Vecteur Magazine

WILDSTREET

15.05.2024

Par Cidàlia Païs

Plus glam que jamais, le musicien Eric Jayk, fondateur, chanteur et guitariste du groupe de hard & glam américain WILDSTREET est à Paris ce jour du 15 Mai pour la journée promo de WildStreet IV, le nouvel EP du groupe, sorti le 26 Avril dernier, via Golden Robot Records, et avec un large éventail de nombreux amis talentueux. Une riche collaboration de Steeve Estatof ( vainqueur de La Nouvelle Star en 2004) Dave Abbruzzese ( ancien batteur de Pearl Jam ) Erik Eldenius ( batteur, ayant travaillé avec Billy Idol, Donna Summer ) Guernica Mancini ( ancienne chanteuse de Thundermother, The Gems ) Todd Long ( The Verve Pipe, Ghosts Of Sunset ) et aussi des membres de Once Around et Zenora.

Il se pose un peu après une tournée intensive d’un peu plus de deux ans et demi, J’ai l’opportunité de rencontrer Eric au Hard Rock Café pour discuter de son parcours et de cette dynamique hard’n’heavy avec des touches mélodiques, mais parfois très sombres..

Vous pouvez le retrouver le 12 Juin prochain en acoustic live, ici, au Hard Rock Café, à Paris.


*Je t’ai vu il y a peu en première partie de Black Rain le 7 Avril dernier, et j’ai été époustouflée par la version live acoustique de WILDSTREET. Le show m’a aidée à voir WILDSTREET sous un autre angle.

Raconte-nous, l’histoire de WILDSTREET comporte deux chapitres…

Eric : J’ai créé WILDSTREET en 2005. J’ai rencontré un mec après avoir mis une annonce ; il vivait à San Diego avant de déménager par hasard à New York. Nous sommes devenus les meilleurs amis. En fait, nous avons dissous le groupe dans lequel j’étais à l’époque et nous avons lancé WILDSTREET. Nous essayions d’être meilleurs que DEF LEPPARD dans leur propre style à cette époque. On restait éveillés toute la nuit, écrivant de la musique. Nous sommes tous les deux un peu obsessionnels, un peu fous. Il va donc sans dire que nous avions cette forte vision de la musique. Et puis, avec Jimmie, nous sommes allés jusqu’au bout avec notre premier album, ‘Wildstreet’, en enregistrant la grosse guitare, une corde à la fois, en essayant de faire en sorte que chaque son ressemble exactement à l’impression que nous avions de DEF LEPPARD. Puis, environ deux ans plus tard, nous avons trouvé notre premier line-up et nous avons enregistré un deuxième disque complètement différent, d’un univers différent : c’était 100% rock and roll, un disque de groupe. C’est ‘WildStreet II…Faster…Louder!’ avec le titre “Poison Kiss” dessus. Et plus tard, nous avons fait “Easy Does It”, c’était fou. 

*Vous avez entamé des tournées très rapidement…

 

Eric : Le plan était de battre le pavé et de développer une base de fans. Nous avons tourné dans tout le pays, sans arrêt. C’était notre toute première tournée. Je ne suggère à aucun groupe de le faire. Mais pour nous, à cette époque, cela avait du sens. Nous avons joué à Rocklahoma et d’un coup, nous sommes passés de l’absence de fans à une tonne de fans. Avec notre clip “Poison Kiss”, notre fan base s’est élargie dans le monde entier. 

 

*Un moment de pause est venu, puis un “retour” vers 2016…

 

Eric : Tu sais, les trucs sophistiqués deviennent tellement géniaux que parfois, ça peut être trop. Mon ami Jimmie avait d’autres projets en cours, et les tournées peuvent s’avérer difficiles.

Mais en 2016, j’ai relancé WILDSTREET, avec une programmation différente, à l’exception de Jimmie qui faisait déjà partie du groupe. Ensuite, nous avons joué à New York en février 2021. WILDSTREET a été l’un des premiers groupes en tournée après la pandémie.

Il y a beaucoup de choses sur cette histoire. Nous avons joué dans ce bar qui s’appelle le Bar 13. Nous avons déplacé toute la scène et entouré de plexiglas. On était un peu comme dans une cage, ça avait l’air horrible, mais c’était apprécié car c’était le premier concert après la covid. Nous avons aussi contribué à relancer les concerts en France plus tard cette année-là. C’était lors de notre participation à la croisière Rock Suisse, ce qui nous a permis de donner quelques concerts en France et d’être parmi les premiers groupes à reprendre les concerts.

En France, c’était cool. Puis nous avons fait une tournée en 2022, et pendant ce temps, je faisais également mon show acoustique. J’utilisais mes shows acoustiques comme moyen d’obtenir des sessions d’écriture ou de jouer avec d’autres musiciens.

 

*T’as bien lancé l’histoire entre 2016 et 2021. Parlons du nouvel EP. On démarre avec “Heroes”, des riffs sauvages, mais tout au long du disque, il y a des hauts et des bas, le glam et le punk. Raconte-nous… 

 

Eric : C’est exactement ce que je voulais faire depuis longtemps, et c’est bizarre… “Heroes” a ce côté metal. En fait, je n’aime pas me baser sur un seul truc. Je ne veux pas que WILDSTREET soit juste un genre. Je veux tout ! Donc il y a, “Sick to Death”, comme du rock électronique un peu plus sombre et “The Road”, totalement différent. C’est plutôt du rock indépendant, en quelque sorte, et c’est ce que je recherchais. Mais quoi qu’il arrive, cela ressemble toujours à WILDSTREET. Et nous devons équilibrer donc…

*Le titre “Sick to Death” est plutôt enivrant…

Eric : Je vais te raconter l’histoire. J’avais prévu une tournée au Mexique, et à la même période, j’ai été témoin de la peine d’un ami proche qui a eu le cœur brisé. C’est peut-être trop personnel pour le dire aux gens, mais j’étais là avec lui. Quand WILDSTREET s’est réuni pour écrire cette chanson avec Wrath Starz de ONCE AROUND, j’avais une vision de ce que je voulais faire, car je voulais vraiment être cathartique pour mon ami. Je pense que ce que nous avons créé sur ce titre est incroyable. La production est incroyable. De plus, j’ai eu la chance de collaborer avec Dave Abbruzzese de PEARL JAM à la batterie, et Sebastian Hadtrath de ONCE AROUND a fait les chœurs, ils ont assuré !

*Comment se déroule le processus d’écriture et de composition avec WILDSTREET ? De quelle manière et quand tout cela se met en place ?

 

Eric : Eh bien, j’ai vécu dans de nombreux endroits différents, et heureusement, j’ai mon propre studio équipé de mon propre rack ProTools, ce qui me permet de travailler n’importe où. 

Le processus varie vraiment. Certaines chansons proviennent de démos de mon guitariste, Jimmie, qui les initie, comme c’était le cas pour “Heroes”, qui a débuté avec une première démo. Ensuite, nous travaillons ensemble pour trouver les arrangements. C’est principalement une collaboration à distance, on ne s’assoit pas dans la même pièce pour écrire. Mais malgré cela, nous nous arrangeons à chaque fois et il y a toujours des idées.

 

*Il me semble que tu es le genre de personne qui se dit toujours qu’il y a une solution…

 

Eric : Oh, ouais !  J’ai compris que si je veux accomplir quelque chose, je le ferai !

Alors oui, je dirais que nous sommes partout. Et j’aime bien cette idée d’être partout.

*Comment es-tu venu à bosser avec Steeve Estatof ?

 

Eric : Ma femme est également la manager de WILDSTREET. Elle lui a simplement écrit et lui a demandé, et il s’est avéré être un fan de WILDSTREET. Maintenant, nous sommes de bons amis, nous avons fait de la télé et pas mal de concerts ensemble, c’est cool. Il a fait un excellent travail sur “Come Down”.

 

*Dis-nous plus sur les featuring dans ce numéro “IV”.

 

Eric : En guest, il y a Guernica Mancini de THE GEMS, qui chante sur “Heroes”, et Erik Eldenius du groupe de Billy Idol, à la batterie. Lorsque que nous vivions à Los Angeles, j’ai fait quelques sessions d’écriture, et Jen avait déjà rencontré Erik, grâce à Olivier. Nous sommes donc allés voir le spectacle de Billy Idol, nous l’ avons sollicité et il a accepté. Cela a finalement très bien fonctionné. Todd Long de THE VERVE, joue également de la batterie sur le morceau “Won’t be Apart”. Et qui d’autre ? Kyle Paas joue de la basse  sur “The Road”, qui était le producteur de WILDSTREET III. Et je savais qu’il comprendrait ce que j’essayais de faire. Il travaille simplement dans un magnifique studio à Brooklyn appelé Mission Studios. Et j’avais raison, il savait exactement quoi faire.

 

*T’as une sacré richesse musicale et personnelle, et je ressens ça dans tes disques.

Eric : Oh, merci beaucoup !

*Tu repars en tournée, en France, en Europe et en Amérique… Tu te reposes un peu ? 

 

Eric : Est-ce que je me repose ? Non, je ne m’arrête jamais ! J’ai choisi cette vie et cette image que je veux véhiculer, et elle est partout. Et toujours en m’amusant. Tu vois ce que je veux dire ? Mais il y a beaucoup de sérieux. Cela dit, je ne prends pas vraiment beaucoup de repos.

 

*C’est peut-être ce qui fait ton inspiration…

 

Eric : Je rencontre beaucoup de gens formidables. C’est la meilleure chose, parce que là, par exemple pour ‘WildStreet IV’, les gens écoutent ces sept titres et creusent pour ressentir les émotions,

*Effectivement, on ressent beaucoup d’émotions, ainsi que toutes les influences.

 

*Comment vois-tu l’avenir ?

 

Eric : Plus grand et meilleur ! Je veux vraiment faire un disque après ‘WildStreet IV’. Nous avons donc un autre EP en route et je veux que les membres de mon groupe soient impliqués dans cela. C’est pourquoi je reviens aux bonnes vieilles méthodes en essayant de faire un disque de groupe, et je pense que ce sera incroyable. 

 

*Je te remercie pour le temps accordé à Vecteur. Qu’aimerais tu ajouter à l’interview ?

 

Eric : Je veux juste te dire merci. Et merci d’être venu au show BLACKRAIN en avril. C’était très amusant, un show vraiment cool où les gens souriaient, c’était moi et ma guitare. 

 

Je pense que l’avenir sera encore meilleur, car maintenant j’ai un super groupe, et nous apporterons tout ce que de grands musiciens et des personnes formidables peuvent offrir. Alors tu sais quoi ? Personne, absolument personne n’a encore rien vu. 

LINE UP

 

Eric Jayk Chant & Lead Guitare 

Wrath Starz Guitare Solo & Rythmique, Chant

Kevin R. Foulard Basse & Chant

Dylan Graff Batterie & Chant

 

 

Plus d’informations :

https://linktr.ee/wildstreet