LEAP – Entropy
Autoproduction
‘‘Over & Out’’ et sa batterie donne le ton de l’album : un rythme déchaîné que l’on retrouve dans chaque titre. ‘‘Play Dead‘’ est accrocheur avec son instrumentale qui accompagne une voix empreinte de sensibilité. ‘‘Do or Die” et “Messages’’ se distinguent avec leur tempo plus lent, dégageant une douce mélancolie presque réconfortante. “Waste Your Love‘’ incarne ce que le groupe désire transmettre : une échappatoire. On y perçoit le côté rebelle et chaotique de leur vision du rock‘n’roll. ‘‘The Downfall’’ nous prépare au dernier morceau avec ses notes épiques et tragiques. L’ensemble des compositions donnent l’impression de courir sous une pluie torrentielle à la poursuite de notre raison d’être.”Eclipse’’ monte en puissance dans un crescendo saisissant, accompagné par des paroles frappantes chantées à cœur ouvert. Malgré son univers brut à l’image du spleen, LEAP nous montre comment guérir nos
blessures. Entropy est un refuge pour qui veut l’entendre, et prouve que la musique et les concerts – surtout les leurs – sont un bouclier face à nos pensées les plus sombres.
Par Alexia Samsonoff
STEVE ´N’ SEAGULLS – Dark Side Of The Moo
Label : Playground Music Oy
Les talentueux fermiers finlandais sont de retour avec un nouvel album. Habitués aux reprises de rock/metal à la sauce folk/country, le groupe confirme une nouvelle fois leur dextérité à s’accaparer ces standards. Mais loin de cantonner STEVE ´N’ SEAGULLS à un simple groupe de reprises, ils prouvent qu’ils sont aussi adroits dans la création originale. En témoigne « Seagulls And Moonshine » ou encore l’excellent « The Signals From The Past ». Ce dernier s’offre même un passage au saxophone de très bon goût, en plus d’un rythme entêtant. Un titre très eighties. Pour ce qui est des reprises, pas de révolution par rapport à ce que le groupe nous offre depuis la sortie du premier album « Farm Machine » en 2015. C’est efficace, ça appelle à taper du pied. La reprise de « Number Of The Beast » des mythiques IRON MAIDEN reste l’une des plus réussies et semblable à l’originale. Là où « Freestyler » de BOOMFUNK MC’S n’a pas réussi à m’embarquer. « Don’t Fear The Reaper » de BLUE OYSTER CULT, quant à elle, m’a agréablement surpris avec ce passage parfait pour une danse de salon sud-américaine. Je ne peux terminer cette chronique sans parler de la reprise du plus grand groupe de métal français GOJIRA. S’attaquer au répertoire de ce groupe ne doit pas être un exercice facile et pourtant nos amis finlandais ont largement réussi. Déroutante à la première écoute, mais après avoir appuyé plusieurs fois sur le bouton « repeat », on se laisse très vite charmé par ce titre. En résumé, « Dark Side Of The Moo » n’est pas innovant si vous connaissez l’univers du groupe. Même s’il réserve de petites subtilités. En revanche, vous passerez un agréable moment à son écoute. 10 titres pour 34 minutes, ça passe très vite. Vous vous surprendrez sûrement à appuyer de nouveau sur « play ». En revanche, si vous ne connaissez pas, foncez les yeux fermés… et les oreilles grandes ouvertes.
Par Christophe Pinheiro