Vecteur Magazine

POWERWOLF - Le Feu Sacré

13.06.2024

Par Valentin POCHART

Photos : VDPICTURES

Le retour en force de POWERWOLF

Les allemands de POWERWOLF sont de retour ! Après ‘Call Of The Wild’, qui fut leur album le plus mouvementé en termes de processus créatif, le groupe revient à ses habitudes avec un album qui envoie clairement du bois ! Nous avons pu rencontrer Falk Maria Schlegel, claviériste et organiste du groupe, à Paris afin d’échanger sur ce ‘Wake Up The Wicked’ tout feu tout flamme !

Vous allez sortir ‘Wake Up The Wicked’ le 26 juillet prochain. Comment te sens-tu, quelques semaines avant la sortie ?

Falk Maria : C’est toujours excitant ! On adore cet album évidemment, car on a vraiment travaillé très dur dessus. Avoir les premières réactions des fans de POWERWOLF est toujours un peu excitant, et on aimerait déjà y être ! On a sorti “1589” comme single, ainsi que son clip, les retours étaient géniaux et nous ont dépassés ! Mais à chaque fois, il y a cette période d’entre-deux, après avoir fini notre album et sa sortie. C’est toujours un moment un peu étrange. Mais on est très convaincus par cet album. Enfin, on ne sait jamais quels seront les retours (sourire) !

À vrai dire, je l’ai beaucoup aimé ; je l’ai trouvé très efficace et j’ai ressenti plus d’énergie que sur ‘Call Of The Wild’, votre précédent album. Je sais que ce dernier avait eu un processus de création un peu difficile avec le Covid…

Exactement, oui.

Êtes-vous revenus à votre processus habituel d’enregistrement pour ce nouvel album ?

Tu as tout compris ! C’était exactement l’approche que tu as mentionnée. On a commencé l’écriture juste après la tournée Américaine qu’on a faite en mars l’année dernière. On a essayé de faire ressortir cette atmosphère live, comme on l’avait fait sur les albums précédents, à l’exception de ‘Call Of The Wild’. Pour ‘Wake Up The Wicked’, on a essayé d’ajouter plus de dynamiques et d’avoir un bon équilibre entre notre approche metal, les parties plus calmes et les parties très rapides. Par exemple, quand on a commencé à écrire “Bless ’em With The Blade”, on a démontré qu’on n’était pas du tout plus sages que sur les précédents. On a, en quelque sorte « réveillé les méchants » en nous, et ce sentiment est commun à tout le processus d’écriture, et même à l’enregistrement. Comme tu l’as dit c’est plus dynamique, c’est plus agressif… Et en même temps, sur “1589” par exemple, on a ce couplet avec seulement du piano, puis on reconstruit le morceau étape par étape… Il y a beaucoup de moments frais sur cet album. C’est l’approche qu’on a eue pour ‘Wake Up The Wicked’.

Est-ce que vous prévoyez généralement les changements que vous allez apporter à votre son quand vous travaillez sur un album, ou est-ce que c’est plutôt sur le moment ?

Ça arrive tout simplement. Par exemple, on a utilisé un peu plus d’instruments intéressants sur “Heretic Hunters”. On a également retravaillé ma partie à l’orgue par moments, et utilisé ce registre de plus en plus, qui sonne un peu plus comme une flûte. Puis on a essayé d’ajouter des instruments pour arranger l’atmosphère, ou on a changé l’approche des questions de timing et de rythme avec des changements de structure ici et là. Mais il n’y a pas de véritable plan ; on ne s’est pas dit : « OK, on va faire un morceau avec de la cornemuse et de la vielle à roue, et l’appeler “Heretic Hunters” ». Ce n’est pas l’approche que l’on a. Mais si tu utilises des instruments différents, tu as, d’une certaine manière, une approche différente car les tons sont différents. Habituellement, on commence toujours par la partie principale du chant d’Attila (Dorn, chanteur du groupe, ndlr). Par exemple, sur “1589”, on l’entend très bien car le rythme est basé sur sa manière de chanter. Puis on ajoute les autres éléments autour. C’est toujours une grande page blanche ! On ne commence pas de rien, car on a les autres albums en tête, mais on veut toujours développer notre style par-ci par-là. Mais on a la chance d’avoir déjà créé notre propre son.

Retour à une production plus organique

C’est le deuxième album que vous sortez avec Joost van den Broek à la production. Qu’a-t-il apporté à votre son et à votre dynamique, selon toi ?

Joost était là assez tôt dans le processus d’écriture, mais ce n’est pas habituel pour POWERWOLF. Normalement, on s’enferme dans une cave quelque part, quelque chose comme ça, et personne n’entend ce qu’on fait. On a eu assez confiance en lui pour lui faire entendre les toutes premières idées qu’on avait eues. Il est responsable des parties orchestrales et des parties avec une chorale, mais on ne voulait pas juste ajouter quelque chose par-dessus. Parfois, on lui demandait ce qu’on pouvait améliorer par endroits. Il a toujours de bonnes idées, même si parfois on dit oui ou non. Mais c’est une approche sympa de travailler ensemble, il ne dit pas : « Je suis le producteur et je dis que ça devrait être comme ça. », c’est plus dans l’action. Et une bonne chanson, pour moi, est bonne en elle-même et ne nécessite pas trop d’ajouts. Si tu ajoutes des choses, tu modifies la structure de la chanson. Joost me proposait parfois : « Que penses-tu d’ajouter une chorale ici ? » et on travaillait dessus ensemble. Mais il a toujours été comme un membre du groupe, en quelque sorte. Mais pas au point d’apporter des lignes totalement différentes, ce n’est pas son approche. Il se demande plutôt comment on peut améliorer un passage d’une chanson, ou par exemple remplacer l’orgue à un moment par un autre instrument…

Il vous pousse plus loin sans dévier votre trajectoire, donc.

Oui, exactement ! On a cette chorale d’enfants sur “We Don’t Wanna Be No Saints”, et on considère ça comme une expérience, car c’est la première fois qu’on fait ça. Il a contacté de super chanteurs pour ça et ça a rendu la chanson parfaite par rapport à son titre, “We Don’t Wanna Be No Saints”, car c’est une chorale d’enfants qui représente l’innocence pure, et qui ajoute un contraste ici. Et le chant était bon, la prononciation était bonne… Joost a vraiment travaillé avec une bonne chorale !

J’aime beaucoup cette chanson, elle apporte quelque chose de très différent à l’album et ça participe à le rendre beaucoup plus appréciable par sa diversité.

Oui, le morceau apporte cette fraîcheur dont je parlais. Elle apporte une sorte de courant d’air frais et un changement étrange. On arrive presque à la fin de l’album et une chorale d’enfants commence à chanter ! Que se passe-t-il ? “We Don’t Wanna Be No Saints” est une chanson très entraînante avec une partie très heavy au milieu. C’est en ça qu’elle est surprenante, et comme tu peux le voir, je suis très content du résultat (rire) ! On a hâte de le jouer en live. On est en train de faire les répétitions en ce moment pour la saison des concerts, et c’est si fun de jouer ces chansons ! C’est comme si elles avaient toujours existé ! Mais c’est un vrai développement. 

C’est vrai que lorsque je les ai entendues pour la première fois, je me suis dit que c’étaient immédiatement des classiques de POWERWOLF.

Ça fait plaisir à entendre, car on ne veut pas changer ce que nous sommes ! Nous sommes POWERWOLF, et on est fiers de pouvoir dire qu’on a notre propre style. Il y a la voix d’Attila, une approche spécifique des chansons, et par exemple, sur cet album les chansons sont assez courtes, entre trois et cinq minutes. Je crois que “1589” dure quatre minutes. Mais on ne voulait pas faire des chansons calibrées pour la radio, ce n’était pas important. On est plus partis du principe que ces chansons n’avaient pas besoin de plus d’éléments (rire).

C’est vrai que, par exemple, sur “Vargamor” on a vraiment ce refrain en un mot, et on sent que cette chanson sera dingue en live !

Oui, c’est une manière totalement différente d’écrire. Dans ce cas, ce n’est pas une ballade, c’est une chanson habituelle, mais Attila commence et termine par du chant. Et c’est un peu comme si on était dans les Highlands en Ecosse, ou quelque chose comme ça, je ne sais pas (rire) ! Pour reprendre les exemples de “We Don’t Wanna Be No Saints” et “Heretic Hunters”, ce sont des chansons assez courtes, mais tout est fini dans ces chansons, tu n’as besoin d’un solo de plus ou une partie supplémentaire. Tu peux rajouter une partie d’orgue, de chant ou de guitare, mais pourquoi faire ? Elles n’amélioreront pas la chanson. C’est très important pour nous dans ce cas présent. Peut-être que par le passé, on les aurait faites plus longues, mais je suppose que c’est le développement que nous avons eu dans la structure de l’écriture.

Un album ancré dans le réel

J’ai beaucoup aimé “Sinners Of The Seven Seas”, peux-tu nous parler de l’histoire de ce morceau ?

“Sinners Of The Seven Seas” parlait au départ des Croisades en bateau et de l’Inquisition à l’époque de Christophe Colomb, etc. Mais avec une approche différente. L’approche était celle du déclin du moral sur le bateau. On a aussi fait un clip. Attila et moi sommes allés sur un vrai bateau appelé « Nao Victoria », qui est une réplique du vrai Nao Victoria qui naviguait sous le drapeau de Magellan à l’époque. On a navigué pendant des heures pour aller en pleine mer et on a tourné là-bas. J’avais vraiment le mal de mer (rire) ! Mais on voulait dépeindre l’histoire de “Sinners Of The Seven Seas” sur un vrai lieu, sans intelligence artificielle et sans écrans verts, avec de vrais acteurs sur un vrai bateau. Et si tu regardes le clip, tu peux voir le mal de mer sur mon visage, mais j’ai réussi à gérer ça pour Sinners Of The Seven Seas”, qui est une chanson très puissante et qu’on jouera probablement en live. Mais il y a un rythme assez différent. Si tu joues ce morceau, tu bouges un peu différemment, je ne sais pas pourquoi. J’adore cette chanson ! Le déclin du moral sur un bateau peut faire le parallèle avec le déclin du moral dans le bus quand on est en tournée (rire) ! C’est la même approche, quand tu montes dans le tourbus au début de la tournée, tout est propre et tout va bien, et après trois ou quatre semaines de tournée… Il n’y a que des pêcheurs à bord (rire) !

Ouais, trois semaines sur un bus, ça ne doit pas être facile !

Oui, mais j’aime bien être sur la route, car ce n’est pas la vie normale. C’est un microcosme ! Le but principal de la journée est toujours de jouer un bon concert, c’est tout. C’est notre point de concentration principal, et c’est presque un sentiment étrange ! Mais j’adore être dans ce genre de tunnel… Il est temps qu’on remonte sur scène !

Pour revenir à l’album, j’ai trouvé qu’il était très ancré dans la réalité, par exemple, “1589” raconte l’histoire de Peter Stumbb, accusé d’être un loup-garou et tué pour ça. Puis on a “Sailors Of The Seven Seas”, qui parle de ces marins qui deviennent fous, et « Joan Of Arc », qui évoque la légende de Jeanne d’Arc. Vous évoquez toujours des légendes, mais il y a ces gens qui ont existé, et ça donne une impression de réalisme dans l’album.

Tu as raison, je pense qu’en tant que groupe, on fait pas mal de recherches et on adore écrire sur cette combinaison d’aspects religieux et d’aspects historiques. Dans ce cas, on avait ces histoires vraies… Enfin, à moitié vraies. Par exemple, Peter Stumbb est une légende, il a été condamné à mort le 28 octobre 1589. Mais était-il un loup-garou, ou est-ce qu’il s’agissait juste d’un bouc émissaire dans cette région ? Est-ce que c’était un gars normal qui était censé être responsable des morts qu’il y avait eu dans cette zone ? J’ai même voyagé jusqu’à Bedburg pour visiter ce petit village et visualiser cette histoire un peu ça et là. Et Jeanne D’Arc est une héroïne nationale en France de ce que j’ai entendu. L’idée de parler d’elle traînait chez nous depuis des années, mais on n’avait pas la bonne chanson pour le faire. Il y avait besoin d’une certaine atmosphère pour souligner qu’il s’agissait d’une héroïne étrangère en France, car c’était d’abord une héroïne, puis elle a été condamnée à mort par la loi canonique. Elle avait ces visions quand elle était petite, puis elle a été la première femme soldat. Elle fut accusée de meurtre car elle était un soldat et avait tué des gens, ce qui devrait être logique… Mais cette histoire était si intéressante pour nous car elle parlait de la loi canonique, de l’Eglise, et c’était le côté de l’histoire qui a vraiment eu lieu, mais a-t-elle vraiment eu des visions ? On ne le sait pas. Et c’est parfait pour le monde de POWERWOLF. “Heretic Hunters” parle aussi des Cathares dans le sud de la France et de l’Europe. Ils ont été appelés hérétiques car l’Eglise catholique avait peur d’eux, car leur groupe devenait de plus en plus grand. Et on aime parler de ça. Mais d’un autre côté, on est seulement des artistes, donc si jamais tu n’aimes pas trop nos paroles, tu peux quand même célébrer une messe heavy metal avec nous sans les connaître, et c’est très bien. Et si tu sais quelque chose à leur propos, j’en suis très content, car on s’y investit beaucoup !

C’est vrai que j’ai beaucoup aimé me plonger dans les paroles. Je ne connaissais rien sur Peter Stumbb, et j’ai recherché cette histoire après avoir écouté le morceau, donc j’imagine que ça réveille la curiosité de l’auditeur !

Absolument. On a lu pas mal sur le sujet quand on a fait la vidéo pour cette chanson, avec beaucoup d’acteurs. On a fait cette vidéo dans le sud de l’Angleterre. Par exemple, j’ai lu que Peter Stumbb, ou Peter Stubbe en allemand, était un fermier et le seul protestant dans une région peuplée de catholiques. À l’époque, beaucoup de soi-disant sorcières étaient les boucs émissaires de ce qui pouvait arriver de mal à l’époque. Il y a eu la guerre de trente ans… Il y avait beaucoup de guerres, les gens avaient faim et étaient pauvres. Et je suppose que les autorités avaient besoin de boucs émissaires pour dire : « Vous ne devriez pas vous éloigner, restez calmes sinon vous serez brûlés vifs », tu vois. Puis on trouve des choses sur Peter Stumbb au Danemark et en Angleterre, et ce sont des preuves historiques qu’on écrivait sur ça en Europe. C’est très intéressant d’écrire de la musique là-dessus, puis il y a la vidéo ! On a raconté cette histoire en tournant en Angleterre en novembre, pendant deux jours. On a fait ça dans un musée, en ressentant comment c’était à l’époque, avec de très bons acteurs ! C’était comme si le Peter Stumbb du clip souffrait vraiment (rire) !

On arrive à la question que je pose à toutes mes interviews : quelle chanson de cet album correspondrait le mieux à ton humeur à cet instant ?

Oh, “We Don’t Want To Be No Saints” sans hésitation. Honnêtement c’est parce que… Veut-on vraiment être des saints ? Je veux dire, on est tous un peu pêcheurs de certaines manières. C’est juste difficile, car chacun a sa propre morale et veut dire à chacun comment se comporter. Mais j’aime l’ambiance de la chanson, car l’été arrive et elle a ce sentiment positif !

Oui, d’ailleurs elle utilise des gammes majeures, ce qui est assez rare dans le metal !

Oui, c’est vrai !

La prochaine tournée de POWERWOLF

Vous allez jouer au Zénith en octobre, et c’est déjà complet. Que peut-on attendre de ce concert ?

Beaucoup de choses ! On prépare notre tournée en tête d’affiche en Europe, et même si je le dis à chaque tournée, c’est la plus grande production qu’on ait jamais eue jusqu’à maintenant. On essaie de tous vous emmener dans l’univers de POWERWOLF, comme dans un théâtre. C’est plus cinématique. Cependant on ne va pas montrer un film en fond de scène, ce n’est pas notre approche. On veut vraiment amener, comme au Hellfest, toute la salle dans le monde de POWERWOLF. Et vous allez passer une super soirée avec HAMMERFALL, WIND ROSE et POWERWOLF, pour que quand vous rentrerez après ce concert, vous aurez ce sentiment et ce souvenir qui va rester pendant des années. C’est l’approche qu’on aura : ce n’est pas juste jouer un concert c’est plutôt genre… « Venez avec moi pour voyager avec POWERWOLF » !

C’est vrai qu’on avait ce sentiment au Hellfest, avec l’ouverture de la herse et les moines ! J’ai adoré et j’ai hâte de voir ce que vous allez faire au Zénith !

Oui, c’est le genre de sentiment qu’on veut amener. Beaucoup de choses vont avoir lieu. Il y aura la production sur scène, la pyrotechnie et les lumières d’un côté, c’est important de donner un vrai show, mais d’un autre côté on a besoin de cette interaction avec le public. On a aussi besoin qu’Attila et moi on fasse des choses folles sur scène, ce qui arrive tout naturellement (rire) ! Comme tu l’as mentionné, l’entrée avec la mise en scène va créer une atmosphère particulière. Il n’est pas toujours nécessaire d’avoir beaucoup de pyrotechnie ;  parfois,  une simple herse suffit. Ce n’est pas facile, mais il y a quand même huit moines sur scène, c’est quelque chose. 

C’est un peu comme ouvrir un livre, quelque part.

Oui, comme un nouveau chapitre. 

C’est sûrement pour ça que j’ai tant aimé le concert au Hellfest !

Il y a besoin d’une bonne ouverture. Tu peux avoir ce rideau devant la scène qui tombe, ce qui est toujours un bon départ. Dans ce cas précis, il tombe, mais le concert ne commence pas tout de suite, on lance juste ce « Venez avec moi », on commence doucement, puis bam ! “Faster Than The Flame” (rire) ! J’aime cette intro, c’est assez difficile pour nous de faire mieux !

J’imagine, mais je compte sur vous (rire) !

On est très reconnaissants d’avoir autant de fans de POWERWOLF, et on peut s’arranger pour préparer une grosse production comme ça. Mais parfois, tu sais, il y a aussi des attentes, et le groupe lui-même a les plus grandes attentes pour le concert. C’est parfois vraiment difficile d’améliorer les choses pour nous-mêmes. « C’était déjà une bonne idée, comment peut-on faire ? » Je ne sais pas (rire) ! Mais il le faut. On se développe tout le temps.

Et qu’attends-tu des nouvelles chansons en live ?

Je ne sais pas ! On verra ce qui se passera. On a répété beaucoup de nouvelles chansons, et on pourrait presque toutes les jouer, pour te dire à quel point on sent cet album. C’était très étrange, tu les enregistres et tu te dis qu’elles sont géniales, puis quand tu les joues la première fois tu es super nerveux, surexcité. Puis des choses arrivent sur scène que tu n’avais jamais prévues, et tu te dis : « Oh mon dieu ! » Cela ne peut arriver qu’avec un public, car parfois ils crient quelque chose et quand je n’ai pas de partie d’orgue, je peux sauter partout. Mais ce sera une surprise, je ne le sais pas encore. Bien sûr, on va ajouter de la pyrotechnie, des décors et tout le reste, mais ce qui arrivera vraiment, on le verra. La première date sera à Los Angeles fin août, alors voyons ce qui arrivera là-bas (sourire) !

As-tu quelques mots pour tes fans français pour conclure l’interview ?

Oh mon dieu ! C’est toujours un plaisir de jouer en France, par exemple, “Bête Du Gévaudan”, qui est en français. Je viens aussi toujours en vacances en France, on vit proche de la frontière française donc j’adore vraiment votre pays, c’est la vérité. 

POWERWOLF - "Wake Up The Wicked"

Chronique par Valentin Pochart – 30/07/2024

POWERWOLF reviennent enfin avec un album studio qui va réveiller la scène metal ! Sur ce nouveau disque, le groupe frappe plus fort et réveille les âmes damnées de Peter Stumbb, Jeanne d’Arc, ou encore des Cathares. Puisant dans histoire et le fantastique, POWERWOLF entretient un mystère qui, associé à sa puissance musicale et à l’efficacité directe de ses compositions, donne son album le plus efficace depuis ‘Blessed & Possessed’ (en tout cas selon moi). Produit comme les albums classiques du groupe, vous retrouverez tout ce que vous aimiez dans ceux-ci, des orgues virtuoses à la voix exceptionnelle d’Attila Dorn. Mais de petites nouveautés font également leur apparition à celui qui tendra l’oreille. Dans tous les cas, ‘Wake Up The Wicked’ est une vraie réussite extrêmement bien composée et produite, qui fera trembler les murs des salles européennes pendant longtemps !

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