La musique à ce pouvoir qui transcende toutes les frontières, et Gavin Rossdale nous le prouve. Plus qu’un simple musicien, cet artiste aux multiples talents se présente comme un interlocuteur engagé, un passionné de la vie et un ardent défenseur des droits des animaux.
À travers ses réflexions sincères sur la créativité, l’hospitalité et ses luttes personnelles, Gavin nous rappelle à quel point la gentillesse et l’humanité sont essentielles dans notre quotidien.
Lors de cette discussion riche et inspirante, le musicien dévoile les coulisses de son parcours musical tout en mettant en lumière son engagement à provoquer un changement positif dans le monde. Voici un artiste qui transcende la scène, aspirant à toucher les cœurs et à transformer des vies à travers ses mélodies et sa bienveillance. Dans un paysage musical souvent encombré, il s’érige comme un véritable souffle d’air frais, incarnant une authenticité et une passion qui font de chaque note une source d’inspiration.
Avec la sortie de «I Beat Loneliness», le groupe légendaire BUSH, couronné de nominations aux GRAMMY® et multi-platine, marque son grand retour avec leur dixième album studio, sorti ce 18 Juillet sur earMUSIC. Cet album est un chef-d’œuvre sonore, riche en émotions, mettant en avant un voyage cathartique et porteur d’espoir, tout en témoignant d’une attention particulière envers la santé mentale. (Re) Découvrons ensemble, un Gavin Rossdale qui, au-delà de la musique, incarne une promesse de changement et d’inspiration.
Vous pouvez également découvrir une autre facette de Gavin Rossdale dans Dinner with Gavin Rossdale, disponible gratuitement sur WatchFree+ de VIZIO.
Ne manquez pas le passage du groupe le 2 Novembre prochain au Zénith de Paris, en guests de VOLBEAT.
** : Bonjour Gavin.
Gavin** : Comment vas-tu ?
** : Je vais très bien, merci, et toi ? Je tiens à te remercier d’être là, sincèrement.
Gavin** : Je vais très bien, et je suis très heureux d’être là.
** : Je suis profondément reconnaissante pour tout ce que tu as accompli au cours des trois dernières décennies, et même au-delà, y compris ton dernier album.
Avant de plonger dans le nouvel album, que j’ai écouté en boucle.
Quoi qu’il en soit, c’est un immense honneur d’avoir notre première interview avec toi chez Vecteur Magazine.
** : En réfléchissant au parcours de Bush, tu as affronté de nombreux défis et réalisé des choses remarquables. Qu’est-ce qui te permet de rester aussi résilient ? Quelle est la force ou la motivation qui t’encourage à continuer avec Bush ?
Gavin** : Je pense que la façon dont tout cela s’est déroulé est tellement cool, parce qu’on peut dire… Je veux dire, j’ai vécu Ça dans ma vie..tu sais, j’ai toujours considéré ma vocation comme étant d’écrire des chansons..c’était mon rêve depuis que j’étais adolescent..je voulais juste écrire des chansons, mais j’ai essuyé beaucoup de rejets.
Lorsque j’ai trouvé ma voie avec Bush, que j’ai créé le groupe, quelques années plus tard, nous avons commencé à avoir du succès..c’était un sentiment incroyable…Je ne me suis pas trop perdu dans le succès..bon, je me suis un peu égaré, bien sûr, mais je me suis surtout perdu dans le luxe de pouvoir créer et faire de la musique..c’est justifié, tu crois pas ? De pouvoir me dire, “je vais travailler maintenant, et je vais créer quelque chose toute la journée”..et cela est devenu ma vie…Et mine de rien, c’est si étrange…
Quand j’ai commencé à faire des disques, il n’y avait pas d’horizon à porter de vue…Je ne savais pas quel serait mon avenir. Je ne savais pas qui j’étais..maintenant, j’en suis arrivé à un point où j’ai vraiment l’impression de savoir qui je suis et où j’en suis. L’horizon me fait signe ; je peux le voir. Je sais ce qu’il est, chronologiquement. Donc, je fais le point sur ma vie, tu vois… Je pense que c’est la raison pour laquelle cet album est devenu si personnel, parce que je me demande toujours : « Quel est le but ? »
Tu dois avoir une bonne raison si tu comptes te donner la peine de faire ça. Et il doit y avoir un point vraiment cohérent et unifié derrière tout cela.
Ça m’a énormément frappé qu’il existe un accent mondial sur la santé mentale et les défis que la plupart des gens doivent affronter dans ce monde technologiquement avancé..où les hommes sont quatre fois plus susceptibles de se suicider… Il y a des taux de criminalité et de violence, des problèmes d’armes ici, voire même, des problèmes géopolitiques partout. À bien des égards, le monde est en feu, mais il est mieux qu’il ne l’a jamais été. Il est donc important d’avoir des voix de raison. Je sens que ma voix, celle de notre groupe, représente un réconfort puissant pour les gens. Les gens me disent combien ces chansons comptent pour eux ou comment elles les élèvent. Elles les ont sauvés à différents moments. Pour moi, le pouvoir de la raison est quelque chose que je ne peux pas prendre à la légère. Je les félicite, car comme je l’explique, ce n’est pas juste moi. J’ai écrit ces chansons, mais c’est leur réaction à ces chansons et leur esprit qui ont permis à tout cela d’arriver. C’est pourquoi j’écris des chansons. Je suis ici pour, tu sais du coup, le titre “I Am Here to Save Your Life », car ils me disent : « S’il te plaît, n’arrête pas d’écrire de la musique, ça nous aide plus que tu ne le penses. » …Elles ne se rendent pas compte que c’est la meilleure chose qu’ils puissent me dire. Les gens pensent que c’est la chose la plus excitante lorsqu’elles me rencontrent, qu’elles parlent avec moi et me racontent ces choses sur leur vie..elles deviennent très nerveuses, souvent à court de mots pour l’exprimer..ça signifie tellement pour elles… Et, comme je l’ai dit, ce qui est beau, c’est en me disant que je les ai sauvés, mais elles ne se rendent pas compte qu’elles me sauvent aussi..
** : Tu sais quoi ? On le ressent, si je m’en souviens bien, il y a une phrase dans l’une de tes chansons — ou alors quelque chose que tu as dit un jour — qui dit que la musique est une rédemption. Ai-je tort ? Est-ce que tu as dit cela ?
Gavin ** : J’ai dit beaucoup de choses de ta part, mais je pense que tu as probablement raison..
En réflechissant…Oui, absolument.
La rédemption… J’ai cette chanson, “All Things Must Change”. C’est une chanson sur la rédemption… “Pardonne-toi ; laisse-le tomber”… La suite est vraiment intéressante, car elle parle de pardonner à ses héros intérieurs, ce qui est un très beau message. Donc, oui, je suis totalement d’accord avec ça.
Je pense que tout le monde a besoin de rédemption, car si nous vivons pleinement, nous passons notre vie à faire des erreurs…
Tu sais, il y a… Non, il n’y en a pas. Ce n’est pas un péché… J’adore les mots bibliques. Je suis athée, mais j’apprécie vraiment le concept de péché… Ohh, c’est un mot si fascinant…
Mais je ne crois pas au péché. Je crois juste que la vie consiste à expérimenter le bon et le mauvais ; c’est exactement ce qu’on est censé traverser. Je ne suis pas vraiment très spirituel..
Ma copine croit aux horoscopes, et moi, je ne sais pas trop… Elle me dit tout le temps que j’agis comme un Scorpion. Mais je crois au fait d’être au bon endroit au bon moment. Je ne pense pas qu’il y ait des accidents. Je crois aux bons accidents. Même lorsque tu es à l’endroit où tu ne souhaites pas être… J’ai été dans quelques endroits où je ne voulais pas aller, et je regrette d’y être allé. Mais ces expériences m’ont beaucoup appris sur mon propre comportement impulsif ; elles m’ont révélé le pire, mais aussi le meilleur, tu vois…
Ainsi, je ressens que ce que ce groupe représente, juste un exemple, c’est que si les réseaux sociaux sont là pour influencer et te faire sentir mal dans ta vie, j’aimerais que ce groupe soit là pour te faire sentir bien dans ta vie. C’est ce que je souhaiterais.
** : Il y a plusieurs points que tu viens d’évoquer et avec lesquels je suis d’accord, je m’y retrouve. C’est tellement un truc de Scorpion. J’ai foi dans l’énergie, et un point pour lequel je crois en ta copine — et c’est pourquoi je crois en la facette Scorpion — c’est que tu maintiens… tu sais, avec tout ce paysage musical qui change…
Tu préserves une intégrité artistique, et les Scorpions restent fidèles à eux-mêmes. Ils veulent toujours le meilleur pour les autres. Ceci est mon avis sur les Scorpions, donc ce sont deux belles qualités.
Et je le vois chez toi, en tant que fan. Je veux dire, je ne te connais pas personnellement, mais c’est ce que je perçois de tout ce que tu fais.
Gavin ** : C’est tellement gentil ce que tu dis..
** : C’est sincère.
** : Retournons sur Bush.Vous avez vendu des millions d’albums, avec des milliards de streams.
J’ai un grand intérêt, surtout pour l’ère 2020 et jusqu’à maintenant, car je m’identifie davantage aux chansons de cette période, comme, vous avez eu *The Kingdom* ; vous avez eu *The Art of Survival*..Oh là là, cet album !
Et je tiens à te remercier pour la reprise avec Amy Lee de « A Thousand Years », car cette chanson est incroyable..
Gavin** : Tu sais quoi..cette chanson… oh, on devait simplement laisser chanter Amy.
Oh, Amy… on l’écoutait et on s’est dit, genre, holy shit.
** : Ah bah non… Tout à propos de cette chanson est enivrant d’une certaine manière. C’est l’une des chansons les plus douces et les plus belles que vous avez composé, heureusement que la reprise c’est fait avec ta voix dessus, vous êtes en osmose dessus.
Gavin ** : C’est adorable. Merci beaucoup.
** : Parlons de *2025*, le dixième album qui s’apprête à sortir..je le disais tout à l’heure, je l’ai écouté en boucle, je ne m’en lasse pas.
Et je pensais, lors de l’écoute, que cela fait partie de l’héritage de Bush..et je parle de l’héritage de Bush pourquoi, parce que j’aimerais évoquer ta contribution personnelle, et des textes que tu écris..je considère que tu as une influence majeure sur la culture musicale d’aujourd’hui, parce que, comme tu l’as dit, nous avons tous ce focus sur la santé mentale. Fort heureusement, c’est devenu plus qu’un mouvement, mais tu en fais partie de ce mouvement, avec ta musique, avec tes engagements.
Gavin ** : Merci beaucoup de l’avoir remarqué. Vraiment.
** : Aujourd’hui, tes engagements se renforcent, et côté musical je me demande, *The Art of Survival* était un excellent album, mais celui-ci..comment as-tu pu faire encore mieux ?
Quelles ont été les inspirations pour les thèmes de *I Beat Loneliness*?
Gavin** : Je pense que je savais que le moment était venu pour nous.
Je sentais que l’univers était vraiment réceptif à ce groupe, et nous avons vraiment mérité cet élan.
Alors, quand je suis entré en studio, je ne me suis senti sous aucune pression, car j’avais déjà écrit neuf chansons avant de partir en tournée des plus grands succès au début de l’année dernière.
Je me suis dit, je vais juste écrire quelques chansons — juste être créatif.
Donc, je les ai écrites, et c’était beau parce qu’il n’y avait aucune pression sur elles..je voulais juste qu’elles soient vraiment excellentes et intéressantes, et je les ai oubliées..je pensais, “ je m’en occupe à mon retour”… mais ensuite je suis parti et j’ai complètement oublié ces chansons.
Plus tard dans l’année, je suis entré en studio pour commencer l’album, je me suis dit, au lieu de travailler sur mes chansons, je vais juste les oublier…
Il y avait une chanson qui était fraîche dans ma tête, et le producteur et moi, nous les avons écrites ensemble..je les chantais et il jouait. Puis, je pense que nous avions écrit trois chansons, et j’ai dit, “J’ai d’autres chansons là”, et je lui ai dit “ne change pas trop stp”.
Et c’est ce qui c’est passé..il n’a pas trop changé.
Puis le groupe est venu et les a joués un peu..sans trop apporter de modifications.
C’était un processus organique.
Ce que j’aimais dans tout cela, c’est que chaque fois que j’écrivais une chanson, j’essayais de plonger aussi profondément que possible pour enlever les couches, tu sais..juste pour laisser le cadre du lit — enlever la couverture, les draps et le matelas ; juste avoir le cadre du lit de ce que je pense..le plus basique possible.
Si tu enlèves ces mots, il ne reste rien..
Alors qu’avant, peut-être..comme, tu veux toujours t’améliorer… Tu en rajoutes.
C’est Alain de Botton, ce philosophe et écrivain anglais qui dit que ‘si tu n’es pas embarrassé par qui tu étais l’année dernière, tu ne travailles pas sur toi-même’.
Et donc pour moi, je réfléchis à cela — le processus d’écriture et le fait de se sentir créatif. Je me sens plus créatif que jamais.
Tu sais, je sais que certaines personnes pensent que je devrais me calmer, et que je ne devrais pas faire certaines choses.
Mais moi, j’aime l’idée qu’en tant que peintre, tu devrais t’améliorer. Tu ne devrais pas juste atteindre un plateau ; tu devrais continuellement t’améliorer.
Je suppose que si je remplissais des stades… Je veux dire, j’aimerais avoir autant de succès que Coldplay, mais si j’étais aussi réussi que Coldplay, je voudrais probablement prendre ma retraite et vivre quelque part, tu vois..
Ensuite, je me dirais : « C’est bon. »
Mais j’aime l’idée d’être constamment au cœur des défis de la vie et d’avoir une vie riche, tout en affrontant beaucoup de difficultés.
J’ai des enfants, et beaucoup de choses peuvent mal tourner.
Tu sais, j’ai une vie privée ; il y a toujours des choses qui peuvent aller de travers là-dedans.
En ce qui concerne mes amis, il y a toujours quelqu’un qui ne va pas bien ; il y a toujours quelqu’un qui passe…Quelqu’un meurt… J’ai perdu mon chien…
Tu sais, c’était vraiment triste pour moi…
Et maintenant, j’ai un autre chien — en fait, j’ai un loup !
Donc, tout change et évolue en permanence, et c’est génial d’avoir cet héritage de travail.
Tu sais, mine de rien, j’ai l’impression d’avoir fait de bons choix.
Mon héritage — comme tu l’as dit — quand je suis sur scène à chanter une chanson d’un de mes albums, je me sens bien, car cela a l’air de haute qualité, tu sais ? Ce n’est pas de l’ego…
Et j’adore que le groupe soit si passionné, peu importe à quel point cela peut être difficile — à travers les pires voyages et les pires itinéraires, où c’est comme si l’agent te détestait et que tu dois revenir sur tes pas et voyager 16 heures pour jouer un concert.
Personne ne s’en soucie, et ils ne devraient pas..
Peu importe — quand le concert se déroule sur cette scène, il doit être le meilleur concert que tu aies jamais joué.
Et je pense que si tu n’as pas cette mentalité, tu ne peux pas vivre, tu ne peux pas exister, tu ne peux pas survivre.
J’ai tellement de chance d’avoir trois autres personnes qui ressentent la même chose que moi, on ne se dit pas, “Oh, putain, c’est juste un autre concert.” Tu sais, je veux dire, “laissez-moi tranquille”…
C’est aussi à propos de prendre du recul parfois, mais il est difficile de trouver un groupe de personnes qui veulent faire les mêmes choses et qui s’apprécient vraiment à ce stade. J’ai beaucoup de chance là-dessus.
** : Je comprends. Tout ce que tu dis, ça se ressent, ces couches dans l’album, et le lien entre vous.
** : Sur cet album, on comprend également une évolution au niveau du son.
J’adore le fait d’incorporer des touches électroniques, ton approche sur les vocalises, ton chant des textes..
Il y a beaucoup de sang, de sueur et de larmes là-dedans. Tu donnes tout ce que t’as. Il me semble que tu as mentionné que tu t’efforces d’écrire un album qui tue, mais tous tes albums sont percutants.
Et pour moi, surtout les derniers, peut-être parce que j’ai vieilli — et que je pense différemment — mais je vous connais depuis les années 90, et j’ai évolué avec vous.
« 60 Ways to Forget People, » ou « Scars, » et même la dernière chanson de l’album, « Rebel with a Cause”, véhiculent beaucoup de sens et ont beaucoup à dire. Même si tu écris un livre, je pense que tu auras toujours des choses à exprimer — de ton esprit, de ton âme, de ta bonté..
Gavin** : Merci. C’est tellement tellement gentil..
Je pense que c’était vraiment bien. De permettre au nouveau d’entrer ; cela permet de faire entrer de nouvelles pensées, de nouvelles idées et de nouvelles émotions. Parce que si ça reste enfermé en moi, c’est comme si je purgeais mes sentiments, tu vois…
Même lorsque les chansons sont les plus tristes, elles peuvent toujours me rendre heureux. Je trouve encore de la joie dans chaque chanson que j’écris parce que c’est un processus magique.
Je ne comprends toujours pas très bien comment les choses fonctionnent — pourquoi certaines choses s’harmonisent et comment elles le font. Je pense que cette sorte d’innocence est vraiment importante..
Tu sais, je continue de penser que je devrais retourner en cours et en apprendre davantage sur la musique, mais d’un autre côté, je trouve ça plutôt cool d’avancer à mon propre rythme. Je continue à essayer de m’améliorer..chaque chanson est une découverte différente pour moi.
Ce n’est pas comme si je savais tout..chaque chanson est, je dirais, un laboratoire d’expérimentation.
** : Penses-tu… enfin, j’ai ma propre opinion, mais penses-tu que cet album est cathartique ? Parce que je sens que c’est un album plein d’espoir..
Dans une chanson, j’ai oublié laquelle, « Je t’envelopperai avec mes bras cassés » ..
Tu essaies d’aider tout le monde.
Tu essaies même d’aider les chiens et plein d’autres choses ! J’ai un amour inconditionnel des chiens, et je suis ton parcours, et je vous la gentillesse en toi, tu sais ? Cet album, pour moi, est un reflet de cette bonté que tu as pour les gens.
Tu peux me corriger si je me trompe..
Gavin** : J’ai pensé à cette phrase “envelopper avec mes bras cassés”. C’est tout ce que j’ai ; si ça pouvait suffire…
Eh bien, merci, merci, merci encore.
** : Merci à toi !
** : Mais je suis également fascinée par ce que tu fais en dehors de la musique, en particulier ta passion culinaire.
J’ai adoré ce que j’ai vu, et en fait, quand je te vois, j’essaie d’être la meilleure version de moi-même. La façon dont je te vois parler aux gens — comme Brooke Shields et Tom Jones…
Oh, celui avec Tom Jones était incroyable !
Comment as-tu décidé d’avoir toutes ces stars autour de toi, et de faire cette émission ?
Gavin** : Je sentais que je manquais d’une voix.
J’avais travaillé un certain temps et traversé beaucoup de choses, et je pensais ne pas avoir de voix… C’était la chose la plus étrange.
Tu sais, j’avais la voix de la musique, mais jamais ma propre voix.
Et une partie de moi voulait rester à la maison avec mes garçons..je ne voulais pas voyager pour le travail..je devais toujours partir, et c’était vraiment, vraiment difficile à rassembler, ça a pris beaucoup de temps.
C’était une idée folle — très simple, mais vraiment difficile à exécuter. Maintenant, quand je la regarde, cela me remplit de choc, comme si j’avais pu être un tel acteur — que j’ai bluffé si fort et convaincu toutes ces grandes personnes que je pouvais cuisiner pour elles et qu’elles devraient venir et que cela en vaudrait la peine.
C’est vraiment comme le travail d’un maître.. tu comprends ce que je veux dire ?
Parce que je disais : « Écoutez, vous devriez venir dîner. Je vais juste filmer ça avec des amis et des caméras. » C’est tellement génial ! Je veux dire, c’est juste fou. Mais maintenant, c’est fait.. et je pense qu’il y un avenir là dessus. Donc, pour être franc, j’espère que cela va vraiment ouvrir les portes à d’autres projets.
J’ai trouvé ça vraiment enrichissant… c’était une belle chose à faire ; tellement amusant aussi… Tu sais, j’aime les gens—quiconque a accompli quelque chose. Elles n’ont pas besoin d’être célèbres, mais évidemment, pour la télévision, ça aide si elles le sont, et si elles sont connues—ce sont des célébrités, et c’est juste incroyable.
Je pense qu’il est important pour les autres de comprendre, parce que la plupart du temps, je dois avouer que mes enfants sont une partie essentielle de ma vie maintenant.
Ohh, je veux être présent ! C’est maintenant qu’il le faut.
Donc, je pense que la force de l’émission, c’est que tout le monde puisse voir que, qu’il s’agisse de Common ou de Brooke Shields, chacun a ses propres luttes à surmonter et chacun à son parcours, et cela prend du temps. Les gens ne devraient pas perdre espoir parce que, je veux dire, Selma Blair a eu une vie difficile et a finalement fini par devenir l’écrivaine la plus incroyable qu’on puisse imaginer—pleine d’esprit et capable de gérer sa sclérose en plaques—et devenant une inspiration pour des millions de personnes parce qu’elle a partagé son histoire.
C’est des choses incroyables, tu penses pas ? Donc, j’ai vraiment aimé cette expérience.
J’ai fais un peu de recherche sur chacun, donc je devais plonger dans l’univers de chaque invité.
Je ne leur parlais pas de ça, mais j’obtenais une idée de qui ils étaient.
Je ne voulais surtout pas être irrespectueux, donc je consacrais toujours une semaine à écouter uniquement Common ou passer toute une semaine à regarder tout ce que Brooke Shields a fait. Juste pour être dans le contexte de qui ils sont, et ensuite je ne discutais jamais des choses liées au travail. Je parlais juste de leur parcours, de ce qu’ils ressentaient, de la façon dont ils faisaient face aux défis, et comment ils pouvaient inspirer quelqu’un qui regarde, tu vois, qui a des aspirations. Donc c’était génial pour ça.
** : Eh bien, c’est ça qui est touchant, tu vois ? Je veux dire, c’est l’or de tout ça, grâce à la façon dont tu parvenais à amener les gens à s’ouvrir à toi. On a l’impression que vous vous connaissez depuis des années. Et quand on atteint ce niveau d’intimité avec quelqu’un, cela signifie que la personne qui tend la main a une grande aura.
Gavin** : Ohh Merci.
Les gens sont toujours surpris de me rencontrer parce qu’ils s’attendent à ce que je sois bruyant à cause des guitares stridentes. Mais quand ils me rencontrent, je parle doucement. Alors tout le monde est là : « Quoi ? » C’est surprenant.
Laisse-moi te raconter une histoire amusante : une fois, j’étais sur un tournage vidéo avec quelqu’un de mon passé.
C’était un projet où XX (c’est volontaire de ma part de ne pas citer les noms) était le réalisateur et XX était présente pour le tournage. Ils faisaient la fête dans la remorque, sortant de temps en temps, et je me tenais à côté de XX. Il était vraiment en colère contre le gars de l’éclairage parce qu’il disait que la lumière n’était pas bonne. Il a commencé à crier sur tout le monde sur le plateau. Tu sais, il était un peu trop bruyant à ce moment-là. Il ne réalisait pas que ce n’était pas très poli de parler ainsi aux gens. Il criait à travers le plateau. Mais la différence, c’est qu’il avait un mégaphone ! Il criait après le gars, et j’ai fini par dire : « On t’entend ! Ne vous disputez pas ! » Je pensais que c’était la meilleure chose à faire sur le moment.
Je devrais probablement me procurer un de ces mégaphones—un mégaphone dans la vie, pour que les gens ne pensent pas que je suis silencieux.
(Rires)Et tu sais, en revenant sur l’émission, autre chose que le réalisateur a dit à ce propos, c’est qu’il a beaucoup apprécié de voir comment nous sommes tous des personnes différentes, des personnalités différentes. Et donc ça m’aide à penser que je suis un bon hôte parce qu’aussitôt que tu entreras chez moi, tu vas te sentir bien accueillie.
Maintenant, laisse-moi te dire ce que je déteste—cela va te montrer qui je suis.
J’ai horreur de ça : quand ils vous font entrer dans un restaurant et que tout le monde est juste là, traînant comme des imbéciles au comptoir pendant que tout le monde est assis. Vous vous sentez si ridicule. Personne ne vous aide. Vous êtes juste là, à attendre. Peut-être que vous êtes en rendez-vous, ou peut-être que vous êtes avec un groupe, et ils ne peuvent tout simplement pas apporter un sourire, un mot accueillant… Si c’était moi, ce serait tout le contraire. Vous entrerez et vous vous sentirez immédiatement bien. Vous devriez vous sentir à l’aise, tu vois où je veux en venir ? C’est un de mes petits agacements quand les restaurants vous font sentir idiot d’entrer en attendant votre table. Cela devrait être une expérience vraiment agréable. Si j’avais un restaurant, ça ne serait pas comme ça ; vous ne vous sentiriez pas idiot. Vous ne vous sentiriez pas idiot du tout.
** : L’accueil auquel tu fais référence devrait être normal, manger est plus qu’une nécessité, et aller au restaurant pour n’importe quel raison de doit d’être du plaisir du début à la fin. Ça aide à digérer..
(Rires)
Gavin ** : Nous sommes d’accord.
** : Une autre partie de ton histoire. Tu es un véritable artiste—cuisine, chant, guitare…mais si je m’en souviens bien, il y avait aussi une ligne de vêtements..
Gavin ** : Oui, j’en ai eu une. Je l’ai mise de côté, cependant. J’ai fait ça pendant un an. J’avais prévu de faire l’émission de télévision, puis la ligne de mode. J’ai finalement commencé par la ligne de mode, puis l’émission de télévision. Alors je me suis dit : « Attends une seconde, fais le point. »
Donc c’était sympa tout ça. Mais, je fais plutôt en sorte de préserver ma grande forme. Tu sais, je fais des bains de glace tous les jours, donc je suis vraiment en pleine forme !
** : J’ai vu ça oui !
Et j’ai vu aussi le magnifique chiot que t’as sauvé. Tu parlais de lui toute à l’heure..
Gavin ** : Merci.
** : En tant que maman d’un chien moi-même, j’ai même mon bébé juste à côté de moi, je trouve ça très touchant.
Gavin ** : Quel est le nom de ton chien ?
**: NEO. Il est plus grand que moi mais un c’est un amour de chien. C’est un croisé Cane Corso/Saint Bernard.
**Pendant ce temps, Gavin se lève pour filmer son chien.**
**: Tu vas me montrer ton chien , celui qu’on voit sur ton insta ?
Gavin**: Oui. Kaya. C’est son nom. Kaya fait référence à Bob Marley ; ce nom signifie marijuana. Je me suis dit : « Nous l’avons nommé comme ça », mais tout le monde dit : « Oh, il est tellement doux ! » Il est vraiment très doux. Oui, il est incroyable.
Sais-tu que 334 000 chiens ont été euthanasiés en 2024 aux États-Unis ?
**: C’est déchirant.
**Entre-temps, j’essaie d’attraper NEO en vue pour que Gavin puisse le voir.**
Gavin ** : Mon rêve est d’avoir une sorte de refuge pour chiens… Oh mon Dieu, j’adore, il a vraiment la tête du Cane Corso…Il est magnifique !
** : Merci ! T’as vu sa tête est deux fois plus grande que la mienne !
(Rires)
Gavin ** : WoW. Facile. Il faut le faire dresser ? Je veux dire, j’ai un loup, il a besoin d’un entraînement avec un collier.
**: Oh vraiment ?
Gavin ** : Oui, nous devons sortir avec une muselière.
** : Pas Neo, c’est le plus doux des animaux. Mais peut-être que la réglementation concernant les races diffère des vôtres ici en France. Je l’ai récupéré alors qu’il n’avait que 10 mois. J’avais tellement peur de cette race, mais il est magnifique.
**Gavin**: Il est doux avec les autres chiens ? Incroyable.
** : Ah oui oui, il n’aime pas qu’on lui grogne dessus par contre. Il ne grogne sur aucun. Incroyable ! Mais Kaya l’est aussi !
Merci pour ce partage.
Cette interview touche à sa fin. Aimerais-tu ajouter quelque chose de plus à cette interview ? Nous avons trop parlé des chiens…
(Rires)
**Gavin**: C’est jamais trop de parler de chiens, nous pourrions en parler pendant des heures.
**: Je suis d’accord, t’es vraiment une telle inspiration !
**Gavin**: Je tiens à dire… Merci de savoir autant de choses sur ce que nous avons fait, car c’est un immense compliment. Si quelqu’un s’intéresse à nous, comme tu viens de le faire, nous apprécions ça. Et j’ai hâte—nous avons quelques spectacles à venir.
** : Vraiment ? Ça me touche.
Gavin ** : C’est sincère.
Je pensais toujours que seuls Radiohead réussissaient bien en France, alors j’étais toujours un peu jaloux de ça. Je me disais : « Pourquoi ne venons-nous pas plus souvent ? » La nourriture y est incroyable !
** : Mais vous le ferez, c’est simplement l’un des meilleurs albums de 2025, et l’un des meilleurs albums de Bush… et j’ai hâte de vous voir avec Volbeat en novembre prochain. Je serai là !
Gavin ** : Merci !
Rappelle-moi ton prénom encore..
** : Cidàlia.
Gavin ** : Quelle est l’origine de ton prénom ?
**: Portuguais. Je suis portugaise.
Gavin ** : Ohh cool.
** : Merci beaucoup.
Gavin ** : Je veux juste ajouter pour les lecteurs, qui liront mon interview avec toi, chez Vecteur Magazine, que j’ai passé un très bon moment, et que t’as été géniale.
** : Non mais incroyable.. C’est l’une des interviews les plus importantes que j’ai jamais eues dans ma vie. Merci !
Gavin ** : Merci à toi ! Et à Novembre la France.
**Cidàlia ** : À novembre.
TRACK LIST :
*I Beat Loneliness* est œuvre musicale qui transcende le simple recueil de chansons pour devenir une expérience immersive, telle est la promesse que Bush nous livre. Sous la houlette de Gavin Rossdale, le groupe s’affirme comme un pilier du post-grunge, en réinventant les codes d’un genre souvent trop catégorique.
Avec ce dernier album, Bush invite les auditeurs à redécouvrir l’art de l’écoute, où chaque morceau s’entrelace pour former un tout cohérent. Tandis que le streaming favorise la consommation éclatée, Rossdale dévoile une œuvre pensée pour être savourée dans son intégralité.
*Scars*, le morceau d’ouverture, se présente comme un véritable microcosme de l’album : un mariage audacieux de sonorités électroniques et d’instruments puissants. Ce morceau capture l’essence même des luttes internes, oscillant entre mélancolie et résilience, où chaque parole résonne comme une confession caramélisée. « Les cicatrices sont des anges inscrits sur votre corps », proclame Rossdale, déclinant la douleur comme une voie vers la liberté.
Le morceau éponyme, *I Beat Loneliness*, se déploie majestueusement avec un riff colossal qui, accompagné de percussions puissantes et de synthés enveloppants, bâtit un mur de son à la portée cinématographique. La magie opère dans les couplets, où cette mélodie addictive s’insinue en arrière-plan, apportant une montée en intensité irrésistible. Le refrain s’intègre avec brio à cette ambiance envoûtante, tandis qu’un pont mémorable émerge, révélant certaines des plus belles vocalises de l’album. Ce moment épique précède un dernier refrain qui, en diminuendo, nous dévoile une répétition poignante de « I Beat loneliness », pour un final à la fois émouvant et grandiose. La voix évocatrice de Gavin insuffle une profondeur singulière au titre.
Vient ensuite *The Land of Milk and Honey*, assurément le morceau le plus entraînant du disque. Cet air agressif vous captivera dès le premier refrain, avec une efficacité redoutable d’un solo de guitare qui s’harmonise parfaitement, contrastant avec d’autres morceaux. L’alchimie qui émane de cette chanson évoque le meilleur de Bush, sans les éléments électroniques qui ont précédemment jalonné l’album, en faisant un choix parfait pour le single.
Des morceaux comme *The Land Of Milk And Honey* ou *60 Ways To Forget People* sont emblématiques de cette sonorité massive qui caractérise Bush, une aura arénaire qui génère des percussions tonitruantes et des riffs géants. En particulier, *60 Ways To Forget People* s’impose comme un hymne débordant d’énergie nerveuse, évoquant les étranges rituels de la survie émotionnelle.
En revanche, *We’re All The Same On The Inside* plonge dans des profondeurs basses inexplorées jusqu’ici. La ligne de basse omniprésente, teintée de techno, entraîne l’oreille dans une mélodie irrésistiblement accrocheuse, preuve que Bush souhaite marteler ce message : malgré nos différences apparentes, nous partageons une humanité commune.
Quant à *I Am Here To Save Your Life*, il dégage une puissance troublante, rivalisant avec l’énergie palpable de tout l’album.
La voix de Rossdale, plus texturée que jamais, se faufile entre les guitares telles un conteur captivant, faisant entendre cette dualité rare entre lassitude et détermination, chagrin et espoir.
Chaque chanson devient une invitation à prendre la route, vitres baissées, et à ressentir le monde, éveillant des émotions d’une profondeur sans pareil. Ce ne sont pas seulement les refrains entraînants ou les crescendos cinématographiques qui captent l’attention, mais aussi les moments de répit qui se glissent subtilement entre les notes.
C’est une des magies de l’album.
Des titres comme *Love Me Till The Pain Fades* tissent un son équilibré, alliant des paroles poignantes avec une dynamique ingénieuse. Le guitariste Chris Traynor, dépoussière des riffs saisissants, mais la touche électronique omniprésente reste un élément intrigant. Les échos tourbillonnent en arrière-plan, tout en conservant cette essence indéniablement Bush. La chanson respire, dégage une atmosphère immersive et laisse les mélodies guider la dynamique, plutôt que l’inverse.
C’est une véritable leçon de retenue, où l’émotion mijote en surface, invitant à la contemplation. Ce ne sont pas des morceaux que l’on consomme à la va-vite, mais des œuvres qui inondent les pensées, persistantes et essentielles. Ainsi, *I Beat Loneliness* s’affirme comme un voyage émotionnel où chaque note se transforme en expérience vécue, profondément ancrée dans l’âme.
À mesure que l’on progresse dans l’album, la seconde moitié révèle une radicalité nouvelle par rapport à la première. *We Are Of This Earth* émerge alors comme la première ballade marquante, déployant une batterie singulière avec des guitares mélodieuses et un chant teinté de mélancolie. Le refrain, bien qu’un peu plus puissant, ne transcende pas vraiment le morceau, créant un saisissant contraste avec l’énergie vibrante de la première moitié de l’album.
Bush, avec cet album aux sonorités lourdes, porte un message d’espoir et d’humanité.
À travers des titres comme *We Are Of This Earth* et *Everyone Is Broken*, le groupe n’hésite pas à explorer des thématiques profondes. Néanmoins, attendez-vous à une œuvre qui ne sombre pas dans le désespoir. Rossdale décrit son son comme lourd, mais illuminé par l’espoir, mettant en lumière la force requise pour surmonter l’adversité.
Dans *Everyone Is Broken*, Gavin Rossdale lâche prise et Bush nous offre un moment véritablement cathartique, incarnant l’émotion brute qui figure parmi les sommets de l’album. Le morceau s’impose comme mémorable, grâce à la brutalité émotionnelle de ses paroles. Bien que teinté de tristesse, le morceau résonne clairement avec un large public. La ballade gagne en intensité alors que son refrain, d’abord doux, acquiert une profondeur plus marquée avec le temps, amplifié par un chant riche en textures. C’est assurément l’un des joyaux de cet album.L’énergie revient avec fracas à travers un trio incandescent de titres : *Don’t Be Afraid* –un morceau où le chant risque d’arracher la petite larme –, *Footsteps In The Sand*– la touche électro lui apporte un côté très relaxant –, et *Rebel With A Cause*. Ces morceaux allient sobriété, raffinement et urgence – une essence que Gavin Rossdale aurait voulu voir davantage mise en avant. C’est un leader qui a bravé les courants.
Le titre de l’album, *I Beat Loneliness* évoque une réalité nuancée – ce n’est pas une victoire éclatante, mais la reconnaissance d’une lutte continue contre la solitude. Une lutte faite de moments éphémères, qui évoluent sans cesse. La musique, surtout celle qui touche et comprend nos combats, devient ainsi un allié précieux.
Près de 30 ans après leurs débuts, Bush, ces légendes, nous livrent leur dixième album, riche d’une expérience et d’une profondeur qui donnent encore plus de poids à leur message. Un voyage émotionnel à ne pas manquer dans leur discographie légendaire.
Avec *I Beat Loneliness*, Bush continue de repousser les frontières du post-grunge, prouvant que l’art de raconter des histoires à travers la musique est loin d’être ennuyeux, mais au contraire, toujours en évolution. Un album à savourer et à explorer, car au bout du compte, la vitalité musicale réside dans l’oreille de l’auditeur. Un de mes albums préférés de 2025 !
PLUS D’INFOS :
Album : I Beat Loneliness
Date de Sortie : 18 Juillet 2025
Label : earMUSIC
Production : Gavin Rossdale et Erik Ron
Photos Credit : Chapman Baehler
Artwork : Gavin Rossdale
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Lineup :
Gavin Rossdale (chant, guitare)
Chris Traynor (guitare)
Corey Britz (basse)
Nik Hughes (batterie)