Ce week-end avait lieu la 5e édition du Gisors Métalfest. Pour l’occasion, une affiche solide nous était proposée avec en tête d’affiche les Toulousains de Sidilarsen, suivis de Witches et, pour ouvrir cette belle soirée, White Sofa.
Pour Vecteur Magazine, je me suis rendu sur place afin de vous raconter ce live et vous faire vivre, à ma manière, l’ambiance de cette soirée.
WHITE SOFA
Groupe originaire de Tours, White Sofa ouvre cette soirée avec un mélange de métal et d’électro aussi efficace qu’énergique. Malgré un public encore peu présent en début de set, l’accueil est chaleureux et les premiers rangs répondent déjà présents.
Petit moment aussi inattendu que sympathique : les mini-pogos formés par les enfants présents dans la salle. Une scène à la fois drôle et attendrissante, qui contraste avec la puissance du son, mais qui donne le sourire.
Sur scène, le frontman multiplie les allers-retours, communique et occupe parfaitement l’espace qui lui est offert. Derrière lui, les musiciens assurent un show propre et maîtrisé, sans temps mort.
Une très belle découverte pour ma part, qui trouve immédiatement sa place dans ma playlist. Et clairement, une envie déjà présente de les revoir sur scène.
WITCHES
Place ensuite à Witches, groupe de death/thrash metal français que j’avais déjà eu l’occasion de voir au Mennecy Festival.
Même si ce style n’est pas forcément celui que j’affectionne le plus, la performance reste solide et bien exécutée. Le groupe fait le job avec sérieux, et la communication avec le public est bien présente.
Certaines punchlines viennent même marquer les esprits et faire sourire la salle, notamment ce mémorable :
« En 1988, je vous lavais le cul avec de la lessive agressive »
Une phrase qui, à elle seule, donne le ton du show : direct, old school, sans filtre.
Côté scène, les musiciens restent assez statiques et occupent peu l’espace, ce qui peut parfois donner une impression de distance. En revanche, mention spéciale au pied de micro stylisé en forme de chaîne, qui apporte une vraie touche visuelle à l’ensemble.
En bref, vous l’aurez compris : ce set ne m’a pas totalement convaincu, mais il devrait sans aucun doute séduire les amateurs de death métal à l’ancienne.
SIDILARSEN
Le voilà, le moment tant attendu. Celui pour lequel beaucoup ont fait le déplacement : Sidilarsen.
Les lumières s’éteignent, le public s’impatiente… puis la scène s’illumine d’un rouge intense, rappelant l’univers visuel du dernier album. L’ambiance est immédiatement posée.
Les premières notes d’« Intox » résonnent, et les cinq comparses entrent en scène. Instantanément, la réaction du public est là : sourires, cris, mouvements… la connexion se fait sans attendre. Même les plus jeunes, présents au premier rang, chantent déjà à pleins poumons.
David, en véritable frontman, va au-devant du public, multiplie les interactions et occupe l’espace avec aisance. À ses côtés, Silvain est en mouvement constant : il tourne, saute, vit chaque instant avec une intensité communicative.
Ce qu’il y de marquant c’est la cohésion entre les membres du groupe. On sent une vraie envie d’être là, de partager ce moment et de simplement faire de la musique ensemble. Et ça fonctionne.
Comme à leur habitude, Sidilarsen est parfaitement à l’aise sur scène. La communication est fluide, la communion avec le public bien réelle. Même si quelques petits pépins techniques, perceptibles à certains moments, n’entachent en rien la dynamique du set.
Car au final, Sidi fait ce qu’il sait faire de mieux : rassembler, transmettre de l’énergie et créer un moment collectif fort et nous unir contre une élite.
Dans la continuité de la soirée, cette 5e édition du Gisors Métalfest a parfaitement déroulé son fil conducteur : une montée en puissance progressive, pensée intelligemment. De la découverte énergique de White Sofa, aux sonorités plus brutes de Witches, jusqu’à l’explosion finale signée Sidilarsen, chaque set trouve sa place et participe à construire un vrai moment live, cohérent et intense.
Au-delà des prestations, c’est aussi cette ambiance qui reste. Celle d’un public impliqué, capable de passer de la curiosité des débuts aux pogos plus appuyés de fin de soirée. Celle aussi d’un festival à taille humaine, où la proximité entre les groupes et le public renforce encore l’expérience.
On sent une vraie envie de bien faire, autant du côté de l’organisation que des artistes, tous visiblement heureux d’être là et de partager leur musique. Et c’est sans doute ce qui fait la différence : cette sincérité, cette énergie collective qui traverse toute la soirée.
Une édition réussie, cohérente de bout en bout, qui confirme le potentiel du Gisors Métalfest. Si la recette reste la même pour les prochaines années, il y a fort à parier que le rendez-vous devienne incontournable.
Je tenais également a remercier toute l’organisation du gisors métalfest pour cette accueil, cette générosité.