Le groupe MARCH OF SCYLLA nous présente son premier album, intitulé « Andromeda », qui sortira le 7 mars prochain, distribué par Klonosphere / Season of Mist. Cet opus a été soigneusement enregistré, mixé et masterisé au studio Sainte Marthe à Paris par Francis Caste. À travers ces morceaux, un parallèle est crée entre l’immensité de l’espace et on s’interroge sur la relation de l’être humain avec la science, le cosmos et l’après-vie. Des thèmes comme les angoisses fondamentales, les injustices et les détresses émotionnelles sont racontées à travers des textes personnels et spirituels, sur fond de mythologie et Histoire de l’humanité.
Le chanteur du groupe, Florian Vasseur nous raconte.
Ma première approche avec March of Scylla, si je le prononce bien, remonte à novembre dernier, avec un teaser de “Ulysses Lies” qui est tombé sur mon feed, le son, à la fois mystérieux et captivant, m’a interpellé
À ce moment-là je n’ai pas percuté que vous étiez chez Klonosphere.
*Ah d’accord.
Donc, un projet venu d’Amiens, du post-dark metal, avec d’autres influences..mais pour commencer, peux-tu nous raconter un peu la genèse du groupe ? Et nous situer au niveau de la chronologie..
*Alors, au départ, certains morceaux du premier EP ont déjà 15 ans. Ils ont été écrits par notre ancien guitariste dans les années 2010 et c’était un projet studio. Donc, il y avait trois ou quatre chansons déjà écrites et enregistrées sans le chant. Ensuite, il a recruté les musiciens, qui ont été intégrés au fur et à mesure. En fait, ça a vraiment commencé en 2018 avec un autre chanteur.
L’autre chanteur a arrêté très vite, ça n’allait pas du tout.
Moi, je suis arrivé dans le projet et en fait, quand ça a commencé à devenir un peu plus sérieux, c’est-à-dire qu’on allait sortir le premier EP, bien le guitariste est parti. Et on est dans cette formation depuis cette époque-là. Le premier EP a été réalisé durant le confinement, donc en 2021.
La musique que vous composez témoigne d’une richesse d’influences. Votre passion se ressent dans chaque note, et j’apprécie la complexité de votre art. Peux-tu partager les différentes influences qui alimentent votre style ?
*Alors, notre style, c’est compliqué, c’est pour ça qu’on a mis « post metal », parce qu’évidemment on pourrait dire que certains morceaux sont un peu plus modernes que d’autres, certains sont de metal progressif, euh, certains… On disait au départ qu’on faisait un peu de metalcore aussi, un peu de djent. Enfin voilà, on peut effectivement trouver toutes ces choses-là dans le groupe. En fait, déjà parmi les quatre membres, on n’écoute pas du tout les mêmes choses en fait au quotidien. C’est-à-dire que quand on met un disque, on n’est pas forcément sur le même style, et non, je pense que c’est un peu ça qui fait du coup cette richesse dans le groupe.
Alors Christopher, par exemple, qui est notre compositeur principal, le guitariste du groupe, il est assez influencé par le métal moderne, notamment c’est pour ça qu’il y a du djent, etc. C’est quelque chose qu’on trouve dans les parties guitare, etc..notre bassiste est plutôt noise, un peu grunge, ça peut s’entendre des fois dans son œuvre..notre batteur, lui, serait peut-être un peu plus métal extrême.
Et moi, je suis un énorme fan de prog, de métal progressif, etc. et de la scène anglaise ou scandinave. Voilà. Et donc tout ça, ça se mélange un petit peu.
On le sent bien oui … Mais toi, tu viens de la scène grunge, non ?
*Ouais, alors j’avais un groupe de grunge effectivement, il n’y a pas si longtemps, qui s’est arrêté il y a environ un an..
En écoutant vos premiers EP, j’ai été frappée par la puissance de titres comme “Eurydice”, sorti en 2023. Une claque !
Je constate un changement, une évolution musical, c’est assez palpable.. surtout avec ‘Andromeda.’ Si les titres étaient jadis d’une brutalité sonore frappante, aujourd’hui, même si on garde le brut, cet album soulève des questions, le mélo est plus présent. Est-ce un choix délibéré ou une évolution naturelle?
*Je suis même étonnée que tu le ressentes comme ça…mais peut-être qu’on commence à affiner un peu plus là où on voulait arriver depuis le départ..et que sur le précédent EP, donc « Darkness », il y a encore un petit peu de brutalité, c’est-à-dire qu’il y a encore des morceaux assez brutaux, metalcore, et des morceaux un peu plus sombres, comme ceux que tu citais, un peu noise. Je pense qu’on affine nos morceaux… Enfin, je trouve qu’on a réussi à trouver une espèce de créneau et on commence à s’y tenir. C’est-à-dire que sur « Andromeda », je trouve que les morceaux sont un peu mieux écrits, peut-être du coup un peu moins brutaux que sur le précédent.
Je les trouve un peu plus fins dans la proposition, par exemple, parce que c’est vrai qu’on testait plutôt des choses sur le précédent album. Et donc, du coup, effectivement, c’est peut-être un peu plus brut parce que moins réfléchis et moins concentrés.
Avant d’avancer sur « Andromeda », je reviens un peu sur votre parcours.
Votre parcours est un véritable reflet de la persévérance, soutenu par tous ces gens qui sont derrière vous, qui croient en votre projet.. votre passage sur France 3.. les dispositifs comme Objectif Lune..
*Oui, tout à fait. C’est la SMAC d’Amiens qui s’appelle La Lune des Pirates, donc voilà, une SMAC comme il y en a beaucoup en France qui propose un dispositif d’accompagnement. Et donc on est suivis depuis deux ans par quelqu’un sur place avec qui on a une réunion une fois par semaine et des résidences, etc. D’ailleurs, on est en résidence la semaine prochaine. Donc, on a plusieurs résidences pour bosser notre set live et un accompagnement qui peut être administratif, des démarches, des subventions, etc. Donc oui, c’est sûr que ça nous a beaucoup aidé à gagner en structuration.
Et comment êtes-vous venus à travailler avec Klonosphere ?
*C’est-à-dire que je suis fan de Klone, tout simplement, depuis longtemps et puis pour avoir nos subventions, on devait avoir un label avec une distribution, etc..donc, pendant un mois, nous avons contacté différents labels pour voir un petit peu ceux qui étaient intéressés à travailler avec nous, sachant qu’on n’avait pas un très gros CV, donc ce n’était pas évident. Et moi, j’avais envie d’être chez Klonosphere et j’ai eu beaucoup de chance que Guillaume a répondu favorablement très vite. Je me suis dit : « Génial ! »
Et les planètes se sont alignées, quoi, c’est-à-dire, c’est le groupe que j’adore, le label que j’adore parce que je trouve qu’ils sont vraiment pointus dans ce qu’ils proposent. C’est toujours super, enfin, il y a toujours quelque chose en plus, enfin voilà, chez eux. En plus, on avait vraiment parlé en bien de leur promo, de tout ce qu’ils proposaient ensuite comme services.
Et donc, quand Guillaume a dit oui, c’était génial, franchement, on était vraiment ravis.
C’est toujours un bonheur d’entendre parler comme ça, de Klone et de Klonosphere, parce que ce sont vraiment de belles personnes qui bossent dessus.
Puis c’est vrai qu’ils ont une belle manière de travailler. Nous, on est très contents aussi qu’ils fassent appel à nous pour les groupes qu’ils défendent, et surtout qu’à chaque fois ce sont des beaux projets..
*C’est ça oui. C’est sûr que c’est un gage de qualité, forcément, d’être trouvé chez eux. On était vraiment ravis. Déjà, avoir un label, ce n’est pas évident. Avoir quelqu’un qui est déjà difficile. Alors, en plus, quand c’est un label qui parle, c’est vraiment top.
Je suis ravi.
Ton apport au sein du groupe. Arrivé en 2020, tu es au chant, tu es à l’écrit en explorant des thèmes variés.
Qu’est-ce qui t’inspire ?
*Alors, à la base, comme je t’expliquais tout à l’heure, je n’étais pas présent dès leurs débuts, et quand je suis arrivé dans le groupe, le nom n’était pas encore définitif. March of Scylla est arrivé à peu près en même temps que moi..
Et ça vient surtout de Christopher, notre compositeur principal. Il est prof de philo et il est vraiment fan de mythologie grecque. C’est un peu le point de départ de March of Scylla.
C’est-à-dire que c’est un peu le nom de Scylla, le personnage, et toutes les petites choses qu’on peut retrouver dans la mythologie.. le point de départ de l’univers du groupe et des morceaux.
Et j’essaie de raconter à chaque fois, pas forcément sur tous les titres, mais de partir d’un thème mythologique, de l’histoire, de façon détournée, évidemment, et de le décliner pour raconter un truc personnel.
Comme par exemple « Ulysses Lies », dont on parlait tout à l’heure, on parle des mensonges d’Ulysse.. il y a une théorie qui dit qu’en fait, il n’était pas du tout en train d’essayer de rentrer chez lui, mais plutôt qu’il avait une double vie, qu’il avait des maîtresses dans toutes les villes et qu’en fait, c’étaient des histoires qu’il racontait finalement pour se trouver..
Et donc, je trouvais ça marrant de parler justement de ce soi-disant héros qui finalement était juste un menteur.
Du coup, je questionne le poids du mensonge, de la vérité, etc. Qu’est-ce qui est important ? Est-ce que finalement, c’est le fait de raconter des histoires ou alors c’est les actes ? Voilà, ce sont des choses qui me parlent parce que moi, personnellement, j’ai des anecdotes vécues. J’essaie de m’appuyer comme ça sur un truc, une histoire, un thème, et voilà comment je m’inspire.
C’était intéressant de comprendre parce que le nom du groupe est très inspiré et je trouve que tu matches très bien avec ce que le groupe représente.
*Merci. C’est super important.
C’est-à-dire que là, j’ai en fait moi, je suis aussi un peu historien de formation. Donc cette chose qui parle, la littérature, etc., énormément, et donc forcément, ça faisait écho à des choses que j’adorais, et donc ça n’a pas été très difficile de rentrer dans cet univers-là, quoi.
Parlons justement d’Andromeda, un véritable voyage cosmique et introspectif.
C’est fascinant de voir qu’il peut y avoir un apport personnel face à l’histoire, à la fiction, à la mythologie.
On démarre avec « Ulysses Lies » un morceau très puissant, qui pour moi, témoigne de l’ambition et de ce que l’on projette par la suite.
Son clip, tourné dans une grotte avec une ambiance captivante, le visuel évoque t’il l’emprisonnement dans les mensonges ?
*Oui, voilà, c’est un peu ça, c’est-à-dire qu’il est en fait dans le clip, il y a deux histoires. C’est l’histoire d’Ulysse qui est dans un espèce de monde de vices, donc il n’arrive pas à s’échapper. Et puis, la jeune fille, justement, c’est ça qu’elle joue, c’est le vice, le mal dont il n’arrive pas à se sortir lui-même en fait.
Quel est le message que vous voulez transmettre en l’intitulant ‘Andromeda’ ? Et pourquoi avoir ce parallèle entre l’humain, la science, l’espace, le cosmos ?
*La raison, c’est que c’est une évolution par rapport à l’EP précédent, donc Darkness, où là on était plutôt, comme le artwork de l’album le montre d’ailleurs, dans une cage, enfin quelque chose d’un peu enfermé, d’un peu sombre..on parlait d’Eurydice tout à l’heure.. Eurydice, ça raconte l’histoire d’Orphée et d’Eurydice, où comment aller chercher quelqu’un aux enfers, et essayer de le ramener..ça parle aussi d’histoire personnelle..on est dans quelque chose de très enfermé.
Sur Andromeda, j’avais envie justement d’ouvrir un petit peu au cosmos, la cosmologie, la Cosmogonie d’ailleurs, le nom du dernier titre..voilà, ce sont des espèces d’histoires de création, de divinités…il y en a aussi dans l’Antiquité, enfin, il y en a dans des époques d’ailleurs..
Et j’avais envie d’ouvrir et d’avoir effectivement quelque chose d’un peu plus spatial…d’un peu plus contemplatif sur certains titres, un peu moins brutal peut-être..
Après, chaque titre raconte une histoire différente, mais c’est vrai que, ouais, je tenais justement à sortir un peu ce côté enfermé pour un côté plus spatial.
Le positionnement des titres, est-ce que c’est une histoire qui est racontée du début à la fin ou est-ce juste un choix sonore ?
Alors, oui, effectivement, je pense qu’au niveau de l’enchaînement des morceaux, d’ailleurs, avec Francis Caste, on les a conçus comme ça, c’est-à-dire qu’ils s’enchaînent. Chaque morceau amène sur le précédent, il n’y a pas de coupure en fait entre les titres. Donc on peut écouter l’album d’un bloc complètement sans sortir de l’ambiance. Et effectivement, on est plutôt sur une esthétique sonore à ce niveau-là, au niveau de l’enchaînement des titres.
Alors il y a certains morceaux qui s’enchaînent assez bien et on se retrouve dans le thème spatial.
Au milieu du tourbillon sonore, un Interlude magnifique, “To Cassiopeia”..
En fait, cet interlude est un peu spécial. Il est fait uniquement de voix. Il n’y a absolument aucun instrument, c’est entièrement fait à la voix. Moi, c’est un truc que j’adore faire, en fait, c’est-à-dire bosser des arrangements vocaux. Il doit y avoir 35 pistes de voix dessus… Et je voulais, encore une fois, comme s’il sert d’intro pour Dark Matter, qui arrive juste derrière, créer cet univers un petit peu spatial, un petit peu cosmique..comme si on était entre deux astres en train de flotter..
Avant d’être rattrapé par Dark Matter qui va, boom, venir un peu écraser tout ça.
« Storm Dancer » est un véritable coup de cœur, je le décrirais comme une fresque sombre, un morceau viscéral avec un son obscur et des riffs puissants.
J’y trouve des éléments de manipulation et de violence dans le clip, ça pourrait être interprété comme un appel à la résistance.. (?)
*Ouais, complètement.
C’est drôle parce que quand je l’ai écrit, effectivement j’avais été touché, je ne sais plus par quelle histoire de politique, et je trouve qu’il fait d’autant plus écho en ce moment, avec ce qu’on peut voir monter, d’extrême à droite à gauche. Et ça raconte ça.
C’est-à-dire que c’est quelqu’un qui arrive avec les meilleures intentions du monde et qui finalement, avec une telle soif de pouvoir fini de rien en sortir, forcément, de bon, et qui finit toujours par détruire ce qu’on a créé.
Ce personnage, le Storm Dancer, c’est ça. C’est-à-dire que c’est quelqu’un qui entraîne tout le monde dans sa folie et qui finit par anéantir son univers.
Le choix de réalisation d’un clip d’animation (?)
*C’est un clip, enfin, d’animation, on peut dire ça comme ça. Alors il n’est pas animé tout le temps, parce que ça nous prendrait plus de temps et d’argent.
C’est un copain à nous, qui a une petite boîte de production, et qui produit ce genre d’ animated lyric vidéo.
C’est un ami qui travaille avec beaucoup de groupes de métal en région qui s’appelle Med.
Top ! J’allais demander, il a réalisé BlaAst aussi ?
*Alors non, là c’est nous.
Très bien.
*Juste la lyric vidéo animée qu’on a fait pour avoir un visuel pour les réseaux sociaux.
Sur Cosmogony, cette intro sur cette frappe des caisses, je me suis demandé si c’était un élément annonciateur.. un nouveau portail, un nouveau voyage ?
*On l’a vraiment créé comme un morceau de fin d’album, on voulait clôturer l’histoire..alors l’intro, pourquoi l’intro ? Je ne pourrai pas t’apporter cet élément, ça s’est imposé comme ça.
On trouvait que c’était plutôt pas mal d’avoir un morceau un petit peu long, un peu prog comme ça pour finir cet album.. puis ça faisait aussi une petite ambiance qui redescendait juste après Myrrha, qui est le morceau d’avant, qui est quand même assez intense.
Et ce morceau, Cosmogony, c’est l’histoire de la création des dieux, dans le texte, et aussi, on va dire, un peu le bilan de tout ce qu’on a vu avant dans l’album.
Je contemple encore la cover de votre album..qui s’est occupé du artwork ?
*C’est notre batteur Gilles, qui est assez doué. Il a beaucoup travaillé dessus et on a un graphiste en plus, qui reprend, en gros c’est le travail de deux personnes.
Notre batteur est quand même assez doué, ouais… c’est pour ça qu’on a aussi sorti les singles, euh, pour avoir des visuels qui rendent ce qu’on raconte.
Le 7 mars approche, comment te sens-tu ?
*Impatient, à la fois un peu fébrile, un peu flippé parce que, bah bon, pour l’instant, les quelques retours qu’on a sont bons..donc heureux..
Premièrement, ça fait 2 ans et demi qu’on est dessus.. et c’est énormément de travail.
C’est sûr, moi, j’espère que justement ça va nous amener un petit éclairage supplémentaire. Parce que c’est difficile de sortir de l’underground pour un groupe de métal aujourd’hui en France..donc voilà, on espère que ça va effectivement nous booster un peu.
Mais bon, dans tous les cas, vu les retours qu’on a, on est un peu rassurés…et puis contents des remarques qu’on peut nous faire sur la densité de l’album.
En tout cas, cet album va faire des ravages en live.
*C’est sûr.
En parlant de live, vous avez la release party le 14 mars, par la suite, la Andromeda Tour..
Vous êtes pas mal bookés jusqu’à la fin de l’année.
Ouais, on va y aller cette année.
Alors, on a encore plein de choses qui ne sont pas annoncées parce qu’on ne peut pas les annoncer. On a quelques festivals un peu plus gros, donc on est contents.
Et puis des choses qui sont encore en cours ..
Alors ce qui est compliqué, c’est que, forcément les gros festivals bookent 2 ans à l’avance, donc forcément..
Bon, pour cette année, on en a quand même un ou deux de gros festivals, mais c’est sûr qu’on espère que ça sera plein l’année d’après.
Si tu avais un autre mot qu’Andromeda ou un ou deux mots pour décrire cet album ?
*Pour décrire cet album.. je ne sais pas. Enfin, ça serait un aboutissement.
Vraiment, je pense que depuis qu’on a commencé, et depuis quasiment que je fais de la musique, ça fait quand même 15 ans, je pense que je ne suis jamais allé aussi loin sur un projet musical..et je pense que tous les membres du groupe ont la même sensation.
J’ai sorti quand même beaucoup de groupes, beaucoup de projets… et d’aller aussi loin dans la production, dans la démarche artistique..
On est quand même assez satisfait de nous sur la plupart des choses de cet album..ouais, c’est pour ça que je parlais de cette vérité, parce que, enfin, moi, je pense que je n’ai jamais sorti quelque chose d’aussi abouti.
Vous pouvez en être fiers.
Est-ce que tu aurais aimé aborder un sujet de plus auprès de nos lecteurs ?
*Ce que je pourrais avoir envie de dire…
On parlait des lives tout à l’heure et moi, j’ai envie que les gens viennent nous voir en live, parce que clairement c’est une autre façon de vivre les morceaux..
Et c’est la même chose que Gojira, que Joe disait aux Grammys, c’est ‘bougez-vous, allez voir les concerts, allez voir les groupes’, parce qu’effectivement, quand on commence à chercher un peu, je pense qu’il y a des choses incroyables qui se font en France à un niveau amateur, et que sortir justement de l’underground, ça se fait grâce aux gens qui vont croire en des projets, qui vont se déplacer.
Donc il faut soutenir les petits groupes. Et nous, on est… Enfin, parce qu’il y a nous, mais il y a tout un tas de copains dans ce milieu-là, et on essaie d’exister, et c’est un sacré travail, quoi. Donc je pense que si les gens écoutent un peu plus de musique et se déplacent un peu plus, on aurait sans doute ces quelques pépites là qui seraient plus facilement mises en avant.
Je suis d’accord avec toi, et puis, pour Vecteur, il n’y a pas de petit groupe.
Tout le monde a sa place et c’est pour ça qu’on est là.
Merci beaucoup pour l’interview.
Merci à toi !
Track List :
“Ulysses’ Lies” a été le premier titre de « Andromeda » à être révélé, et il est aussi devenu mon plus grand coup de cœur d’un album déjà très prometteur. Ce morceau puissant et aérien marie des riffs de guitare lourds et djent avec des percussions rythmées, tout en étant soutenu par une basse écrasante et une palette vocale envoutante. Sa mise en scène visuelle, tournée dans une grotte, renforce l’ambiance intrigante en explorant la thématique de l’emprisonnement dans les mensonges, illustrant une ambition forte et une contribution personnelle.
Sur “Death Experience”, les riffs et la batterie font preuve d’une intensité sans pitié. La voix qui les survole crée cette sensation d’oppression, rendant la fin du morceau incroyablement agréable, bien que sujette à un sentiment d’étouffement.
Le rythme s’accélère et se densifie sur “The Royal Way”, où la basse impose son poids aux riffs lents et aux notes de clavier qui accentuent ce voyage vers un monde inconnu.
Surprenant et aérien, l’interlude “To Cassiopeia”, porté uniquement par le chant, offre un moment intense qui enrichit un registre hypnotique. Il fait parfaitement office de tremplin pour “Dark Matter”, dont l’arrivée est marquée par des percussions puissantes.
« Storm Dancer » se distingue par sa brutalité saisissante. Le chant lourd et impétueux résonne avec l’actualité, où soif de pouvoir et manipulation font rage. Les riffs, viscéraux et aiguisés, en font l’un des morceaux les plus puissants de l’album, sans toutefois occulter la mélodie écrasante de “BlaAst”, également disponible en vidéo lyric.
Les riffs haletants de “Achiles’ Choice” maintiennent un rythme effréné, un souffle qui ne faiblit pas sur “Myrrha”. Comme vous l’aurez compris, il n’y a aucun répit après l’interlude précédemment mentionné. L’auditeur est emporté dans un véritable vortex, savourant chaque seconde de ce tourbillon musical.
Enfin, nous arrivons au dixième morceau, “Cosmogony”, qui, fidèle à son nom, propose une mélodie aérienne et spatiale, d’une densité captivante sans illusions.
En somme, cet album laisse un constat sans appel : c’est une véritable claque ! Le mélange des diverses influences comme du black, du metalcore et même du grunge de chaque musicien en fait sa richesse. On ressent un travail acharné et une maturation artistique palpables tout au long de l’album. Un voyage cosmique, mêlant des éléments sombres et puissants, qui confirme que la scène métal française a encore beaucoup à offrir !
PLUS D’INFOS :
Album : ANDROMEDA
Date de Sortie : 7 Mars 2025
Labels : Klonosphere / Season of Mist
Enregistrement : Studio Sainte-Marthe et March Of Scylla
Mix : Studio Sainte-Marthe (Francis Caste)
Master : Studio Sainte-Marthe (Francis Caste)
Artwork : Pierre Gacquer/ Gilles Masson
Sites Officiels :
https://marchofscylla.
https://www.facebook.com/
Lineup :
Christofer Fraisier: Guitares
Florian Vasseur: Chant
Gilles Masson: Batterie
Robert Desbiendras: Basse
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