STREETLIGHT – Night Vision
Label : Frontiers Records
Arrêtez tout ! Ressortez vos plus belles permanentes car STREETLIGHT est dans la place ! Le groupe suédois d’AOR/melodic rock emmené par le chanteur/guitariste Johannes Häger et ses comparses propose dans ce second album un retour express dans le rock FM des années 80. Imaginez-vous au volant de votre Chevrolet décapotable, votre épaisse chevelure aux mèches décolorées flottant dans l’air vibrant des highways américaines en direction du soleil couchant. Ce Night Vision en serait la bande-son parfaite, vous faisant presque oublier que vous roulez en Twingo et que vous habitez en réalité dans la Creuse. STREETLIGHT vous invite donc à l’évasion tout au long de ces dix titres pimpés aux claviers eighties. Le single « Sleep Walk » ne dépareillerait pas dans l’OST d’un Karaté Kid (ou Cobra Kai). Un solo de synthé, un riff de guitare et vous voilà en train de nettoyer des vitres avec le vieux Miyagi. « Straight to video » sort quant à lui le gros son et ses plus beaux chœurs virils tandis que « Leanna » rappelle les influences de TOTO avec un titre superbement exécuté Donc, si vous aimez le rock à l’ancienne, STREETLIGHT est tout ce qu’il vous faut pour voyager dans vos souvenirs d’adolescence!
Par Christophe DESCOUZÈRES
SEPTICFLESH – Amphibians
Label : Nuclear Blast
L’EP “Amphibians” de SEPTICFLESH transcende le simple format pour devenir une expérience symphonique death metal d’une intensité rare. Ce prélude grandiose à un album complet témoigne de l’évolution incessante du groupe, offrant une immersion artistique de seize minutes captivantes. Dès les premières notes je suis enveloppée dans une atmosphère sombre et d’une beauté grandiose, portée par une composition d’une richesse indéniable. Le titre éponyme résonne comme un rappel puissant de la légende du groupe, avec Seth déployant ses grognements gutturaux signature, contrebalancés par le chant envoûtant de Vayenas. L’intégration magistrale d’éléments orchestraux, notamment la collaboration avec l’Orchestre Philharmonique de Prague, élève l’ensemble à un niveau supérieur. L’orchestration de titres comme “The Experiment” offre un contraste saisissant avec la version originale. “Amphibians” est plus qu’un EP; c’est une exploration profonde et inspirante du metal symphonique, un incontournable pour les amateurs du genre. Une œuvre fastueuse, épique et, hélas, trop brève, qui laisse présager le meilleur pour la suite.
Par Cidàlia PAÏS
NASTY – Black My Heart
Label : Triple B Records
NASTY, groupe de metalcore tout droit venu de Belgique, sort son nouvel EP intitulé “Black my Heart”. Les wallons nous gratifient de six titres au son lourd et aux riffs tranchants comme des lames de rasoirs. S’ils ne sont clairement pas ici pour faire de la dentelle, nos voisins belges n’oublient pas de soigner leurs missiles à destination de nos chastes oreilles. “Talk” se pare de passages rappés, avec la participation de PALEFACE SWISS, qui rappellent les plus belles collaborations d’un PUBLIC ENEMY et ANTHRAX, en beaucoup plus virulent et gras. Ce n’est clairement pas en puissance que NASTY pêche. Matthi au chant transmet toute sa rage dans un growl énervé, une scansion aussi rapide que précise, le tout porté par la guitare de Paddy, la basse de Berry et la batterie de Nash. FTW balance un son pleine face, sans artifice, tout en agressivité pour déboucher sur une outro grasse comme une portion de frites. Le Plat Pays chanté par Brel accouche ici d’un metal tout en relief et vallons. Puissant, maîtrisé, ciselé, cet EP assoit encore plus la place méritée de NASTY au sein de la scène metalcore européenne et internationale.
Hell Yeah !
Par Christophe DESCOUZÈRES