Vecteur Magazine

Ce soir, ce sont les Apocalyptica qui vont se produire sur cette scène historique de l’Olympia afin de fêter l’anniversaire de “Plays Metallica by four cellos”, reprenant les titres mythiques de Metallica les ayant fait connaitre il y a 20 ans.

A l’entrée de cette salle, je me souviens que nous sommes à la date anniversaire des attentats, date pleine d’émotions pour les français, car cela fait déjà 9 ans.

ARCTIS

Mais afin de commencer cette belle soirée, ce sont les Arctis qui ouvrent les hostilités, pour la première fois en France avec une émotion certaine. Un concert organisé par AEG Presents France avec la participation de Replica Promotion .

C’est devant un décor minimaliste, avec juste un Backdrop rappelant leur nom qu’ils se produisent sur cette mythique scène de l’Olympia. C’est sur un fond d’électro/pop que ce groupe finlandais de métal moderne accompagné d’un chant clair, commence la prestation. Quelques instruments typiques de Finlande sont présents sur certains morceaux, apportant une touche de douceur dans ce live énergique. L’entente entre les membres du groupe est tout de même évident, les sourires sont visibles sur les visages, ainsi que le plaisir de se produire sur scène .

La date de ce soir n’étant pas sold-out, c’est devant un public clairsemé et plus ou moins réceptif mais sans pogo ni slam que le concert se déroule.

Après une entracte d’environ trente minutes, le public trépigne d’impatience à l’envie de voir ce quatuor sur scène, malgré les quelques morceaux d’Offspring les faisant chanter en chœur.

APOCALYPTICA

Un voile blanc cachant le décor et la mise en place du groupe est installée, ne laissant deviner seulement que quelques ombres de micro et de batterie.

Il est maintenant 21h15, je vais être obligé de vous parler de ce concert avec le cœur, car c’est la première fois que je vois Apocalyptica sur scène, je suis donc comme la plupart des personnes présentes, je trépigne d’impatience. 

La salle est plongé dans le noir, l’intro commence, la musique du film “le bon, la brute et le truand” résonne puis est reprise en chœur par le public.

Ce voile énigmatique laisse passer quelques flashs de lumière, faisant apparaitre des ombres chinoises de Eicca Toppinen, Paavo Lötjönen, Max Lilja et de Perttu Kivilaakso et le nom Apocalyptica clignotant au rythme de la musique.

Il est 21h20 le rideau tombe enfin, les acclamations du public se font entendre, ne dévoilant qu’un simple plateau lumineux entouré de projecteur, un écran avec quelques animations et le nom du groupe, ainsi que les trois violoncellistes et leur batteur. Mais nul besoin de plus car leur présence scénique est très charismatique.

C’est une communication fluide avec le public, les jeux de regards et de poses avec les photographes sont agréables et challengeantes. Les trois violoncellistes d’Apocalyptica sont incroyables. Tantôt debout, tantôt assis, tantôt arpentant la scène de gauche à droite. Pas une fausse note. Une beauté visuelle et auditive…

Rempli d’humour, les musiciens racontent leur début de carrière et l’importance de jouer ce show sur scène afin de remercier toutes ces personnes qui les soutiennent depuis le début, mais aussi tous les autres. Ils partagent également avec nous des petites anecdotes personnelles, essaient de parler quelques mots de francais, nous sortent des expressions comme “PARIS ne dort jamais” en demandant au public s’il est fatigué.

Concernant le concert, les reprises de Metallica débutent avec “Ride the Lightning” et “Enter Sandman”, avec un public très chaud en ce début de concert. Les morceaux s’enchainent avec “Battery”, “The Call of Ktulu”, “Saint Anger” ne faisant jamais redescendre l’intensité du concert. Mais ce n’est que sur “Master of Puppets” que le public pogote légèrement.

Puis un écrin de douceur vient s’abattre sur cette tempête avec “ Nothing Else Matters”, titre phare de Metallica, qui ne sera chanté seulement que par le public à la lueur des flashs de téléphone, nous donnant cette jolie image de ciel étoilé. Cette perle de douceur, magnifique à voir et à entendre, nous donne la chair de poule et une émotion palpable en cet anniversaire si particulier. Des moments de tendresse se feront même voir dans le public par quelques calins ou des bras sur les épaules.

Vous l’aurez compris, la mélomanie provoquée par la présence de véritables virtuoses sur cette scène est captivante. Je suis tellement absorbée et impressionnée que j’en ai presque du mal à me concentrer sur mon shoot. Je reste ébahi de ce que je viens de voir. Ce sont de veritables artistes à voir et revoir sans modération.

Photos et reports de Marine Techer