La musique est sans aucun doute un refuge pour les âmes en quête de sens, et Lord of the Lost se positionne comme une étoile flamboyante dans l’obscurité.
Avec leur nouvel album, « OPVS Noir V. 1« , le groupe nous entraîne dans un premier chapitre de trois chapitres où mélodies envoûtantes se mêlent à des thèmes sombres et introspectifs.
C’est l’année 2023 qui à marqué l’explosion mondiale des rockers gothiques allemands, avec leur participation au Concours Eurovision de la Chanson de cette année-là et une tournée ultérieure avec Iron Maiden .
Leurs records étant à leur apogée et fort de leur élan, ils s’apprêtent à se lancer dans leur projet le plus ambitieux à ce jour : la trilogie Opvs Noir . Trois albums, 33 chansons et le premier du groupe en tant que six musiciens, le guitariste Benjamin « Benji » Mundigler faisant ses débuts en studio avec le groupe. Le premier volume de ce voyage sort ce vendredi 8 août chez Napalm Records.
Dans cette interview avec le guitariste Pi Stoffers, nous plongeons au cœur de la créativité des Enfants de la Nuit, explorant la dynamique unique de l’Opus 1 (il nous révèle même des scoops sur le 2ème & 3ème volume de la trilogie), ainsi que l’importance de collaborations fascinantes qui enrichissent leur œuvre.
:** Salut, comment ça va ?
Pi :** Salut. Tout va bien, je vais très bien et toi ?
:** Impeccable je te remercie ! C’est un plaisir de te rencontrer, et je vois les guitares derrière toi. C’est vraiment génial ! Je suis véritablement honorée de discuter avec toi.
Nous allons parler de cet incroyable album qui s’apprête à sortir, cette trilogie fascinante, mais, avant tout, je veux également souligner que tu es un guitariste exceptionnel.
Pi :** Ohh Merci.
:** Lorsque j’ai écouté l’album pour la première fois il y a un mois, j’ai ressenti comme un appel des “Enfants de la Nuit” si tu vois l’image..
Pi :** Ah Bon ?
:** Oui, c’est comme ça que je le ressens.
J’ai lu que ce travail est le résultat d’une transformation au sein du groupe. Que peux-tu nous dire à ce sujet ?
Pi :** C’est drôle. D’une certaine manière c’est ça… Je veux dire, il n’y a pas eu d’événement ou de moment spécifique qui a déclenché notre transformation. C’est plutôt une question d’évolution constante de notre approche et de reconsidération de ce qu’on fait d’habitude. Nous avons un fort désir d’explorer de nouveaux horizons, de toujours changer et expérimenter. On aurait pu choisir la voie évidente — comme créer un “Blood and Glitter II” — car c’était de loin notre album le plus réussi, dominant les charts en Allemagne et ailleurs..
Nous aurions pu rester dans cette veine et simplement reproduire ce succès..je ne peux pas dire avec certitude ce qui se serait passé si nous l’avions fait, mais je crois que cela aurait manqué d’excitation… Certaines personnes trouvent épanouissement dans la constance de ce qui fonctionne pour elles, et c’est tout à fait valable.
Cependant, en tant que groupe, nous, on fonctionne différemment..on s’épanouit en créant du nouveau matériel qui s’éloigne de nos registres précédents.
:** Cela a du sens, et on peut le ressentir.
En écoutant ce disque, même en sachant qu’il s’agit de la Partie 1 de la trilogie, il évoque une myriade d’émotions.
On ressent également la cohésion au sein du groupe, et plus, comme si quelque chose de significatif s’était produit dans vos vies. Bien sûr, c’est ma propre interprétation, mais il semble qu’il y ait eu un changement profond.
Tu vois, par exemple, votre dernier album est sorti après la pandémie, vous avez beaucoup tourné depuis, vu beaucoup de monde, est-ce que cet effet est dû à la présence de tant de gens autour de vous ? .. -d’ailleurs, je me suis demandé si vous alliez prendre une pause à un moment donné..
Pi :** Oui, probablement, je crois oui… Je pense qu’il y a une part de vérité là-dedans. Nous avons vécu beaucoup de choses en très peu de temps, surtout en sortant de la pandémie. Pouvoir repartir en tournée a été incroyable !
Nous avons commencé notre véritable tournée avec notre première tournée de soutien pour Iron Maiden, avant de repartir en tournée par nous-mêmes. Nous avons sorti « Blood and Glitter », qui est devenu un album numéro un. Ensuite, avant Eurovision, nous avons donné des concerts en Amérique du Sud et avons de nouveau tourné avec Iron Maiden, le tout avant de nous lancer dans une nouvelle tournée en tête d’affiche. Et cela ne couvrait que la fin de l’année 2023.
Et puis, 2024 n’était pas moins chargé — peut-être à part l’absence d’Eurovision — mais nous avions tout de même un emploi du temps de tournée bien rempli. Je pense que, peut-être de manière subconsciente, toute cette vie très active et intense a eu un impact sur nous.
Je sais que cela peut ne pas sembler particulièrement métal de ma part, mais je me sens obligé de citer Ed Sheeran ici…Il fait souvent des pauses sur les réseaux sociaux, en disant que tant qu’il n’a pas écrit quelque chose de nouveau, il a besoin de vivre un peu plus.
Il croit qu’il a des histoires à raconter basées sur ses expériences de vie.
Lorsqu’on bossait sur « Blood and Glitter », nous discutions beaucoup du monde extérieur — c’était vraiment un regard tourné vers l’extérieur. Cependant, avec “Opus Noir”, en général — pas seulement le premier volume, mais aussi les deux et trois — nous avons décidé de tourner notre regard vers l’intérieur..
Cet album examine spécifiquement les rouages internes de notre être et aborde les choses qui se passent en nous en tant qu’individus. Il y avait cette envie de parler de la manière dont les gens affrontent leurs peurs intérieures, leurs démons, et l’obscurité qui se trouve en eux, ainsi que de ce que l’on peut apprendre ou vivre à partir de cela.
C’est quelque chose que nous n’avons pas fait depuis un moment — pas seulement en termes de musique, mais également sur un plan personnel — en prenant le temps de réfléchir à nos véritables désirs et à qui nous sommes vraiment. Nous vieillissons tous, et nos vies changent constamment, tant au sein qu’en dehors du groupe.
Il y a toujours quelque chose de profond à dire lorsque le changement est à l’horizon. Donc cette prise de recul était primordiale.
:** Absolument compréhensible.
Tu sais quoi ? Ed Sheeran est en réalité l’un des artistes les plus métal qui soient. Il y a quelques mois, j’avais Dani de Cradle of Filth en interview et il parlait de son estime pour lui, et je te le confirme— Ed Sheeran est métal ! Tout le monde l’adore.
Pi :** C’est cool de t’entendre dire ça !
Je comprends tout à fait pourquoi. Il semble être un gars vraiment sympa qui adore la musique, quel que soit le genre.
:** C’est exactement ce qu’il transmet à tous les musiciens qui parlent de lui.
:** Je dois dire que tout ce qui entoure « Opvs Noir » est absolument fascinant. J’ai vu une vidéo dans laquelle vous expliquez le titre, qui, bien qu’il n’ait pas de signification précise, résume parfaitement les thèmes plus sombres de l’album.
Et « Noir » est français, ce qui ajoute une couche encore plus belle au tout !
Pi :** Exactement ! Le français est une langue si élégante. Lorsqu’on discutait du titre de l’album, on s’est rendus compte que c’était plutôt notre besoin d’avoir plus quelque chose d’une signification sombre, au-delà de juste « Opus ».
Et il m’a semblé que « noir » soit bien plus beau que d’utiliser simplement « dark » ou « black ».
Cela porte une certaine grandeur tu vois…
Je veux dire, c’est un album de trilogie, et il contient une quantité substantielle de matériel..et, de mon point de vue, il y a aussi une qualité remarquable dans ce registre.
Et en fait tu sais, – j’aborde un plus – oui il y a de la quantité, mais nous n’avons pas abordé notre écriture dans l’intention de créer une trilogie..c’était plutôt notre désir d’écrire de très bonnes chansons — tout ce qu’on avait envie d’exprimer à ce moment-là.
Nous n’avons tout simplement pas arrêté d’écrire… Finalement, nous avons été confrontés au dilemme d’avoir trop de chansons pour un album standard..
(Rires)
Impossible d’en “jeter” une, surtout après avoir déjà sorti un double album. On a ressenti le besoin d’aller plus loin, c’est pourquoi nous avons décidé de faire une trilogie.
Cependant, nous l’avons considéré comme une œuvre cohérente, car chaque chanson émerge de la même direction émotionnelle que nous voulions poursuivre. Nous avons terminé les 33 chansons comme s’il s’agissait d’un seul album ; les 3 volumes sont soniquement et émotionnellement cohérents.
Pour répondre à ta question potentielle — oui, tout est déjà terminé (rires). Nous avons même également filmé la majorité de nos clips musicaux. Nous avons été bien occupés en début d’année, même si nous n’avons pas encore beaucoup tourné.
Nous étions concentrés sur ces clips musicaux, et c’est ainsi qu’est né le titre « Opus Noir ». Cela semblait tout simplement si approprié !
:** Cela s’harmonise totalement avec toute l’esthétique autour de Lord of the Lost.
Tu sais quoi ? Je n’allais pas insister sur les deux autres disques (rires); je me suis dit que vous en parleriez quand vous vous sentiriez prêts, mais je prends !
Je suis encore plus impressionnée après ce que tu viens de partager !
Alors, j’étais déjà absolument fascinée par toute cette ‘obscurité’ — tout ce que le groupe incarne. Vous avez proposé des singles incroyables, et maintenant cette fascinante collection de 11 titres. Tu as raison ; il y a énormément à explorer avec 33 chansons au total. Je sais qu’il y avait une 34e qui n’a pas été retenue, et si tu souhaites en parler davantage, n’hésite pas.
:** Je suis tellement à fond sur cet album, la profondeur de la noirceur, les tons mélancoliques, et tout ce que vous y avez tissé..cette atmosphère..tout est magnifique — l’artwork, la couverture, les éditions spéciales… Je n’ose imaginer combien de travail acharné cela a impliqué.
Tu as mentionné que tout est prêt, mais je dois te demander du coup : vous avez dormi durant ce processus ? Et tu vois, c’est pour ça que je vous nomme les Enfants de la Nuit..
(Rires)
Pi :** Ouiii, nous avons bien dormi ! Heureusement, nous pouvons répartir la charge de travail car il y a plus de deux personnes dans le groupe, ce qui est une bénédiction. Nous avons également eu pas mal de temps pour.
On à commencé à écrire activement au début de 2024. Certaines démos avaient été créées auparavant, et je pense qu’une ou deux chansons étaient essentiellement prêtes — elles avaient juste besoin de s’insérer dans le cadre d' »Opus Noir ».
Le processus d’écriture et de production est vaste..bien que l’enregistrement proprement dit prenne le moins de temps, les arrangements, la programmation et la production dans son ensemble constituent une immense part de l’effort..pour tout te dire et partager des détails, je pense que les guitares et les voix ont pris le plus de temps, car l’enregistrement n’était pas consécutif ; c’était étalé dans le temps..
C’est difficile pour la voix d’enregistrer le tout en deux semaines consécutives. Les guitares ont nécessité le plus de jours en studio aussi — huit jours au total.
Pour détailler encore plus : nous avons enregistré 33 chansons en gros en cinq jours, mais nous avons fait des overdubs supplémentaires pour les guitares de retour et ajouté quelques touches de production sur trois jours supplémentaires.
Au final, nous avons enregistré 31 chansons au total (puisque « Lords of Fyre » était déjà terminé et qu’une chanson n’avait pas de guitares).
Mais oui, cela a demandé un travail considérable, et je suis très fier de ce que nous avons accompli !
Même si c’est un projet passion, créer de la musique reste une tâche lourde, et l’on ressent ce poids.
Comme je l’ai mentionné tout à l’heure, nous avons déjà tourné la majorité des clips musicaux — pas seulement pour « Opus Noir Volume I », mais pour tous les volumes prévus dans cette trilogie.
En janvier et février, nous avons consacré de nombreux jours au tournage de différents clips. Nous devions trouver divers concepts, tenues, accessoires et lieux. Tout ça a été comprimé dans une courte période, et j’en reviens à ta question de tout à l’heure, là, disons qu’on à pas beaucoup dormi pendant cette période.
(Rires)
Heureusement, il y a toujours le maquillage pour nous aider ! Nous revenons juste de Finlande où nous avons tourné un autre clip, et nous avons également filmé un clip à St. Pauli à Hambourg il n’y a pas longtemps.
Au bout du compte, c’est un travail, après tout..
:** À qui le dis tu ! les cernes s’acharnent et le makeup nous sauve, donc je comprends parfaitement, mais tout le monde ne bosse pas aussi dur. La dévotion est évidente dans votre travail, la preuve est là quand tu parles du temps et des efforts investis dans chaque détail. Je ne suis pas musicienne, donc il est souvent difficile pour moi de saisir combien d’efforts sont nécessaires pour chaque aspect — cela semble toujours prendre plus de temps dans ma tête, alors, merci pour cette clarification.
:** Parlons de production et de points techniques. Je suis scotchée par la façon dont Benji
et toi vous êtes interconnectés. Quand j’écoute les transitions entre les riffs, notamment les ponts, j’ai l’impression qu’il y a une belle symbiose entre vous deux.
Comment avez-vous décidé qui jouerait quoi ?
Pi :** C’est une histoire plutôt amusante en fait ! Il ne nous a pas fallu longtemps pour le découvrir. Tout d’abord, c’était incroyablement excitant, car c’était notre première fois en studio ensemble, en enregistrant nos instruments — les guitares, plus précisément.
Par le passé, il y a eu des situations où Benji m’a enregistré en train de jouer de la guitare pour nos albums précédents, mais cette fois, nous étions tous deux guitaristes dans le studio. Nous avons donc réfléchi : « Comment voulons-nous diviser les parties ? ».
Au final, nous avons décidé que nous allions chacun jouer un peu de tout. Notre approche était plutôt à l’ancienne ; nous avons créé nos parties de guitare stéréo de manière classique.
Tu sais, les guitares sont doublées, donc nous avions une partie de guitare pour le canal gauche du champ stéréo et une autre pour le droit. Ce que tu entends, c’est que je suis toujours sur le côté gauche et Benji est toujours sur le côté droit.
Ainsi, quand tu écoutes, tu peux distinctement entendre deux joueurs différents dans tes oreilles — c’est moi d’un côté et Benji de l’autre. Voilà notre méthode !
Ce qui aurait pu mal se passer, c’est que ne s’accorde pas parfaitement, que le micro-temps soit décalé, entraînant un peu plus de boulot d’édition.
Heureusement, on s’est rendu compte que notre micro-temps est presque identique, donc il semble oui qu’on forme un bon duo.
Selon Chris, qui a édité les guitares, cela n’a pas pris tant de travail que ça, ce qui a été un soulagement. Mis à part le fait que je suis toujours sur le côté gauche et Benji sur le droit, concernant les guitares lead et les solos, nous prenons généralement ces parties directement des démos, car le son et l’ambiance sont typiquement parfaits pour la chanson.
Il suffit donc de voir qui jouait de la guitare à ce moment-là. Cela a pu être Benji, ou parfois Chris, ou même Corvin, qui s’occupe de nos arrangements classiques et peut également jouer de la guitare. Quand il s’agit des solos, c’est tout simple : celui qui a écrit le solo le joue aussi. Il n’y avait pas d’ego en jeu ; c’était très simple — celui qui avait la guitare la jouait. Pour les guitares rythmiques, nous avons joué tout à deux.
:** Mais en plus ça se voit — cette énergie et cette connexion transparaissent lorsque nous regardons vos playthroughs sur YouTube. On peut vraiment sentir le lien entre vous deux. Votre binôme assure une différence dans ce nouvel album, en particulier dans vos parties de guitare. Vous avez tous les deux apporté quelque chose d’unique cette fois-ci..
Pi :** Je suis tout à fait d’accord avec toi.
:** Cela semble plus heavy; c’est intense et cela paraît venir du cœur, du plaisir de bosser ensemble — pas d’ego comme tu l’as mentionné.
Pi :** Exactement, pas d’ego. Je dois aussi rendre hommage à Benji ; nous l’avons intégré au groupe pour une raison — c’est un atout précieux. Il excelle dans l’écriture de chansons, et nous collaborons ensemble sur des morceaux depuis 2020.
Sans compter qu’il est également un guitariste fantastique, un pianiste talentueux, et il peut chanter aussi. Benji est un musicien complet, et avoir quelqu’un comme lui dans le groupe nous pousse naturellement tous à nous améliorer, que nous le voulions ou non.
Donc, un énorme crédit à Benji pour cela !
:** C’est Absolument génial.
:** En parlant de moments forts, vous avez des collaborations remarquables et importantes sur cet album !
Vous sortez tout juste « Light Can Only Shine in the Darkness », avec Sharon, chanson absolument magnifique ! Vous avez d’autres collaborations également — Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler avec ces différents artistes ?
Pi :** La raison pour laquelle nous voulions collaborer avec eux est assez simple : ils sont tous incroyablement talentueux, et nous pensons qu’ils s’intègrent parfaitement à nos chansons. Nous admirons ce qu’ils font, et pour rester concis, je vais m’en tenir à l’essentiel.
L’idée de base derrière chaque collaboration variait d’un artiste à l’autre. Parfois, la chanson était déjà terminée, et ensuite, nous nous disions : « Tu sais quoi ? Ce serait fantastique d’ajouter des parties de violoncelle de Tina Guo » ou « Ce serait génial d’avoir Whiplasher de Deathstars sur ‘Damage’… ou même Sharon den Adel sur ‘Light Can Only Shine in the Darkness’. » Et tu sais, cette dernière chanson était déjà substantiellement complète dans sa forme initiale, mais elle a été retravaillée pour également s’adapter au style de Within Temptation, espérant que Sharon accepterait de faire une apparition — heureusement, elle a dit oui !
Pi :** Je suis ravi que nous ayons environ 15 invités sur l’ensemble des trois volumes.
:** 15, c’est impressionnant. Cela ajoute vraiment une opulence et une richesse à la trilogie. Tout ce que vous avez investi dedans est impressionnant !
:** C’est chouette !
:** Je réalise qu’on discute mais nous manquons de temps.
Vous continuerez à tourner intensément. L’album est prévu pour sortir le 8 août, et j’essaie encore de décider quelle édition acheter ! Je sais que le coffret est sold out ainsi que beaucoup d’autres dérivés. J’espère vraiment pouvoir au moins obtenir une copie vinyle —
Mais sinon, as-tu envie d’ajouter un message à propos de l’album ou peut-être un message pour vos fans français ?
Pi :** Ohhh.. Oui, je peux vous dire qu’on va se retrouver plus tôt que tu ne le penses !
:** Merci ! Au fait, as-tu ta guitare CYAN Custom avec toi ?
Pi :** Ah mince non… Je suis désolé, non, je ne l’ai pas. On revient tout juste d’un festival et nous allons voler vers la Roumanie, donc tout le matos est emballé..
:** Pas de souci ! Je la verrais quand tu viendras jouer à Paris.
Merci sincèrement de ton temps, et j’adore l’album !
Pour moi, c’est le meilleur album de Lord of the Lost jusqu’à présent. Après avoir entendu l’intégralité, je crois vraiment que c’est votre meilleur. J’ai hâte d’entendre les autres volumes, mais plus que tout, j’ai hâte que tout le monde écoute celui-ci !
Pi :** Oh Merci ! Oui, je ressens la même chose. Merci pour tes mots.
TRACK LIST :
1 Bazaar Bizarre
2 My Sanctuary
3 Light Can Only Shine In The Darkness (& Within Temptation)
4 I Will Die In It
5 Moonstruck (& Stimmgewalt)
6 Damage (feat. Whiplasher Bernadotte)
7 Ghosts (feat. Tina Guo)
8 Lords Of Fyre (& Feuerschwanz)
9 The Things We Do For Love
10 The Sadness In Everything (feat. Anna Maria Rose)
11 Dreams Are Never Alone
LORD OF THE LOST a évoqué un retour aux sources sombres du groupe avec ces trois prochains albums, et c’est un domaine dans lequel ils excellent.
Cet album s’inscrit dans un retour aux sonorités plus sombres, contrastant avec la vibe festive de leur précédent opus, « Blood and Glitter »,
Les Enfants de la Nuit ne sont pas que de l’ambiance gothique et festive et ça me ravit !
L’album **Opvs Noir Vol. 1** s’ouvre avec force sur le morceau cinématographique intitulé « Bazaar Bizarre ». Ce titre claque littéralement l’oreille grâce à ses riffs massifs et à ses orchestrations imposantes. Avec des chœurs saisissants, des grattements de guitare effrénés et un ton symphonique, le morceau alterne entre des couplets dépouillés et des passages plus intenses, créant un contraste saisissant qui capte mon attention. Ensuite, « My Sanctuary » vient calmer le jeu, privilégiant une fibre mélodique qui nous plonge dans une mélancolie palpable. On y découvre le jeu complémentaire des guitaristes Pi Stoffers et Benjamin Mundigler, qui s’échangent les riffs tout en unissant leurs styles. Gared Dirge, quant à lui, utilise la puissance de son synthétiseur pour enrichir le titre. Cette pièce présente un ton légèrement plus apaisé, avec un rythme constant et des couplets presque parlés, tandis que le refrain prend de l’ampleur mélodique.
« Light Can Only Shine In The Darkness », en collaboration avec WITHIN TEMPTATION, se présente comme un puissant hymne. Les voix contrastées de Sharon den Adel et Chris Harms s’harmonisent à merveille, portées par un jeu de guitares bien groovy qui renforcent l’intensité du morceau. « I Will Die In It », mon morceau préféré, offre également une combinaison d’optimisme rythmée, le tout accompagnée d’un clip très goth sublime. Ce titre équilibre la simplicité des couplets et les crescendos émotionnels, mettant en avant des paroles mélancoliques qui laissent une empreinte profonde. La mélancolie s’intensifie avec « Moonstruck », une collaboration avec le groupe a cappella STIMMGEWALT. Ce titre se distingue comme un moment fort de l’album, soutenu par des tonalités mineures des claviers et de l’orgue, conférant une atmosphère résolument gothique. Les chants opératiques et la mélodie fluide du piano créent une ambiance envoûtante. « Damage » insuffle une énergie optimiste, bien que les paroles de ce morceau, interprété par Andreas « Whiplasher Bernadotte » Bergh, le leader de DEATHSTARS, révèlent une certaine noirceur. Se présentant comme une pièce industrielle marquante, « Damage » pourrait bien être l’un des meilleurs morceaux de l’album.
Le morceau « Ghosts » se démarque par l’interprétation unique du violoncelle par Tina Guo. Ce titre associe des voix gutturales profondes à des mélodies hantantes, me transportant dans une expérience immersive. « Lords of Fyre », en collaboration avec FEUERSCHWANZ, fait grimper le niveau d’énergie avec des paroles accrocheuses et une instrumentation intense, annonçant par la même occasion une tournée co-titrée à venir prévue pour l’automne 2025. « The Things We Do For Love » se caractérise par des changements de tempo et de style saisissants. Bien que le refrain soit particulièrement entraînant, la dynamique de la chanson semble osciller entre rapidité et lenteur, créant un effet captivant. Ce titre commence en tant que ballade avant d’évoluer en une pièce puissante et chargée d’émotion.
L’avant-dernière chanson, « The Sadness In Everything,bénéficie d’une apparition vocale enchanteresse d’Anna Marie Rose. Ce morceau met en avant une ligne de basse vibrante et une batterie énergique, soutenues par des chœurs cinématographiques qui renforcent son atmosphère poignante.
Pour clore l’album, « Dreams Are Never Alone » commence avec une intro de cordes et le baryton profond de Chris Harms se déploie avec vulnérabilité, tandis que la ligne « Twinkle twinkle brittle stars » dans le refrain ajoute une dimension de fragilité enchanteresse à la mélodie, offrant un contraste émouvant avec la puissance des guitares.
La richesse de **Opvs Noir Vol. 1** repose également sur ses nombreuses collaborations qui apportent relief et profondeur à cette œuvre ambitieuse. Des invités prestigieux comme Sharon den Adel (Within Temptation) sur la contrastée « Light Can Only Shine In The Darkness, » à Whiplasher Bernadotte sur la dansante et industrielle « Damage, » et enfin à Tina Guo, qui enchante avec son violoncelle sur « Ghosts. » Bien que des échos de vieux albums résonnent, **Opvs Noir Vol. 1** se démarque clairement comme une œuvre unique. Plus raffiné, plus symphonique, et plus habité que jamais, le groupe livre un disque dense et cohérent.
Les morceaux s’élèvent les uns des autres, portés par une production de qualité et une intention claire : nous inviter à accepter notre part d’obscurité tout en nous enveloppant d’un plaid en velours. Aucune fioriture, seulement onze titres taillés pour les grandes scènes ou les cathédrales silencieuses.
PLUS D’INFOS :
Album : OPVS NOIR Vol. 1
Date de Sortie : 8 August 2025
Label : Napalm Records
Production : Chris Harms
Co Production : Corvin Bahn & Benjamin Mundigler
Mixed : Bengt Jaeschke Mastered by Benjamin Lawrenz
Photos Credit : VD Pictures
Sites Officiels : Pre-Order « OPVS NOIR Vol. 1 » here: https://lnk.to/LOTL-OPVSNOIR
Lineup :
Chris “The Lord” Harms (vocals/guitar/violin)
Class Grenayde (bass)
Gared Dirge (keyboards/guitar/percussion)
Pi Stoffers (guitar)
Niklas Kahl (drums)
Benjamin “Benji” Mundigler (guitar/keyboards)