Vecteur Magazine

Heavy Week-end 2025 - Jour 2 : La suite des hostilités

Live Report & Photos de Raphaël Gellé

Après une première journée déjà bien musclée, le Heavy Week-End 2025 a poursuivi sur sa lancée avec un samedi placé sous le signe du gros son et des légendes. Quatre groupes, quatre ambiances, mais une seule constante : un public fidèle, passionné, et totalement investi.

17h30 - 18h10 — Wings of Steel

Bandanas dans les cheveux longs, cuir, chaînes… Dès leur entrée sur scène, Wings of Steel nous catapulte directement dans le métal des années 80. Le chanteur, arborant une chemise à jabot, complète le tableau à la perfection. Et dès qu’il entame son premier couplet, tout fait sens : nous sommes bien dans le heavy à l’ancienne, celui qui sent le Marshall chauffé à blanc et le cuir patiné.

Mais le groupe ne s’enferme pas dans une simple redite vintage. Au cœur de leur set, une nouvelle composition, plus moderne dans ses arrangements, capte l’attention : rythmique nerveuse, solo de guitare long et parfaitement exécuté, le tout porté par une énergie contagieuse. Une belle entrée en matière, saluée par un public déjà conquis.

18h30 - 19h30 — Vanden Plas

Changement d’ambiance avec les allemands de Vanden Plas, qui prennent possession de la scène avec la précision d’un métronome et l’élégance sonore propre aux maîtres du metal progressif. Leur style ? Inimitable. Une vraie griffe sonore, à la fois dense, mélodique et théâtrale.

Si la foule semble un peu plus statique que précédemment, c’est pour mieux se laisser happer par la richesse des morceaux. Le metal, c’est aussi ça : une expérience d’écoute immersive, presque méditative. Et Vanden Plas fait mouche dans cet exercice de style sophistiqué, envoûtant leur auditoire avec assurance.

20h00 - 21h15 — Europe

Place ensuite à une légende vivante : Europe. Si certains venaient par curiosité ou nostalgie, ils sont repartis bluffés par la maîtrise scénique du groupe. Le chanteur Joey Tempest, véritable showman, fait voltiger son pied de micro dans tous les sens, enchaîne les allers-retours sur scène avec une aisance folle. Tout est millimétré, mais jamais froid.

Europe, c’est une machine bien huilée, mais qui vibre encore avec l’énergie des premiers concerts. Et le meilleur est gardé pour la fin : lorsque résonnent les premières notes de “The Final Countdown”, c’est une explosion de cris, de bras levés, un véritable moment de partage. L’instant semble figé dans le temps comme par magie, tous rassemblés sous la même bannière comme un hommage à la légende.

22h00 - 23h30 — Dream Theater

Pour clôturer cette soirée déjà exceptionnelle, il fallait un monument, et qui mieux que Dream Theater pour cela ?
Le groupe entre sur scène après une intro cinématographique monumentale, passant en revue les pochettes emblématiques de leurs albums. Le ton est donné : ce n’est pas juste un concert, c’est une célébration de 40 ans de carrière.

Dès les premiers morceaux, la transe est totale. Chaque musicien brille dans son domaine, mais que dire de Mike Portnoy, revenu aux baguettes pour le plus grand plaisir des fans de la première heure? Sa batterie est monstrueuse, littéralement et techniquement. À ses côtés, John Petrucci se laisse entraîner dans des solos sans fin, explorant les limites de son manche avec une grâce déconcertante. Un récital de virtuosité, qui ne perd pourtant jamais le lien avec le public.

En conclusion

Ce jour 2 du Heavy Week-End 2025 a confirmé ce que les festivaliers présents l’année dernière savent déjà : Nancy est devenue un haut lieu du metal en France. Entre nostalgie, technique, émotion et communion, chaque groupe a laissé son empreinte, et le public, des vétérans aux jeunes passionnés, a répondu présent jusqu’à la dernière note.

Un grand merci à Gérard Drouot Production et Replica Promotion ainsi qu’au staff du Zénith de Nancy.