Vecteur Magazine

LES DÉCIBELS DU VENDREDI

Chaque vendredi, on monte le volume. 

Dans cette rubrique, on passe des albums au crible : nouveautés immanquables, coups de cœur de la rédaction ou tout simplement une bande son pour accompagner votre week-end…

Un rendez-vous hebdomadaire pour faire exploser les décibels.

LETHALCORETears
Label : Lethalcore

 

Avec des influences comme Trivium, In Flames et Bullet For My Valentine, LETHALCORE pose d’emblée les bases d’un univers solide et efficace. L’EP, porté par Emmanuel Devorst, propose une musique à la fois puissante et mélodique, qui capte dès les premières notes. Des riffs terriblement accrocheurs viennent s’ancrer instantanément en tête et raviront les amateurs de death mélodique des années 90. L’ensemble repose sur un savant équilibre entre guitares brutes et incisives, et envolées plus aériennes qui apportent relief et intensité.

Les solos, à la fois techniques et entêtants, s’inscrivent naturellement dans les compositions et renforcent leur impact sans jamais les alourdir. Le tout est sublimé par un scream habité, teinté d’une sensibilité presque emo, qui ajoute une vraie dimension émotionnelle à l’ensemble. Tout en contrastes et habilement composé, l’EP se révèle aussi cohérent qu’immersif. Une première proposition marquée, qui laisse entrevoir un groupe inspiré, déjà bien affirmé, et prêt à s’imposer sur la scène metal moderne.

Par Rebecca Luxea

WAGE WAR – IT CALLS ME BY NAME 

Label : Fearless Records 

 

WAGE WAR frappe très, très fort dès les premières secondes de “SONG OF THE SWAMP”. Les instrumentales sont toutes aussi agressives que les growls, qui rythment l’entièreté de l’EP. “BLINDFOLD” apporte un vrai contraste, où on retrouve leur côté plus mélodique. Cette lumière est de courte durée, avant de nous entraîner de nouveau dans les ténèbres où les gros riffs sont maîtres. “IT CALLS ME BY NAME” nous plonge dans des eaux troubles et menaçantes, notamment dans “PURIFY ME”. Ce dernier morceau clôt l’EP dans une ambiance encore plus féroce, créant même une boucle, facilitant l’écoute du projet encore et encore. A ne pas s’y méprendre de ce format plus court, WAGE WAR montre qu’il peut facilement tout casser en quelques minutes. 

Par Alexia SAMSONOFF