Chaque vendredi, on monte le volume.
Dans cette rubrique, on passe des albums au crible : nouveautés immanquables, coups de cœur de la rédaction ou tout simplement une bande son pour accompagner votre week-end…
Un rendez-vous hebdomadaire pour faire exploser les décibels.
YÜ – The Calling
Label : M&O Music
L’album s’ouvre sur “Kings” annonçant immédiatement la couleur d’un bon et solide rock/stoner, puissant et nuancé rappelant Royal Blood. Leur univers puise dans des sonorités très américaines, mêlant riffs accrocheurs et grooves typiques du rock outre-Atlantique.
Et la voix unique de Noémie ajoute une folie contagieuse, un souffle d’énergie pure qui électrise chaque note.
Un mélange audacieux de Chelsea Wolfe, Courtney Love ou Juliette Lewis, à la fois sombre, intense et irrésistiblement charismatique.
Le duo complètement atypique composé de Noémie à la batterie ainsi qu’au chant et de Yoann à la guitare. Ensemble, ils créent une énergie à la fois brute, torturée et délicieusement enragée.
Il s’en dégage une urgence sincère, viscérale, qui semble jaillir directement des tripes. Leur rock moderne défie les codes, jouant avec les attentes et surprenant à chaque instant.
Le titre “Kiss the dog” fait partie des morceaux difficiles à oublier, tout comme “Burning Dreams” qui lui résonne comme un hymne entêtant, vibrant et plein de fougue ! Un groupe qui fait bouger, assurément vous ne pourrez pas rester immobile en écoutant !
Par Rebecca LUXEA
MDNS — DRACHE!
Label : WAGRAM Music
Et si on s’énervait pour oublier les mauvaises nouvelles que l’on voit quotidiennement aux informations ? C’est ce que nous propose l’artiste punk français MDNS avec son EP “DRACHE!”. Les rythmes déjantés nous emparent, tandis que les paroles nous crient une vérité sans filtre ni cache misère.
“ON TRAINE!”, plus calme, dévoile de très belles notes mélodiques de la guitare électrique. La voix, plus douce, ne cache pas pour autant sa colère, tout en ressentant une détresse forte.
“ENFANTS DE MA VILLE!” montre qu’il n’est plus question pour la nouvelle génération
d’être passée sous silence. Il est l’heure de s’affirmer, et on a une belle bande son pour le faire. “JSUIS PAS MORT SI J’ESSAYE!” est le titre le plus puissant. Les instrumentales et le chant traduisent une volonté de mettre un pied après l’autre.
Durant 17 minutes, MDNS invite ses auditrices à rejoindre la rébellion en cours. Ce qu’il faut retenir : il y a encore de l’espoir, mais ce ne sera qu’ensemble qu’on pourra trouver de jours meilleurs.
Par Alexia SAMSONOFF
The New Flesh – Sylosis
Label : Nuclear Blast Records
*The New Flesh*, septième album de Sylosis, marque une véritable mue : le quatuor y conjugue une maîtrise technique affirmée avec un métal à la fois mature et féroce, taillé pour la scène. Dès “Beneath The Surface”, Josh et Conor y imposent un entrelacs de riffs acérés entre thrash, metalcore et mélodeath, soutenu par une batterie chirurgicale d’Ali et un groove massif assuré par la basse de Ben. Chaque morceau semble conçu pour provoquer moshpits et chœurs hurlés, sans jamais sacrifier la précision d’écriture. Entre l’urgence compacte d’“All Glory, No Valour” et la pesanteur de “Lacerations”, Sylosis joue sur la tension et la libération, mêlant rigueur rythmique et clarté sonore. Côté production, Josh Middleton reste fidèle à l’accordage standard, faisant naître la lourdeur de la densité plutôt que de la fréquence. Des titres comme “Adorn My Throne” ou le touchant “Everywhere At Once” élargissent la palette vocale de Josh vers le mélodique et l’émotion, avant que “Circle Of Swords” ne réaffirme la brutalité pure. *The New Flesh* incarne ainsi une renaissance : plus directe, plus viscérale, et d’une maîtrise éclatante.
Cet album est IMPLACABLE ! Un 10/10
Par Cidàlia PAÏS
MOTHICA – SOMWHERE IN BETWEEN
Label : SharpTone Records
Le combat contre la vie est toujours intense et pénible. Le nouvel EP de MOTHICA est donc là pour dépeindre la douleur derrière les sacrifices à faire pour atteindre un long fleuve tranquille.
« Somewhere In Between” évoque comment la chanteuse a réussi à ne plus éviter ses émotions, notamment en se libérant de ses addictions.
Les instrumentales de “Evergreen Misery” sont très lourdes et enivrantes.
La voix, claire, crée un doux contraste avec des paroles qui prouvent d’un quotidien amer. “Save Your Roses” mélange un côté pop affirmé avec des guitares colériques. Cette recherche artistique qui tend cette fois-ci vers un univers plus sombre et heavy, est très recherchée. On l’entend surtout dans “WEAPON”, où les sonorités électroniques harmonisent le tout.
Ce nouveau projet de MOTHICA sonne comme une revanche, où chaque cicatrice est une victoire à arborer fièrement.
Par Alexia SAMSONOFF