Vecteur Magazine

JEUDI 14 AOÛT 2025

LIVE REPORT par Michael Schmitt 
PHOTOS par Sandy Potier & Raphaël Gelle

Pour ma première expérience au Motocultor, l’enthousiasme suscité par l’affiche et la perspective de réaliser un reportage pour Vecteur Magazine ont constitué une motivation indéniable. Ce premier jour de festival m’a permis de découvrir un cadre idyllique : des espaces bien aménagés pour circuler entre les scènes, peu ou pas d’attente pour le système cashless, les nombreux bars et autres . À cela s’ajoute une équipe de bénévoles particulièrement sympathiques tout au long des quatre jours, témoignant d’une organisation impeccable. L’ambiance générale a été très agréable tout au long du festival, avec des passionnés prêts à échanger, des habitués partageant leurs expériences au fil des ans, et une proximité appréciable avec les artistes. Le Metal Market rassemble de grandes enseignes telles qu’Adipocere, Hyraw ou Crève.

J’attendais avec impatience les premiers concerts ! J’ai commencé par un groupe que je n’avais pas prévu, ce qui est aussi la magie des festivals : la découverte et les surprises. DOGMA, un groupe de Hard Rock venu de l’autre côté de l’Atlantique, m’a interpellé tant par sa musique que par son visuel, avec des membres vêtus de costumes de religieuses et maquillés à la manière du black metal, évoquant à la fois ALICE COOPER et GHOST. Leur performance a déjà réussi à galvaniser le public.

Je me suis ensuite rendu sur la deuxième scène principale, la Supositor Stage, pour assister au spectacle du groupe suisse VERSATILE, signé par Les Acteurs de l’Ombre. Ce fut un véritable show impressionnant, avec une musique novatrice et des musiciens aussi performants sur le plan visuel que musical. Déjà captivants sur disque, leur univers s’est encore enrichi en live.

Le moment de poésie est ensuite arrivé avec le groupe tchèque GUTALAX, qui a fait vivre au public une expérience grindcore agrémentée de papier toilette volant, de pits tournoyants et de nuages de poussière. Leur énergie et leur humour décalé ont su séduire l’assistance.

Changement de registre et de scène avec ME AND THAT MAN, le projet de Nergal (BEHEMOTH), qui a su transmettre son amour du rock, rappelant par moments Johnny CASH. Le public, nombreux et conquis, a assisté à un concert maîtrisé avec des musiciens de talent.

En parlant de projets parallèles, la reformation de NAILBOMB, créée dans les années 90 par Max CAVALERA et Alex NEWPORT, était un moment tant attendu. Leur prestation, notamment avec la participation du fils de Max, Igor Amadeus CAVALERA, a offert un déferlement de riffs puissants et une attitude presque punk, faisant de ce concert une expérience unique, sans aucun doute un grand moment de la journée !

Cependant, c’est lorsque l’on pense avoir atteint le summum que KATAKLYSM, nos cousins québécois, viennent tout simplement embraser le festival. Avec une set-list axée sur les anciens morceaux et une énergie incroyable, Maurizio LACONO et sa bande prennent un plaisir palpable sur scène, et le public, très réceptif, s’implique pleinement, notamment grâce au leader s’exprimant en français. Impressionnant !

J’ai ensuite rejoint la Dave Mustage pour assister à I PREVAIL. Bien que leur style ne corresponde pas exactement à mes préférences musicales, je dois admettre que le groupe américain sait captiver son auditoire, avec une énergie débordante et de nombreux hits appréciés des fans.

Pour conclure cette première journée, j’ai eu le plaisir d’assister à un concert de SAMAEL, un groupe emblématique ayant débuté sa carrière en 1987 avec du black metal et évoluant vers des sonorités industrielles au fil des années. Leur performance a démontré qu’avec l’âge, la maîtrise est indéniable, créant ainsi une ambiance intimiste. Une belle manière de clore cette première journée de festival. 

VERSATILE

GUTALAX

ME AND THAT MAN

NAILBOMB

KATAKLYSM

I PREVAIL