Vecteur Magazine

HEART LINE, L'Essence du Hard Rock Réinventée

Dans le paysage musical contemporain, où les sonorités se diversifient à une vitesse fulgurante, certains artistes choisissent de s’ancrer dans un héritage musical bien précis. C’est le cas de HEART LINE, un groupe emblématique qui, avec son troisième album intitulé *Falling Heaven* opère un retour audacieux vers les racines du rock des années 80. J’ai  eu le plaisir de les croiser au Petit Bain, où le groupe s’est produit en acoustique en opening pour THE EFFECT, l’année dernière. Aujourd’hui c’était l’occasion d’échanger avec le guitariste et producteur Yvan Guillevic sur les origines de ce projet musical. Formé pendant le confinement de 2020, Heartline transcende les défis de l’industrie musicale actuelle en réaffirmant son amour pour le métal mélodique, tout en naviguant entre les complexités d’un monde où le streaming et les quotas redéfinissent les règles du jeu. Yvann nous livre une réflexion profonde sur le son nostalgique de leur musique, où chaque riff et chaque mélodie témoignent d’une époque révolue, mais jamais oubliée. *Falling Heaven* n’est pas qu’un simple album ; c’est une déclaration d’intention, un hommage vibrant aux « good old days » et une invitation à revivre la magie du rock’n’roll dans sa forme la plus pure.

Échos du passé pour une nouvelle dimension du Hard Rock

Je suis ravie de t’avoir aujourd’hui en interview parce que Avec vous, le son des Good Old Days qui revient un peu, on a besoin de ça.

Dans un premier temps, est-ce que tu veux bien nous raconter un peu la genèse du groupe ? Qu’est-ce qui vous unit musicalement ? Qu’est-ce qui a fait que Heart Line a vu le jour ?

**Alors, c’est un groupe qui est né du Covid, en fait, du confinement, lors du deuxième confinement, en 2020. Je me suis un peu fait avoir au premier, parce qu’on est tous restés un petit peu comme des autruches, là, restés chez nous. Là, je n’avais rien fait durant le premier.

Ça m’a stressé.

Et on a tous senti que le deuxième allait revenir, et je me suis dit : « Moi, le deuxième, je ne vais pas me faire avoir deux fois. » Donc, je ne sais pas pourquoi… Enfin, je sais pourquoi, mais, je me suis dit que j’allais revenir à cette musique que j’aime depuis très longtemps, qui est le fameux métal des années 80.

Parce que j’avais envie de le faire en fait.

De toute  façon… Moi, je fais des choses un petit peu claires, je ne sais pas. Et, j’ai écrit un morceau au matin, en fait, j’ai écrit un instrumental qui allait devenir « Into the City ». Puis je connaissais Emmanuel, le chanteur, depuis quelques années, car il avait fait la première partie de plein de mes groupes. On était restés vaguement en contact, et je lui avais dit : « Un jour, je te rappelle. » Et je me suis dit : « Tiens, il a une bonne voix. » Alors je lui ai envoyé le morceau, il m’a répondu genre deux heures après en disant : « Ouais, c’est trop bien, avec plaisir. »

Il m’a proposé une ligne de chant que j’ai trouvée super, vraiment trop bien, et puis bon, moi je suis quelqu’un de très réactif. C’est-à-dire que j’ai fait l’album en trois semaines. Je me suis dit qu’on ne va pas faire un seul titre, c’est nul. Ça ne sert à rien. On fait un album.

On a rassemblé des copains. Donc, Jorris, le claviériste, qui bossait déjà avec Emmanuel chez Shadyon, je l’avais rencontré, justement, à ce fameux concert, et on était restés en contact, et, il a dit oui tout de suite. Dominique, le bassiste, jouait avec moi dans un autre projet qui s’appelle Ygas, il m’a dit oui tout de suite, et puis on s’est fixé sur Walter, qui était le batteur de Shadyon également, et qui a dit oui tout de suite.

Ce qui nous unit, c’est donc notre passion pour cette musique.

Pour Dom un petit peu moins. Il vient plus du jazz fusion, c’est un gros fan de Marcus Miller. Par contre, c’est un grand fan de Toto, donc déjà, on avait quand même une belle base.

Et les autres, ils ont tous attaqué dessus, hein. Avec des titres différents, parce que moi je suis beaucoup plus vieux qu’eux. J’ai 10 à 13 ans de plus que ces gars-là, donc j’ai vraiment vécu les années 80 à fond, la vie de ces groupes-là. 

Mais il y a une vraie chimie. On s’entend super bien, on n’arrête pas de déconner, c’est super.

C’est cool.

Comment êtes-vous venus au nom Heart Line ?

**Je me suis dit : « Ah, ça sonne bien, Heart Line. » Est-ce que c’est pris ?

J’ai tapé, je n’ai rien trouvé. Donc après, j’ai su qu’il y avait un autre groupe qui n’était pas très connu, donc ça pouvait le faire. Et Heartline, parce que c’est super sympa. On a la ligne de la main, et on a un double sens avec la ligne de cardiogramme, donc voilà quoi. C’est un nom plein de promesses.

Ça vous va comme un gant !

Vous vous êtes orientés vers quelques covers, qui étaient  brillantes.

Peux-tu nous parler un peu des registres précédents pour mieux vous connaître ? moi je vous ai vus en acoustique grâce à Olivier Garnier.. je me suis dit : « Mais qui sont ces gars ? Ils viennent d’où ? Pendant tout ce temps, ils étaient où ? »

**C’est surtout que l’acoustique, ce n’était pas prévu du tout du tout. 

C’est-à-dire qu’il nous a appelés une semaine avant en disant : « J’aimerais bien que Heart Line vienne jouer à Paris. » Je dis : « C’est pas possible, on ne s’est pas vus depuis des mois. Euh, on n’a pas répété, euh, c’est trop compliqué. »

Il me répond quoi alors ?

Il me dit : « Bah ouais, mais tu fais des covers avec Manu. Vous avez repris Mister Big en acoustique. » Je fais : « Ouais, bah c’est pour quand ? »

C’était genre six jours avant quoi.

J’ai arrangé les morceaux et puis on est allés jouer. Donc j’ai appelé Manu, il m’a dit : « Ouais, ouais, on est partants. » On a répété une fois ou deux et puis on est montés à Paris, on a fait la première partie, et le chanteur de THE EFFECT, qui vient et dit : « Oh là là, ça tourne bien. » Ça fait combien de temps que vous jouez en acoustique ? Je dis : « Bah ça fait six jours. »

C’était génial !

C’était court, parce que c’était vraiment chouette. Mais du coup, je cherchais à savoir : est-ce que les gars jouent toujours en acoustique ou autre..

Tu es non seulement guitariste mais aussi producteur. Je vois toutes tes guitares autour de toi.  

**Oui, il y a plein de guitares. J’en ai encore plein.

Comment te retrouves-tu dans l’industrie d’aujourd’hui, c’est plus facile pour vous ? Enfin, vous êtes un groupe émergent, mais tous les musiciens ont une maturité et de l’expérience dans le milieu. Comment te positionnes-tu ?

**En fait, de nos jours, ce qui est bien, c’est que… Enfin, moi je fais du son depuis que j’ai 16 ans, j’en ai 57. Donc voilà, ça fait 40 ans que je fais du son. Ce qui est plus facile maintenant, c’est qu’effectivement, si on se débrouille avec assez peu de matériel, on peut faire des albums. Surtout quand on bosse avec des mecs qui sont aussi capables de s’enregistrer. Donc c’est assez accessible. 

Mais du coup, ça fait aussi beaucoup trop de groupes qui sortent en même temps. Il y a une sorte de monstruosité dans les sorties. Je voyais tout à l’heure les sorties du mois de mars, rien qu’en hard rock. Donc tout ça, c’est monstrueux. On se retrouve un peu isolé, il y a un petit peu trop de groupes. Quand je dis « trop », ce n’est pas que les sons ne sont pas bons, mais on est face à des masses incroyables, donc c’est dur de percer là-dedans. 

La chance qu’on a, nous en France, c’est qu’on est pratiquement les seuls à faire ça. La malchance, c’est que c’est une musique très difficile à développer en France, car la France a ses particularités.

J’ai fait un rock show il y a quinze jours, donc Heartline joue pas mal de covers ainsi que des morceaux à nous. On a cartonné, on a rempli la salle. 

Donc il y a un public ?

**Oui, mais ce n’est pas si simple. 

On voit bien que c’est compliqué, notamment sur les programmateurs qui sont très frileux avec des groupes pas connus… Enfin je ne sais pas, c’est un petit peu compliqué. L’industrie en ce moment, c’est compliqué, et puis je ne sais pas trop quoi en penser. 

Donc moi, je fais mon chemin en fait. Je ne m’occupe pas trop des autres. Je ne m’occupe pas trop de la radio, je ne m’occupe pas trop de tout ça. Les gens qui aiment ma musique, tant mieux. S’ils n’aiment pas, je m’en fous. Pas de problème pour moi. 

Un bon état d’esprit.

**Je trace ma route et on essaie, avec les copains, d’aller faire de beaux concerts. On essaie de ne pas faire n’importe quoi non plus, on essaie de pas les jouer pour rien parce que ça n’a aucun sens.

J’ai un copain qui disait : « Si tu joues pour rien, tu joues rien. » 

En fait, ce qui est compliqué, c’est qu’il y a un côté très professionnel en France, et un côté un petit peu moins professionnel.

 Il y a un va-et-vient constant, donc ce n’est pas simple. Et il n’y a pas beaucoup de place pour la composition. C’est vrai qu’on voit qu’il n’y a pas beaucoup de place, c’est assez surprenant. C’est comme ça.

À la Croisée des Âges ou L'Essence du Hard Rock Réinventée

Je comprends.

Hier, justement, lors d’une autre interview, on parlait des effets de la radio, parce que moi, pareil, étant une fille des années 70-80, la musique, c’était à la radio, c’est comme ça qu’on découvrait les groupes, les titres. 

Est-ce que tu penses qu’on à trop de streaming aujourd’hui ?

**Ouais, c’est comme tout, il y a trop de choses. Il y a trop de tout, en fait. Chacun se fait sa propre société d’écoute. Chacun a les moyens d’écouter sa radio, de regarder sa télé. Donc il n’y a plus vraiment de gros médias fédérateurs pour tout le monde. 

Il y a presque plus ça. Par contre, maintenant, les très gros médias ne programment pas de musique. Enfin, quand ils le font, ça fait un peu peur, quoi. 

C’est donc là qu’on est attiré vers le bas. 

Et voilà. On se retrouve tous à avoir nos radios de streaming, nos YouTube. Personne n’a le même internet, chacun a son image. Et du coup, ça n’aide pas à creuser les choses. 

D’ailleurs, il n’y a plus de tubes. Il n’y a plus de gros tubes. Il n’y a même pas la moitié des tubes pop qui fonctionnent. Il n’y a plus vraiment de morceaux fédérateurs. Je pense que le dernier, ça doit être… Uptown Funk ou Uptown Girl, je ne sais plus. 

Je pense que c’est le dernier vrai tube, ou, Happy, des morceaux comme ça.

Et c’est un peu dommage, parce que nous, on vient des années 80 où il y avait effectivement beaucoup de radios. Il n’y avait pas forcément beaucoup de hard rock, mais il y avait quand même des morceaux qui arrivaient à sortir, et ça faisait des tubes monstrueux. Du coup, tous ces groupes pouvaient tourner grâce à ça. Même s’ils avaient fait un tube dans les années 80, ils pouvaient commencer à tourner.

Mais oui, on vit une époque bizarre, il y a trop de choses. Voilà, on n’est jamais contents.

C’est vrai que le paysage musical en France est un peu compliqué. Je pensais particulièrement aux lives, parce que vous tournez un peu en France mais vous tournez à l’étranger, donc il y a des pays où ce style marche bien.

Quel est le constat entre tourner en France et tourner à l’étranger ?

**La différence, déjà, c’est quand tu rentres dans l’hôtel et que tu entends une journée de musique rock. Quand tu arrives à Barcelone, tout te parle de rock. En France, c’est tout de suite autre chose. Dans les taxis, il y a du hard rock, puis enfin, il y a du rock partout. On a l’impression que le rock est mort en France, alors qu’ailleurs dans le monde, comme aux États-Unis… Bon, il y a peut-être un petit temps d’arrêt, mais ouais..

Mais c’est quoi cet état de fait ? On te dit qu’il y a du hip-hop et du rap, ce n’est pas vrai. Je pense que ce qui à flingué la musique en France, c’est les quotas. De toute façon, quand on a décidé de mettre en place des quotas de musique française, les gars se sont dit : « On va prendre les seuls qui font de la musique française » et que les seuls en France qui, à une époque, étaient vraiment écoutés, c’étaient les rappeurs.

Tellement vrai…

Ils ont eu l’intelligence de prendre le train en marche, en disant : « Regardez, on chante en français, je peux y aller… » 

Pendant que nous, les groupes de rock, on chante en anglais, parce que pour nous, le rock, c’est plutôt en anglais. Il y a quelques groupes français qui arrivent à faire ça en français, mais je trouve ça très dur. 

Pour moi, ce n’est pas ma culture, je suis contre ça, à part Trust ou quelques groupes que j’aime bien. Mais quand j’écoute du hard rock, du rock ou du métal, personnellement, je préfère ça en anglais. 

C’est comme si j’écoutais du blues en hongrois ou en slovène..ce serait un petit peu bizarre. Pour moi, le blues, c’est en anglais.

Je suis d’accord !

Un autre sujet, quand avez- vous signé avec le label allemand Pride & Joy Music ?

**C’était alors, c’était en… bah premièrement, en fait, j’ai signé tout de suite. J’ai fait l’album avec les gars, donc en 2020, on a commencé. On a terminé l’enregistrement début 2021. 

En fait j’avais sélectionné une douzaine de labels à travers le monde, j’ai envoyé ma démo et j’ai eu trois réponses positives, ce qui est quand même assez extraordinaire.

Un en Australie, deux en Allemagne, et puis nous avons choisi celui qui nous semblait le mieux. Donc voilà, six jours après, nous avions déjà signé le contrat.

Cela s’est fait simplement et nous allons continuer à travailler avec Pride & Joy parce que ça se passe plutôt bien. Ce n’est pas un énorme label, mais ils sont cohérents. 

Et par rapport à d’autres qui sont plus gros, où il y a peut-être aussi trop de groupes, quand tu sortais 200 albums par mois, tu ne pouvais pas réellement te faire remarquer. Donc, si tu n’es pas dans les très gros, tu ne peux pas te retrouver dans le peloton, et tu n’auras pas de promotion. Donc pour l’instant, aujourd’hui, c’est bien.

Top !

Abordons cet excellent registre qui est “Falling Heaven”. 

C’est votre troisième album..

** Oui.

Il y a des morceaux particulièrement puissants ! On y retrouve un peu de tout : du Hard FM, du mélo… Enfin, il y a deux ou trois titres pour lesquels j’ai vraiment eu un coup de cœur, comme Falling Heaven. Je trouve que l’ambiance est magnifique. Emmanuel a une voix sublime dessus, et tout le long, on trouve de beaux solos. On voyage sur la nostalgie des années 80.

Ça me ramène à des groupes que j’écoutais à l’époque, mais ce qui m’importe aujourd’hui, c’est que même s’il y a toutes ces influences, c’est Heartline et c’est ça qui est cool ! Ce n’est pas du « déjà vu », en fait vous reprenez le flambeau, et ça c’est beau !

** Oui. Parce qu’en fait, c’est totalement dans mon ADN. Je n’ai pas besoin de faire coller mon style à celui des autres. Je ne vais pas créer un groupe qui ressemblerait à d’autres… Moi, j’ai écouté cette musique en long, en large et en travers, donc je les connais par cœur. Je prends ma guitare, je peux jouer les titres.

Et c’était une époque où il n’y avait pas toutes ces niches, tous ces classements. On écoutait Def Leppard, Bon Jovi, on écoutait Mötley Crüe en même temps. Il n’y avait pas de problème, c’était du hard rock, comme on disait à l’époque.

Exactement !

** C’est vrai. Il n’y avait pas tous ces trucs-là. Enfin, moi, par exemple, quand j’avais 15 ans, j’étais dans la Venom Legion, j’étais fan de Venom, et en même temps j’allais voir Def Leppard en concert. Donc je ne vois pas pourquoi cela dérange.

Et ça, c’est ce que j’essaie de faire. Évidemment, je ne vais pas faire du Mötley Crüe ou du Venom avec Heartline, ce serait complètement débile. Par contre, j’essaie de retrouver ces sensations. 

En fait, je suis très premier degré, c’est ce que je dis aux membres du groupe. Quand on fait de la musique, il faut être premier degré, il faut y croire. Comme un acteur, il faut être premier degré.

Il ne faut pas se mettre des barrières en disant « Je fais ça, mais si je veux, je peux faire autre chose. »

Non, non. Si je fais du hard rock des années 80, je plonge dedans à fond. Je fais des morceaux sincères, super efficaces, un peu naïfs, comme c’était à l’époque. 

La naïveté est très importante en musique. Je trouve que les gens ne sont pas assez naïfs, ils sont trop dans le calcul.

La musique, ça ne se calcule pas. 

Pas dans le sens où je ne vois pas pourquoi on se dirait « Tiens, je vais faire ça pour ressembler à tel groupe. » On s’en fiche, en fait. 

Donc, on fait uniquement la musique qu’on aime.

C’est un album qui a été écrit extrêmement vite, juste après, en fait, le Petit Bain. Avec Manu, on s’est vus, et on était un peu embêtés parce qu’à la fin de 2023, notre manager est parti du groupe. Ça a été un peu difficile car il a fallu recomposer et repartir.

Les premiers mois, je n’avais pas trop la tête à faire de la musique. 

Puis après le Petit Bain, c’était vraiment super cool et j’ai dit à Manu « Eh, c’est bon, on se voit ». Je pense qu’on s’est vus un week-end en face à face, guitare en main, et nous avons dû écrire, je pense, 15 titres en deux jours. 

 WoW..

**Alors, c’était des idées de titres, pas des titres complets. Moi, j’ai des idées de titres, et une fois que j’en ai, je rentre chez moi et je travaille dessus parce que c’est du travail. Mais oui, l’album a été écrit extrêmement vite. 

J’écris toujours très vite ces albums. Il fût une époque où les groupes faisaient un album par an. Ce n’est pas que les gens aient oublié comment faire, mais maintenant ils sortent un album tous les 12 ans, enfin c’est n’importe quoi. 

Comme si c’était compliqué de faire un disque. Ce n’est pas de la musique, en fait. On arrange des chansons, et après, ça plaît ou ça ne plaît pas. Je n’écoute pas les maisons de disques.

On fait tout ce qu’on veut.

Ça a été un album cool, un retour aux années 80, un peu plus puissant, parce qu’après avoir fait des concerts, ça change. 

Quand tu es sur scène, tu as envie d’envoyer du lourd, beaucoup plus fort. Regarde même THE EFFECT, qui n’est pas un groupe très puissant sur disque, mais en live ils envoient Quoi.

 

Et puis je voulais aussi retrouver des groupes comme Dokken.

Moi, je suis fan de Dokken, je suis un grand fan de George Lynch. Il a joué sur un de mes titres, sur United Guitars, qui est un projet avec des guitaristes en France. George Lynch y a joué sur un titre que j’avais composé.Et c’est vrai que dans Falling Heaven, il y a des clins d’œil, il y a des plans qui sont inspirés. C’est un peu comme des citations dans un film, tu sais, il y a beaucoup de films où tu vois des plans qui sont inspirés.

Entendu.

** J’aime bien le côté citation, c’est-à-dire que ça ressemble un peu à Dokken ?

Bah, ça ne ressemble pas vraiment, mais effectivement, il y a un truc.

J’aime bien ça, moi. Je n’aime pas quand j’écoute un groupe et que tu entends l’inspiration à 100 % ; et là, tu te dis « Oh non, je ne sais pas, je ne connais pas ce truc, c’est nul. » Évidemment, tu peux ne pas aimer.

Donc voilà, c’est un disque de passion, encore une fois.

En tout cas, il est très bien transmis et très bien traduit. Comme tu le dis, maintenant je comprends mieux, parce qu’effectivement, tu as ces petites citations dans le son, mais elles sont brèves. C’est ça qui fait que c’est votre son, et ça le rend unique. 

Fire in the Sky : L'Énergie Brute du Hard Rock

On démarre en beauté avec « Fire in the Sky », qui est votre premier single.

L’intro est juste sublime avec ces claviers, la guitare.. d’ailleurs, au niveau de la composition, ça part des riffs, comment se déroule le côté créatif ? 

** C’est d’abord moi qui fais les morceaux. 

C’est très clair. J’écris les morceaux. Manu compose ses lignes de chant, et nous travaillons ensemble. En général, il propose des idées que nous validons ou pas ensemble. 

Donc ça part d’une base instrumentale. Ensuite, nous ajoutons les lignes de chant et après, je dis aux gars que moi, je programme tout à la maison : je fais les basses, je fais les guitares, je fais les claviers, je fais les batteries programmées, enfin je fais les batteries. Ensuite, nous mettons les voix témoins avec Manu et nous envoyons ensuite aux gars.

Et une fois que les gars ont le matériel, c’est à eux d’apporter leur touche. Donc le batteur ne rejoue pas ce que j’ai programmé, ça ne m’intéresse pas. Le clavier ne rejoue pas ce que j’ai mis, moi je mets juste des idées et des arrangements, en gros, c’est ça. Chacun va réarranger ses propres parties musicales, et ça donne Heart Line, en fait, c’est pour ça que l’idée est super intéressante, parce qu’il faut un catalyseur, c’est moi qui écris, c’est Manu qui fait les lignes de chant, et quand on écoute les démos puis l’album après, on voit qu’il n’y a pas de changement à 100 %.

Par contre, il y a notre graine à chaque fois, surtout quand la batterie arrive. Tiens, finalement, j’ai fait ça. Je pense à l’intro de « Broken Hearts », à la fin, boum boum, tac boum, tac boum. Moi, je n’avais pas prévu de faire ça, mais je trouve ça trop bien.

Et c’est comme ça qu’on redécouvre les choses. C’est une belle histoire qui tourne bien, parce que les gars sont vraiment super bons. Ils sont tous capables de composer.

Donc, ce sont des gars qui ont beaucoup de talent et qui, par contre, me laissent toute confiance. Ils disent : « Allez, vas-y, fais ton truc, et nous derrière, on fait ce qu’il faut. » Et c’est top.

Au niveau des paroles, vous avez eu envie de transmettre quelque chose en particulier ? Parce qu’il y a un peu de tout, on se trouve vraiment aussi dans cet esprit des années 80, il y a des love ballads aussi, de la dynamique. Je voulais savoir : c’est toi aussi qui t’occupes des paroles ?

** Ouais, c’est pratiquement moi qui écris. En général, il faut savoir que Manu est ceinture noire 7e dan de yaourt en chant quand il chante, il fait du yaourt, tu sais, c’est quand on ‘fait semblant‘ de chanter. Manu est super fort. Donc parfois, il met déjà des phrases ou des mots qui résonnent et qui sonnent bien. 

Ainsi, très souvent, quand ces mots sonnent bien, on va les garder comme support après. Il faut savoir aussi qu’à chaque fois que j’ai composé un morceau, je connais déjà le titre.

Donc, déjà on a les titres, et ensuite ce qu’on fait, c’est qu’on décide de quoi vont parler les morceaux. 

Alors moi, je me suis beaucoup inspiré de la littérature et du cinéma. Après je fais un petit mélange. Parfois, je vais mélanger un bouquin avec un film. Par exemple, dans « Falling Heaven », il y a un côté « Red Dawn », un film des années 80 avec Patrick Swayze et compagnie, où les Russes envahissent les États-Unis.

Ah, c’est ça..

** Donc, comme une histoire. Et  pour « Wake Up », c’est « Matrix » en fait.

Sacré paquet !

 La phrase, c’est : est-ce que tu choisis la pilule rouge ou la pilule bleue ? C’est la pilule en fait. Donc, on voit ce que tu veux faire, et on va camoufler de manière à ce que ce ne soit pas forcément trop évident.

« We Rule the Night », c’est un hommage à Dio, en fait. C’est fait exprès, ce “Look Out”  à un moment donné, pareil, c’est une citation. Tu vois, ce morceau-là, par exemple, parle de  dans les années 80, quand j’allais voir des concerts, c’était exceptionnel. Il n’y avait pas ce côté routine. Maintenant, il y a tellement de concerts alors qu’en France, dans les années 80, il n’y avait pas beaucoup de concerts de hard rock. Moi, je suis née à Paris, mais après, j’étais en Bretagne, et il n’y avait pas beaucoup de concerts.

Donc, quand on y allait, pour nous, c’était exceptionnel. On avait l’impression que ça partait d’un club, d’une secte pratiquement. Et ça, c’est un peu disparu maintenant. On va voir un concert, c’est plus banal.

Comme je te comprends..

Tu sais quoi ? Je te remercie d’avoir parlé de « We Rule the Night » et de « Wake Up » parce que ce sont deux de mes chansons préférées de l’album..

** Ça fait plaisir.

J’adore les touches dans les refrains de « Wake Up ». Vous avez mis ce chœur, c’est Manu qui s’en occupe ? Il y a une touche particulière ?

** On fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de chœurs. 

Sur les albums, en live, tous les mecs chantent à part moi. Même si je sais chanter, ça nous libère pour la guitare et pour pouvoir faire un peu de show, tu vois. 

Et par contre, en studio, avec Manu, toutes les prises vocales sont faites par lui. Donc voilà. En fait, on fait plein, plein, plein de chœurs. On utilise beaucoup de petites techniques secrètes que je ne donnerai pas pour donner cette impression que ce sont des chœurs et des choses de producteurs, tu vois. Mais oui, il y a beaucoup de prises, en fait.

Mais je t’en prie. J’étais obligé de poser la question, et je tiens à dire que la production est géniale, il y a une excellente qualité sur l’album.

Et puis, j’ai été aussi agréablement surprise par les arrangements de guitare acoustique sur « Broken Heart », ça apporte une touche en plus sur son originalité.

**Je suis très attaché à tout ce qui est acoustique. Moi, j’en ai fait beaucoup, puisque j’ai eu des projets acoustiques. J’ai fait un projet qui s’appelait « Pure Folie Acoustique » pendant deux ans, où j’avais réarrangé « Pure Folie » pour guitare, voix et piano.

Mais là, je voulais faire un côté américain, et quoi de mieux qu’une acoustique accordée en drop D avec un bottleneck pour avoir un son américain ? C’est plus subtil. 

Parce que, en fait, quand on fait une instrumentale, l’idée, c’est de transmettre des émotions. Tout ce qui est technique, tout ça, c’est… si à un moment donné, on joue vite, c’est pour transmettre une émotion, ou si c’est un truc un peu gracieux, ça doit transmettre quelque chose. Ce qu’il faut chercher, c’est quel impact ça va avoir sur l’audition des gens, et à quel endroit ça va les amener. 

Et effectivement, sur « Broken Heart », personne ne s’y attendait.

J’avais envie de le faire comme ça. Je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé de mettre de la guitare acoustique, et ça me faisait penser, même si ça ne ressemble pas, à Bon Jovi dans le désert sur un morceau qui s’appellerait, je crois… Blaze of Glory.

Oui oui Blaze of Glory..

** Ouais, en fait, il n’a jamais fait vraiment ce genre de truc là, mais dans ma tête, j’avais cette idée là.

Souvent, quand je prends ma guitare, j’ai des images dans ma tête, des choses, et je dis « Tiens, ça me ramène là. » Des fois, c’est marrant, parce que les gens entendent autre chose et disent « Ouais, tu vois, ça m’a fait trop penser à ça. »

C’était l’idée, quoi, c’était de voir un peu ça, en fait.

En tout cas, je le répète, le rendu final est excellent. 

La Chute du Paradis (?)

Autre point, l’artwork. Tout à l’heure tu en parlais, mais je cherche à mieux comprendre la pochette..la vue du cockpit d’un avion de chasse, et Hollywood en feu…

Quel est le rapport avec l’album ?

** Alors, l’idée m’est venue l’été dernier. J’étais en voiture, on était en vacances avec ma femme. Il y avait un beau soleil, et tout d’un coup, j’ai pensé… Je te parlais de « Red Dawn », le film qui s’appelle « L’Aube Rouge » en français, et « Top Gun ». J’ai pensé à ces deux trucs. Je ne sais pas pourquoi, des fois ça vient comme ça.

Et si tu veux, « Falling Heaven », donc c’est le paradis, le paradis perdu..c’est la chute. 

C’est lié aux États-Unis..-c’était avant Trump, tout ça je précise-, l’été dernier, on a perdu, la dernière fois que j’étais sur Sunset, on a perdu ce côté fou, ce côté métal, tout ça. Tu vois, un truc, à 21 heures, il n’y avait plus personne sur Sunset, tu vas au resto, t’es tout seul.

On a perdu le côté un peu fou du rock and roll, on a perdu cette terre promise du rock and roll. Le hard rock, c’était « Falling Heaven » par rapport à ça. 

Et puis les avions de chasse, c’était une illustration de ça : ils sont en train de détruire Hollywood en fait. Donc voilà, il y avait un mélange de « Top Gun », de « L’Aube Rouge », et de se dire L.A. n’est plus ce que c’était. Ça a résonné avec l’actualité, parce qu’il y a eu des incendies monstrueux, et on a dit « Bon, on a fait une pochette et maintenant… » mais ça à été fait avant et puis maintenant, avec Trump qui arrive et qui est en train de vraiment casser le rêve américain.

On rejoint un petit peu le sujet, donc bon..finalement, je ne suis pas trop mal. 

Le label a eu un peu plus de mal avec la pochette, “ouais c’est un peu agressif..”, mais bon, c’est tout. 

J’aime bien ton état d’esprit, c’est ton projet après tout..

** Ouais, non, mais ce n’était pas du tout ça, hein. On m’a dit « Ouais, les couleurs on peut changer », parce que c’est vrai que les premières, voilà quoi…

Je dis « Ouais, non, j’en ai parlé à Stan Decker », qui fait les pochettes depuis le début, parce que j’aime beaucoup cet artiste, et j’avais envoyé les petits schémas, les machins, parce que pour les pochettes, je sais ce que je veux. 

Donc j’ai eu l’idée, et j’ai dit « Ça », et il m’a dit « Ouais, c’est super. » Lui-même s’est inspiré d’une des jaquettes d’un vieux jeu vidéo des années 80 qui s’appelait « Red on Moscow », je crois, un truc comme ça, tu vois. Donc voilà, on s’est bien trouvés, et j’aime beaucoup cette pochette. Je trouve qu’elle résume bien le disque, qui est un disque plus énergique.

Qui est un disque de hard rock, en fait. Tu vois, c’est du hard rock mélodique. Et puis j’aime beaucoup, ça change un petit peu des pochettes mauves avec des palmiers , donc moi, je n’ai pas envie de faire ça. 

Non mais tout s’explique, et tout est concordant. 

Le temps s’écoule, est-ce que tu aimerais ajouter quelque chose par rapport à l’album ? 

** Je crois qu’on a abordé pas mal… 

Je pense que ce qu’on voulait faire, c’était de beaux morceaux de hard rock. Il y en a trois ou quatre qui sont vraiment dans l’esprit, avec des claviers, tu vois. Je voulais rendre hommage, enfin, rendre hommage… Je n’aime pas le mot, parce que ça fait un peu bizarre, mais je voulais faire passer toute cette musique des années 80, où on pouvait écouter Skid Row, Shotgun Messiah et Journey sans que personne ne redise quoi que ce soit. 

Et puis, moi je suis assez content du disque en général, je suis ravi que les gens vont pouvoir le découvrir. 

 

Vous  avez votre release party à Paris, le 17 mai au Backstage by the Mill..d’autres projets ? Tu peux en parler ?

** En fait, pour l’instant, on se produit en associant du Big Rock Show. Je ne sais pas si tu connais, le Big Rock Show, c’est donc cette tournée où on reprend du Europe, on reprend les plus grands du hard mélodique des années 80 et on mélange ça avec des morceaux à nous. C’est un concept qui nous permet de plus tourner, parce qu’en fait sinon, on voit qu’on ne va pas tourner, on ne passe pas.

Nous avons des concerts qui arrivent. On va avoir le trailer qui va arriver, parce que ça a été filmé il y a 15 jours. On va lier les deux. Donc, des fois, on fera que du hard rock ; si on nous appelle, on y va. Sinon, on fait du Big Rock Show et on joue du Journey, du Foreigner, du Toto, du Queen..mais on plante au milieu nos morceaux à nous. 

Comme ça, les gens découvrent un groupe et en même temps se refont un trip années 80. 

Les gens, en fait, sont en manque de ça, parce que l’époque n’est pas terrible.

C’est aussi bête, hein. C’est une époque de merde, hein, surtout ça.

C’est un enfer, quoi, ce qu’on vit là, je trouve. Depuis le Covid, c’est de pire en pire.

Les gens ont besoin de retrouver des valeurs, parce que pour eux, c’est une machine à remonter dans le temps, ça leur rappelle de bons souvenirs. C’est pour ça que les gens aiment Star Wars, ils aiment la science-fiction, tout ça, parce que ça leur rappelle des choses super fun. Il n’y en a plus beaucoup, en fait, une vraie naïveté. On vit dans une société où tout le monde fait des choses pour quelque chose maintenant, il y a toujours une idée derrière, souvent de vendre des choses.

Alors moi, je fais des disques, évidemment, je veux les vendre, je veux vendre des concerts, mais ce n’est pas mon moteur. Sinon, je ne ferais que des lives. 

Mais, j’en ai un peu marre de voir systématiquement une vidéo où tu sens qu’il y a un message derrière, du genre « achète ceci, achète cela ». Ça me saoule. Je voulais revenir à une époque plus cool.

Je te reçois à 100 %, je te comprends. Merci beaucoup !

**Merci pour cette interview !

 Track List :

1. Fire In The Sky

2. God has a plan

3. Everytime you smile

4. Falling Heaven

5.Liar

6. You crossed the line

7. Silent dreamers

8. We rule the night

9. I don’t want to live
without you

10. Wake up

11. Love song

12. Broken Heart

 

Notre Avis :

“Falling Heaven” est plus qu’un album de HARD FM, c’est une véritable renaissance du rock mélodique des années 80.

HEART LINE  apporte une nouvelle vie à ce genre musical et il mérite le statut du meilleur représentant français dans le style.

L’album ne se limite pas à évoquer la nostalgie, mais propose une redécouverte d’un son à célébrer.

L’envolée épique  « Fire In The Sky » fait une entrée fracassante. L’introduction majestueuse aux claviers, un véritable prélude, est rapidement rejointe par une guitare éclatante qui donne le ton. Ce mélange d’intensité avec le riff puissant et compact plonge immédiatement l’auditeur dans l’univers du Hard FM. La voix cristalline s’impose avec une clarté qui illustre parfaitement son registre médium/aigu. Au cœur de ce déferlement sonore, la basse dynamique et volubile s’illustre, tandis qu’un duel magistral entre clavier et guitare vient sceller cette introduction inspirante. Tout dans ce morceau rappelle l’ADN du rock mélodique.

L’Inébranlable « God As A Plan » nous transporte avec son riff inébranlable. Toute la puissance vocale y est posé dans un mix savamment dosé. La solidité de cette composition Hard FM trouve écho dans un solo qui tranche avec une précision chirurgicale, captivant notre attention et notre admiration. 

Avec « Every Time You Smile », nous sommes face à un véritable hit. Cet AOR pur et intemporel nous emporte dans un tourbillon d’émotions. Le refrain est irrésistible, et le chant nous frôle avec une intensité palpable, sans oublier le magnifique solo de guitare. La fin, avec son entremêlement de basse et batterie, tout en laissant la guitare imprégner notre esprit, est un véritable délice auditif.

Le morceau éponyme, « Falling Heaven », est un voyage éthéré.. il nous enveloppe de ses somptueux arrangements. La voix, plus grave ici, nous offre un refrain à couper le souffle. Cette pièce démontre la signature unique du groupe, rivalisant sans difficulté avec les grands noms internationaux du genre. Le solo, flirtant avec le registre Metal Prog, laisse l’auditeur sous le choc de cette belle claque musicale.

« Liar” n’est qu’une déferlante énergique. Les claviers pétillants et la voix percutante s’associent pour créer un son immense. Le solo puissant qui suit n’évoque rien de moins que la force du Hard FM à son meilleur, prouvant que ce genre peut également être intense et percutant. Un refrain qui balaye tout sur son passage… voilà ce que l’on appelle un véritable succès.

« You Crossed The Line » nous procure un équilibre subtil commençant sur des nappes de claviers envoûtantes, créant une ambiance captivante. Les couplets, plus doux, préparent le terrain pour un refrain détonant. Les chœurs et le solo de guitare apportent une dimension supplémentaire à cette composition déjà riche.

Enfin, le calme s’installe avec « Silent Dreamers », un morceau où le chant frôle la sensualité. Son interprétation ici monte en puissance pour s’achever sur un sublime solo qui laisse l’auditeur en apesanteur.

« We Rule The Night » est un  Heavy AOR éblouissant ! Ce morceau déborde de l’énergie du Hard Rock, grâce à une guitare qui sculpte le son avec maîtrise. Le chant s’élève littéralement vers les cieux, fendant l’air avec une puissance renouvelée. Le solo commence dans des tonalités graves avant d’explorer des aigus vertigineux, créant un mélange hypnotisant. Le riff, bien plus Heavy, vient rétablir l’équilibre, nous plongeant dans une ambiance à la fois puissante et mélodique.

« I Don’t Want To Live Without You » est sans conteste un moment fort de l’album, et une fois de plus, la performance vocale est une véritable démonstration de talent, procurant une écoute captivante. Son humilité est visible à travers la puissance de sa voix, comme si l’AOR avait été conçue à son image. Ici, chaque note est habitée, chaque mot résonne, érigeant le groupe au rang des plus grands.

La piste « Wake Up » est une explosion sonore et se distingue par son esprit aérien et ses refrains accrocheurs. Les touches mélodiques des refrains apportent une dynamique rafraîchissante, tandis que le solo, qui décolle tel une fusée, offre un véritable feu d’artifice sonore. Cette chanson, étant une de mes préférées de l’album, démontre leur capacité à fusionner énergie et mélodie dans une harmonie parfaite.

« Love Song » est une immersion dans le Hard US, aux accents profonds et pesants. Le solo, peaufiné dans les moindres détails, témoigne du savoir-faire de chacun des membres du groupe, confirmant que chaque note est placée avec une pensée précise. Ce titre, bien que singulier, reste en adéquation avec l’esprit général de l’album.

Tirons une conclusion émotive et terminons ce voyage avec « Broken Heart », qui commence délicatement par des arpèges de guitare acoustique, offrant une touche d’originalité. Cependant, rapidement, une rythmique imposante s’impose avec une basse énorme, redynamisant l’atmosphère. La guitare acoustique revient, tel un clin d’œil, pour conclure le morceau et, par extension, l’album d’une manière délicate et puissante.

Vous en voulez encore ? Allez acheter l’album et/ou RDV lors des prochaines dates !

PLUS D’INFOS :

Album : Falling Heaven

Date de Sortie : 21 Mars 2025

Label : Pride & Joy Music

Production : Yvan Guillevic

Mastering : Brett Caldas Lima (Tower Studio)

Artwork : Stan W. Decker

Sites Officiels : https://www.facebook.com/Heartlinebandofficial/?locale=fr_FR

https://www.youtube.com/channel/UCTOJ2LdtmtOT8HuKaRK4GiA

https://www.prideandjoy.de/index.php/artists/11-artists/382-heart-line

 

 

                Lineup :