HIMALAYAS – Bad Star
Label : Nettwerk Music Group
Himalayas revient en force avec cet album dans lequel les morceaux sont tous autant
addictifs les uns que les autres. On y retrouve l’essence même du groupe, qui est un doux et puissant mélange entre Royal Blood, Muse, Foo Fighters ou encore Arctic Monkeys. On voit une nette évolution depuis leur premier opus : cette fois-ci, ils innovent avec des rythmes encore plus dynamiques. Et ce n’est pas pour déplaire ! “Beneath The Barrel” commence doucement l’album, puis les guitares explosent à la fin, donnant cette touche si mystique propre à Himalayas. Une montée d’énergie crescendo qu’on retrouve dans presque tous les morceaux, nous tient en haleine et ne nous lâche pas. “Cave Paintings” sort du lot de par son instrumentale trépidante, tandis que “Heavy Weather” nous surprend de par ses guitares riffs obsédants. Quant à “Surrender”, son côté épique nous plonge encore plus dans l’ambiance révoltante de l’album. C’est donc un sans faute pour le groupe, qui trouve toujours les bons accords pour nous raconter une histoire : celle d’un homme qui fait face au désastre d’un monde qui sombre. Mais tout comme leurs chansons, il y a de la beauté même dans le chaos.
Par Alexia Samsonoff
BILLY IDOL – Dream Into It
Label : BFI Records
Figure du punk avec Generation X puis du rock, Billy Idol a trimballé sa moue provoc’ et sa dégaine glam tout au long des années 80, enchaînant les tubes tels Rebel Yell ou Eyes without Faces. Celui qui était alors pressenti pour interpréter le T1000 dans Terminator 2 était en pleine ascension jusqu’aux abords des années 90. Mais suite à un accident de moto, le chanteur va connaître l’enfer de la drogue et traversera ces
années entre cures de désintox et échecs musicaux. La renaissance viendra avec les années 2000 et son tout premier Hellfest en 2015. Que vaut donc ce Dream Into It ? Comme dit plus haut, il s’agit du bilan d’une vie tumultueuse,
avec son lot d’erreurs et de rédemptions, d’espoirs et de désillusions. L’ambiance est
résolument années 80, très efficace, avec finalement un son très caractéristique du bonhomme. Des guests notables comme Joan Jett ou Avril Lavigne viennent prêter main forte au crooner peroxydé. La voix est encore là, plus rocailleuse mais toujours aussi profonde. Mais si un titre devait à lui seul résumer cet album, ce serait Still Dancing, miroir de son tube intemporel Dancing with Myself, et ce vers : I still dancing, but now, I’m in control. Notre punk grimaçant semble avoir trouvé la paix et cela méritait bien un album, l’apaisement devenant aujourd’hui une denrée plutôt rare.
Par Christophe DESCOUZÊRES