Vecteur Magazine

C’est une plongée immersive dans l’univers singulier d’Igorrr, ce projet musical hors normes mené par Gautier Serre, où le chaos sonore le plus sauvage se conjugue à une sensibilité poétique et à une maîtrise technique hors pair qu’on vous apporte. Dans ce face-à-face rare avec Marthe Alexandre et JB Le Bail, les voix récentes du groupe, l’émotion, la passion et la créativité échappent aux carcans des genres. Au cours de cet échange, ils racontent les défis et joies de l’album « Amen », ses morceaux phares, la place de la voix comme instrument parmi d’autres, et cette alchimie vivante sur scène qui fait vibrer un public toujours conquis. Entre récit des coulisses et confession artistique, cette interview illustre la profondeur et la complexité du dernier opus d’Igorrr, un tourbillon sonore à la fois furieux et profondément humain, entre démesure et silence vibrant. 

« Amen », ce chaos maîtrisé d’Igorrr, est plus qu’un album qui fusionne métal extrême, baroque et électro dans une explosion sonore unique. Brutal, poétique, démesuré : ce disque bouscule les codes et émeut autant qu’il impressionne. Osez l’expérience hors normes.

Igorrr : Au Cœur d’un chaos organisé, une symphonie d'émotions et de démesure

L’arrivée dans un univers à part

Ils sont les deux nouvelles voix d’Igorrr. Marthe et JB rejoignent cette formation singulière, entre métal, musique baroque et expérimentation sonore, menée par le compositeur Gautier Serre. Je les considère comme un duo hors normes. Ces deux voix, si différentes, tissent ensemble une complicité forte, incarnant le cœur battant d’*Amen*, le dernier album d’Igorrr. Leur force ? Une capacité rare à maîtriser leur instrument, la voix, dans tous ses registres — du lyrique et vibré aux cris déchirants —, toujours avec une liberté absolue.

*Comment intègre-t-on un projet aussi ambitieux qu’Igorrr, avec vos parcours déjà bien remplis ? 

JB* « Gautier m’a contacté il y a quatre ans, après la sortie de *Spirituality and Distortion*. Il cherchait une nouvelle voix. J’avais moi-même un groupe de métal à l’époque, on avait déjà joué ensemble, fait des premières parties d’Igorrr. Je crois que Gautier avait vu des vidéos et Seb lui a dit : “Tu devrais peut-être demander à JB.” Il a vu mes vidéos, m’a appelé un jour et m’a proposé de le rejoindre. »  

Marthe* « Moi, il m’a repérée à la télé pendant le confinement. Je donnais des concerts sous les fenêtres des gens avec une compagnie de théâtre, un projet qui a fini par être médiatisé. Il m’a vue chanter un air classique et m’a appelée. C’était totalement inattendu. » 

Trouver sa place dans le projet Igorrr

*Qu’est-ce qui vous a motivés à rejoindre un univers aussi déroutant ? C’était quoi ? Comprendre ? Évoluer ? Construire ?  

JB* « J’avais envie de participer à quelque chose d’audacieux, d’expérimental, mais avec une vraie ambition de carrière. C’était un défi artistique, mais je ne voulais pas que ce soit juste une parenthèse.

Et puis Igorrr, c’est un projet hors norme : y participer, y ajouter sa pierre, c’était fascinant.  

Même si l’univers est étrange, Gautier nous demande de rester dans ce qu’on sait faire. On a chacun notre champ d’action, notre couleur, et c’est là-dessus qu’il nous choisit. »

Marthe* « Je viens du classique et de l’opéra, mais j’ai toujours aimé explorer d’autres styles : rock, chanson, pop… J’ai beaucoup enseigné le chant aussi, pas seulement aux lyriques, mais j’aime chanter de tout. J’adore travailler sur la voix comme instrument et Igorrr me donnait la liberté de varier les techniques, de passer d’une voix lyrique à des cris, de jouer avec toutes les textures. C’était grisant.

Je ne connaissais pas Igorrr avant que Gauthier m’appelle, j’ai écouté et j’ai trouvé ça fantastique. J’avais une frustration dans le classique — ne pas pouvoir faire des choses moins académiques, plus instinctives. Quand Igorrr est arrivé, ce fut comme un cadeau : la concrétisation d’un désir profond que je n’avais jamais formulé. » 

JB raconte : « J’avais peur au début. Intégrer un groupe aussi vaste et ambitieux, c’était un saut dans l’inconnu. Mais j’ai aimé la vision claire de Gautier, ce projet hors normes où chacun ajoute sa pierre. » Marthe ajoute : « Pour moi, Igorrr est un laboratoire de voix. Parfois je suis la sorcière, parfois le moine, parfois Gollum… On cherche ensemble des timbres et des émotions. C’est une aventure vocale sans fin. »

Cet acte plante le décor, présente les personnages, et présente le nouveau parcours et l’univers chaotique mais structuré d’Igorrr, où l’ordinaire est détruit pour laisser place à une créativité brute et sauvage.

Leur travail s’est prolongé sur près de deux ans, dans la proximité quotidienne, entre studios et répétitions. Chaque prise, chaque nuance, chaque souffle est pesé, réajusté, pour transmettre avec authenticité le chaos maîtrisé d’Igorrr, où la voix est autant un instrument que la guitare ou la batterie. 

Clip réalisé par Meat Dept

Liberté et maîtrise de la voix 

Marthe, mezzo-soprano, apporte sa palette lyrique à un univers débridé, tandis que JB, issu du métal, ancre les morceaux dans une énergie viscérale.  

* Vos voix semblent se fondre à la perfection dans l’album *Amen*, c’est plus épuré, plus riche. L’album m’a donné des frissons, vraiment !  

Marthe* « Merci beaucoup ! Oui, Gautier joue beaucoup sur les couches vocales, les chœurs, les effets de profondeur. La voix devient un instrument parmi les autres, elle dialogue avec tout le reste. » 

JB* « La collaboration a été très fluide. On a travaillé sur la durée, presque deux ans. J’étais souvent chez lui pour enregistrer, tester, ajuster. » 

* C’est fascinant, parce qu’on ressent tout ça à l’écoute. Il y a un côté mystique, presque enchanteur, et beaucoup de profondeur.  

Petite anecdote : j’ai vu une vidéo où on te voyait avec un verre de bourbon pour prendre soin de ta voix..  

JB*(Rires) Ah, ça ! Complètement une private joke. On était à Los Angeles, pour une interview dans les loges. Marthe parlait, très concentrée, et moi on m’a demandé : “Et toi, tu fais quoi ?” J’ai répondu : “Je bois du whisky.”  

Et voilà, c’est resté ! Mais non, évidemment, mon “entraînement” vocal, c’est surtout de la gestion : savoir où sont mes limites, comment préserver ma voix et mon énergie. 

Le chant comme langage universel 

Le génie de Gautier et sa liberté artistique vont jusqu’à l’invention d’une langue vocale abstraite, faite de sons et de rythmes. Dans *Amen*, les paroles reprennent la forme d’un symbole d’un langage purement émotionnel.  

JB* « C’est instinctif. On ne cherche pas à raconter une histoire, mais à transmettre une sensation brute à travers les sons. »  

Marthe*« Pour chaque morceau, je me raconte une histoire. Même sans mots réels, il y a toujours un sens. Et le public invente le sien, c’est ça qui est magique. La musique devient une langue universelle. »  

Une tournée fondatrice 

Avant *Amen*, Igorrr a sillonné l’Europe et les États-Unis. Ces concerts ont scellé la cohésion du groupe. 

Marthe* « Sur scène, on a appris à communiquer, à se comprendre sans parler. Au départ, on était très concentrés sur la technique, puis la complicité a pris le dessus. À force de jouer ensemble, on a développé une vraie connexion, autant musicale qu’humaine.  

Au début, on était concentrés sur la maîtrise des morceaux, parce que la musique est complexe. Puis, avec le temps, on a pu s’ouvrir davantage sur scène, être plus complices. Gauthier a voulu retranscrire cette complicité dans l’album. »  

JB* « Oui, et cette complicité se ressent dans l’album. On a trouvé un terrain musical commun, qui nous correspond vraiment.

 Après plusieurs années de tournée, on a compris la “vibe” qu’on partageait entre nous, les cinq musiciens.  

Et inconsciemment, ça a guidé la composition d’*Amen*. On s’est retrouvés sur des couleurs musicales communes.  

Je sais que Marthe et moi aimons les mêmes facettes d’Igorrr, et cet album est allé encore plus dans ce sens.  

Je trouve qu’il a été pensé pour qu’on soit à l’aise et épanouis chacun dans nos registres. » 

 

Gautier Serre, le savant fou méthodique & alchimiste

Face à la complexité des compositions et au perfectionnisme obsessionnel génique de Gautier, ils relèvent le défi de fusionner leurs voix contrastées sublimant cet état fait d’émotions et de sonorités précises et puissantes qui représentent Igorrr.

* Comment travaille-t-on avec quelqu’un d’aussi créatif, parfois imprévisible ?  Un génie, soyons honnêtes, avec mille idées, des instruments improbables, des collaborations de folie..et cette imprévisibilité va des vidéos très visuels et imprévisibles aux sessions en studio plus brutes.. 

JB* « On le laisse faire ! (rires) Il a une vision très claire. Il peut te dire : “Aujourd’hui, je fabrique un gong avec une scie circulaire”, et il le fait.

Sérieusement, je pense que c’est essentiel. Il a une vision très précise et unique, donc il faut lui faire confiance.  

Quand je suis arrivé, j’ai compris que le groupe avait déjà une vraie identité, une direction. Je ne savais pas encore ce que deviendrait *Amen*, mais je savais qu’il allait franchir une étape.  

Notre rôle, c’est de l’accompagner, de lui laisser la liberté de créer. Si on met en doute sa vision, ça peut le bloquer.

C’est précis, presque scientifique. » 

Marthe* « C’est un artiste total. Chaque idée est une performance, aussi visuelle que sonore. C’est ça qui fait rêver : son univers de savant fou qui veut tout enregistrer, tout expérimenter.  

Parfois, ses projets sont immenses : il a fabriqué un gong gigantesque qu’il veut emmener en tournée… sauf qu’il ne passe pas les portes ! Mais il ira au bout, on le sait.

Cette folie-là est précieuse, parce qu’elle ouvre les portes d’un univers. Et cette confiance, elle vient de l’expérience. Il a déjà cinq albums derrière lui, donc on sait que le résultat sera sublime, même si pendant l’enregistrement, on ne voit qu’un squelette de morceau. »  

Dans cet album, on entend tout : les violons, le piano, l’orgue… C’est comme un univers infini.. impressionnant tant de richesse sonore. « Je me dis souvent : « jamais je ne pourrais retenir autant d’instruments !  » Mais justement, cette diversité, c’est ce qui rend l’album si riche, si équilibré.   

 

Collaborations et fusions de genres

Les invités prestigieux Trey Spruance (*Mr. Bungle*) et Scott Ian (*Anthrax*) ont participé à l’album.  

JB* « On les a rencontrés en tournée aux États-Unis, puis en Norvège. C’était très naturel. Ils aiment Igorrr et nous, on adore leurs projets. Gauthier leur a proposé des morceaux, ils ont dit oui tout de suite. »

Sur *Blast Beat Falafel* et *Mustard Mucus*, leurs signatures musicales amplifient l’intensité du disque. 

Certains morceaux se détachent dans le cœur des deux chanteurs, mais *Silence* reste pièce maîtresse.

* Est-ce qu’il y a un morceau qui vous parle plus qu’un autre ? Moi, j’adore *Silence*. Il y a quelque chose de solennel, de profondément humain.

JB* « *Silence*, oui, complètement. J’aime aussi *Ancient Sun*, où son art trouve un terrain de jeu idéal. Mais *Silence* sans hésiter. C’est mon préféré, même si je n’y chante pas. Il est poignant.  Celui que je préfère interpréter, c’est * Pur Disproportionate*. C’est un des derniers morceaux métal pur de l’album. Intense, démesuré, complètement fou. Et puis, j’aime beaucoup jouer *Daemoni* et *Infestis* aussi. »  

Marthe* « J’aime *Daemoni*, *Infestis* et… *Pur Disproportionate*. Et puis, oui, *Silence*, un morceau que j’ai adoré enregistrer. Il touche chez moi quelque chose de très mélancolique, de sombre mais poétique…Oui, il a quelque chose de sacré, de suspendu. On le ressent physiquement quand on l’écoute.  J’ai toujours été fascinée par les paysages en ruine, les choses cassées où la nature reprend ses droits. Pour moi, *Silence*, c’est un monde post-apocalyptique, un être humain qui lutte pour survivre. Et c’est sa voix — la musique — qui le pousse à continuer. »» 

Marthe et JB dévoilent l’essence d’Igorrr : un univers où la voix se fait créature, instrument et message, porté par une équipe soudée et un compositeur visionnaire. Une invitation à plonger dans un monde sonore à la fois chaotique et maîtrisé, mystérieux et profondément humain.  

> *« Igorrr nous reconnecte à la part instinctive de la musique. » — Marthe*  

> *« Tout est chaos et précision, mystère et structure. C’est ça la beauté du projet. » — JB* 

Notre ’interview glisse alors vers la suite logique : la scène. 

* La tournée et L’Olympia, le 17 octobre. Comment on prépare ce melting pot scénique ? 

J.B.* « C’est beaucoup de travail. On se prépare depuis des mois. La setlist, les tenues, la scénographie… Tout est pensé, peaufiné. Techniquement, il y a d’énormes nouveautés, parfois invisibles pour le public, mais exigeantes.»

Marthe * « Pour moi, c’est une vraie discipline physique et vocale. Tous les jours, je m’entraîne, je fais mes vocalises, du stretching… Je prépare ma voix longtemps à l’avance pour être prête, forte, constante. C’est presque un sport. »

De la gratitude et fierté c’est également ce qui en ressort .

Marthe * « Je suis très heureuse des retours sur l’album, dit-elle avec émotion. Être la troisième chanteuse du groupe, ce n’est pas rien. J’ai voulu rester moi-même, ne pas imiter celles d’avant. Et être acceptée pour ce que je suis, c’est un immense cadeau. »  

 

Photo Credit : © Svarta Photography

Directed by Dehn Sora

AMEN

Metal Blade Records

19.09.2025        
   

    Tracklist:

1. Daemoni
2. Headbutt
3. Limbo
4. Blastbeat Falafel
5. ADHD
6. 2020
7. Mustard Mucous
8. Infestis
9. Ancient Sun
10. Pure Disproportionate Black and White Nihilism
11. Étude n°120
12. Silence

© Artwork : Adrian Baxter

Notre Avis :

Si vous rêvez de voyage sonore intense et multifacette alliant métal extrême, breakcore, musique baroque, et électronique avec une très forte richesse émotionnelle et une créativité débordante, cet album est pour vous ! 

Ce cinquième opus, plus sombre et solennel que les précédents, explore des thèmes lourds et personnels avec une production soignée, notamment l’enregistrement d’un chœur live dans une église et l’utilisation d’instruments atypiques comme un cor tibétain géant et des sons de marteau sur une enclume. IGORRR, alias Gautier Serre, propose un équilibre entre chaos et émotion où se côtoient violence brute et élégance classique. 

Les morceaux mêlent habillement différentes influences musicales, comme, « Blastbeat Falafel » qui combine death metal, musique orientale et rythmes syncopés, tandis que « ADHD » incarne un autoportrait musical chaotique reflétant un esprit hyperactif. Les différents morceaux oscillent entre passages furieux et séquences plus mélancoliques, comme « Silence » qui conclut l’album avec une intensité poétique troublante.  Il est important de souligner une écriture plus concentrée et plus directe, tout en conservant un fort potentiel expérimental, et l’exubérance habituelle conserve son excellence. Cette nouvelle œuvre se démarque par une approche plus intime et cathartique, derrière l’apparente mégalomanie sonore. C’est un moment d’apnée sonore, chaque cellule du corps réagit sur chaque note, et mentalement préparez vous à un  Brainstorm plus que plaisant.

Une Tracklist Remarquable !

Parmi les 12 titres, on trouve « Daemoni », « Headbutt » (où un excavateur a été utilisé pour jouer du piano), « Limbo », et « Pure Disproportionate Black and White Nihilism » (avec une percussion agressive à l’enclume) qui montrent à quel point l’album est riche en innovations sonores.  Ainsi, « Amen » est une œuvre complexe qui pousse plus loin la singularité d’IGORRR, mélangeant avec maestria l’extrême et la beauté, dans une expérience musicale à la fois déconcertante, violente, mais profondément émouvante. Cette chronique met en avant ce tourbillon sonore unique, à la fois furieux et ancestrale, accessible malgré sa richesse et son intensité.

 Line-up :
Gautier Serre : machines

Jb Le Bail : chant
Marthe Alexandre : chant
Remi Serafino : batterie
Martyn Clément : guitares

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Apparitions invitées :
Daemoni (avec Mike Leon, Timba Harris)
Headbutt (avec Mike Leon)
Limbo (avec Lily Refrain, Mike Leon)
Blastbeat Falafel (avec Trey Spruance (Mr. Bungle), Timba Harris)
ADHD (Timba Harris)
Mustard Mucous (avec Scott Ian (Anthrax, Mr. Bungle))
Infestis (Mike Leon)
Ancient Sun (Timba Harris, Lily Refrain)
Pure Disproportionate Black and White Nihilism (Mike Leon)

Igorrr à l’Olympia, Paris — Une expérience sonore et visuelle inédite 17.10.2025

Ce soir à l’Olympia, ce mélange déconcertant prend vie dans une performance aussi déroutante que envoûtante. 

21h et la tension est palpable !! L’extase prône !

Le concert démarre sur le battement de cœur *Daemoni*, qui semble calquer les pulsations du public avant que le rideau rouge ne se lève pour révéler Gautier sous une lumière tamisée, sombre et intense à la fois, seul, genèse impose. Progressivement, les autres musiciens montent sur scène : JB Le Bail, imposant et mystérieux au centre, enveloppé d’une cape, et Marthe Alexandre qui apporte l’atmosphère sombre et mystique au spectacle.  

Ce duo de voix hors pair nous livre un performance magique, on ne peut que se prosterner face à un *ieuD* enivrant. 

La mise en scène est frappante : une scénique d’ombres qui nous envoûte, comme une signature du mélange étrange et fascinant propre à Igorrr. La tension palpable précède la déferlante sonore, entre théâtre et ritualisme.  

Musicalement, le concert oscille entre un chaos maîtrisé et une virtuosité renversante. Gautier reste souvent dans son « antre », créant des sons insolites, tandis que les morceaux mêlent glitchs baroques et percussions déchaînées de Remi Serafino comme sur *Nervous Waltz*. 

Le sombre, mystique, intense et hypnotisant, – n’oublions pas les riffs tranchants de Martyn Clément svp – *Blastbeat Falafel* met tout le monde d’accord, quelle prestation ! On aime la musique, le métal, les concerts, pour des raisons telles que la prestation de ce soir.

Des instants de respiration, hantés et introspectifs comme *Silence*, plongent l’Olympia dans une profonde immersion avant une conclusion électrique et tendue.  

Après deux décennies d’évolution, Igorrr a su affiner une formule unique, et ce soir seuls les titres des derniers albums, les plus aboutis et représentatifs, sont mis en lumière. 

Une soirée où la folie créative rencontre la rigueur technique, offrant au public un spectacle grandiose, émouvant et inoubliable.  

 

Igorrr incarne ce paradoxe : une bête sauvage au service d’une vision artistique profonde, où le travail acharné se mêle à une inspiration sans limites. Ce moment intense à l’Olympia prouve que le groupe a franchi une nouvelle étape, convaincant que ce monstre fascinant continuera à nourrir nos rêves sonores pour longtemps.

Un grand Merci à l’Agence Singularités pour l’interview et l’accréditation !

Alors que la Tournée 2025 se clôt, la European Tour 2026 se profile.

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