Vecteur Magazine

Le groupe français Rise of the Northstar marque une nouvelle étape décisive avec la sortie imminente de *Chapter 04: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!* prévue pour ce 14 novembre 2025.

Alliant puissance brute, influences urbaines et culture manga, le groupe forge un son dense et moderne, marqué par une production chaleureuse et des beats scratchés à l’ancienne. Véritable manifeste de leur identité unique, leur musique est un combat sonore qui fusionne rage, émotion et maîtrise technique. Taillé autant pour la scène que pour l’écoute, ROTNS impose sa révolution esthétique et sonore, s’ouvrant à un public toujours plus large et fidèle.

L’album, véritable nouvelle ère pour le groupe, s’impose comme un manifeste de réinvention. Porté par une urgence artistique profonde — née non d’une contrainte temporelle, mais d’une nécessité intérieure — ce quatrième chapitre explore des terrains plus urbains et plus lourds, tout en restant fidèle à l’ADN hardcore et métal qui a fait leur force. Avec une production signée Florent Salfati (Landmvrks), le son trouve un équilibre parfait entre puissance old school et modernité électronique. 

Sur scène, ROTNS ne fait aucune concession sur sa promesse, livrer une intensité inchangée. Fraîchement revenu d’une tournée triomphale en Amérique du Sud, le groupe livre actuellement un show européen teinté de théâtralité et de feu, ancré dans une mise en scène alliant puissance et esthétique manga. Après avoir conquis des salles emblématiques, c’est l’heure de leur première apparition à l’Olympia de Paris, ils invitent les fans à vivre pleinement cette nouvelle expérience sonore et visuelle. 

*Chapter 04* n’est pas seulement un album ; c’est une bataille, un exutoire et une promesse. La puissance scénique et la cohésion n’ont jamais été aussi palpables.

Interview par Cidàlia Païs

Chapitre 4, Mutation et Renaissance Artistique

La journée de promo bat son plein, la tension électrique propre à Rise Of The Northstar se fait sentir. Vithia et Eva-B, calmes mais pleinement présents, s’installent face à moi, familiers du chaos contrôlé qu’ils déversent sur scène. La discussion s’ouvre, et rapidement, le ton est donné : on ne parle pas ici d’un simple album, mais d’une mue artistique totale.

Vithia et Eva-B ont le sourire tranquille, portés par l’énergie brute d’un nouveau chapitre.

*CHAPITRE04 : SUPER BATAILLE DU FAUCON ROUGE !* sort ce 14 novembre, et déjà, se préparant à ouvrir une ère inédite pour le groupe.

Une Mue Nécessaire    

Dès les premières minutes de la discussion, Vithia pose le ton : « On ne veut jamais faire le même album que le précédent. On veut toujours se réinventer, surprendre ceux qui nous écoutent sans perdre notre ADN. Moderniser le son, l’alourdir, l’urbaniser. »  Libéré des codes et symboles de l’ère *Shogun No Shi*, le chanteur évoque une création « plus brute, plus urbaine, plus instinctive ».  

La volonté de mutation, presque instinctive, prend racine à la sortie de l’album précédent, dont la gestation avait duré bien trop longtemps. « Il y avait une vraie frustration artistique. Quand *Showdown* est sorti, ça faisait deux ans qu’il était prêt. On était déjà ailleurs, dans une autre dimension. Cet album, c’est une urgence, pas de temps mais d’expression. Il devait sortir, c’était vital. Ce quatrième chapitre, c’est un soulagement.»

Cette mutation s’incarne dans le *Super Mecha Falcon*, nouvelle forme symbolique et esthétique de ROTN, que Vithia décrit comme « un avatar de modernité et de puissance », une manière d’explorer de nouveaux horizons sans renier les racines hardcore et hip-hop du groupe. Plus qu’une suite logique : une renaissance. « L’ère de Shogun No Shi est finie. Place au Super Mecha Falcon », confirme-t-il. Là où les précédents disques formaient un double-album conceptuel, celui-ci marque un retour à la liberté absolue. Plus de masque imposé, plus de récit mythologique à suivre : juste la rage, l’instantanéité, et la foi en leurs instincts.

Une alchimie sonore entre Paris et Marseille

Sous l’impulsion d’Eva-B et du producteur Florent Salfati (LANDMVRKS), l’enregistrement de l’album, qui s’est partagé entre la région parisienne et Marseille, a pris des allures de renaissance. « Quand on arrive en studio, tout est déjà composé à 99% », explique la guitariste. « Flo a su rendre le son plus massif, plus chaleureux, plus actuel. Il nous comprend parce qu’il nous connaît depuis longtemps. » 

Cette connivence s’entend dans chaque détail : « Comme il vient aussi du chant et du rap, il a tout de suite capté cette importance du grain, des effets, de la couleur vocale, du groove. Parfois, il anticipait même mes envies avant que j’aie le temps de les lui dire. »

», complète Vithia. Résultat : un disque dense, au mix gigantesque, qui respire la maîtrise et la spontanéité à la fois. 

Dans le disque, ce lien devient manifeste : textures plus fines, sonorités cinématiques, vraie profondeur visuelle. Eva-B, tout sourire, évoque l’apport du nouveau bassiste, Yoru. « Il vient du hip-hop, il fait du scratch à l’ancienne. Ça change tout, ça apporte du grain, de la matière. » Le groove se modernise, sans jamais céder à la froideur numérique.

Le duo assume totalement son indépendance et son rapport organique à la création. « On veut surprendre sans trahir nos racines. Être libre, c’est ça notre force », affirme le chanteur. Le résultat est une œuvre dense et viscérale, où chaque piste semble taillée pour le live. L’ombre du pit plane dans chaque riff.

NEO PARIS, Miroir d’une Génération

Quand je leur demande de choisir un titre phare, Vithia s’anime, passionné, il n’hésite pas : « *Neo Paris* résume tout. C’est la synthèse de Rise Of The Northstar. Ça parle de notre génération, celle qui a grandi entre la culture japonaise et l’influence urbaine française. La France a un rapport unique au Japon : on est les seconds consommateurs de mangas au monde. C’est notre ADN. »  

Cette hybridation culturelle, entre Tokyo et Paris, s’entend dans chaque riff et dans chaque break — un pont entre deux mondes qui se traduisent ici en énergie brute et en imagerie futuriste.

De Falcon à Desolation Hawk, la dualité du message

Arrive la discussion sur *Falcon*, sorti la veille. Le clip, autant animé qu’émouvant, intrigue autant qu’il captive. Vithia éclaire le mystère. La notion d’équilibre revient souvent dans ses mots, il dit avoir « écrit une prière, un morceau de lumière et d’espoir où le faucon symbolise la vigilance et la résilience ». Le clip, alternant animation et prises de vue réelles, dévoile un Vithia plus à nu : « Je relève un peu la casquette, je me permets d’être plus libre. Ce n’est pas un tombeur de masque hasardeux, c’est le reflet du message.  Sur le plan où je suis à découvert, je suis sous l’aile du Faucon. Pas à nu sans protection, mais protégé, guidé.»   

Pas de hasard donc dans ce semi dévoilement : « Chaque geste a un sens. Le côté fictif est porté par l’animation. On n’avait donc pas besoin d’uniformes. Ce clip, c’est l’histoire qu’on raconte. Falcon, c’est la lumière. »

Desolation Hawk : la réponse du Mecha
À l’opposé, *Desolation Hawk* en serait la face obscure : « C’est la réponse de *Falcon*. Là où *Falcon* élève, *Desolation Hawk* détruit. C’est le moment où le faucon se transforme en arme. » Eva-B ajoute : « Ce morceau a commencé avec un beat hip-hop envoyé par Yoru, notre nouveau bassiste. On a construit tout autour, on a queuté certaines parties pour garder l’efficacité.
Le riff de guitare est venu se poser dessus, puis on a tout condensé avec Flo. On a rendu le refrain plus tranchant, plus direct, et ajusté la ligne de chant pour quelque chose de plus moderne, presque trap.Tout sonne plus percutant. »

Le résultat est un voyage où chaque montée en puissance répond à un souffle. La production du morceau illustre l’équilibre parfait que vise le groupe : puissance, émotion et cinéma sonore. « On voulait cette impression d’un robot qui se déploie et part à l’attaque », ajoute Vithia. Le lien avec le Mecha Falcon est évident.

Esthétique et concept : le mythe Mecha

Graphiste et illustrateur de la majorité des visuels ROTN, Vithia continue d’orchestrer l’esthétique du groupe. « Le Mecha du *Super Falcon* symbolise notre modernité. C’est une upgrade conceptuelle, une métaphore de notre évolution. Pour les artworks, rien n’est laissé au hasard : les versions CD bleu et rouge renvoient au concept du faucon, la version vinyle jaune transparente – l’Hawkeye Edition – évoque ses yeux. Même la version japonaise, toute argentée, complète la palette bleu-blanc-rouge. Tout se rejoint. »

Urgence artistique et vision d’Ensemble

Au-delà de la colère et du groove, *Chapter 04* respire une urgence artistique. « Personne ne nous met de pression », répète Vithia. « Mais quand tu te sens prêt, il faut que ça sorte. C’est une pulsion. Peut-être que je pourrais sortir un cinquième album dès l’année prochaine. » Eva-B résume la symbiose créative du duo : « On compose beaucoup, parfois vingt ou trente morceaux avant de choisir les dix bons. Et tout finit par s’emboîter naturellement. » 

Une construction pensée comme un Manga   

Chaque titre du disque trouve sa place dans une sorte de narration globale. « Je vois un album comme un livre », confie Vithia. « Chaque chanson doit avoir son écho, rien n’est gratuit. L’album fait moins de quarante minutes, c’est le plus court de notre carrière, mais tout est calibré. *Under* sert de respiration, *75 Outro* clôture en hommage au rap français et aux premières influences. »  

En route vers l’Olympia

 Vers la Neo‑Bataille

Avec ce quatrième chapitre, Rise Of The Northstar trace la ligne rouge de son propre univers : une guerre contemporaine entre introspection et furie, spiritualité et violence urbaine, animé et réalité.

À la veille de leur *Europe NEO Tour* et d’un futur passage à l’Olympia très attendu, « Tout ce qu’on fait est pensé pour le live », glisse Eva-B. Vithia quant à lui, parle avec la même ferveur que s’il montait déjà sur scène. « On veut amener de la théâtralité, sans oublier qu’on vient faire un concert de métal. Le public, c’est le sixième homme. Notre univers est fait pour le live, c’est là que tout prend sens. »

Et avant de conclure, le frontman lance un dernier message, comme une promesse à leurs fans : « Chapter 4, Red Falcon Super Battle, Neo Paris War, c’est Rise Of The Northstar version 2025 – urbain, métal, sans filtre. Venez au concert, c’est là que tout se passe. On à hâte de vous  croiser ! Peace.»

Ça promet pour le round qui aura lieu à l’Olympia, le 22 novembre. D’ici là, une chose est sûre : dans cette nouvelle ère, le Faucon Rouge veille déjà.

 C4:RFSB!NPW!!

Kuromaku Corp

14.11.2025
   

  Tracklist :

Turbo-Intro,

Payback,

Neo Paris,

Falcon,

Back 2 Basics (feat. Landmvrks),

Under,

Pressure, Nemesis (feat. Aaron Matts),

A.I.R. Max,

Solitary Homeboy,

No Turning Back,

Desolation Hawk,

75 Outro

© Artwork : Vithia

Notre Avis :

 *Chapter 04 : Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!*

 Sous l’Aile du Faucon Rouge

Dès l’intro “Turbo” à l’écrasant “Payback”, l’énergie est immédiatement palpable, posant les bases d’un univers sonore où groove et rage se côtoient avec virtuosité. 

Le morceau-titre « Neo Paris » incarne à lui seul une identité hybride, célébrant un univers à la croisée du métal et de la culture japonaise, reflet d’une génération nourrie aux mangas et à la culture urbaine française. La collaboration avec Aaron Matts (Ten56.) sur « Nemesis » intensifie la colère et la frustration exprimées, marquant l’album d’un engagement viscéral.

Malgré cette densité de rage et d’énergie, le groupe n’oublie pas la nuance. « Under » dévoile une facette plus introspective et vulnérable où la voix de Vithia se fait plus posée, ouvrant une fenêtre sur le doute et la dépression, alors que « Pressure » va carrément monter en pression. 

« Desolation Hawk », épique et rugueux, qui répond comme l’arme dernière du Mecha Falcon, affirmant la rage et la résilience, se pose sur l’album avec une note sombre mais cohérente, signe d’une maturité artistique assumée. 

L’apogée se fait avec « 75 OUTRO« , un manifeste au rap old-school français.. un Régal.

La production, peaufinée entre Paris et Marseille avec Florent Salfati (LANDMVRKS), sert un son massif et chaleureux, équilibrant avec soin une puissance impressionnante et une clarté souvent cinématographique. L’énergie montre d’un cran particulièrement visible sur “Back 2 Basics” en featuring avec Landmvrks, et Eva-B pose une touche mélo avec un beau solo de guitare.

“Falcon” quant à lui, qui est admirablement accompagné d’un clip animé, nous offre un moment plus introspectif, presque prière, mais toujours porté par cette énergie féroce propre au groupe.

Tout en restant dans la veine crossover, ROTNS affine ses contours et textures, ossature métal enrichie de passages atmosphériques et de samples soignés, témoins d’une maturité et d’une maîtrise nouvelles. L’album, fluide et dense, ne dépasse pas les 40 minutes, mais ne laisse pas un instant de répit, nous emportant  dans une immersion totale. Le travail sonore trace une atmosphère dense, presque narrative. La présence du scratch authentique et des beats hip-hop intégrés par le nouveau bassiste Yoru apporte un souffle moderne qui enrichit la tradition métal et hardcore, faisant de l’opus un véritable cocktail crossover où explosent la rage et la subtilité. 

*Chapter 04 : Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!* s’impose comme l’un des albums majeurs de 2025 dans le paysage métal français et au-delà. 

Sauvage et Réfléchi. 

Les thèmes et influences présents dans *Chapter 04* révèlent une œuvre profondément ancrée dans une hybridation culturelle et une recherche d’identité à plusieurs niveaux.

 Premièrement, le fil rouge est la « mue identitaire » incarnée par le passage du “Shogun No Shi” au “Super Mecha Falcon”, symbole d’une modernisation artistique mais aussi narrative, avec un univers de plus en plus urbain, lourd, et marqué par des influences fortes liées à la culture japonaise mentionné précédemment. Cette référence n’est pas superficielle ; elle s’inscrit dans l’histoire même du groupe et de sa génération. 

Sur le plan des thématiques, l’album explore des notions puissantes de protection, résilience, espoir et combat collectif, très visibles dans des morceaux comme “Falcon”. La métaphore du faucon, emblème de vigilance et de liberté, incarne une quête de lumière et de salut face à l’adversité, mais aussi une énergie combative, comme le souligne “Desolation Hawk” qui répond par la férocité à cet espoir. Il y a ainsi une dialectique entre prière intérieure et explosion guerrière, entre introspection et fracas du rap-métal.  

Entre sonorités massives et textures cinématographiques, on retrouve la trace d’une atmosphère dense, presque narrative. La présence du scratch authentique et des beats hip-hop intégrés par le nouveau bassiste Yoru, comme sur le morceau « Payback », apportent un souffle moderne qui enrichit la tradition métal et hardcore, faisant de l’opus un véritable cocktail crossover où explosent la rage et la subtilité.  Enfin, l’album incarne une urgence artistique assumée : indépendant, ROTNS fait preuve d’une liberté totale dans la création, sans concessions. Ils utilisent leur musique et leur univers visuel – samouraïs futuristes, mangas, rues parisiennes – comme une extension cohérente, un manifeste à la croisée du son et de l’image. 

  *Chapter 04* est un manifeste de la modernité cross-culturelle, où la tradition métal narre une histoire de lutte, d’espoir et de renaissance dans un monde intensément actuel.

 Line-up :

 Vitia (Chant)
   Eva-B (Guitares)
   Air One (Guitares)
   Yoru (Basse)
   Phantom (Batterie)

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Un grand Merci à l’Agence Singularités pour l’interview !