Vecteur Magazine

LES PRÊCHEURS D'OUTRE GALAXIE

Par Christophe Pinheiro

DYMYTRY PARADOX doit sa naissance au succès dans son pays d’origine, la République Tchèque, de son alter-ego DYMYTRY. Après avoir accueilli dans ses rangs, Al Paradox au chant, c’est dans la langue de Shakespeare que ce nouveau groupe part à la conquête de l’Europe et pourquoi pas du reste du monde. 

Après deux premiers albums au fort potentiel, DYMYTRY PARADOX revient avec “Born from Chaos” comme troisième réalisation. Un album où le groupe démontre tout son talent. Caché derrière son masque, Al Paradox a eu la gentillesse de répondre à quelques-unes de mes questions. 

Crédit photos : D.R.

Pour commencer, j’aimerais parler de l’histoire du groupe. Pour ceux qui ne vous connaissent pas, DYMYTRY PARADOX est le petit frère du groupe tchèque DYMYTRY. Vous partagez le même ADN. La différence réside dans le chanteur et la langue employée. C’est à toi qu’on doit l’identité de DYMYTRY PARADOX. C’est bien ça ? 

C’est exact. Nous avons séparé les deux versions car j’ai rejoint DYMYTRY en 2020, peu avant la pandémie, et nous sommes partis à l’international. Je suis allemand, je ne suis pas tchèque, donc je m’occupe de toute la partie internationale. Et c’était assez déroutant pour nos fans de longue date, ainsi que pour tous ceux qui nous ont rejoints en cours de route lors de notre tournée européenne. Du coup, on a décidé de séparer DYMYTRY et DYMYTRY PARADOX, car c’est une vision et une ambiance différentes. Comme ça les gens ne sont plus perdus. 

“Born from Chaos” est votre troisième album. Il sortira le 16 janvier. Deux ans après “Five Angry Men” et quatre après “Revolt”, un timing parfait dans votre calendrier. Janvier semble être le mois des sorties. Coïncidence ou stratégie ?

J’aimerais bien que ce soit programmé, mais on doit sortir nos albums en pleine tournée. Ça multiplie les effets et on touche plus de nouveaux fans car ils découvrent un nouveau disque. Et puis, en tournée, on peut aussi promouvoir les nouveaux morceaux en live. Donc le planning a été établi avec notre label, Reaper Entertainment. C’était un planning assez serré pour tout préparer en si peu de temps, car on a signé avec eux il n’y a pas si longtemps. Je crois que ça fait deux ou trois mois et on devait livrer l’album, plusieurs clips… Bref, un planning de dingue ! Mais on s’en est sortis, avec quelques ratés, mais aussi de belles réussites. Je pense que tout le monde est content, et l’album est super. Il est prêt à être découvert par le public.

La signature avec ce label vous a aider ? 

Oui, beaucoup. On travaille main dans la main avec notre management et avec Reaper, notamment pour les réseaux sociaux. Je m’en occupe principalement. On essaie de promouvoir DYMYTRY PARADOX au maximum. Et les réactions sont excellentes jusqu’ici. On est vraiment confiants pour cette nouvelle sortie. Les gens apprécient vraiment nos nouvelles vidéos, notre nouveau style, notre nouveau look, car tout a changé. Et nous pensons que ça collera bien. On fait ce qui nous semble juste. Et jusqu’à présent, tout le monde est ravi, nous y compris. 

Quel est le message derrière le titre de cet album, “Born from Chaos” ? 

Il y a plusieurs messages. D’abord, “Born from Chaos” était l’idée de départ, car nous sommes littéralement nés du chaos, avec toute la confusion qui règne au sein de notre groupe, avec DYMYTRY et  DYMYTRY PARADOX. Mais aussi le chaos qui règne sur cette petite planète folle. Tout ce qui se passe dans le monde… et c’est un thème récurrent dans nos paroles et notre musique. 

Je sais qu’il y a des morceaux retravaillés qui apparaissent sur les albums des deux groupes. Je pense notamment au titre ‘Revolt’, qui s’appelle ‘Revolter’ dans la discographie de DYMYTRY. Les compositions sont 100 % originales de DYMYTRY PARADOX ? 

Oui. Mais pour que ce soit plus clair pour tout le monde, nous ne sommes pas un projet parallèle qui se contente de ressortir des morceaux déjà composés. Même si ça peut parfois donner cette impression. J’ai rejoint DYMYTRY en 2020. Quand on a commencé à écrire, ‘Revolt’ ou ‘Revolter’ étaient déjà écrits. À la différence que l’un est sorti avant l’autre. Notre première approche était de capturer l’énergie du groupe et de la transposer à l’international. Mais aujourd’hui, les choses ont évolué. La version anglaise, DYMYTRY PARADOX, ne signifie pas qu’elle était initialement destinée uniquement au marché tchèque. Mon groupe et moi, on s’occupe des morceaux en anglais, et Václav (Noid Bárta) et son groupe travaillent sur la partie tchèque. C’est un processus parallèle, avec deux chanteurs différents et deux visions différentes de l’ambiance. La nôtre est un peu plus bizarre. Nous sommes des extraterrestres d’une autre galaxie qui vous regardent détruire la planète, et on vous donne juste un avertissement. 

Comme tu le disais tout à l’heure, tu es allemand, tu y vis d’ailleurs. Donc, par la force des choses, vous travaillez à distance. Quelle est ton implication dans le processus créatif ?

Je fais de tout. Absolument tout. Tout le monde est invité à contribuer, à faire avancer le groupe et à améliorer les chansons. Personnellement, je m’efforce d’écrire les paroles, les refrains et d’autres parties. Chacun apporte beaucoup de choses au groupe. Ce n’est pas comme si quelqu’un n’avait qu’une seule tâche dans le groupe. Chacun est libre d’exprimer ses idées. Au final, c’est un travail d’équipe et nous sommes heureux de présenter les meilleures chansons possibles sur l’album. 

En trois albums, je ressens une évolution constante qui donne à DYMYTRY PARADOX une intensité vraiment unique. Comment perçois-tu cette évolution ? 

C’est un travail en constante évolution lorsqu’on crée de la musique. Ça fait cinq ans que je fais partie de ce groupe, donc beaucoup de choses ont changé pendant ces cinq années. Je ne suis plus le petit nouveau. Je participe à tout. D’ailleurs, toute l’histoire de notre nouveau look et tout ça, c’était un peu mon idée parce que je trouvais qu’il fallait ajouter un peu de piquant à l’expérience immersive, vu qu’on mise beaucoup sur le visuel. On raconte une histoire et divertissons le public. Musicalement, je me suis un peu impliqué. J’ai une voix différente de celle de Václav. Nous sommes deux personnes différentes. Donc, on a forcément des approches différentes. On ne peut rien planifier à long terme. Ce sont des choses qui arrivent. Les visuels, les masques et les costumes, tout ça a été fait en cinq mois. Un planning vraiment serré, de la création à la finalisation pour la scène et nos clips délirants. Donc, je fais confiance au processus. C’est la seule chose que j’ai appris en commençant un nouvel album. Et ce n’est pas la fin du chemin. On commence juste à explorer nos nouvelles idées. C’est super, même si c’est parfois stressant et que ça demande beaucoup de travail, comme tu peux l’imaginer. Mais comme toi, j’entends aussi une différence, et je pense qu’on est sur la bonne voie. 

Au niveau des textes, il s’agit de trouver sa place dans une société complexe, d’un désir d’affirmation de soi. Quel message espères-tu transmettre avec ces paroles ? 

Le message principal, c’est que notre planète se dirige vers des temps sombres si nous continuons comme ça. Il y a tellement de conflits dans ce monde, et nous ne prétendons pas être moralement supérieurs. Nous essayons simplement d’observer tout cela, de nous baser sur des faits, et de lancer un avertissement. Bien sûr, la lutte intérieure, en chacun de nous, rattrape en quelque sorte le monde. On voit des gens souffrir psychologiquement, dans ce monde moderne où le numérique est omniprésent. On passe ses journées sur son téléphone, sur son ordinateur, etc. Et je ne pense pas que nous, êtres humains, soyons faits pour ça. Je ne veux pas passer pour un vieux schnock. Ne vous méprenez pas. J’adore la technologie. Nous sommes arrivés ici à bord d’un vaisseau spatial et avons traversé de nombreuses galaxies. Nous n’avons donc pas peur de la technologie, mais je pense qu’il faut avoir une approche équilibrée de la vie pour ne pas devenir complètement fou et pour rendre le monde meilleur, sans le détruire. Et c’est très délicat aujourd’hui, car il se passe certaines choses ici en Europe. C’est vraiment très difficile pour les jeunes de vivre ici et de se construire un avenir dans ce contexte. Et je pense que c’est formidable d’avoir ce message pour eux. Et comme je l’ai dit, nous ne voulons pas convaincre tout le monde, car nous sommes tous dans le même bateau. Nous formons un seul monde. Nous avons été divisés tant de fois au cours de l’histoire par d’autres entités, par des personnes au pouvoir. Et ça se répète sans cesse, et l’histoire nous enseigne une leçon, mais nous refusons de l’apprendre. Il nous faut regarder vers l’avenir, dialoguer, trouver un terrain d’entente, une démocratie, bref du bon sens. Toutes ces choses que nous avions autrefois, pour nous remettre sur les rails et créer un monde merveilleux où vivre. J’ai peut-être l’air d’un hippie de l’espace, mais c’est vraiment ce que je pense. Et je crois que nous pouvons y arriver. 

Dans le groupe, vous portez des masques et des costumes. J’ai vu sur les réseaux sociaux que vous appelez vos fans, les “humains”. Comment vous considérez-vous ? Quel est le concept autour de l’univers du groupe ?

Je suis Al Paradox. Le groupe c’est DYMYTRY PARADOX. On vient du vide paradoxal. On vient d’une autre dimension, d’une autre planète, appelez ça comme vous voulez. On est attirés par le chaos, on vient ici jouer pour vous et on vous lance des avertissements de différentes manières. Que ce soit pour vous-mêmes, pour votre famille, pour tout le monde, pour l’avenir du monde entier. Et c’est notre mission : que vous écoutiez notre musique et que vous compreniez ce qu’on dit, parce qu’on ne raconte pas de conneries. Nous sommes sérieux. On essaie d’améliorer un peu le monde à notre façon. Je sais qu’on ne peut pas changer le monde, car il est impénétrable, mais on peut changer notre petit univers d’auditeurs et les aider à mieux comprendre les choses, surtout s’ils sont perdus, car nous-mêmes le sommes souvent. Et personne n’est seul dans notre communauté. Vous êtes les bienvenus et vous pouvez avancer avec nous. Nous voulons être porteurs d’espoir, pour enfin vivre dans une société digne de ce nom. 

Musicalement, quel est votre objectif ? Car cet album sonne moderne, il a une approche directe et une identité propre. 

Comme tout le reste dans notre groupe, ça s’est fait naturellement, au fil du temps. Sur cet album, nous avons un nouveau producteur. Il s’appelle Julian Breucker et il vit à Hambourg. On cherchait un nouveau souffle musical. On en a beaucoup discuté avec lui. On a parlé du son, de l’approche pour la composition, etc. Il nous a beaucoup aidés dans le processus créatif. Pour moi, c’était un défi de travailler avec quelqu’un de nouveau, surtout pour l’enregistrement des voix. Il y avait aussi, comme toujours, une petite pression temporelle, car je n’avais que trois jours pour enregistrer tout l’album. C’était beaucoup de chant, des journées intenses à Hambourg, de 9h du matin à 18h ou 19h, juste pour enregistrer les pistes. Mais travailler avec Julian a été génial. Ça m’a permis de progresser en tant que chanteur. Je pense que ça a aussi permis aux autres membres du groupe de progresser en tant que musiciens. Et comme je l’ai dit, j’entends aussi un véritable bond en avant avec cet album. Autant musicalement qu’au niveau du son. Et comme tu l’as déjà dit, il y a clairement une identité propre qui se crée. C’est ce que nous recherchions, et c’est ce qui s’est produit pendant le processus. Comme je le dis toujours, faites-vous confiance. Faites confiance au processus. Tout ira bien. 

Votre musique s’adapterait parfaitement à une bande originale de film. Le cinéma est-il une source d’inspiration pour toi ? 

Oh oui, absolument. Je suis un grand fan de science-fiction et de BD, comme tu peux peut-être l’apercevoir en arrière-plan. (Des affiches de cinéma encadrées jonchent le mur) J’ai un petit côté geek. On aime tous les films et le cinéma en général. Je dirais que je suis plutôt branché science-fiction. Les autres sont plus branchés thrillers et autres films que j’apprécie aussi, d’ailleurs. Mais je suis vraiment passionné par la science-fiction et c’est une influence majeure pour moi, que ce soit au niveau visuel, notre apparence, notre façon de parler, tout ça. C’est quelque chose qui m’a tellement influencé tout au long de ma vie, c’est tellement ancré en moi que ça ressort petit à petit. Et je n’essaie pas de plagier quoi que ce soit. Ce sont juste des influences, comme pour la musique. Tu ne pourras jamais cacher d’où tu viens, tu sais, surtout quand tu es musicien. Quand tu as débuté avec des groupes plus anciens, forcément, tu garderas toujours cet ADN en toi. En enregistrant des morceaux, tu deviendras une version plus aboutie, la meilleure possible, et tu continueras d’évoluer par la suite. Et c’est ce que j’assume. Je n’essaie pas de le cacher. C’est juste quelque chose qui fait partie de ma vie, et je suppose aussi celle des autres membres du groupe. On l’assume. On regarde des films ensemble quand on est en tournée, en studio, etc. 

Comment travailles-tu cet équilibre vocal entre notes claires et notes graves ? ​​Et surtout, comment tu t’adaptes avec le masque ?

C’est difficile, mais ça s’apprend comme tout autre chose. Le masque, j’ai dû l’adapter parce qu’avec la mâchoire, c’est un peu délicat. Ça demande beaucoup d’air pendant les moments intenses des concerts, mais maintenant c’est un peu mieux. C’est plus confortable. Je chante comme ça depuis toujours, depuis que j’ai pris le micro pour la première fois, parce que personne d’autre ne voulait le faire. Ce n’était pas une vocation, juste un hasard. Et me voilà, et je crois que je m’améliore. Bien sûr, on progresse toujours en tant que musiciens. 

‘Overmind ‘ est l’un de mes deux titres préférés de l’album. J’adore son énergie. Peux-tu me parler de ce titre ?

Ce n’est pas le genre de single qu’on choisit habituellement pour un album, parce que le morceau est un peu plus long et plus profond, et pourtant, je l’adore aussi. Ce morceau, c’est une sorte d’entité, comme une intelligence artificielle qui nous contrôle sans qu’on s’en rende vraiment compte. Celle qui nous empêche de dormir. Pendant toute la période d’écriture du nouvel album, j’ai eu de sérieux problèmes d’endormissement parce que mon esprit était constamment en ébullition, à penser à plein de choses. Et j’ai réalisé que c’était aussi parce que je passais mon temps à scroller sans fin, comme tout le monde de temps en temps. Vous prenez votre écran, vous vous mettez au lit et vous scrollez sans arrêt. Et avant même de vous en rendre compte, vous avez passé trois heures à vous abrutir, et ça ne vous apporte rien de bon à part un manque de sommeil. Et ça vous perturbe complètement pour toute la semaine. Et c’est là que ça m’est apparu au milieu de la nuit, comme un esprit qui contrôle ton petit cerveau, là-haut, et ça te rend accro à toutes ces choses. Je me noie dans les marées. C’est ce que dit le refrain, et c’est ce que l’on ressent quand on manque de sommeil, que le cerveau ne se repose plus comme il le devrait, et qu’on ne peut pas se réinitialiser pour avoir un esprit et un corps frais le lendemain matin. Voilà toute l’histoire. Bien sûr, je l’ai intégrée à notre petit univers de science-fiction, donc ça sonne un peu futuriste. Ça fait plaisir à entendre que tu aimes ce titre.

Et un autre que j’aime beaucoup, c’est ‘Oxygen is not Included’. Quelle est la signification des paroles de cette chanson ? 

J’essaie d’être un peu sarcastique, parce qu’on est constamment bombardés de pubs, de trucs du genre : « Vous avez ça gratuitement. Vous avez ça aussi, c’est gratuit. Entrez juste le code promo ici. Faites juste ceci et cela.» Et en fait, on concentre notre attention sur tellement de choses qui ne valent rien dans ce monde. Des choses aussi basiques que l’eau, quand je vois comment elle est volée dans le sol par de grandes entreprises, de grosses, énormes, riches entreprises qui la volent au public. Ça devrait être la priorité absolue, non ? C’est votre eau. Vous êtes des êtres humains. Vous avez besoin de survivre. Et je suis allé plus loin parce qu’on a aussi besoin d’oxygène pour survivre, au quotidien. Mais, vu comment on évolue en tant que société, en tant que monde, on dirait presque que même l’oxygène va disparaître à l’avenir. Il faudra aussi payer ça, sous forme d’impôt ou autre. C’est ce que je veux dire avec cette petite nuance : l’oxygène n’est pas inclus. Et maintenant, on est tous dans l’illusion. Il y a tellement de choses plus importantes que ça. En tant qu’êtres humains, on dirait qu’on n’arrive pas à se concentrer sur nos besoins fondamentaux. On ne se concentre que sur des choses sans importance, car on est tellement distraits par tout ce qui se passe autour de nous. 

Un album prend aussi vie en concert. J’ai vu qu’un concert était prévu à Paris. Je crois qu’il est annulé… 

Oui. Il est annulé, malheureusement.

Aurons-nous la chance de vous voir bientôt en France ? 

Oh, je l’espère ! Ce n’est pas de notre responsabilité si on ne vient pas en France. On veut jouer partout. Comprenez-moi bien. On a besoin d’élargir notre public. C’est un milieu difficile. Il y a beaucoup d’argent en jeu. Quand on joue en groupe, avec notre équipe et tout le spectacle qu’on monte, il faut qu’il y ait un minimum de rentabilité. On ne peut pas prendre n’importe quel risque, car on en prend déjà beaucoup d’autres. Mais on adorerait revenir à Paris, à Lyon ou n’importe où. On a donné quelques concerts en France et on a adoré. Le public est vraiment fan de metal. On espère jouer dans les meilleures conditions possibles pour se présenter devant un public plus large, leur montrer ce qu’on sait faire en live et ce qu’on représente. Bien sûr, on cherche aussi à faire des premières parties de groupes déjà établis, pour qu’ils nous emmènent avec eux en tournée. On aimerait convaincre le public et gagner plein de fans en France. Voilà notre mission. On est impatients, et ça va se faire. J’en suis sûr. On croise les doigts. 

À quoi faut-il s’attendre en assistant à un concert de DYMYTRY PARADOX ? 

C’est la folie ! C’est un spectacle intense ! On est là pour vous divertir. On n’est pas là pour vous ennuyer. Vous en aurez pour votre argent. Un spectacle de folie, plein de moments où vous pourrez rire avec nous, ressentir des émotions avec nous. Des moments où on ne fait qu’un. Où on oublie tous les problèmes du monde extérieur. Vivre l’instant présent. Et c’est ce que vous allez vivre, et c’est là qu’on accueille tout le monde. Venez voir par vous-même. Je parie que vous ne serez pas déçus. 

Dans quelles conditions recommandes-tu l’écoute de votre nouvel album ? 

Je sais que chacun a ses préférences. Vous pouvez le mettre à fond à la salle de sport. Vous pouvez le mettre à fond en voiture. Vous pouvez le mettre à fond à la maison pour que vos voisins l’entendent aussi, parce qu’eux aussi veulent un peu de DYMYTRY PARADOX. (rires) Et vous pouvez même vous allonger sur la plage et écouter nos morceaux. C’est un moment où tu peux réfléchir, où tu te sens un peu plus connecté à la nature. Et tu comprendras encore mieux les paroles et notre message. Mais tu es libre de l’écouter n’importe où. Si tu vas aux toilettes, écoute-nous. Si ça te rend heureux, ça nous rend heureux. 

Le dernier mot est pour toi. 

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Notre avis :

Venus d’une galaxie lointaine… DYMYTRY PARADOX se pose sur notre terre pour contempler le chaos présent et nous proposer une meilleure alternative à ce désordre avec “Born from Chaos”. Neuf titres pour accomplir la mission, le projet peut sembler ambitieux, alors laissons-nous tenter. C’est ‘Red Sky Remains’ qui ouvre la voie. On comprend immédiatement de quoi il s’agit. Sur une rythmique groovy, des mélodies accrocheuses et des refrains hymniques, ce titre, comme tout le reste de l’album d’ailleurs, communique une énergie terriblement contagieuse. Si ‘War Beneath my Skin’ emboîte le pas, le titre éponyme ‘Born from Chaos’ intensifie les choses. Un titre parfaitement taillé pour la scène qui invite à bouger du début à la fin. D’ambiances cinématographiques, cet album n’est pas avare. ‘Sun of a Broken God’ à l’introduction sombre laisse échapper la lumière par ce refrain incroyablement efficace. C’est une démonstration que nous offre DYMYTRY PARADOX. Le groupe prouve avec ‘Reignite Me’ qu’il peut s’aventurer sur des mélodies un peu plus pop pour laisser exploser l’agressivité sur un break rappelant les grandes heures du Nu-Metal. En toute honnêteté, avec ces cinq premiers titres, je pensais que le groupe avait réservé son lot de surprises. Et j’aime avoir eu tort car les trois à venir sont mes préférés de l’album. ‘Empire of the Fallen’ au riff tranchant ouvre sur un ‘Overmind’ envoûtant et puissant. Et passer par l’efficacité de ‘Oxygen is not Included’ qui rassemble les qualités des deux précédents titres. En guise de fin, ‘Grave With No Name’ vient, tout en douceur, donner du sens au message du groupe. 

Même si dans le monde, le chaos réside toujours, DYMYTRY PARADOX, avec ce “Born from Chaos” nous fait passer un moment fort agréable. Et l’espace d’un instant, nous fait oublier nos problèmes avec des titres efficaces qui ne manqueront pas de vous faire bouger dans la bonne humeur.