Vecteur Magazine

14.07.2023

Par Cidàlia Païs

C’est beau de découvrir du très bon Made in France. Heureusement que l’envie de
reprendre DARKEN n’a jamais lâché LORENZO, après plus de 30 ans, aujourd’hui, entouré
de la Famille, car c’est ce qui définit le groupe, on vibre avec un registre puissant, mûri et
très riche humainement,
On retrouve 3 membres fondateurs, LORENZO (guitare) PHILOS (guitare) STEPHANN
(chant, parolier), accompagnés des nouveaux arrivants : HP (à la basse et back vocals – du
groupe THE DISCORD) & LIAM (à la batterie- du groupe WHISPER NIGHT, et fils de
LORENZO)
Comme un présage, en 91, ils sortent une démo qui s’intitule  » Welcome to the Dark ».. mais
en Janvier 2023 l’enregistrement studio de leur 1er album, avec le maître DAVID POTVIN,
« Welcome to the Light », se concrétise ! Ce sacré album sort le 29 septembre prochain,,
On peut retrouver leur magnifique titre « The End of Time » en clip. Le réalisateur, ANTOINE
LEVEAU, et la mise en lumière de QUENTIN SAUVÉ (bassiste chez BIRDS IN ROW),
mettent en avant un message auquel le groupe tient à cœur, et la présence de la CHORALE
DE LOIRON ne fait que le renforcer.
Je retrouve LORENZO, LIAM et STEPHAN au DR. FEELGOOD à PARIS et voici notre
échange, (LORENZO à dû nous quitter entre temps pour répondre à une autre interview)

Cidàlia : Je suis heureuse de vous rencontrer ! 1987/91, la Mayenne, ça a commencé avec
LORENZO, STEPHANN, PHILOS… Et puis bien sûr, 2 autres musiciens. ça a pas mal bougé
à l’époque, vous avez joué un peu en Europe, et bien sûr, en France,
STEPHANN : Ouais, c’est ça, avec deux autres musiciens, c’est qu’effectivement on a
composé assez rapidement des titres qui nous ont permis de faire de la scène. On a eu la
chance de jouer aux Pays-Bas en première partie d’un groupe là-bas, MANDATOR, voilà,
donc on a pas mal joué effectivement dans le secteur, même si on n’a pas assez joué parce
que ça manquait un petit peu de dates quoi. C’est vrai que voilà beaucoup de répétitions,
beaucoup de travail aussi déjà à l’époque.
Des maquettes, parce que c’est ce qui se faisait à l’époque, c’était des cassettes, ça allait
suivre. Mais malheureusement à cette époque là, pas de studio pour réaliser des EP ou un
album, que des souvenirs, des cassettes ou des mots.
Cidàlia : ..Après vous vous êtes séparés..
STEPHANN : On s’est séparés, alors moi je suis parti du groupe en 90 par rapport à des
différends que j’avais avec le batteur de l’époque, ça ne le faisait plus, on ne s’entendait
plus, c’était plus possible. Donc j’ai pris la décision de partir. Ils ont continué un petit peu en
changeant le batteur et en cherchant un chanteur. Ils ont trouvé un batteur mais ils n’ont pas
trouvé de chanteur.
Ça s’est fini avec un goût d’inachevé quoi. Il manquait beaucoup de choses en fait, dans ce
groupe là, et c’est ce qui a un peu chiffonné LORENZO. Du coup lui avec cette période de
COVID tout ça il a eu envie de relancer la machine en disant « Bah voilà, DARKEN, il faut lui
donner une suite » . Et c’est comme ça que ça a commencé, il a relancé la machine en nous
sollicitant. Et puis on a suivi le mouvement.

Cidàlia : Je me permets, qu’est-ce qui t’a donné à toi l’envie de revenir justement..

STEPHANN : Moi, ce que j’avais surtout très envie, c’était de refaire de la musique avec
LORENZO parce qu’on est restés toujours très proches hein, je suis le parrain de LIAM tu
sais, voilà, on est une famille mais du coup je m’étais toujours dit, si je refais de la musique
un jour, parce que le feeling, l’osmose est là, c’est avec lui que j’ai envie de composer, ce
qu’il nous a proposé musicalement, puisque c’est lui qui a mis toutes les musiques, moi, ça
m’a inspiré tout de suite et ça fusionne ! Quand j’écoute sa musique, ça m’inspire tout de
suite et donc c’est comme ça que les morceaux se sont créés très rapidement au fil du
temps. Mais très rapidement finalement dans la composition,  » tiens, un nouveau titre ! » Et
puis moi je me mettais dans mon home studio parce qu’on ne pouvait pas se voir et je
faisais mon truc, etc. Et puis une fois qu’on était d’accord sur ce qu’on avait fait, bah on
envoyait les bandes sons à LIAM qui, lui, composait sa batterie. On utilisait des batteries
électroniques en attendant et puis une fois que c’était fait, chacun mettait sa patte à l’album.
Et puis HENRI-PIERRE, HP, rajoutait la basse. Mais c’est vraiment dans un premier temps
l’envie de rejouer avec LORENZO, c’était lui quoi !
Cidàlia : J’ai vu que pour lui c’était pareil, j’ai entendu parler de l’épisode où il cherchait des chanteurs, et d’après ce que j’ai compris, ta voix, et je me permets, est irremplaçable, ça fait
partie de la « marque » DARKEN..
STEPHANN : C’est ce que j’ai compris, ça fait partie de notre identité. En effet, chaque
musicien apporte sa patte à un groupe, hein. C’est vrai que le chant, c’est quand même très
important. En effet, un chanteur ça se remplace, mais bon, à notre échelle, ça, à l’époque,
ça a été compliqué de remplacer parce qu’il n’y avait pas non plus de prétendants.
Cidàlia : Après vous êtes rejoints par deux nouveaux membres, ce qui est plutôt cool, LIAM,
je me permets, tu as grandi dans cet univers de la musique, je sais que tu fais parti d’un
autre groupe, mais comment ton papa t’a embarqué dans cette belle aventure ?
LIAM : Ah bah c’est assez fou hein. Moi jamais je ne pensais qu’un jour DARKEN allait
revenir, j’en ai entendu parler plein de fois. Enfin j’ai grandi avec ça, mais me dire un jour
« Bah Dark ça va se remonter » puis faire le batteur de DARKEN, rien que l’idée de se dire que
je vais jouer avec papa ou sur un truc si sérieux « Non, c’est une blague quoi ! » Et en fait, bah
c’est vraiment arrivé et on y est ! Et c’est vrai qu’aujourd’hui je vis des trucs incroyables,
comme aujourd’hui, le premier concert qu’on a fait et tout. Et puis quand je vois ce qu’on a
réussi à sortir, le premier album et puis la qualité des choses, et à quel point ça travaille bien
dans le projet… Franchement, j’en suis super ravi parce que ça pouvait simplement
consister à refondre le groupe et ne pas aller plus loin que ça, qu’il ne se passe pas
forcément grand chose, ça aurait pu ne pas être très bien fait.
Franchement, tout le monde y va à fond et dans le moindre détail, rien n’est laissé de côté et
on se fait plaisir. Et c’est vraiment un plus de se faire forcément super plaisir !
Cidàlia :Donc c’était le moment en fait…
STEPHANN et LIAM :Ah ouais bah clairement ! Franchement c’est exactement ça, c’était
écrit, y avait pas d’autres moments, c’était celui-ci, c’est exactement ça !
Cidàlia :…et ça se ressent par rapport à la qualité du travail, ça fait toujours plaisir de
découvrir des nouveaux groupes, du Made in France, et en entendant votre album, je vais
être sincère, je n’ai pas écouté l’ancien registre mais j’ai entendu dire que vous avez coupé
avec le style que vous aviez à l’époque, vous étiez puristes du heavy metal, et là j’entends
des influences de metal divers, une touche d’industriel, de l’alternatif, du mélo, du hard’n’heavy – ce qui m’amène à un titre dont je suis fan, c’est « Do you run » J’adore ce titre !

C’était pour faire peau neuve? Qu’est-ce qui a fait que vous avez envie de faire table rase ?

STEPHANN : En fait c’est ça, LORENZO, il a essayé de reprendre les anciens titres en
disant voilà, on va quand même voir. DARKEN c’est aussi les années 90, mais aujourd’hui
on joue avec un accordage différent au niveau des guitares, il y aurait peut-être 1 ou 2 titres
qui auraient pu être repris mais il ne l’a pas senti, et puis on a eu vraiment envie de repartir
sur des nouvelles bases, avec une modernité qui nous a été amenée par LIAM, mais aussi
de composer des choses plus actuelles parce que nous aussi, en tant qu’hommes, en 30
ans, on change et on a des influences qui évoluent aussi. Une musique qui évolue et un état
d’esprit qui évolue. Et donc voilà, on a été chercher ces compos avec notre époque. Et alors
tu vois pour rebondir sur ce que tu disais par rapport à « Do you Run », c’est vraiment le
premier titre qu’on a composé qui a été abouti. C’est vraiment le tout premier qui nous a
permis de dire OK, on continue. Il y a beaucoup de travail sur celui-là.
Cidàlia : Il est magnifique ce titre, toute sa rythmique… cette chanson j’ai dû l’écouter au
moins 10 fois et je cherchais l’émotion que vous avez eu en la composant.
Enfin cette renaissance a vu le jour, 30 et quelques années après, le 21 juin 2021 pour
marquer la date.. mais je vois qu’il y a eu quand même une période entre l’annonce et la
sortie de l’album..
STEPHANN : Ça a pris du temps à mûrir, c’était le temps de l’enregistrement parce que
l’album va sortir là en fait, ce qui s’est passé, c’est que déjà effectivement, quand on a
composé « Do you Run », on a trouvé les couleurs qu’on pouvait donner au groupe,
l’orientation musicale.
LORENZO après en fait, si tu veux, ce morceau là on a mis beaucoup de temps, on l’a
restructuré, on a changé des choses, on a changé des voix, on a amélioré les choses. Parce
qu’on tâtonnait encore, parce que derrière, après, on a voulu trouver nos bases, alors que
pour LORENZO, lui, l’inspiration lui venait tout le temps quoi. À chaque fois il m’envoyait des
musiques, « j’ai fait ça ». Bon alors moi j’étais là « Ben super j’adore », c’était parti, je renvoyait
les voix, il me disait « ouais super hop on s’y met », on se faisait des visio tous les 2, on
s’appelait, on disait « ça on garde, ça on garde pas », « tu peux changer ça », « le chant là peut-
être », et puis hop on a amélioré comme ça.
Mais en fait ça a été très vite après et puis on est arrivé à 15 titres, on s’est dit « Allez hop, on

démarre les répétitions ».
Mais on a patiné un petit peu parce qu’on a eu des soucis de local, cela ne nous permettait
pas de bien travailler et ensuite, plusieurs d’entre nous ont eu le COVID aussi, donc ça nous
a un peu retardés. On avait fixé un studio en septembre 2022 avec DAVID POTVIN, et puis
avec tout ce retard et le nouveau local, qui lui par contre, convenait parfaitement. Et puis on
a dit à DAVID « Bah nous, en septembre, si on vient, on ne va pas réussir à faire quelque
chose de bien », et on lui a demandé de nous laisser 4 mois de plus, donc on a décalé à
janvier.
On est arrivés en janvier, on était prêts pour le studio et voilà. Et donc on a fait un mois de
sessions d’enregistrement.
On a travaillé avec quelqu’un d’extraordinaire aussi, hein, DAVID POTVIN, c’est vraiment un
mec incroyable ! Il aimait ce qu’on proposait et il a su nous emmener là où il fallait aller. Il a
été chercher le meilleur de nous-mêmes, en toute simplicité, en toute humilité, mais surtout
en toute gentillesse. Du coup, tu prends énormément de plaisir. Moi j’ai pris énormément de
plaisir !

LIAM: Énormément ! Il met en confiance parce que c’est vrai que le studio c’est jamais un
exercice facile. Je parle vraiment en connaissance de cause, et du coup il y a toujours ce
stress et cette appréhension. Quand t’arrives, c’est vrai qu’il essaie de te mettre à l’aise et de
te mettre en confiance. Et c’est vrai que ça aide à aller sur le processus créatif et il sait ce
qu’il te faut quoi tu vois ?
C’est incroyable, c’est c’est un mec incroyable !
Cidàlia : Ça se ressent à la manière dont vous l’exprimez. On le ressent comme si on y était.
STEPHANN : Oui, c’est ça qui est génial parce que nous c’est vibratoire hein. Voilà, on a
envie dans ce qu’on envoie, c’est ça, c’est des bonnes vibrations parce que on a vécu des
supers choses et ce qu’on vit c’est super parce que là on est dans l’émotion, dans l’envie,
dans l’amour, tu vois si on dit  » les metalleux ça parle d’amour ? » Bah si, on est dans
l’amour, on a besoin de ça de toute façon aujourd’hui et c’est ce qu’on vit avec notre groupe.
Et alors là tu dis putain mais c’est extraordinaire et avec DAVID, c’est une continuité, c’est
génial ! C’est le 6e membre du groupe, tu vois ?      

Cidàlia : Le premier titre que j’ai entendu de vous c’était « Ground Zero », mais il y a un truc
qui me frappe, dans l’album, je ressens plusieurs influences, enfin plusieurs thèmes -je vais
y revenir sur « Ground Zero », on comprend qu’il est dédié à ce terrible événement- mais
j’entends parler aussi de Vikings.. c’est comme des vagues d’émotions et d’événements
différents dans l’album..
STEPHANN : C’est ce qu’on aime en fait ! Ce que j’ai écrit en fait, c’est une partie de ma vie
aussi, de ce que j’aime et de ce qui est important pour moi au niveau des émotions, je
dénonce. Bon les Vikings, ça c’est par pure passion.
 Nous, on ne parle pas du tout de la série hein, qu’on aime bien, mais de l’histoire
des Vikings. C’est quelque chose dont je suis fan, de la Scandinavie, je vais beaucoup là-
bas et donc je suis un amoureux de leur culture et donc du coup dans « Rising to Valhalla » j’ai
simplifié le texte en mettant le guerrier Viking qui veut mourir pour aller à Valhalla. Voilà,
donc ça c’est plus un morceau pour l’énergie. « Cloud in my Sky » est plus sur la sensibilité et
les difficultés qu’on peut avoir face à des choses qui viennent nous polluer la vie dans notre
quotidien, des addictions ou des choses comme ça, c’est difficile à vivre et donc c’est un
petit nuage qui est là tout le temps et qui nous fait souffrir. Mais dans ce texte, je mets la
victoire aussi. Certains m’ont donné en vain ce problème, après voilà, c’est dans ce que
j’écris, c’est aussi moi, un homme qui vécu sa vie, puis qui a appris, tu vois d’où « Don’t
Blame Me » par exemple, où je pars de la citation de Mandela qui dit « dans la vie je ne perds
jamais, soit j’apprends soit je gagne » donc tu vois pour moi, pour moi je dis bien, c’est un bon
condensé, ça veut dire qu’effectivement on fait des erreurs, on apprend et on perd mais on
apprend, on ne perd jamais parce que on a appris.
Il faut que ça serve à ça, donc c’est pour ça. J’ai peut-être fait une erreur, mais c’était pas
volontaire. Et puis j’ai appris de mon erreur. Voilà, c’est le thème de l’album, c’est un peu ça.
Je dénonce les choses qui me dérangent et je mets en lumière les choses qui sont
essentielles pour moi, qui sont importantes, c’est l’humain.
Le cœur et l’amour.
Cidàlia : Pour moi, le but est top !
Et toi LIAM, comment as-tu accueilli cet album ? Je sais que tu apportes des jeux de batterie
mais ton ressenti justement quand tu recevais les compos, comment est-ce que tu l’as
vécu ?

LIAM : Ben moi je l’ai super bien vécu parce que du coup c’est un peu aussi le genre de
projet que j’ai toujours voulu faire en plus de mon projet, parce que d’une, mon projet
principal et avec lequel j’ai les plus grosses ambitions, ça reste un metal très violent et du
coup ça n’a rien à voir.
Et ensuite, je voulais faire quelque chose justement d’un peu moins bourrin à côté et qui me
parlait tout autant.
Et justement en fait le projet, il est venu à moi. « Bah trop bien du coup par contre ça va
donner quoi ? » Et quand j’ai eu les premières compos je me suis dis « mais wow ! Ce n’est
pas ce que j’avais en tête mais c’est exactement le genre de choses que je voulais faire »,
c’est trop bien ! Et de fil en aiguille, plus les compos avançaient et plus c’était un plaisir de
fou à faire, à composer des trucs, et ça devenait de plus en plus simple pour moi de
composer des batteries dessus parce que je ressentais vraiment les choses de plus en plus.
Et après ? Bah c’est devenu naturel, et je me suis approprié carrément du projet pour en
être là aujourd’hui.
STEPHANN : Parce que même si LIAM et HP, ils ont leur projet principal, ils sont impliqués
à 100% ils ne font pas semblant quoi, ils sont impliqués !
Cidàlia : Mais ça se voit ça !
STEPHANN : Que ce soit l’un ou l’autre, c’est vraiment qu’ils se sont engagés, ils ne font
pas semblant et c’est ça notre force en fait !
Cidàlia : C’est génial ! Je me permets donc de revenir sur « Ground Zero » pourquoi ce titre-là
a été choisi pour le premier single ?
STEPHANN : En fait, on a laissé le choix à nos managers de choisir le titre parce qu’ils en
voulaient un et on voulait faire un clip et c’est ce titre-là qui est ressorti donc c’est leur choix.
Cidàlia : La première fois que je l’ai entendu, c’était le 11 septembre au matin, il était 8h45,
et cela m’a davantage frappée, et c’est un peu trop personnel, mais je me suis posée tout un
tas de questions parce que même si on sait ce qui est arrivé, on est aussi dans l’imaginaire
et quand on vous entend, quand on entend vos chansons, c’est aussi ça.
STEPHANN : Il y a beaucoup d’émotions en fait, dans ce titre-là déjà parce que c’est
LORENZO qui voulait absolument que je fasse un texte sur le 11 septembre, parce que lui, il
a visité les Twin Towers avant bien sûr qu’elles ne tombent, et il a surtout aussi un pote, qui
s’appelle LIAM d’ailleurs, qui y était, et qui nous a corrigé les textes d’ailleurs, en nous
apportant son aide sur la correction linguistique tout simplement. Et lui par contre, il y était le
11 septembre, il était étudiant et il était à New York ce jour-là. 

Cidàlia : Tu es le parolier, et avec ta voix, le côté heavy mélo, on entend une basse dense,
des percussions à souhait, les solos de guitare magnifiques, c’est peut-être beaucoup, mais
je voulais juste vous dire mon émotion parce que je l’ai ressentie, l’émotion de la
composition de chaque titre. Un autre beau titre, « Northern Lights » et on s’imagine des
aurores boréales ou dans les temps anciens avec avec les Vikings,
STEPHANN : Justement ! Donc tu vois, c’est ça « Northern Lights », ça parle de la
réincarnation en fait. Enfin elle parle du Viking justement qui a vécu sur ces terres
scandinaves, qui se réincarne et dans cette nouvelle réincarnation, il arrive sur cet ère là et
se dit, mais c’est là que j’ai vécu tout au nord de l’île, c’est le signe pour lui qui reconnaît
tout. Enfin une espèce de flash. Bon, ça c’est mon imaginaire, mais la réincarnation, voilà,
c’est le principe.

              Cidàlia: 29 Septembre je vois la date de sortie de l’album avec un concert,
    LIAM : C’est à Laval, à la maison, en fait on s’est posé la question et il a paru évident et
important pour le premier album de faire ça à Laval parce que, déjà, c’est un retour aux
sources de refaire ça à la maison. Et puis ça reste aussi notre fief !
Et ça permet de consolider les liens aussi avec les acteurs locaux, et puis d’ailleurs,
partager ça avec les copains. Et au 6PAR4, nous on y a jamais joué en tant que DARKEN,
donc ça permet aussi de finaliser la chose, on prépare un show en conséquence, pour
vraiment marquer le coup. Et après, on a plus qu’à booker plus de dates !

Cidàlia : J’aime beaucoup la Cover de l’Album…
STEPHANN : C’est LORENZO, parce que le papa, il est graphiste et la pochette, c’est lui,
c’est-à-dire qu’il a le concept, il y a le personnage avec ses cornes, etc, il la flashé sur
cette photo là, il a travaillé dessus. Et puis ce travail a été affiné aussi avec HP, qui lui
aussi est graphiste. Donc finalement, ils ont terminé ça tous les deux, mais la base c’est
LORENZO.

Cidàlia : Ça fait quoi d’être là aujourd’hui..on se sent comment ? Je sais que les journées
promo peuvent être chargées..
STEPHANN : C’est encourageant ! Tu sais, nous, enfin moi, ce qui me touche beaucoup,
c’est la façon dont les gens ont abordé l’album et la façon dont ils nous en parlent et ce qui
me touche particulièrement avec toi, c’est que tu es quelqu’un de sensitive, et t’as une
perception de l’album qui me touche énormément !
Cidàlia : Mais c’est vous en fait !
STEPHANN : Oui mais du coup tu vois, c’est ce qu’on a mis dans l’album et toi tu le ressens.
Tu as cette capacité là et ça, ça me touche énormément parce que c’est cette sensibilité là
qu’on veut donner. Et quand je vois comment tu le vis, donc comment tu ressens les choses,
alors là ça me touche.

Cidàlia : Je voulais savoir si vous voulez aborder quelque chose de plus, quelque chose
qu’on a pas abordé pendant l’interview.
STEPHANN : Mettre quelque chose en avant, ce qu’on a fait… on a été bavards quand
même là. (sourires)
Cidàlia : Parfois une demi-heure n’est pas suffisante,
STEPHANN : Je ne sais pas, le temps qu’on a passé, je ne regarde pas, je ne fais pas
attention je me laisse guider. Je suis sous le charme de tout, est-ce qu’il y a forcément autre
chose à dire…
LIAM : Une fois que le projet avance un peu, qu’on aura vécu d’autres choses…
STEPHANN : Ouais voilà c’est ça. Et puis le plaisir de rencontrer, moi ce qui m’importe
beaucoup c’est de rencontrer des personnes comme toi, passionnés, qui viennent nous
parler et avec qui on échange concrètement et avec qui on rentre vraiment dans le cœur du
groupe, dans le cœur du projet, dans notre sensibilité, on peut échanger, alors ça c’est un
truc de dingue !
Cidàlia : J’en suis ravie, franchement je suis très touchée ! J’ai passé un très bon moment
avec vous et, je rajoute à l’émotion, c’est surtout, d’une le fait que vous vous soyez retrouvés
en famille parce que vous êtes une famille, je ressens la complicité, et puis la place qui à été
donné à LIAM dans le groupe.

Cidàlia : Une dernière question, DARKEN le choix du nom? Parce qu’il est parfait pour le
registre…
STEPHANN : Quand on a formé le groupe en 87, on avait pas de nom évidemment et donc
on a dit « on fait une réunion ce soir », parce qu’on avait des tas de choses à voir. Et chacun
vient avec une liste de noms et puis on va en choisir un ?
Et donc c’est comme ça que DARKEN est ressorti parce que c’est celui qui plaisait à tout le
monde, qui est facile à prononcer pour des francophones. Parce que les francophones ne
sont pas toujours très doués en anglais et donc forcément quand tu dis DARKEN, bon c’est
pas très anglophone mais tout le monde sait ce que ça veut dire. Si jamais ça c’était appelé
Mission Accomplished, ça aurait été beaucoup plus compliqué pour les Français, alors que
DARKEN tu vois même en anglais il va comprendre ce que ça veut dire tu comprends ? Et
donc c’est un nom qui est facile à retenir et tu vois quoi ?
Cidàlia : Ça semble plus puissant  quand on dit DARKEN avec la touche de français, en
anglais c’est limite trop romantique..
..et là LIAM fait un jeu de mots et dit : là on peut le dire hein, « Mission Accomplished ! » (rires)
STEPHANN & LIAM: Un grand merci à Vecteur et puis à toi !