Ce vendredi 11 juillet 2025, était le moment à vivre ! Ce n’était pas qu’un concert, c’était une communion au Stade de France. Les âmes de 80 000 fans se sont élevées à l’unisson, réunies sous la bannière de Linkin Park.
Dès les premières notes de « Somewhere I Belong », une vague d’émotions a déferlé, montrant que ce groupe légendaire, revenu d’entre les ombres, n’a rien perdu de sa puissance. Ce show parisien, point culminant d’une tournée européenne frénétique, a tissé un magnifique lien entre nostalgie et renouveau.
Linkin Park, véritable catalyseur d’énergie, a captivé l’audience, et le « Vive la France ! » d’Emily résonnait comme une salutation, prouvant l’intime connexion qu’ils entretiennent avec leurs fans français.
Un report de Cidàlia Païs avec la courtoisie photos d’Anouk Marhoefer
L’année dernière j’ai eu la chance d’assister au concert de Linkin Park à la Défense Arena, et je suis tombé sous le charme. Mais ce 11 juillet, ils ont offert une performance brute, intense et électrisante qui m’a complètement transporté. Leur musique ne sont pas juste des notes, ce sont des énergies qui créent un moment suspendu dans le temps et où leur charisme prend le dessus.
Depuis l’annonce de leur reformation en septembre 2024, Mike Shinoda, Dave “Phoenix” Farrel, Joe Hahn, Brad Delson (à noter, Alex Feder est présent sur la tournée) Colin Brittain et Emily Armstrong, parcourent le monde, remplissant les salles et ajoutant même Munich à leur calendrier pour la finale de la Ligue des Champions !
Et ce n’est pas tout : ils n’ont pas chômé sur le plan discographique. La version instrumentale de « From Zero » et l’édition Deluxe de l’album avec « Up From the Bottom » sont juste incroyables !
Précédés par JPEGMAFIA et One OK Rock, deux premières parties aussi contrastées que percutantes, qui ouvrent le bal sur une soirée transcendante.
19h pétantes, JPEGMAFIA ouvre le bal avec un set abrasif, fusionnant hip-hop expérimental et punk numérique. Seul sur scène, il captive immédiatement le public par son intensité, sautant et hurlant avec ferveur, transformant l’attente en un chaos organisé. Les spectateurs, initialement intrigués, finissent par se laisser emporter par ce tourbillon sonore. Une manière radicale de plonger dans l’atmosphère électrique de la soirée, posant ainsi les bases d’une expérience mémorable.
L’artiste originaire de New York, fera vibrer le stade au rythme de punchlines percutantes et de riffs brûlants. En tournée pour promouvoir son album *I Lay Down My Life for You*, cet artiste, engagé depuis le show à Milan le 24 juin dernier, a récemment sorti la version deluxe de son dernier opus intitulée *I LAY DOWN MY LIFE FOR YOU: DIRECTOR’S CUT* en février 2025, qui fait un véritable carton. Ancien militaire de l’armée américaine, et ancré depuis de nombreuses années dans le paysage musical, le rappeur new-yorkais rassemble sur les plateformes de streaming avec des millions d’écoutes. Il a notamment produit certains titres de l’album *Vultures* de Kanye West, comme « Stars » et « Beg Forgiveness ».
Setlist :
Jesus Forgive Me, I Am a Thot
BALD!
SIN MIEDO
Don’t Rely on Other Men
I Scream in The Mirror Before I Interact with Anyone
1539 N. Calvert
PROTECT THE CROSS
Scaring the Hoes
Either On or Off the Drugs
À 19h50, les lumières s’intensifient pour One OK Rock, qui prend le relais sous un tonnerre d’applaudissements.
Connus et appréciés des fans français, notamment chez les plus jeunes, le groupe japonais offre une performance énergique et dynamique, faisant écho aux racines rock de Linkin Park. Le frontman Taka est en pleine forme, courant et sautant sur scène, interagissant avec une foule conquise. Des morceaux comme « Save Yourself », « Tropical Therapy » et « Dystopia » s’enchaînent avec une précision chirurgicale.
La frénésie atteint son paroxysme lorsque Colin Brittain, le batteur de Linkin Park, fait une apparition surprise en tant que guitariste sur le morceau « We Are ».
Ce moment de complicité sur scène scelle une atmosphère festive et entraînante, préparant parfaitement le terrain pour le grand retour du groupe américain.
Setlist :
Puppets Can’t Control You
Save Yourself
Nasty
Make it Out Alive
C.U.R.I.O.S.I.T.Y.
Tropical Therapy
Dystopia
Delusion:All
We Are
Dès peu avant 21h, le stade est plein à craquer. Les t-shirts floqués du groupe témoignent de la ferveur des fans, qu’ils soient adolescents ou quadragénaires, Linkin Park réussit à rassembler plusieurs générations autour de sa musique intemporelle. L’excitation monte dans le public, et une ola générale se crée. Claironnant à 21h05, un compte à rebours de dix minutes apparaît sur les écrans géants, suffisant pour faire frémir les fans. Les minutes s’étirent, l’ambiance devient de plus en plus électrique, accentuée par l’extrait du générique de « Emily in Paris ». Puis, à 21h15, Alex Feder, Colin Brittain, Dave « Phœnix » Farrell et Joe Hahn montent sur scène, accueillant Mike Shinoda et Emily Armstrong, et une nuée de téléphones portables s’élève, immortalisant cette entrée scénique.
L’énergie du public explose. Peu importe le coucher de soleil qui dessine un ciel aux couleurs braises en toile de fond, la musique s’élève, et il est clair que le groupe est prêt à nous offrir un concert inoubliable. Emily Armstrong, avec sa voix puissante et son charisme indéniable, insuffle une nouvelle dimension au groupe, se mêlant harmonieusement à la voix de Mike Shinoda. Chaque morceau résonne avec une intensité palpable, et les hits s’enchaînent, nous incitant à chanter à l’unisson.
Le set commence avec « Somewhere I Belong », emblématique hymne du groupe, suivi de « Crawling » qui fait vibrer la foule. Au fur et à mesure des morceaux, l’acclamation des spectateurs pour Emily Armstrong se fait de plus en plus forte. Touchée par cet élan d’amour, elle adresse un cœur à la foule. Mike Shinoda, tentant de prendre la parole, se voit interrompu par l’enthousiasme du public. « Vive la France ! » s’exclame alors Emily en français, faisant chavirer les cœurs.
Une Intégration Harmonieuse
La magie enveloppe le Stade de France. La voix rauque et puissante d’Emily s’entrelace à celle de Mike Shinoda, créant une harmonie inédite. Sur « Numb », elle fait frissonner l’assistance, tandis que sur « Faint », elle déclenche une énergie frénétique, et sur « Two Faced », les premiers pogos de la soirée s’organisent. La fosse devient un tourbillon de corps en mouvement, un chaos magnifique.
« Lying From You » fusent dans l’enceinte, suivi du puissant « The Emptiness Machine », un morceau tout juste sorti en novembre 2024. L’atmosphère est débordante de ferveur. Le concert devient un voyage dans le temps, alternant entre les dernières créations et les tubes marquants des années 2000. Chaque hit, chaque riff, est accueilli avec une énergie incomparable. Des circle pits se forment, témoignant d’une communion palpable entre le groupe et ses fans.
« When They Come For Me/Remember The Name » assureront un changement d’ambiance…Emily hurle avec passion : « Let me out, set me free… » lors de « Casualty », énergie palpable. Avec « One Step Closer », elle est rejointe sur scène par Taka de One OK Rock. Ce moment est suspendu dans le temps : leurs voix se croisent et s’entrelacent tandis que 80 000 âmes hurlent en chœur. C’est brut, c’est beau, c’est inoubliable.
Une Scène de Complicité
Mike Shinoda, rayonnant, plaisante entre les morceaux, lâchant quelques mots en français. Il s’approche du bord de la scène, tendant le micro à la foule hilare. Pour leur troisième concert en France depuis leur retour tant attendu, Linkin Park a choisi d’investir l’immense Stade de France, une première marquante qui électrise le public.
La scénographie à couper le souffle allie pyrotechnie, écrans géants et jeux de lumières. Après un moment chargé d’émotion, le groupe interprète une version acoustique inédite de « One More Light », laissant le public dans une atmosphère feutrée, presque solennelle.
Un Public en Ébullition
Avec l’arrivée de la nuit, le spectacle prend une autre dimension. Les lumières dansent au-dessus du stade, tandis que les lasers survolent la fosse et que les confettis tombent sous le rythme de « Bleed It Out », marquant la fin de ce set puissant. Au bout de deux heures, il est clair que ce concert est l’un des meilleurs des trois donnés en France depuis l’automne dernier.
Phoenix, le bassiste, provoque une surprise en descendant dans la fosse, porté par la foule dans un bain de joie. Sur scène, Alex Feder assure tel un métronome, discret mais essentiel, tandis que Joe Hahn, le magicien des visuels et des sons, capte chaque instant avec sa caméra, offrant un regard cinématographique sur cette soirée unique.
Un Hommage Émotionnel
Linkin Park, dans cette formule renouvelée avec Emily Armstrong, crée une alchimie palpable. Chaque regard échangé, chaque riff, chaque silence partagé avec le public témoigne d’une cohésion retrouvée. Les refrains sont chantés en chœur, chaque moment devient un rituel. Un concert, c’est plus qu’un show : c’est un hommage, une guérison collective, un pacte renouvelé.
Ce soir-là, Linkin Park n’a pas simplement joué ; les Californiens ont partagé, vibré et guéri ensemble. Emily Armstrong a prouvé que le groupe est plus vivant que jamais. Le Stade de France, ce 11 juillet 2025, a ainsi vibré au rythme du rock, réunissant un public éclectique dans une communion inoubliable.
Les moments de complicité entre eux, ainsi que les interactions avec le public, ajoutent à l’authenticité de cette performance. Un fan aura le droit de voir sa demande “dessine moi un tatouage” par les soins de Mike.
Merci à Linkin Park pour toutes ses notes remplies de dévotion et d’amour envers les fans, mais aussi à Olivier Garnier, Replica Promotion, Live Nation & Warner Records. Sans oublier Anouk Marhoefer, Live Nation, pour les magnifiques photos !
Mention Spéciale aux 80 000 personnes présentes et qu’on rendu ce sold out Magique !
RDV sur Lyon le 16 Juin prochain !
Setlist :
– Emily in Paris Theme (intro)
– Inception Intro A
– Somewhere I Belong
– Crawling
– Up From the Bottom
– Lying From You
– The Emptiness Machine
– Creation Intro A
– The Catalyst
– Burn It Down
– Stained
– Where’d You Go (Fort Minor)
– Waiting for the End
– Castle of Glass
– Two Faced
– Joe Hahn Solo
– When They Come for Me / Remember the Name
– Casualty
– One Step Closer (feat. Taka)
– Lost
– Over Each Other
– What I’ve Done
– Overflow
– Immigrant Song (Led Zeppelin cover)
– Numb
– In the End
– Faint
Encore :
– Resolution Intro A
– Papercut
– A Place for My Head
– Heavy Is the Crown
– Bleed It Out (w/ Fort Minor verse)