*Zenith* de Bleed From Within n’est pas simplement un album, c’est un manifeste. Un sommet de puissance et d’émotion qui solidifie leur position de leader sur la scène métal britannique. Leur audace les pousse à transcender les attentes, défiant quiconque ose rivaliser avec cette intensité brute.
Plus lourd, plus accrocheur, et surtout, plus intrépide, leur septième album captive dès la première seconde. La confiance du groupe transpire à travers des grooves percutants et des riffs acérés, enrichis de refrains vocaux clairs qui résonnent avec une force implacable.
La musicalité impeccable de chaque membre est indéniable.
La production, orchestrée avec une clarté chirurgicale, révèle chaque instrument sans sacrifier la cohésion globale.
Accompagnés par des talents de renom comme Adam « Nolly » Getgood, Dan Weller, Wes Hauch, Rebea Massaad, Josh Middleton et Brann Dailor, sans oublier la majestueuse participation de la chorale Choir Noir.
Bleed From Within a créé une œuvre magistrale, un défi lancé à tous ceux qui pensent que le métal a atteint ses limites. *Zenith* est un voyage à ne pas manquer et Craig Gowans nous en parle.
* Comment ça va ?
** Bien, merci et toi ?
* C’est un honneur, en fait. Je vous ai vu en décembre avec Slipknot à Paris. C’était court, alors nous avons hâte de découvrir ce qui nous attend lors de votre prochain passage.
Écoute, je dois avouer que depuis que j’écoute Zenith je n’en peux plus m’en passer. Je reviens toujours à cet album, peu importe les autres disques que j’ai à écouter.
* Vraiment ? C’est génial !
* Quoi qu’il en soit, je me rends compte que Bleed From Within c’est une histoire qui dure depuis une vingtaine d’années non ?
** Oui, nous sommes les meilleurs amis depuis plus de 20 ans maintenant. Nous faisons des tournées depuis environ 15 ou 16 ans aussi. Nous avons eu quelques changements de formation, mais nous sommes solides maintenant : trois membres originaux. Nous avons eu la même formation pendant environ huit ans, peut-être même plus. C’est presque la moitié du temps où nous sommes un groupe.
* C’est impressionnant ! Il est clair aussi que vous êtes un groupe de bosseurs, sans aucun doute.
Je dois dire que j’ai ressenti une énorme évolution dans votre son, surtout depuis « Humanity Empire ». Vous avez vraiment évolué du deathcore vers un style plus mélodique. Pourquoi ce choix ?
** Je pense que c’est naturel. Notre son évolue au fur et à mesure que nos goûts musicaux évoluent. Quand nous avons commencé, nous écoutions beaucoup de groupes, comme The Black Dahlia Murder, qui était un groupe que nous idolâtrions. Au début, on à essayé d’avoir un son proche du leur. Mais au fur et à mesure que vous découvrez plus de groupes et que vos goûts évoluent, vous voulez que votre son reflète ce changement.
Nous essayons donc toujours de laisser notre musique résonner avec nos propres influences et avec ce que nous écoutons. Je pense que c’est juste une progression naturelle qui s’est produite au fil du temps.
* Personnellement j’ai apprécié car c’est avec cette évolution que je suis devenu fan de Bleed From Within.
* Quoi qu’il en soit, plongeons dans « Zenith. » C’est incroyable—cela semble être le zénith de votre carrière.
En tant que fans, nous nous demandons toujours à chaque sortie : cet album est déjà incroyable, comment vont-ils faire pour le surpasser ? Et puis, là, t’as “Zenith” qui te tombe sur la tête, et tu te dis : d’accord, cherche pas à comprendre, t’as ta réponse !
Cet album a donc été soigneusement enregistré entre les tournées. Vous êtes toujours en train de travailler. Comment trouvez-vous l’équilibre entre les tournées, l’enregistrement, et votre vie personnelle ?
** C’est parfois difficile, mais il faut juste trouver un moyen. Beaucoup des derniers albums ont été écrits pendant que nous étions en tournée. Celui-ci a été enregistré à divers endroits ; on avait une date limite à respecter et peu importe où vous êtes, il faut avancer.
Une partie a été enregistrée à la maison, d’autres dans un chalet que nous avons loué en Écosse, dans des bus de tournée, ou en studio. Par exemple, pendant qu’Ali travaillait sur les batteries, nous étions peut-être dans une autre pièce, comme la cuisine, à enregistrer des guitares. Il faut juste le faire, peu importe où vous êtes.
* Eh bien, je suppose que pour les musiciens, c’est une grosse partie du travail. Je ne joue d’aucun instrument, mais j’admire vos talents, le mien se limite à apprécier votre musique.
En parlant de travail acharné, t’as un souvenir de l’un des plus grands défis que vous avez rencontrés lors de l’enregistrement de cet album ?
** Oui… Être au même endroit en même temps peut être difficile.
La planification devient un défi, surtout en tournée, car nos journées sont assez chargées, et on n’a pas beaucoup de temps libre pour nous asseoir et consacrer quelques heures à l’enregistrement. Donc, il s’agit vraiment de trouver ce temps.
Cependant, en ce qui concerne notre façon de travailler, nous avons tous pris beaucoup de confiance ensemble. Nous comprenons maintenant comment le processus fonctionne.
Et les personnes avec qui nous travaillons, avec qui nous collaborons, généralement on reste avec les mêmes individus. Nolly a de nouveau enregistré les batteries, et Ali est super à l’aise avec lui ; il comprend comment nous travaillons, ce qui facilite les choses à ce niveau-là.
Mais oui, il s’agit avant tout de trouver le temps.
* Votre musique est souvent décrite comme énergique et inspirante, et cet album en est définitivement la preuve.
Nous avons 11 chansons, chacune ayant quelque chose de spécial. Même les parties mélodiques, cet album est plus lourd et vraiment accrocheur. Il y a quelque chose de plus que ce que vous avez fait auparavant.
J’aimerais discuter des collaborations et des influences sur cet album. Je vois que vous avez travaillé avec des personnes de renom — comme Adam Getgood aka Nolly, qui a enregistré les batteries pour vous. Et avec la production vocale, Dan Weller est également venu donner un coup de main.
Comment ont-ils influencé cet album ?
** Je pense que c’est la première fois que Scott a réellement travaillé avec un producteur vocal qui n’est pas Steven, quelqu’un de l’extérieur du groupe.
C’était vraiment rafraîchissant pour lui d’avoir cette expérience.
Dan est très expérimenté et fait généralement des choses plus rock, mais c’est aussi un metalleux, je veux dire, il fait partie de Sikth, un groupe qui a une énorme influence sur nous.
Nous connaissions déjà ces gars-là, et certains d’entre nous étaient amis avec Dan, donc c’était super facile de travailler avec lui.
Scott était vraiment inspiré ; il s’est poussé et a essayé de nouvelles choses parce que Dan l’a encouragé à atteindre ces sommets.
C’était génial d’avoir cette ambiance en studio — Scott avait hâte d’enregistrer, ce qui est vraiment cool.
Dan a également joué du piano sur la dernière piste de l’album. Au départ, nous allions juste utiliser un instrument logiciel, mais il s’est proposé de jouer le piano lui-même, contribuant ainsi à cette belle partie mélodique qui termine l’album de manière magnifique. Donc, oui, travailler avec Dan a été fantastique.
Il y a Dan impliqué, et Nolly, encore une fois — c’est juste le maître des batteries.
Oui, Nolly est génial. Nous l’adorons !
** On le ressent en écoutant l’album. Et tu parlais de Scott, et oui, je pense que sa palette vocale est encore plus majestueuse, plus travaillée sur ce registre.
Vous aviez également quelques invités pour des solos de guitare, je vois Wes Hauch et Rabea Massaad parmi les noms, et ils ont apporté des solos uniques à l’album.
Vous êtes déjà des maîtres de la guitare, mais leurs contributions étaient une agréable surprise. Comment est venu ce choix ?
** Eh bien, pour certains solos, j’adore inviter des musiciens que j’admire et que je respecte, juste pour voir ce qu’ils apporteront à l’une de nos chansons. Wes a été l’un de mes guitaristes préférés pendant longtemps. J’adore son groupe, Alluvial, et ses riffs et son jeu de lead sont juste fous !
Donc, je l’ai invité sur ce morceau, et il a tout déchiré.
En fait, il y a deux solos dans cette chanson : un avant le refrain et un après.
Il m’avait envoyé la première partie, et j’ai dû lui parler du deuxième solo, j’étais comme : « As-tu vu ma note concernant le second ? »
Il a répondu : « Oh putain, je n’avais pas fait attention, je ne réalisais pas que c’était deux parties ! »
Mais il m’a renvoyé la deuxième partie le lendemain, et c’était incroyable. C’était super cool de l’avoir à bord.
Et Rabea est un bon ami à nous ; je le connais depuis plusieurs années. C’était génial de l’impliquer, et je voulais lui donner quelque chose de super mélodique — une grande partie ouverte afin qu’il puisse vraiment exprimer sa créativité.
Je pense que ce qu’il a fait est l’une des choses les plus belles que j’aie jamais entendues.
C’est fou…
Mais, j’aime aussi demander des solos à des personnes qui sont bien meilleures que moi, car je ne peux pas jouer à leur niveau. Cela m’inspire à essayer de m’améliorer, même si je sais que je ne vais peut-être pas atteindre ce niveau moi-même.
** C’est tellement humble… et inspirant…
** Beaucoup de gens ne réalisent pas que nous avons parfois des guest solos, comme Vogg sur le dernier album.
** Oh, oui ! Crois moi je me souviens.
** Les gens ne savaient pas que ce n’était pas nous qui avons joué.
Mais t’as vu son jeu (?)..je n’arrive pas encore à jouer comme ça..
** Eh bien, je me souviens d’avoir vu votre playthrough avec Vogg sur “Sovereign”, tu sais, je te l’avoue, Decapitated est mon groupe préféré de tous les temps, donc j’étais aux anges !
Mais sache que tu/vous êtes vraiment talentueux et d’excellents musiciens. Vous êtes une inspiration pour tant de gens, y compris pour des groupes français.
J’ai interviewé ce guitariste pour qui vous êtes son groupe préféré, mais je t’en parlerai plus tard.
Les voix invitées de Josh et Brann sur quelques morceaux, comme « Hands of Sin » et « Immortal Desire », m’ont vraiment impressionné par ce plus qu’ils ont apporté à ces chansons.
Dans « Immortal Desire », la mélodie et les voix sont tout simplement incroyables, surtout avec le chœur en arrière-plan.
Comment s’est passé la composition et la production sur ce morceau qui est l’un de mes préférés ?
** Je pense qu’à ce moment-là dans l’écriture, nous voulions créer quelque chose d’un peu plus lent ou de tempo moyen, mais toujours lourd. J’ai toujours voulu avoir une chanson qui commence avec une partie de chœur.
Alors j’ai pensé à jouer la partie de chœur avec un logiciel, mais ça ne sonnait tout simplement pas bien. Nous avons fait appel à Choir Noir.
** Ohh… Choir Noir ! C’est une chorale incroyable.
** Oui, nous enregistrions les batteries chez Middle Farm Studios quand par chance Kat de Choir Noir, s’est retrouvée là pour une réunion avec le propriétaire du studio.
Nous lui avons parlé de l’arrangement de quelques parties de chœur. Elle a écouté toutes les chansons, a arrangé les parties et les a programmées.
Ensuite, elle a rassemblé le chœur, et ils sont venus enregistrer tout. C’était super cool d’avoir de vraies personnes chantant les parties de chœur au lieu d’un simple instrument logiciel de fond.
Cela est devenu le point central de cette chanson, basé autour de la partie de chœur.
L’idée de demander à Brann de faire les voix pour le refrain est venue plus tard.
** Eh bien, cela ajoute une finition majestueuse au morceau ! Heureusement que cette rencontre à eu lieu.
Je sens qu’il y a une certaine introspection, une prise de position et de l’indignation exprimée dans les thématiques, dans plusieurs morceaux.
Qui s’est occupé de l’aspect lyrique de cet album ?
** C’est Scott et Ali, exclusivement. Ali écrit également beaucoup de textes.
Je ne suis pas sûr du pourcentage exact, mais ils partagent la tâche. Je peux toujours dire quels morceaux Ali a écrits et lesquels Scott a écrits parce que je les connais tous les deux..mais il serait intéressant de voir si d’autres pourraient faire la différence dans leurs styles d’écriture, mais pour moi, c’est évident.
** Je peux le comprendre..
Qu’en est-il du processus de composition ? Est-ce que tout a commencé par les riffs d’abord, ou comment travaillez-vous ensemble ?
** Oui, généralement, les morceaux complets sont posés instrumentalement en premier, sans les voix. Si Scott ou Ali ont des idées pour les voix, nous pourrions changer certaines parties des morceaux pour correspondre à leurs idées. Ça commence par un instrumental, puis nous le délégons aux chanteurs pour qu’ils puissent y ajouter leur touche.
** Oui, ça a du sens !
** Je pense qu’à l’avenir, enfin, nous avons discuté de la possibilité d’essayer de le faire dans l’autre sens parfois. Nous cherchons toujours à essayer quelque chose de nouveau.
** Très bien.
Un autre point culminant. « Zenith » mélange cette puissance brute avec des éléments qui améliorent davantage la texture sonore. Les cornemuses dans vos morceaux sont incroyables ! Je comprends que c’est lié à vos racines, mais la façon dont vous les intégrez est fantastique !
Je me souviens de l’intro à ce concert de Slipknot à Paris quand vous avez annoncé : « Voici une nouvelle chanson ! » Je me rappelle très bien du rythme et des cornemuses en arrière-plan sur “In Place of your Halo” Sur l’album, elles ressortent encore plus.
Quel est le message principal de « Zenith » avec tous ses composants ?
** Lyriquement, comme je le disais, ce n’est pas vraiment mon département. Mais « Zenith » signifie le point culminant, et cela représente le point le plus élevé de notre carrière. C’est où nous en sommes maintenant — le plus haut que nous ayons jamais été.
C’est aussi un mot qui encourage à regarder vers l’avenir et à s’efforcer d’atteindre ce point le plus élevé. Nous ne disons pas que nous y sommes encore, mais c’est un terme inspirant qui nous pousse à avancer et à regarder vers l’avenir plutôt que vers le passé.
** C’est intéressant de voir comment vous l’avez conceptualisé. Il y a un thème principal, mais vous avez choisi de composer avec une orchestration si riche derrière, que ça me fascine encore plus..
Il est évident qu’il y a eu un travail acharné. On le ressent en écoutant, donc, encore une fois, merci pour cet album.
Il y a un morceau que j’écoute en boucle : « Dying Sun ».
Cette chanson a le plus incroyable des intros ! Elle a tout pour en être une des plus incroyables ! Chaque note ! J’ai le sentiment que vous n’avez aucune pitié pour nous avec celle-ci… des frissons à chaque fois que je l’entends, je ne peux pas m’en empêcher.
Que peux-tu partager sur ce morceau ?
** Cool Merci !
« Dying Sun » est principalement une des chansons de Steven. En général, j’écris mes propres morceaux, et Steven écrit les siens. Parfois, nous collaborons, mais celui-ci, il l’a écrit de A à Z.
Au départ, il n’y avait que l’intro menant à la partie heavy, et je ressentais que c’était plus un interlude.
Je lui ai dit : « Non, on doit en faire une chanson complète. » Nous n’étions même pas sûrs qu’il y aurait des voix au début, mais tout le monde a réussi à le convaincre de la terminer en tant que pièce complète.
Elle a une structure inhabituelle, avec une longue intro, puis la partie heavy au milieu, et ça revient à cette intro. Nous voulions écrire quelque chose de différent, et ça semblait manquer dans l’album, surtout dans la liste des morceaux vers la fin.
Ouais, il a vraiment réussi à capturer cette ambiance — c’est sombre, étrange et lent.
** Il l’a fait oui ! Vous l’avez tous fait au final ! Cette chanson est magnifiquement composée ; elle est invasive et enivrante. Je suis désolé ; je suis très passionné par ce morceau.
** Je peux le voir ! Content de l’entendre. (Rires)
** Ensuite, nous allons vers « Chained to Hate » Wow ! C’est tellement intense ! Les riffs, les batteries, les voix — vous y avez mis toutes vos tripes !
** Oui, nous avions besoin de quelque chose juste après « Dying Sun » qui sert de sorte de section ballad dans l’album.
Nous devions ramener l’énergie, et il semblait naturel de choisir « Chained to Hate » pour cela parce que c’est rapide, thrash, et ça met en avant le solo de Wes.
Mais les paroles sont bien vénères.
En fait, c’était la dernière chanson pour laquelle ils ont enregistré les voix. Ils ont complètement réécrit la chanson et les paroles parce qu’ils pensaient que ce n’était pas assez fort avant. Ils ont eu une nouvelle idée, et tout le monde a adoré ; c’était vraiment brut.
** Nous avons également « Hands of Sin » avec Josh. Je dois dire que la production et le mixage sont vraiment majestueux. La texture sonore à son plus haut niveau.
Et quand nous arrivons au chapitre de clôture, « Edge of Infinity, » je suis époustouflé… des frissons, la larme qui coule… Surtout avec les parties acoustiques.. le piano..bref.
Ça commence avec des guitares acoustiques, puis ça transitionne en un crescendo épique avec des voix distordues.
Comment avez-vous choisi d’incorporer des éléments acoustiques dans cette chanson ?
** C’est quelque chose que nous pensions manquer à l’album. Je pense ne jamais avoir fait une chanson acoustique comme ça auparavant, quelque chose qui s’inscrit dans un style ballad. J’essayais de canaliser un peu les vibrations de Pantera, en particulier « Cemetery Gates, » au début, mais ça s’est transformé en quelque chose de complètement différent au fur et à mesure.
Je pense que c’est Scott qui a suggéré que nous fassions quelque chose comme « This Love » de Pantera, avec des parties clean menant à des sections heavy. Mais en commençant à écrire, la structure a complètement changé, culminant en ce grand passage au piano à la fin, qui est juste magnifique.
Dan a joué cette partie splendidement !
Les premières fois où je l’ai entendue, j’avais les larmes aux yeux. C’est un moment vraiment beau dans la chanson, accentué par des paroles tout aussi magnifiques.
** On est bien d’accord !
L’album sortira bientôt, alors comment te sens tu ?
** C’est étrange de savoir qu’il va bientôt être dans le monde. Cela fait deux ans que nous travaillons dur, et maintenant d’autres personnes commencent à l’entendre, et bientôt tout le monde l’entendra. C’est vraiment une sensation bizarre — comme envoyer votre bébé dans le monde.
Mais nous l’avons caché au monde pendant si longtemps, alors c’est assez bizarre de penser qu’il sera là dehors. En même temps, ce n’est pas nouveau pour nous — nous l’écoutons depuis longtemps. Mais c’est excitant de savoir que ça va être nouveau pour beaucoup de gens, et qu’ils auront l’expérience complète de l’album d’un coup, sauf pour les quatre chansons que nous avons déjà sorties. J’espère juste que tout le monde aimera !
** Je ne pense pas que les gens soient prêts pour cet album, je ne l’étais pas… et c’est votre heure maintenant.
** Je l’espère, merci.
** Je me souviens avoir lu : « Le sommet de chaque montagne est le bas d’une autre. »
C’est excitant de savoir que vous composez tout le temps ! Bleed From Within continuera à avancer. Pour notre plus grand bonheur.
Je suis tellement contente de vous voir en tête d’affiche de certaines tournées. Nous étions vraiment heureux d’entendre lors du concert que ça allait se produire !
Comment le sens-tu à ce sujet ? Où vois-tu Bleed From Within situé dans le métal et l’industrie musicale aujourd’hui ?
** Je pense que nous avons la capacité de naviguer à travers différents genres. Je ressens souvent qu’il y a une division dans le métal, mais nous pouvons nous adapter à toutes sortes de contextes. Nous pourrions facilement jouer dans des festivals comme Download et Hellfest, où les têtes d’affiche sont de grands groupes bien connus, aux côtés d’actes de rock plus commerciaux. Ensuite, il y a des festivals comme Bloodstock, qui se concentrent davantage sur le métal. J’ai l’impression que nous pourrions faire les deux sans effort, et nous sommes fiers de ne pas nous enfermer dans une boîte. Nous aimons explorer chaque facette du métal et ne voulons pas trop nous restreindre.
** Tu as bien raison !
En ce qui concerne l’album lui-même, y a-t-il autre chose ? Nous avons couvert pas mal de choses, mais y a-t-il quelque chose que nous n’avons pas abordé que tu aimerais mettre en avant ?
** Non, tout va bien, je pense que nous avons couvert beaucoup de choses.
** À propos de l’artwork — vous avez fait un travail merveilleux. J’ai vu tout le matériel de précommande exclusif, et j’adore le manteau ! Il y a un manteau avec le logo à l’intérieur, c’est trop cool. Qui est derrière l’art et la couverture ?
** C’est Bill Ellis, un artiste 3D. Nous sommes tous fans de son travail depuis des années.
** Oh, super !
** Davie, notre bassiste, a réalisé les trois derniers artworks. Nous avons décidé de rompre cette tradition pour cet album et de considérer les trois derniers comme une trilogie. Nous avons également eu un nouveau mixeur pour cet album au lieu d’utiliser Nolly, qui a mixé les trois derniers albums. Nous voulions essayer quelque chose de différent. Donc, nous voulions un nouvel accent sur l’artwork, et Bill était un choix évident parce que nous aimons son travail. Il se trouve qu’il vit en Écosse, ce que nous ne savions pas — il vient d’Édimbourg. Il était super enthousiaste à ce sujet, et nous avons expliqué tout le concept derrière l’album, en partageant des exemples de son travail que nous aimions. C’est comme ça que nous avons terminé avec ce qu’il a créé.
**C’est plutôt bien réussi !
Curiosité. Si jamais vous pensiez à collaborer avec un groupe français à l’avenir, tu en aurais un en particulier en tête ?
** Je ne sais pas ; nous sommes de bons amis avec Landmarks. Ce serait génial de faire équipe avec eux à nouveau !
** Oh, génial, je l’espère pour vous du coup !
** Ce sont de grands amis à nous. Nous avons joué le même jour à Hellfest, et c’était cool de les voir si haut dans la programmation ce jour-là.
** Ça me rappelle ce que j’ai dit avant. Je dois te parler d’un fan, ça te dérange si je te montre sa photo pour voir si tu le connais ?
** Ouais, bien sûr !
** Je pense qu’il a travaillé avec Ali (?) ou quelqu’un de Sylosis. C’est Flo, son groupe s’appelle Jiro, et il a également joué avec Molly Baron.
** Ah ouais ?! Je fais des vidéos et des graphismes animés pour certains groupes, et j’ai fait des trucs pour Molly Baron, mais je crois que je l’ai vu quelque part oui.
** C’est un excellent guitariste aussi. Quand il a entendu que j’allais interviewer BFW, il était content pour moi, alors je lui ai dit que je l’allais aborder le sujet. Merci pour ton temps.
** Avec plaisir.
** Curiosité numéro 2. Je voulais demander — est-ce que vous jouerez un jour en kilts ?
** J’aimerais, mais je ne me vois pas convaincre le reste du groupe de faire ça ! (Rires)
** Très bien, qui sait un jour.(Rires)
** Eh bien, ça correspond à votre style ! Je veux dire, je me souviens vous avoir vus jouer en kilts, et je me suis dit : « C’est trop cool ! »
Vous êtes également vraiment drôles, surtout quand vous plaisantez avec des mots écossais. Je ne comprends pas tout, mais c’est juste trop cool de vous voir interagir avec vos amis.
Merci beaucoup pour ton temps ! Je pense que vous êtes sur le point de conquérir le monde avec cet album.
** J’espère vraiment que les gens vont l’aimer. Merci à toi pour l’interview !
Track List :
Bleed From Within, d’une force indomptable, nous livre avec *Zenith* un album qui transcende les frontières du metal moderne. Plus qu’un simple recueil de titres, c’est une odyssée sonore, un voyage viscéral au cœur des ténèbres et de la lumière, où la rage brute côtoie des moments d’une beauté saisissante. )
Je vous le confesse, je suis totalement addict de cet album, donc asseyez-vous pour lire cette chronique, -oui j’ai pris mon temps-, la platine sur le tourne disque, le volume à fond !
La performance vocale déchirante de Scott Kennedy, oscillant entre growls gutturaux et mélodies délicates, ajoute une profondeur rare.
La musicalité impeccable de chaque membre est indéniable. Craig « Goonzi » Gowans et Steven Jones déploient des riffs complexes et des solos virtuoses, tandis qu’Ali Richardson martèle une batterie dynamique et implacable et Davie Provan nous assomme d’une basse majestueuse.
Dès les premières secondes de \ »Violent Nature\ », on est catapulté dans un maelström d’énergie pure. Le morceau déferle comme une vague corrosive, portée par le groove implacable d’une double grosse caisse d’acier. Ali se transforme en véritable machine de guerre, ses rafales de percussions intenses propulsent le titre vers des sommets d’agressivité. Mais ce qui singularise véritablement \ »Violent Nature\ », c’est son flirt audacieux avec des éléments choraux épiques. Ces interludes vocaux, habilement intégrés, créent des ponts mélodiques inattendus, conférant au morceau une dimension grandiose. Scott lui donne une puissance caverneuse, mais sait aussi moduler son timbre pour accentuer l’intensité émotionnelle. Le riffing est précis, chirurgical, et la structure du morceau, rigoureusement construite. Haleine maintenue du début à la fin. Ici on pose les jalons d’un album ambitieux.
\ »In Place Of Your Halo\ », le second titre, s’ouvre sur une figure de guitare bourdonnante, avant de laisser place à un riff djenty hypnotique. Le chant de Kennedy, à la fois venimeux et puissant, se marie à merveille avec l’atmosphère inquiétante créée par les synthétiseurs démoniaques. Mais la véritable audace du morceau réside dans l’introduction de la cornemuse. Loin d’être un simple gimmick folklorique, cet instrument traditionnel est intégré avec une intelligence rare, s’harmonisant parfaitement avec le breakdown final. La caisse claire de marche, qui conclut le morceau, apporte une touche martiale et solennelle, rappelant les origines celtiques du groupe. Ce titre phare déborde de grooves entraînants, d’éléments de death metal imposants et de synthétiseurs démoniaques, créant une expérience saisissante.
Le morceau-titre, \ »Zenith\ », est sans aucun doute le sommet de l’album. C’est une œuvre d’art complexe et nuancée, qui oscille entre des passages d’une sauvagerie déchirante et des moments d’introspection atmosphérique. L’inclusion d’éléments symphoniques et de cordes élève \ »Zenith\ » au rang des œuvres les plus majestueuses de BFW.
Dès l’introduction, on est submergé par un mélange harmonieux de chants clairs et gutturaux. Scott navigue avec aisance entre ces deux registres, tissant une couche mélodique subtile au sein de la cacophonie rageuse. Les vocalises féminines envoûtantes, avec leur écho Moyen-Orient, ajoutent une touche de mystère et d’exotisme majestueux, c’est à couper le souffle !!
Les breakdowns et les grooves à tempo modéré maintiennent l’attention, tandis que les chœurs harmonisés résonnent comme des hymnes. L’influence thrash se manifeste à chaque instant, des phrases mélodiques d’ouverture à la contrebasse envolée du couplet. Puis, la chanson se réduit comme un souffle au moment du refrain, ramenant une mélodie de guitare qui s’accompagne d’une belle dose de voix claires, avant de retourner au couplet. Ce refrain, tout simplement exceptionnel, est la preuve que le groupe a atteint un nouveau niveau de maturité artistique.
\ »God Complex\ » s’impose d’emblée comme une épopée grandiose. Son architecture rythmique en quatre temps, conjuguée à des chœurs massifs et une production pyrotechnique, crée une dynamique explosive. Le groupe ressort l’artillerie lourde, alimentée par un groove frénétique et des refrains d’une puissance addictive. Un riff tranchant, exécuté avec une précision chirurgicale, propulse le titre dans des sphères heavy metal de haute volée. L’exécution technique est irréprochable, chaque note contribuant à l’énergie brute. Le refrain, accrocheur et fédérateur, promet de galvaniser les foules en live, transformant chaque concert en un moment de communion intense. La section centrale, une échappée belle dans un labyrinthe sonore complexe, offre une respiration bienvenue avant un solo de guitare virtuose, ajoutant une touche mélodique captivante à ce maelström sonore. On est emporté par la maîtrise instrumentale et l’audace de la composition.
Sur \ »A Hope In Hell\ », Steven Jones, le guitariste, déploie un arsenal de mélodies vocales captivantes, portées par une atmosphère ambiante tissée de claviers subtils, des guitares cristallines et une section rythmique implacable. L’ouverture, où une ligne de basse profonde en phase avec une guitare claire sur un groove de batterie décontracté, installe un climat de tension palpable.. on travaille sa respiration..
Le chant s’empare de l’espace, culminant dans un refrain colossal !
Le riff et la batterie post-refrain sont une démonstration de force, déversant une énergie brute avant de replonger dans l’intimité du couplet. Ici la capacité du groupe à marier puissance et subtilité, créant un titre à la fois accessible et riche en nuances est plus que prouvé non ?
\ »Dying Sun\ » se dresse comme un monolithe, une force tellurique propulsée par des percussions militaires, des textures électroniques et des cris tribaux. L’introduction, implacable, nous entraîne dans un vortex de riffs majestueux où le chant saturé règne en maître, ponctué d’éclats de chant clair sur les refrains, le morceau à peine commencé et je suis littéralement hypnotisé..un morceau apocalyptique, amorcée par une introduction intimiste où le groove de basse et de batterie émerge des ténèbres avant qu’une mélodie de guitare déchirante ne s’élève. Soudain, un riff monumental, lourd et lent, fait son entrée, écrasant tout sur son passage. Ses transitions entre un groove de batterie et de basse, accompagnée d’un chant que j’arrive à peine à décrire, ce qui m’apporte une dimension inédite, un voyage dans les profondeurs de mon âme. Un titre doomesque, immersif et oppressif, qui cède ensuite la place à une atmosphère éthérée, lente, portée par un chant funèbre, glaçant. Un chef-d’œuvre !
\ »Immortal Desire\ » se distingue par la présence prestigieuse de Brann Dailor de Mastodon. L’intro du morceau est sublimée par le chant orchestral, apporte une touche de théâtralité fascinante avant de replonger dans la brutalité du métal.
Le refrain, instantanément mémorable, en fait une pièce maîtresse incontestable. Des chants d’opéra grandioses, des harmonies apaisantes, des cordes discrètes et un jeu de guitare exaltant transcendent la composition. L’introduction vocale, immédiatement suivie d’un riff anguleux, captive sans détour, avant que la guitare claire ne prenne le relais sur le couplet, accompagnée d’un chant guttural. Le chant doux et clair de Brann illumine les refrains bien enrichis par une mélodie de guitare subtile en arrière-plan.
Un morceau de grande qualité, témoignant de l’ambition démesurée et de la versatilité du groupe. J’en ressort de cette écoute transcendée, consciente d’avoir assisté à un moment de grâce musicale.
J’en ai pas terminé avec mon “périple”.. c’est comme si je me retrouvais en pleine tempête de sable ou affrontant une mer déchaînée.. le morceau suivant,\ »Chained To Hate\ », par exemple, est une véritable déflagration sonore !
L’introduction, brutale et directe, ne laisse aucun doute sur l’intention du groupe : frapper fort et marquer les esprits. Les doubles grosses caisses implacables et le riff d’inspiration thrashy créent une base solide, laissant un espace idéale pour un solo virtuose. La structure est bien pensée, avec un refrain massif conçu pour galvaniser le public. L’élément le plus saisissant est sans doute le break central, une respiration atmosphérique construite autour d’une guitare claire, qui contraste magnifiquement avec la violence ambiante.
Mais…dites BFW, il y a une touche très Voggish sur le début du morceau….. j’adore hein !
\ »Known By No Name\ » est une œuvre d’art sonore d’une ambition démesurée. ( Oui je sais, éloge après éloge.. bahh ils le méritent amplement )
Dès les premières secondes, les pulsations électroniques et les chœurs monumentaux annoncent un morceau épique. L’atmosphère mélancolique, paradoxalement, s’intègre parfaitement à une dynamique soutenue, créant un équilibre fascinant. Ici on jongle avec une aisance déconcertante entre blast beats et riffs accrocheurs, tout en incorporant des refrains dignes d’un hymne. Le morceau transcende les genres, empruntant au death, à l’industriel, et même au symphonique.
Une orchestration soignée enrichit la texture sonore, tandis que l’introduction synthétisée, presque inhumaine, cède progressivement la place à des guitares grondantes. Le chant clair du refrain, ne fait qu’ajouter une dimension onirique à l’ensemble.
\ »Hands Of Sin\ », avec la participation de Josh Middleton, témoigne de la progression constante du groupe et de son aspiration à “rivaliser” avec les géants du métal. Le morceau se distingue par ses refrains chantants et ses arrangements plus apaisés, tout en conservant une énergie rythmique soutenue. Les guitares mélodiques et les trémolos créent une tension palpable, qui culmine dans un riff de couplet thrash dévastateur. L’alternance de voix claires et saturées dans le refrain est particulièrement réussie, tandis que les jeux de basse et les remplissage de batterie complexes introduisent une section médiane percutante. Attention, ça continue de secouer..
Nous voilà sur la fin. Je vous avoue, ce titre me donne le frisson et la larme à l’œil.. ,
En effet, \ »Edge Of Infinity\ » offre une conclusion grandiose et pleine d’espoir. Le guitariste Steven, se révèle pleinement, livrant des mélodies vocales captivantes. Le morceau débute sur une note enchanteresse, flirtant avec la power ballade, avant de se transformer en une explosion d’émotions. L’utilisation d’arpèges de guitare acoustique, d’un piano gothique et d’un chant puissant confère au morceau une ampleur épique.
Ce titre est une véritable expérimentation sonore, explorant toutes les facettes de BFW, de l’acoustique au piano.
Le chant final, à la fois poétique et hypnotique, apporte une profondeur inattendue à la composition. Un solo magique et aérien apparaît, accompagné d’un jeu créatif de guitare, suivis par des notes de piano qui annoncent le retour apothéotique du refrain. Un morceau magistral !
Du côté des paroles, « Zenith » se révèle profond sans s’égarer dans l’artifice. Il aborde des thèmes de réflexion personnelle, de conflits intérieurs et de résilience avec clarté et subtilité. Les paroles frappent par leur ancrage dans une réalité tangible.
Il y a une véritable émotion, sans mélodrame, incarnée par un groupe qui exprime sa vérité avec conviction.
La Cover et d’autres éléments merch est l’art de Bill Elis, un artiste et illustrateur 3D, (le gars à simplement bossé sur des projets comme John Wick 3, Diablo..)
Intituler l’album « Zenith” laissait présager ce qui est un plateau sonore d’une excellence indiscutable !
PLUS D’INFOS :
Album : ZENITH
Date de Sortie : 4 Avril 2025
Label : NUCLEAR BLAST
Album autoproduit avec Mixage, Mastering par : Ermin Hamidovic
Photos Credit : Tom J D Armstrong
Sites Officiels : https://www.bleedfromwithin.com/
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Lineup :
Chant :Scott Kennedy
Batterie : Ali Richardson
Basse : Davie Provan
Guitare : Craig Gowans
Guitare rythmique / chant clair : Steven Jones
Après avoir tout rasé au Hellfest, avoir mis Bercy en feu en première partie de Slipknot, ils seront en tête d’affiche lors de Zenith Tour avec un passage à Toulouse le 1 Octobre, et le 7 Octobre à Paris, à surtout ne pas manquer !