Vecteur Magazine

LES RIFFS DU LUNDI devient notre rendez-vous hebdomadaire.
Retrouvez diverses chroniques de nos rédacteurs sur les sorties de la semaine précédente.

NEMOPHILIA – APPLE OF MY EYE

Label : Masterworks Publishers Inc.

Nouvel opus fraîchement présenté par le désormais quatuor Nemophila, ce APPLE OF MY EYE est certainement l’un des meilleurs albums – sinon le meilleur – des nippones. De la production aux arrangements en passant par une évidemment parfaite exécution, le groupe démontre que le départ d’un de ses membres (Saki, en l’occurrence) n’a affecté ni sa détermination ni sa créativité, bien au contraire. G.O.D avait déjà amorcé ce virage esthétique un peu plus sophistiqué dans la composition et la texture,
préfigurant d’autres titres de cet album tout aussi ciselés comme PROGRESS ou ERROR DETECTION. Cependant, BRAINWASH est là pour nous rappeler que Nemophila n’est pas là pour enfiler des perles. Le son est ultra-lourd et sans aucun répit, avec une caisse claire aussi tranchante qu’une lame de rasoir. Morceau phare incontestable de cet album de 10 titres, il va se hisser sans problème dans tous vos tops 2025, tout comme le reste de cet excellent APPLE OF MY EYE, asseyant un peu plus la stature de Nemophila comme un des groupe féminins de la scène rock les plus importants.

Par Christophe DESCOUZÈRES

THE GREAT OLD ONES – KADATH

Label : Season Of Mist

Le groupe bordelais, THE GREAT OLD ONES est de retour avec un nouvel album du nom de “Kadath”, cité Lovecraftienne, prodigieuse, mystérieuse et probablement inatteignable. Le groupe nous propose là, un voyage dans les contrées du rêve pendant un peu plus d’une heure. Un voyage pour les rêveurs les plus aguerris car oui, ce voyage n’est pas sans risques, vous voilà avertis. Avec “Me, the Dreamer” les premières lignes s’écrivent. Vertigineuses et majestueuses dès les hurlements annonçant “Kadath”. Nous voilà plongés dans les profondeurs de notre subconscient dont il sera difficile d’en sortir tant la puissance de cette bande sonore est d’une beauté dangereuse. Si “Those From Ulthar” et “In The Mouth Of Madness” perpétuent ce sentiment d’être en sécurité dans ce rêve fascinant. Le terrible et superbe “Under The Sign Of Koth” nous rappellera que dans notre quête de l’interdit, le risque s’impose. Mais le risque en vaut largement la peine. Et si la douceur onirique de “The Gathering” ressemble à l’ouverture des portes de “Kadath”, il n’en est rien avec le sublime “Leng” annonçant “Astral Void (End of the Dream)” en guise de conclusion. Force est d’admettre que nous nous sommes laissé prendre au jeu fascinant imposé par THE GREAT OLD ONES avec “Kadath”, magnifique et addictif.

Par Christophe PINHEIRO