… To Be Loved
Kill the Noise
Getting Away With Murder
Cover (2Pac) – California Love
Swerve
Liar
Forever (with Linkin Park ‘In the End’ snippet)
Falling Apart
PSA
Leave a Light On (Talk Away The Dark)
Roses on My Grave
No Apologies
-Drum Solo-
Scars
Help
Born For Greatness
Rappel
Between Angels and Insects
Infest
Broken Home (with Eminem ‘Lose Yourself’ intro)
Blind / My Own Summer (Shove It)
Break Stuff / Chop Suey (Limp Bizkit + System of a Down Cover)
Last Resort
Un grand Merci à Sabrina de Verygroup et Olivier de Replica Promo pour des opportunités pareilles. Un merci au Zénith et l’ensemble du staff pour leur accueil.