Par Christophe Pinheiro
À quelques jours de la sortie du dixième album de LACUNA COIL, j’ai eu l’immense privilège de m’entretenir avec Andrea FERRO. Le temps de plonger dans « Sleepless Empire », l’évolution du son du groupe vers une création plus contemporaine mais également de la transition du monde analogique vers le monde numérique et de tous les effets que cela engendre.
Votre nouvel album, « Sleepless Empire » sortira le 14 février. Dans quel état d’esprit es-tu à quelques jours de la sortie de cet album ?
Nous sommes très excités, évidemment, parce que cela fait un moment que nous n’avons pas sorti un nouvel album. C’est notre album numéro dix. C’est une chance de pouvoir sortir dix albums. Nous avons hâte que les gens l’écoutent et qu’on puisse commencer une tournée pour le promouvoir. En ce moment, beaucoup de choses se passent en même temps. Nous venons de tourner une vidéo, il y a deux jours. C’est les grands moments de folie avant la sortie d’un album, il y a beaucoup de choses à penser en termes de logistique. C’est excitant et fatiguant en même temps.
Quelle est la genèse de cet album ?
On a commencé à travailler dessus, il y a plus ou moins un an et demi. Avant ça, on avait fait une sorte de célébration pour les vingt ans de notre disque « Comalies ». Et ça nous a offert la possibilité de travailler sur quelque chose de nouveau sans la pression d’un nouvel album. Mais aussi, après la pandémie, de recommencer à travailler en face à face, en retournant en studio, en faisant des tournées… On est donc revenu à une routine normale de groupe. Et ça a en quelque sorte ouvert le flux d’inspiration en nous. Et une fois qu’on avait le titre et un petit bout du visuel du disque, car c’est comme ça qu’on travaille, même si ça peut changer avant la finalisation de la pochette. Mais au moins on a quelque chose sur quoi se concentrer, surtout pour Marco (COTI ZELATI) notre bassiste qui a besoin de ça pour commencer l’écriture. Une fois qu’on avait ça, on a vraiment commencé à travailler correctement sur ce disque. Mais ça nous a pris beaucoup de temps pour le terminer.
Marco a dit que cet album est très cinématographique, que la partie orchestrale pourrait être une bande originale de film. Je suis complètement d’accord là-dessus. Cette partie orchestrale est fabuleuse, comme tout le reste de l’album d’ailleurs. Est-ce que ces passages servent de point de départ à votre création, ou est-ce que ce sont plutôt des éléments que vous ajoutez plus tard ?
Le titre de l’album, on l’avait déjà, et c’était plutôt comme une observation de la société. Ce n’est pas vraiment une critique, mais plutôt une observation du fait que nous sommes dans cet empire avec beaucoup d’offres. Par exemple, il y a beaucoup de musique tous les jours, beaucoup d’émissions de télévision, beaucoup de jeux vidéo, beaucoup de connectivité, de streaming, de possibilités sur Twitch par exemple. À tel point que nous sommes en quelque sortes « zombifiés » devant l’écran 24 heures sur 24. Même la nuit, on a tendance à toujours être sur nos téléphones. C’est donc un problème pour la nouvelle génération, mais aussi pour nous. Je pense que le seul avantage que nous avons est le fait qu’en étant plus âgés, nous avons pu découvrir le monde avant internet, avant toute cette vie en ligne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Et cela nous a donné un bon équilibre pour comprendre que parfois, il vaut mieux garder certaines choses pour soi, et d’autres que l’on peut mettre en ligne en utilisant les réseaux sociaux. Nous utilisons beaucoup les réseaux sociaux, mais nous avons un équilibre entre ce qui peut être fait dans la vie réelle et ce que l’on peut simplement apprécier et montrer sur Internet. Donc je pense que cette vitesse à laquelle on est toujours en ligne perturbe un peu la nouvelle génération et crée une sorte de société un peu instable. De plus, la société en général a tellement changé depuis seulement quinze ans. Et le monde est un endroit très instable, fou, différent. C’est une observation de la réalité telle qu’elle est aujourd’hui. C’est le point de départ. Mais chaque chanson a évidemment des sujets un peu différents. Ce n’est pas un album concept classique où chaque chanson fait partie de la même histoire. C’est plus un thème commun comme tu le dis. Et si c’était un film, ce serait une bande-son différente à certains moments de l’histoire, avec différents personnages.
Justement à propos des thèmes abordés, notre génération vit dans cette transition du monde analogique vers le monde numérique. Pour vous, artistes, c’est un excellent média promotionnel. Pour nous, médias, c’est une obligation de s’adapter pour ne pas disparaître du paysage médiatique. Vous qui connaissez ces deux époques, regrettez-vous la période où tout cela n’existait pas, un temps où la promotion se faisait par les magazines papier ?
Eh bien, c’est bon et mauvais dans les deux périodes, je pense. Tu sais, tout n’était pas excellent avant, et tout est nul maintenant. Il y a des choses qui étaient bien avant, bien mieux que maintenant, mais il y a aussi des choses qui étaient pires. Donc je ne regrette rien parce que je suis le courant. La vie est différente aujourd’hui par rapport à ce qu’elle était il y a dix ou vingt ans. C’est comme ça, on ne peut rien y faire. Certaines choses me manquent. Plus particulièrement les magazines papier. J’aime toujours acheter un magazine avant de prendre l’avion et de le lire tranquillement. Et de nos jours, on peut acheter un livre, mais beaucoup moins de magazines. Des choses comme ça me manquent. Mais d’un autre côté, il y a les jeux vidéo pour jouer, ou vous pouvez toujours envoyer un message depuis l’avion. La technologie a donc rendu notre vie plus facile de bien des façons. Mais elle nous a aussi enlevé beaucoup de choses que nous aimions quand nous étions petits. Donc il y a du bon et du mauvais. J’ai l’impression que la société évolue un peu trop vite de nos jours. Et de cette façon, il est impossible d’établir des règles. Même si je ne suis pas une personne carrée. J’aime aussi parfois transgresser les règles. Mais je pense que la société a besoin de règles… des règles de base pour être en vie et avancer. Et avec cette vitesse, il est très difficile d’établir des limites, des règles, des réglementations, car tout a changé. Et il est peut-être déjà trop tard. Car une fois que vous avez établi des règles, elles sont souvent, déjà inutiles. Je pense donc que c’est le problème de la société moderne et pourquoi elle est tellement déstabilisée. Parce que la vitesse change tout, ça va trop vite et les gens n’ont pas le temps de s’adapter assez vite. Il y a aussi une réalité qui est représentée sur les réseaux sociaux mais qui n’est pas la réalité, la plupart du temps. Souvent, les gens mettent leur meilleure photo, les meilleurs moments, la meilleure nourriture, les meilleures voitures… Mais la vie ne consiste pas toujours à avoir les meilleures choses ou à avoir la meilleure apparence. La vie consiste aussi à avoir une mauvaise apparence quand vous êtes fatigués ou n’importe quoi d’autre. Mais ça, vous ne voulez pas le montrer. C’est surtout pour les jeunes, en particulier. Pour la jeune génération, cela peut être trompeur. Parce qu’ils vont se poser tout un tas de questions. Pourquoi je ne suis pas aussi beau ou belle ? Pourquoi je ne suis pas si bien ? Pourquoi je ne vis pas cette vie ? Pourquoi je n’ai pas ces colliers qui coûtent aussi cher ou je ne sais quoi d’autre. C’est comme ça que vous créez beaucoup de confusion chez les jeunes, en particulier, parce qu’ils n’ont pas l’expérience nécessaire pour faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Nous, nous sommes plus expérimentés, donc nous en savons un peu plus sur ce sujet. Mais il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire, il n’y a aucun moyen de ralentir ou de changer les choses. Nous devons nous adapter aux changements tout autant que l’industrie de la musique et nous devons nous adapter pour passer de la vente de CD ou de vinyles à la musique en streaming… C’est comme ça. Il y a du bon et du mauvais. Mais tu sais, je pense qu’une chose ne se démodera jamais, c’est la qualité. Il y a encore vingt ans, vous aviez, disons, peut-être trente ou quarante groupes chaque année où vous vous disiez, wow, c’est un super nouveau groupe. Et vous aviez peut-être une offre de 10 000 groupes. Aujourd’hui, vous en avez peut-être 100 000 chaque année, même si vous avez toujours ces 40 grands groupes. Parce que la qualité n’est pas quelque chose que vous pouvez produire si facilement. De nos jours, évidemment, les standards sont plus élevés parce que tout le monde peut apprendre juste en regardant une vidéo sur YouTube, tout le monde peut enregistrer avec du matériel à la maison. On peut avoir du super son, un super son de guitare, un super son de batterie, un super mix… Mais l’originalité d’un groupe, la personnalité et la qualité de l’écriture des chansons ne sont pas des choses qui viennent rapidement. C’est quelque chose que tu apprends avec le temps. Et nous avons eu la chance de grandir à une époque où tu pouvais faire deux bons disques avant d’en faire un troisième, nous avions le temps de faire nos propres erreurs avant de développer notre son, notre personnalité. Et de nos jours, c’est très compliqué.
C’est en quelque sorte l’expérience. En prenant ton temps, tu évolue et gagne en expérience, ce qui est important, je pense.
Oui, très important. Et ce n’est pas quelque chose que tu peux accélérer pour avancer plus rapidement. Il n’y a aucun moyen d’accélérer la vie. Tu dois la laisser et apprendre et de tes erreurs pour grandir.
C’est intéressant parce que musicalement, dans cet album, on retrouve le son de LACUNA COIL tout en apportant un côté plus moderne, plus metal, plus direct. Les morceaux sont très énergiques. Était-ce une volonté de votre part de faire cet album avec cette touche de modernité ?
Oui, j’ai aimé l’idée de sortir un album qui est contemporain. Évidemment, ça a du sens en 2025, ça a du sens dans le monde actuel. Évidemment, nous ne sommes pas un jeune groupe, donc on ne peut pas ressembler à BAD OMENS ou SPIRITBOX. On traîne notre passé avec nous. Et je pense que cet album est un compromis entre notre histoire, notre son et nos traditions à faire certains arrangements, certaines mélodies et créer de nouveaux grooves. Donc je pense que c’est un bon équilibre entre les deux. Mais c’est important pour nous de faire quelque chose qui a du sens quand on le sort. Je pense qu’il y a certains groupes qui peuvent répéter leur formule, et ça marche très bien pour eux, comme AC/DC ou IRON MAIDEN. Ces groupes répètent en quelque sorte une très bonne formule, et ils la bonifient tout le temps. Mais pour nous, des groupes comme nous, on doit essayer d’autres choses. Même si on garde notre son. Nous n’allons pas changer complètement, mais je pense que dans chaque album qu’on a sorti, il y a toujours une petite différence. Nous trouvons ça naturel.
Ma chanson préférée de cet album est « Oxygen ». La vidéo est excellente. Comment ce titre est-il né, et de qui parlez-vous dans cette chanson ?
L’idée de base, c’est une sorte de contraste relationnel. Nous essayons toujours d’élaborer nos textes de manière à ce que tout le monde puisse s’y identifier. Nous partons de la réalité, mais nous écrivons ensuite d’une manière plus extensible. Cela peut évidemment être un contraste dans une relation, ça peut être une relation de travail, une relation amoureuse, d’amitié… C’est un contraste entre deux parties dans lesquelles l’une des deux se sent étouffée par cette relation. Et puis elle essaie de s’élever et de respirer, en s’échappant de cette réalité pour trouver une nouvelle voie. Même si nous écrivons des choses assez sombres, nous essayons toujours d’y mettre des pensées positives. Comme une sorte de lumière au bout du tunnel.
Comment travaillez-vous sur l’écriture des paroles avec Cristina SCABBIA ? C’est un travail d’équipe où chacun travaille de son côté ?
On collecte beaucoup de phrases, même séparément, des titres, des phrases possibles pour des titres, des phrases que nous aimons… Et puis, quand on travaille la ligne vocale, on met déjà des phrases qu’on aime dedans, et ça donne aussi le sens de la chanson. Donc on a des sujets, quelques idées, mais qu’on ne développe pas nécessairement avant d’avoir fini la mélodie vocale. Et puis on finalise ensemble les parties. Parfois, ça peut être plus mes phrases sur un morceau qu’on élabore ensemble, plus tard. Ou parfois c’est la phrase de Cristina et ensuite on l’élabore ensemble. Parfois, on déconstruit complètement les mots. C’est donc un long processus. C’est la partie la plus difficile pour nous, c’est de finir les paroles parce que nous voulons vraiment être aussi bons que possible en tant que paroliers. Et nous devons beaucoup réfléchir, beaucoup changer les parties et essayer. Mais parfois les paroles sonnent bien, et on ne veut pas les changer parce qu’elles sonnent déjà bien avec la mélodie. Nous sommes très fiers de la façon dont nous avons progressé dans l’écriture des paroles, surtout parce que notre langue maternelle n’est pas l’anglais. Nous avons beaucoup appris et travaillé avec un producteur comme Don GILMORE pour des disques comme « Shallow Life « et « Dark Adrenaline ». Il nous a beaucoup appris sur l’écriture des paroles parce qu’il a travaillé avec LINKIN PARK, sur « Hybrid Theory » et « Meteora » par exemple. Et cette façon d’écrire des chansons et des paroles est géniale. Cela entraîne vraiment l’auditeur dans l’histoire. Nous avons donc beaucoup appris en travaillant avec lui. Il a vraiment fait progresser notre jeu sur les paroles et en comprenant l’importance des paroles. Parce que certaines personnes peuvent dire qu’on n’écoute que la mélodie, mais ce n’est pas vrai parce que beaucoup de gens se concentrent aussi sur les paroles, et elles sont vraiment importantes dans la chanson.
Dans cet album, on retrouve deux collaborations. Une avec, Ash COSTELLO (NEW YEARS DAY), sur le morceau « In The Mean Time » et Randy BLYTHE (LAMB OF GOD), sur « Hosting The Shadow ». Comment en êtes-vous venus à collaborer avec ces deux fabuleux artistes ?
Randy est un ami de longue date. Nous l’avons rencontré pour la première fois au Ozzfest 2004 aux Etats-Unis. Et depuis, nous nous croisons souvent. Nous avons fait des tournées ensemble en Amérique du Sud, en Australie, dans différents endroits, dans des festivals, et nous sommes toujours restés amis. Nous sommes de grands fans de LAMB OF GOD. Randy est un grand fan de LACUNA COIL. Donc, quand il a terminé sa tournée européenne l’année dernière, il est venu à Milan. Nous avons passé quelques jours ensemble, nous sommes allés voir une exposition de photos ensemble, nous sommes allés dîner avec sa petite amie et ma femme. Nous sommes de grands amis au-delà de la musique. Nous avons des échanges sur WhatsApp pour divers sujets comme des blagues… C’était donc un choix naturel de lui demander. Il fait partie de la famille. Nous lui avons donc simplement demandé de participer à l’album. Il a adoré l’idée. Il nous a envoyé immédiatement les parties. Il a même ajouté quelques arrangements personnels qui rendent la chanson encore plus intéressante. Il était absolument nécessaire d’avoir Randy, surtout parce que nous n’avions jamais eu de chanteurs invités auparavant. C’était donc la première fois que nous mettions des chanteurs différents à l’honneur. Et Ash, nous ne l’avions jamais rencontrée personnellement auparavant, mais nous cherchions une voix pour cette chanson qui soit plus rock, pas trop claire ou trop « opéra ». Nous voulions quelqu’un de plus proche de la tessiture de Cristina. Nous avons donc pensé à elle et à quelques autres noms, mais nous lui avons demandé et elle a immédiatement dit oui. Nous lui avons donc envoyé les parties, et elle a également fait quelques harmonisations sur les voix qui sont un peu plus dans le style américain. Un style que nous n’aurions jamais explorer parce que nous sommes plus orientés vers l’Europe, dans nos goûts. Et c’était super. Nous avons fait une tournée ensemble en Amérique. Nous avons joué la chanson ensemble en live. Nous l’avons joué dans de très grands festivals aux États-Unis également. Donc c’était une collaboration parfaite.
Un mot sur la pochette de l’album, qui est l’œuvre de l’illustrateur napolitain, Roberto TODERICO. Et aussi, sur le jeu dans le livret, est-ce que tu as le droit d’en parler ?
Ouais. Roberto est un type génial. C’est un fan de métal. Et il a parfaitement compris ce que nous voulions. Nous avons créé beaucoup d’illustrations parce que nous avons une illustration pour chaque chanson du disque et aussi la pochette, évidemment. Nous avons fait ce jeu pour le coffret spécial du CD où nous avons deux séries de dés. Mais au lieu des chiffres, vous avez des symboles alchimiques conçus par Roberto. Et chaque symbole correspond à une phrase tirée des paroles de chaque chanson. Et ainsi, vous pouvez réellement lancer les deux diocèses. Vous combinez les deux symboles, et vous combinez deux phrases. C’est un peu comme les biscuits de fortune dans les restaurants chinois. Quand ils vous donnent le biscuit, vous l’ouvrez et il y a une phrase philosophique. Là c’est pareil. Vous combinez les deux phrases, et toutes les phrases peuvent être combinées. C’est un petit jeu, rien de fou, mais juste un petit truc supplémentaire, pour l’édition spéciale.
En mars, vous commencez une tournée en Amérique du Sud, et puis vous partez pour une grande tournée américaine avec UNEARTH, IN FLAMES et MACHINE HEAD. Vous savez que nous sommes jaloux ici en Europe. Nous voulons aussi la même tournée.
Il faut demander à MACHINE HEAD et IN FLAMES, ce sont eux les têtes d’affiche. C’est eux qui ont organisé la tournée. Et ils nous ont demandé si nous voulions en faire partie. Évidemment, nous ne pouvions pas dire non parce que nous sommes de grands amis d’IN FLAMES depuis longtemps, et nous avons également tourné ensemble de nombreuses fois. Et MACHINE HEAD… comment pouvons-nous dire non ? Et nous avons également fait la chanson ensemble. Et puis nous commençons une tournée en Amérique du Sud, en Amérique centrale, puis en Amérique du Nord. Ensuite, nous revenons en Europe pour quelques festivals. Et nous travaillons aussi sur la tournée européenne. On l’annoncera dès qu’on sera prêts, très bientôt.
Comment avez-vous travaillé sur le titre « These Scars Won’t Define Us » J’aime beaucoup cette collaboration avec vos voix.
Robb nous a contactés, juste après que nous ayons fait tout ce qu’il fallait pour l’organisation de la tournée. Et il nous a proposé de faire un morceau ensemble car ils avaient une nouvelle chanson à sortir, et c’est aussi une bonne façon de promouvoir la tournée ensemble, en réunissant tous les groupes. Et c’est une super chanson. Je pense qu’elle va droit au but, une chanson très trash, groovy, très rapide. Il nous a donné la piste complète, et nous avons essayé de mettre nos voix quand cela avait du sens, parce qu’évidemment, il y a beaucoup de chanteurs. Donc nous avons dû trouver le bon espace pour que nous puissions chanter. Puis Robb et le producteur ont choisi les parties qui seraient éditées pour chaque chanteur. Je trouve qu’il a fait un excellent travail. Je pense que la chanson est plutôt cool et tourne toujours très bien. Peut-être que nous la ferons ensemble en live, je l’espère en tout cas. Nous n’en avons pas encore parlé, mais je pense que cela pourrait arriver au moins lors de certains concerts.
Le mot de la fin est pour toi.
Je veux remercier tous ceux qui prendront le temps de lire l’interview. Et, j’espère, qu’on se verra en live quelque part en France très bientôt. Comme je l’ai dis, on a une tournée en Europe à annoncer. Alors restez connectés sur notre site internet pour voir tous les concerts à venir. Et plein d’autres surprises, l’année prochaine, pas seulement les nouvelles chansons, mais aussi d’autres trucs sur lesquels on travaille.
NOTRE AVIS :
C’est un 14 février qui est choisi pour la sortie de « Sleepless Empire », le nouvel album de LACUNA COIL. Une bonne date pour les amoureux du groupe italien qui nous offre là, un très bon album. Puissant en émotions, puissant dans l’évolution du son et puissant dans la richesse des messages transmis.
L’album débute sur une note mêlant habilement la douceur du chant de Cristina SCABBIA et le chant plus rugueux d’Andrea FERRO sur « The Siege ». C’est dès l’un des singles, « Oxygen » que l’on note une évolution vers un son résolument plus moderne. Chose que l’on va retrouver sur des titres comme « Scarecrow », « In The Mean Time » en featuring avec Ash COSTELLO (NEW YEARS DAY) ou encore « Never Dawn ». Ces notes de modernité ne viennent en aucun cas transformer le son de LACUNA COIL. Le groupe italien conserve son univers sonore tout en élargissant ses horizons. À cela, ajoutons une partie orchestrale sublime et subtile, apportant une dimension encore plus forte à chaque titre de cet album.
Le groupe s’offre même le luxe de convier Randy BLYTHE (LAMB OF GOD) sur l’excellent « Hosting The Shadow ».
En conclusion, LACUNA COIL nous offre un dixième essai réussi, qui saura ravir les fans du groupe mais qui saura également convaincre les non-initiés. Un album que je recommande fortement.