Chaque vendredi, on monte le volume.
Dans cette rubrique, on passe des albums au crible : nouveautés immanquables, coups de cœur de la rédaction ou tout simplement une bande son pour accompagner votre week-end…
Un rendez-vous hebdomadaire pour faire exploser les décibels.
THE MOLOTOVS – Wasted On Youth
Label : Marshall Records
Armés de quelques singles et de prestations scéniques remarquées, THE MOLOTOVS débarque d’Outre-Manche avec un premier album très attendu.
Alors, véritable phénomène ou feu de paille ?
‘Wasted On Youth’ démontre que les londoniens en ont sous le pied. À la première écoute, difficile de renier ses racines britanniques, tant les références sont nombreuses. Le style des anglais oscille entre punk rock et indie rock. Les titres sont courts et efficaces, rien n’est superflu. Du direct “Get a Life” au posé “Nothing Keeps Her Away”, le groupe sait se réinventer titre après titre. Toute la classe anglaise est mise en valeur avec une mention spéciale aux tubes “More More More” et “Newsflash” pour l’énergie débordante.
Le genre n’est pas réinventé, mais ‘Wasted On Youth’ nous rappelle que peu importe les modes, le rock est intemporel.
Seul le temps nous dira si THE MOLOTOVS est un phénomène, mais en attendant, il serait dommage de passer à côté de ce très bon album. Bravo !
Par Christophe Pinheiro
URNE – Setting Fire To The Sky
Label : Spinefarm Records
URNE revient avec un troisième album qui les hisse au rang de force motrice dans la scène métal moderne. ‘Setting Fire To The Sky’ est un disque de transition assumée, où la rage introspective de “A Feast on Sorrow” cède progressivement la place à une forme de résilience mélodique et de foi en la scène elle‑même. Dès “Be Not Dismayed”, l’intention est claire : mélanger l’énergie brute de METALLICA ère 80’s, la puissance structurée de MACHINE HEAD et la complexité rythmique de GOJIRA, tout en gardant une identité très marquée. Le titre sert aussi de manifeste inclusif, invitant les jeunes fans à ne pas se sentir écrasés par l’image parfois intimidante du metal. L’album alterne entre grooves lourds, “Weeping to the World” , progressifs et, ambitieux comme dans “Harken The Waves” et ses neuf minutes épiques avec Troy Sanders de MASTODON, et moments plus mélancoliques et cinématographiques comme le sublime “Breathe”, avec Jo Quail au violoncelle. La production de Justin Hill (SikTh) apporte une clarté rare dans le genre, sans sacrifier la sauvagerie rythmique ni la profondeur des riffs. Entre hymnes cathartiques et épopées métalliques, on trouve “Setting Fire To The Sky”, mon coup de cœur, le morceau titre, qui dessine une carte du monde intérieur : douleur, colère, mais aussi beauté, mélancolie, et cette lumière qu’on finit par accepter. URNE devient le feu central, celui autour duquel on se rassemble, se brûle, et finalement, se relève, comme dans “The Spirit, Alive”. ‘Setting Fire To The Sky’ est une étape décisive dans la carrière de URNE.
Par Cidàlia Païs