À l’occasion de la sortie de *Evil in All Dimensions* (Napalm Records, 5 septembre 2025), plongez dans cette rencontre passionnée avec Oskar Jakobsson, chanteur du groupe suédois Ambush. Des débuts festifs autour de bières, riffs Saxon et amitiés indestructibles aux coulisses d’un album explosif – riffs 80s tranchants, ballade déchirante (*I Fear the Blood*), hymnes live (*Heavy Metal Brethren*) et thèmes profonds (tromperie, résilience, fraternité métal). Énergie contagieuse, anecdotes hilarantes (kidnapping en studio !) et tournée mondiale en vue. Voici notre échange.
Interview par Cidàlia Païs
Photo by Philip Truong
* : Écoute, c’est un grand plaisir de t’avoir aujourd’hui. Quand Napalm Records m’a envoyé l’album il y a deux mois, j’ai fouillé partout pour savoir avec qui tu travaillais en France. Parce qu’en l’écoutant, j’ai eu un vrai coup de cœur. Oh mon Dieu, cet album est incroyable. Ta voix est lumineuse.
*Oskar : Oh ! Merci beaucoup !
* : Vous avez sorti une démo en 2013, *Firestorm*, avec des morceaux incroyables comme « Firestorm », « Hellbound » et « Desecrator ». En 2015, une de mes chansons préférées : « The Secretor ». J’adore ce titre. Puis *Infidel* en 2020.
Mais avant de plonger dans cette nouvelle ère, un peu de contexte ? Qui êtes-vous ? Comment tout a commencé ? Il y a une histoire de bière et d’amitié, non ?
Oskar : Oui, c’est vrai. Nous avons commencé comme un groupe d’amis chez Olof, le guitariste. Il avait un petit appartement avec jardin où on faisait la fête, écoutant Saxon et UB40. On jouait tous dans d’autres groupes localement, pour le fun. Un jour, on s’est dit qu’il était temps de former notre propre groupe pour jouer ce qu’on aime. Peu de formations faisaient ce style. On a commencé à répéter, et ça devenait un événement pour nos amis qui venaient les vendredis et samedis. On fêtait et répétait ensemble. C’était amusant. On a changé deux membres depuis, mais l’amitié reste le cœur du groupe.
* : Absolument. Vous étiez chez un autre label pour *Infidel* en 2020, plus sombre et mélancolique. Pourquoi ce virage, alors que vous êtes connus pour votre énergie ?
Oskar : On voulait creuser plus profond, explorer au-delà du heavy metal direct en pleine face. Avec le recul, c’était moins accessible – il faut plusieurs écoutes pour que ça accroche, contrairement au premier album. On évolue, on explore. Pas d’intention sombre au départ, mais beaucoup de psychologie dedans. On a purgé ça, et maintenant on est heureux à nouveau.
* : Je comprends, la vie et la musique ont leurs cycles. Ensuite, le single *Barabbas* en 2022 avec deux chansons. J’étais déjà fan, excitée d’entendre ça après *Infidel*. Pourquoi ce single intermédiaire ?
Oskar : Les singles étaient *Barabbas* et *Soldier’s Poem*. Ils ne collaient pas à *Infidel*, alors on les a gardés pour la tournée post-COVID – tous les concerts avaient été annulés. On a sorti un second 7 pouces pour promouvoir les shows.
* : J’adore cette nouvelle ère. En 2022, vous signez chez Napalm. Comment ça s’est fait ?
Oskar : On avait enregistré l’album deux ans avant, sentant le besoin de passer pro. High Roller était super, mais on savait que ça pouvait intéresser plus grand. On l’a envoyé à plusieurs labels, tous intéressés. Le meilleur feeling était avec Napalm, surtout Sebastian l’A&R. Une équipe pro qui nous apprend beaucoup après l’underground.
* : Pas surpris que tout le monde veuille cet album. Il est incroyable.
* : Parlons de 2025. Chaque matin, je mets cet album au petit-déj’ – il donne énergie et force pour la journée. Je harcèle mes amis avec vos singles. Le rythme est fou, l’instrumentation complexe, batterie énergique, riffs puissants, solos dingues, basse accrocheuse. Et ta voix vient du cœur ! Comment en prends-tu soin ?
Oskar : Wow.. je suis très touché par tes impressions sur l’album..
Pas très rigoureux, mais je chante beaucoup. La voix est un muscle, comme les cordes vocales. Évite l’alcool excessif, surtout en tournée où je suis plus responsable maintenant.
* : Vous allez mettre le feu partout avec ça. D’un autre niveau !
* : *Evil in All Dimensions* capture le heavy metal des années 80. Écrit avant Napalm, post-COVID ? Thèmes, inspiration, c’était comment la création de cette pépite ?
Oskar : Chacun apporte des riffs, on s’inspire mutuellement. Pour moi, c’est trouver refrain et mélodie. Le processus de création, du riff à la finalisation, c’est l’inspiration. On évolue sans trop réfléchir – si ça vient du cœur, c’est bon.
* : Contribution collective donc, comme une fête en enregistrement ? Tous font les chœurs, ça donne l’hymne parfait pour le live !
Oskar : Oui, chez moi cette fois, avec des bières – certains trop bourrés pour chanter ! Plus structuré : j’étais au PC, tour par tour pour chœur et cris. [Rires]
Le titre et premier single
* : Premier single, le titre-album il y a trois mois. Pourquoi celui-là en premier ?
Oskar : Carl l’a apporté en répèt’ : nouveau mais essence Ambush. Mélodies vocales parfaites d’emblée. On a bâti autour. Le titre ? Partout dans les news, on accuse les autres de mal. Même bon, certains te verront mauvais. Réflexion pessimiste sur le monde actuel, avec espoir : mal dans le bien, bien dans le mal.
Écriture des paroles et thèmes
* : Votre musique touche vérité et découverte de soi. Cet album ? Énergie mondiale, espoir, courage. Tu écris les paroles – ça vient d’où ton inspiration ?
Oskar : J’adore écrire de courtes histoires. Avantage du métal : explorer plein de sujets sans s’ennuyer comme dans un roman. Cerveau de fou ! Les fans disent que ça les aide – arrêter de boire, être heureux. Pas l’intention, mais l’impact est génial. Le métal, c’est une grande amitié.
* : C’est Humble ! Tes paroles inspirent, il à un côté poétique dessus.
* : Impossible de choisir une préférée. Surprise avec la ballade *I Fear the Blood* – les vocalises sont intenses, ça donne des frissons ! Quelle à été la source d’Inspiration ?
Oskar * : Écrite ado à la guitare acoustique, instrumentale d’abord. Ajouté électriques il y a quelques années. Première ballade pour nous – faut de l’émotion vraie. Magique en répèt’. Sur l’addiction et mauvaises habitudes.
* : *Maskirovka* explose – vidéo top. Pourquoi ce terme russe ?
Oskar : Doctrine soviétique de tromperie : blanc en noir. Écrit en 2014 pendant Crimée. Mensonges faciles, oubliés vite. Reflète réseaux sociaux : sois critique. Réflexion pour se défendre, viser paix.
* : *Ironside* riffs tranchants, *The Night I Took Your Life* basse et solo fous, *Come Angel of Night*, *The Reaper* hanté, *Bending the Steel*. Pourquoi *Son of Samuel* ?
Oskar : Sur fort suédois Magnuson (« fils de Samuel »), notre héros. Petits fermiers, on veut sa force !
* : *Heavy Metal Brethren* incroyable – hymne de bataille !
Oskar : Oui, on garde la culture heavy metal vivante.
* : Production incroyable – auto-produite ?
Oskar : Oui, avec Mankam de Palma Studios depuis *Desecrator*.
* : Parlons de live, des Festivals d’été, tournée Amérique du Sud. Lieux fétiches ?
Oskar : Headliner Sud-Amérique (toujours plaisir), Europe et plus de festivals. Hâte d’Europe !
* : Et l’an prochain ? Moments spéciaux à prévoir ?
Oskar : En studio, barbecues et hâte de nouvelles dates !
Tracklist:
| 1 | Evil in All Dimensions | 00:00 |
| 2 | Maskirovka | 04:31 |
| 3 | Iron Sign | 09:06 |
| 4 | The Night I Took Your Life | 13:14 |
| 5 | I Fear the Blood | 18:12 |
| 6 | Come Angel of Night | 22:57 |
| 7 | The Reaper | 27:16 |
| 8 | Bending the Steel | 31:18 |
| 9 | Heavy Metal Brethren (ou Son of Samuel) 35:37 |
Le heavy metal suédois explose en 2025 !
Ambush balance un uppercut heavy metal pur jus avec *Evil in All Dimensions*, leur premier chez Napalm Records. Oubliez les demi-mesures : ces fermiers suédois transforment riffs Priest/Accept en machine de guerre live-ready, avec une énergie qui vous plaque au mur dès la première seconde. *Evil in All Dimensions* décolle sur des toms martiaux et un riff galopant, Oskar hurlant le titre comme un cri de guerre. Chœurs massifs, solo incandescent : c’est l’hymne parfait pour ouvrir les hostilités, mélange speed/mélodie qui colle instantanément.
Mix Mankam (Palma Studios) : médiums tranchants, basses en retrait pour plus d’impact – moderne sans trahir les 80’s. Thèmes sombres (mensonge, mal omniprésent) mais énergie positive, post-purge *Infidel*. Line-up soudé (chœurs partout) fait la différence.
Verdict : 10/10
Album cohérent, accrocheur, taillé pour festivals et routes. Avec son style Heavy metal classique des années 80 (influences : Judas Priest, Accept, Iron Maiden, Saxon), riffs tranchants, chœurs massifs, speed/mid-tempo, ballade puissante (*I Fear the Blood*), et une production moderne et percutante : moins de basses, plus de médiums, Ambush élève son jeu sans se renier – *Evil in All Dimensions* domine la vague NWOTHM 2025. Un des mes Albums préférés de 2025 et Essentiel !
Line-up :
– Oskar Jakobsson : Chant (lead vocals)
– Olof Engqvist : Guitares, chœurs
– Karl Dotzek : Guitares, chœurs
– Oskar Andersson : Basse, chœurs
– Linus Fritzson : Batterie, chœurs
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