RAGING SPEEDHORN – Night Wolf
Label : Candlelight Music Group
Après cinq ans de silence, « Night Wolf », le septième album studio du sextet britannique, avec son visuel sentant bon la série B eighties défouraille encore de la belle ouvrage avec des riffs lourds et résolument puissants distillés tout au long de ces dix très bons titres. Car dès l’ouverture avec « Blood Red Sky », la bande à Corby impose son groove immergé dans le plomb en fusion tout en faisant bouger les têtes à en rompre les cervicales, tandis que « Buzz Killa » insuffle une bouffée punk aussi fraîche qu’une haleine chargée à la 8.6. Un hymne tout trouvé pour faire hurler les viandes saoules en chœur dans la fosse. Puis arrive l’excellent et rock’n’rollesque « Comin’ in hard », avec un martèlement au piano digne d’un Jerry Lee Lewis transgénique et bourré de stéroïdes, méchamment efficace et qui figure parmi les titres les plus marquants de cet opus de haute volée concocté par nos amis de RAGING SPEEDHORN. Si les deux derniers titres sont un petit cran en dessous du reste, ce « Night Wolf » est absolument réussi et mérite largement toute votre attention. Une mention spéciale pour « DOA » et le titre éponyme « Night Wolf », autres hymnes en puissance prêts à enflammer les circle pits du monde entier.
Par Christophe DESCOUZÈRES
WHITECHAPEL – Hymns In Dissonance
Label : Metal Blade Records
Whitechapel revient à une sonorité brute et implacable qui ravira les fans de la première heure, avec des compositions plus sombres, violentes et imprégnées d’un lyrisme cultiste. Un album entre chaos et groove. Dès l’ouverture avec “Prisoner 666”, le ton est donné : une montée en puissance implacable, soutenue par des riffs tranchants et une tension hypnotique. WHITECHAPEL jongle entre brutalité et subtilité, comme en témoignent “A Visceral Retch” et “Hate Cult Ritual”, où l’agressivité se mêle à des passages mélodiques pesants. Le groove s’invite sur “Bedlam” et “Mammoth God”, tout en conservant une lourdeur caractéristique du groupe. Enfin, “Nothing Is Coming for Any of Us” vient clore l’album avec une intensité émotionnelle rare, mêlant désespoir et grandeur épique. Des performances à couper le souffle. Ici, Phil BOZEMAN repousse ses limites vocales, variant entre cris viscéraux et growls abyssaux, tandis que Brandon ZACKEY insuffle à la batterie un dynamisme redoutable, alternant rapidité et groove avec une aisance déconcertante, sans oublier que Ben SAVAGE livre des riffs ciselés, où transparaissent des influences allant du punk au black metal, tout en conservant cette essence deathcore tranchante. Un album taillé pour le live. “Hymns in Dissonance” s’impose comme l’un des albums les plus lourds et chaotiques de leur discographie. Il équilibre intelligemment brutalité et passages plus aériens, offrant une intensité sonore parfaite pour les performances scéniques. WHITECHAPEL signe ici un retour aux sources, tout en gardant une maturité musicale qui les distingue. Un opus brut, sombre et implacable, qui marque une nouvelle étape dans leur évolution.
Par Cidàlia PAÏS