Vecteur Magazine

BLACKRAIN 'Hot Rock Time Machine Release Party + Concert

06 & 07.04.2024

Un weekend de pure adrénaline ce samedi 6 au Dr Feelgood et le dimanche 7 à La Maroquinerie en compagnie du groupe BlackRain.

Un live report de Cidàlia Païs 

Pour Vecteur Magazine.

C’est au Dr Feelgood que se déroulait la release party de ‘Hot Rock Time Machine’, le (re)nouvel album de BLACKRAIN. Oui, nous parlons d’un nouveau souffle porté sur 10 titres de deux de leurs précédents albums. L’album est sorti ce vendredi 12 avril.

 

J’avais eu l’occasion de rencontrer Swan et Franky pour une interview, que vous retrouverez dans le nouveau numéro de Vecteur, déjà en ligne, et bientôt en version papier au Dr Feelgood ainsi que d’autres points partout en France.

Je prends une claque avec la façade du bar qui est entièrement recouverte de photos et de vitrophanies en l’honneur du groupe, c’est magnifique.

Des fans de longue date et les habitués affluent.

…Que des sourires de part et d’autre. C’est un grand moment, on respire une nouvelle ère du groupe, et ça fait du bien ! Dédicaces et photos exclusives sont au rendez-vous.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Dr Feelgood (bah c’est bien dommage), je me permets de vous dire que c’est un bar 💯 Rock Metal, un décor de ouf, qui respire la convivialité et qui permet de célébrer des moments pareils avec nos artistes préférés, ce qui rend le tout encore plus magique. Christophe, le Boss, fait en sorte que tout le monde se sente bien.

BLACKRAIN est au complet, quoique, ce matin sur les réseaux sociaux, j’ai aperçu un nouveau membre (?)… cela m’intrigue…

Ils nous ont ramené le soleil qui fait défaut à Paris, ce qui fait que l’ambiance est encore plus chaleureuse.

 

Je profite pour échanger avec Matthieu et Max qui n’étaient pas présents lors de mon interview avec Swan et Franky. Et je découvre Jerem, qui est là pour remplacer Max à la guitare sur une date ultérieure.

 

En attendant l’écoute, je vous partage des extraits d’échanges avec Max, Matthieu et Jerem ce jour-là, et avec Swan et Franky (lors de notre interview) à propos de cette tuerie d’album.

 

Je leur avais dit qu’étant une fille des années 80, ça m’avait rendue nostalgique de cette belle époque du pur glam rock et du hard’n’heavy, ainsi que de Love Ballads.

Swan et Franky 

*Vous avez pris deux albums ‘Lethal Dose of…’ et ‘It Begins’, un 50/50… C’était équilibré mais ça n’a pas dû être évident de faire des choix…

Swan : Non mais pour moi, déjà, il y avait l’obstacle de la voix.

Faut savoir, surtout sur l’album ‘Lethal Dose of…’, à l’époque, on était, comme je te le dis, un peu inexpérimenté.

Je pense que les chansons avaient un gros potentiel, la plupart, mais je ne me rendais pas vraiment compte de ce que je faisais à l’époque. Donc il y a beaucoup de chansons que j’ai chantées en studio sans aucun problème mais après, pour rechanter ces chansons, par exemple en live au milieu de sets de 20 chansons, ce n’est pas possible.

Je pense que même le meilleur chanteur au monde ne pourrait pas faire ça. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites qui ne sont pas réalisables sur scène. Il y avait déjà ce point de pouvoir jouer au moins quelques-uns des titres sur scène. Donc certaines chansons ont eu le tempo modifié, certaines ont eu la tonalité modifiée, et puis certaines ont été réarrangées. Donc on a sélectionné aussi dans cette optique, il y avait des chansons qui avaient été faites à l’époque, qu’on aurait voulu les faire autrement.

On avait des influences externes, on n’avait parfois pas forcément le choix. On avait dû suivre certaines directions. Bon, ça nous a permis de remettre les pendules à l’heure sur quelques titres.

Et puis il y a des chansons, notamment comme “Nobody But You”, où je pense vraiment que cette chanson a un potentiel énorme.

Et c’était aussi de pouvoir redonner une chance à ces titres qui sont finalement tombés dans l’oubli. Donc c’est sur pas mal de critères différents qu’on a fait le choix des tracks.

 

Franky : Pour moi, c’est un privilège de pouvoir réenregistrer ces titres.

Ça tombe parfaitement, et le fait d’avoir fait, par exemple, le clip de “Nobody But You”, chanson que j’adore, je l’ai écouté des tonnes de fois. C’était pour moi une super récompense et pur plaisir. Et chaque fois, donc, moi qui suivais le groupe, je me disais putain, dans la production il y a quelque chose qui me gêne, j’adorais les morceaux et tout, mais… j’écoutais WASP puis j’écoutais MOTLEY CRUE, j’ai dit : « Cette ballade, elle méritait un meilleur mix. Elle est où la grosse caisse, elle est où la caisse claire ? » Et j’ai dit : « Mince, il manque un truc, c’est pas à la hauteur de la composition.» Pour moi, il y avait que l’emballage, les petits détails de mix qui pêchaient et qui disaient que ça faisait, allez, j’allais dire entre guillemets, malheureusement français par rapport aux mastodontes américains, et pour moi, la chanson était aussi belle qu’un AEROSMITH et j’ai dit : « Mince, il manque un truc. » Et là du coup, avec la belle production, je suis content que ça sorte bientôt et j’espère que les clips plairont au public.

Swan : Mais j’ajoute aussi que c’est l’opportunité pour nous, c’est vachement intéressant parce que ça nous fait ressortir de vieux titres avec Franky, donc finalement Franky prend part au passé du groupe.

 

*Des chansons d’amour… C’est très glam rock et ça m’avait manqué…

J’ai vu que Max s’est battu avec des branches… Mais il a fait un boulot fantastique !

Franky : Mais oui ! Ça valait le coup ! Il y a un peu ce côté Edward aux mains d’argent… Très beau !

 

*Vous avez des textes soignés, émotifs, drôles, punchy…

Swan : Bah… les textes, je m’y colle et ce n’est pas forcément mon point fort, mais moi aussi, j’aime bien avoir des textes qui collent à l’esprit de glam années 80, mais c’est très facile de sombrer dans le cliché et dans la simplicité. Donc j’essaie de faire des textes qui ont quand même un peu de sens et qui ne sonnent pas trop con, tout en restant simples et efficaces. Pour moi, c’est un exercice très dur, c’est ce qui me prend le plus de temps quand on écrit des chansons.

Donc si tu me dis que ça te plaît, ça me fait vraiment plaisir, ça me réconforte dans mon effort.

 

*L’artwork et la Cover. Je trouve que c’est très 80’s, les couleurs et tout autour. Vous avez travaillé avec Megan Mushi si j’ai bien compris…

Swan : Ouais, c’est un Indonésien. On travaille avec lui depuis ‘Dying Breed’. Je pense que là, on est dans le concept un peu à la IRON MAIDEN avec ces squelettes qui symbolisent bien sûr chaque membre du groupe.

Et moi, j’aime bien ce côté très 80’s, comme tu dis, et ça permet de mettre ces squelettes dans différentes positions, différents concepts, contextes, différentes époques.

On l’a fait beaucoup bosser sur l’album ‘Hot Rock Time Machine’.

Donc ça aussi, je suis content si ça te plaît. Je trouve que c’est assez efficace comme concept.

Jerem G 

*Peux-tu te présenter ?

Jerem G : Tout à fait. Moi, je suis Jerem, je viens de Chambéry et BLACKRAIN m’ont demandé de faire le guitariste remplaçant pour les dates où Max 2 n’est pas là. Ils m’ont dit qu’ils aimeraient bien que je vienne à Paris pour répéter avec eux et pour faire peut-être quelques interventions pendant le concert à La Maroquinerie.

(…) Les deux derniers albums, ‘Dying Breed’ et ‘Untamed’, je les trouve vraiment géniaux. Ils ont bien évolué leur style avec un son plus heavy, mais en gardant leur touche de glam metal du début et ça leur va super bien.

*Tout ça, c’est nouveau pour toi ?

Jerem G : Du coup oui, ils m’ont demandé de venir répéter ici et je les ai rencontrés hier. (…)

Ce matin, j’ai pu jouer les morceaux pour la première fois avec eux et puis ça s’est vraiment très très bien passé. J’ai été bien chouchouté. Je suis vraiment hyper content d’être là parce que c’est l’occasion de voir plein de monde.

Après à côté, j’ai mon groupe où je vais sortir le premier EP très bientôt, ça s’appelle CHEY’N’SHINERS, on vient de Chambéry. Niveau style, c’est un peu du hard rock très groovy avec des répliques un peu funk (…) avec Cheyenne Janas au chant, la chanteuse du groupe FURIES pour ceux qui connaissent. Et on sort notre premier EP, ‘Let’s Get Mad’, dans un peu plus d’un mois et on a trop hâte, avec une release party à Chambéry, Le Brin De Zinc.

Et je joue le Planner Fest avec BLACKRAIN.

*Est-ce que tu as un titre coup de cœur dans le dernier BLACKRAIN ?

Jerem G : J’aime beaucoup “Revolution”. C’est vraiment le côté un peu mix dark country au style de BLACKRAIN. C’est assez unique, je trouve. Ce truc country avec la guitare acoustique, ce refrain, ça pourrait limite être une ballade country ce morceau s’il n’y avait pas la patte BLACKRAIN avec les instruments derrière. Ils l’ont super bien intégré à leur style.

Max 2

*Je suis très contente de t’avoir.

Je sais que j’en ai parlé dans l’interview, mais je me rappelle de t’avoir vu te battre avec des branches. Super rendu sur le clip de “Nobody But You” !

Max 2 : Ça valait le coup de s’embêter ! (rires)

*T’as fait comment d’ailleurs ?

Max 2 : C’est notre ami bûcheron qui a coupé ces petits noisetiers. Bon, c’était pas des gros arbres, et puis après je les ai peints en noir pendant un jour, d’un côté de l’autre, sur les côtés. Puis après, je les ai installés avec des palets, tout ça, j’ai fait tout un test d’abord dans un petit hangar. Et puis le jour du clip, je savais exactement quoi faire, donc j’ai installé mes petits noisetiers peints à la main. Voilà, et puis le rendu est pas mal, tu vois, finalement, avec la fumée et tout ça.

 

*Comment tu te sens là sur le moment présent ?

Max 2 : Je me sens serein, posé, ancré, tu vois.

Un peu la sagesse du papa. Avec la foudre du rocker. C’est bien, on est équilibrés là. On est à la fois aussi fiers du chemin parcouru, de voir qu’on s’acharne. Et puis voilà, c’est pas simple de tenir un groupe comme ça pendant des années maintenant, ça fait 22 ans. Mais il y a de belles choses qui nous arrivent.

Cet album, on est très fiers de pouvoir le ressortir parce que, c’est vrai qu’il y a des chansons comme “Nobody But You” qui n’a pas eu le succès escompté à l’époque, c’est dommage. Même si elle a eu son petit moment de gloire à la finale d’Incroyable Talent en 2012, en décembre 2012, on n’a jamais pu sortir le clip qu’on avait tourné… Une chanson comme ça sans visuel, c’est vrai que c’est un petit coup d’épée dans l’eau.

Puis après, on a perdu les droits sur la chanson. Elle n’existait plus sur les plateformes de streaming. C’est vrai que là, on a le sentiment de pouvoir refaire le match, tu vois ? Comme si on avait un petit peu loupé le coche sur un match, et que là, on a le droit de le refaire et qu’on ne refait pas les mêmes erreurs, et qu’on voit qu’on a bien fait de s’acharner, parce que le clip il est bien, il est réussi, il nous plaît et que les fans qui nous suivent depuis longtemps sont très heureux d’enfin avoir une image sur cette chanson et puis aussi qu’on a réenregistré la chanson qui est quand même mieux produite.

Et à côté de ça, il y a plein de nouvelles personnes qui découvrent BLACKRAIN grâce à cet album ‘Rock Time Machine’ où les chansons sont bien produites. On est contents !

 

*J’ai cru comprendre que Jerem te remplace sur certaines dates…

Max 2 : Il me remplace au Planer Fest, en 22 ans de carrière avec BLACKRAIN, c’est la première fois où je vais louper une date.

(Pour une très bonne raison que je ne divulguerai pas. Je peux juste vous dire que Max est la définition même de l’Amitié.)

Donc forcément pour cette date-là, comme le Planer Fest tenait vraiment à ce qu’on vienne, on a trouvé cette solution, du coup .

Matt a trouvé un guitariste sur Instagram, Jerem, qui est un très bon guitariste. Ce matin, il a fait une répétition à ma place, c’est un très bon guitariste. Moi, à 25 ans, je ne jouais pas comme ça en tout cas. Il est très fort.

 

*Comment vois-tu l’avenir ?

L’avenir… Tu sais, au bout d’un moment, on en a marre de s’emballer et puis après d’être déçu. Donc on vit un peu les choses dans l’instant, on essaie de bien faire les choses, de profiter du moment, de ces moments-là, de releases, d’aventure. Et puis, on va essayer de monter en puissance, mais on ne cache pas quand même qu’on a une ambition d’essayer de monter en puissance, avec Franky qui, maintenant, ça fait déjà un an qu’il est dans le groupe.

Avec ce concert à La Maroquinerie, on a fait un super concert il y a quatre semaines à Brest. On a une soif encore qui n’est pas étanchée d’essayer de faire des plus grosses scènes, d’arriver à faire une tournée en France ou en Europe, en première partie d’un groupe plus gros que nous.

Donc on va essayer, on va continuer encore à s’acharner pour faire ce qu’on n’a pas encore réussi à faire.

 

 

Matthieu 

*Comment te sens-tu ?

Matthieu : Aujourd’hui, tranquille, parce qu’on n’a rien à faire.

C’est demain que ça va être plus pénible. Plus stressant, disons, tu as toujours le trac avant un concert. C’est toujours un peu le trac.

Mais aujourd’hui, c’est sympa. C’est toujours des moments plus sympas de boire des bières avec les amis, avec les gens qui écoutent notre musique.

 

*Pour ‘Hot Rock Time Machine’, c’était quoi l’ambition ?

Matthieu : En fait, l’ambition, au départ, il n’y en a pas vraiment, c’est qu’on a réenregistré des vieux morceaux. On était en train d’enregistrer un nouvel album, et puis là, notre éditeur a vu qu’il y avait deux albums qui n’étaient plus en streaming, et dont on n’avait plus les droits. Il nous a dit : « Écoutez, je vous propose de les réenregistrer .» Et il a mis un budget pour le faire.

On était en train de faire un nouvel album, et on a arrêté pour faire ce truc-là. Et puis petit à petit, on s’est pris au jeu. On a tout refait ! On a tout réenregistré, tout remixé. Et puis on l’a fait comme un vrai album, en fait. On est quand même vachement fiers du résultat.

Il y a des chansons dont on était persuadés qu’elles avaient un super potentiel, mais quand on les avait sorties à l’époque, il n’y avait pas le son qu’on attendait. On n’avait pas encore assez de bouteilles pour faire sonner le truc comme on voulait. Puis là, vraiment, c’est exactement la façon dont on l’a imaginé à l’époque.

 

*Tu viens de parler des morceaux que vous étiez en train de préparer à l’époque…

Matthieu : Je pense que l’année prochaine, même date, on aura un nouvel album, parce qu’il est déjà quasiment terminé.

 

*Je vois que Jerem a été bien intégré… Vous y êtes pour beaucoup.

Matthieu : Oui, oui, en fait, tu sais, plus tu vieillis, plus t’as des impératifs. On s’est dit qu’on allait avoir une personne qui pourrait potentiellement remplacer chacun des membres au cas où il y en a un qui ne soit pas disponible. Il est super talentueux. (…) Mais évidemment, voilà, ça reste quand même une passion qui nous prend énormément de temps, mais qui ne nous fait pas tous manger intégralement.

Le but c’est de continuer à faire vivre le groupe. Il a déjà 20 ans d’existence, c’est énorme ! On est encore ensemble, donc là on essaye de trouver des trucs pour que ça continue quoi qu’il arrive.

 

*Je suis davantage bluffée par votre cohésion, votre solidité et confiance…

Matthieu : Tu sais, avec le temps, tu vois tout de suite les gens avec qui ça va le faire.

Il faut qu’il y ait un type qui a les pieds sur terre, mais qu’en même temps, il faut qu’il ait quand même la tête à rêver, parce qu’en réalité, si t’as pas quand même un p’tit délire de folie, de rêver… bah ça le fait pas. Il faut les deux.

 

*Prêt pour un week-end de folie ?

Matthieu : Prêt. D’autant plus que c’est quand même un autre gros stress.

C’est la première fois qu’on est producteur d’une date à Paris. C’est pas rien de produire une date à La Maroquinerie, ce n’est pas le Zénith, mais quand même. Et on est contents, parce que là, normalement, demain, ce sera plein.

18h15 l’écoute ! 

Oui, je l’ai entendu en boucle, mais c’est au tour des fans de découvrir la puissance soufflée sur le remastering explosif du nouveau BLACKRAIN ! Attends-toi aux passages tels des envols de rockets dans l’espace, à headbanger sans cesse, à (re)apprendre les textes par cœur (oui, il faut se mettre au taquet pour le concert de dimanche), ou, toi, oui toi là-bas, je te vois bien mettre le volume à fond et t’enflammer devant le miroir en te prenant pour une rockstar avec “Overloaded” 

…ou être rempli de nostalgie (ou de force pour te lancer qui sait ^^) en écoutant “Nobody But You”

Les fans sont enjoués, ils connaissent bien les paroles, et j’ai deux fans, Zoé et Lilly, juste devant moi qui s’y donnent à cœur joie.

La séance photos démarre avec tous les membres du groupe et l’ambiance est encore plus festive. Moi aussi je veux bien ! Je tombe sur Theo (bassiste chez CIPHERED) et sa copine Sarah qui s’amusent à faire des selfies avec… Mon portable… j’ai ri (je les ai gardés en souvenir ^^) 

Je l’ai eu, ma photo ! Et au milieu de tout ça, j’ai la chance de repartir avec mon t-shirt BLACKRAIN entièrement dédicacé.

Je laisse le groupe entre de bonnes mains, mais il me tarde de les revoir le lendemain. Il y a tellement à dire sur eux, tellement de potentiel… Et mine de rien, c’est très rock’n’roll leur parcours. Les histoires humaines comme celles-ci sont encore plus belles et le groupe mérite d’avoir plus de reconnaissance.

Cet album est un must dans la discographie de chaque bon amateur de Glam Rock. Publié de manière indépendante, ils peuvent compter sur le label Single Bel et SVP qui assure la distribution en dehors de l’hexagone.

Dès le 12 avril, cours prendre une copie.

 LINEUP

Swan Hellion – vocals / guitars

   Max 2 – guitars

Matthieu de la Roche – bass

Franky Costanza – drums

 

       TRACK LIST

  1. Overloaded
  2. Baby Shot Me Down
  3.  Wild Wild Wild
  4.  She’s In Love
  5. Nobody But You
  6. Dancing On Fire
  7. Young Blood
  8. Shining Down On You
  9. Revolution
  10. Dead Boy

Le Voyage Supersonique !
BlackRain
+
Eric Jayk

Le weekend BLACKRAIN va atteindre son pic ce dimanche.

 

Nous y sommes, à La Maroquinerie, et après la contrainte d’une potentielle menace, tout rentre dans l’ordre. Les forces de l’ordre nous donnent feu vert pour reprendre l’esprit rock’n’rollesque de ce weekend de folie. Les Sentinelles veillent sur notre sécurité au plus bas dans la rue.

 

Nous sommes encore plus enjoués pour cette soirée, comme le cite si bien le refrain de “Wild Wild Wild”, allons y pour « Perdre contrôle » et « Laissons le bon temps rouler » et la vie être une « fête folle ». Les dieux du glam hard’n’heavy y veilleront personnellement.

ERIC JAYK 

20h00, je découvre en première partie un excellent moment acoustique. Ce soir, c’est Eric Jayk qui met la poudre aux canons, je veux dire aux oreilles. Pour une amatrice, comme moi, de cette ambiance douce qu’offre si souvent une prestation en acoustique, je serai comblée. Le fait de le voir seul, à cœur ouvert avec nous, interprétant des titres de son groupe WILDSTREET, d’habitude électriques et bourrés de riffs sensuels, rend le tout plus intime et c’est avec le tremblant “Shake It” de leur EP ‘Wildstreet’ que le unplugged démarre.

Le titre “Soldier of Love” que j’adore fera partie du set. “Cocked&Ready” gagne une nouvelle énergie avec des « Yeah! » du public en l’accompagnant au refrain.

En six chansons, Eric m’a ouvert l’esprit, et m’a aidée à voir leur registre différemment. Conquise une deuxième fois.  Leur EP ‘ IV’ sort le 26 Avril via  Golden Robot. Hâte ! Et d’un live avec le groupe au complet ! 

SetList,

 Shake It

Sick To Death

Soldier Of Love

 The Road

Cocked and Ready

 Mrs Sleazy (The 69 Eyes Cover )

BLACKRAIN 

Il y a des belles soufflantes qu’on aimerait prendre tous les jours…

Je veux dire, on connaît la puissance du registre du groupe mais là, j’en suis bouche bée.

Le jeu de lumière de la soirée était plus que parfait pour l’ambiance qui était déjà tourbillonnante, quand la scène devient un véritable camaïeu de couleurs qui se fondent sous l’intro synthé ambiance John Carpenter. Franky s’installe derrière les fûts avec un sourire plus large qu’un de ses tambours, Matthieu et Max débarquent (Bonheur !) avec les riffs de “Untamed”. Et voilà qu’avec Swan, c’est le décollage immédiat pour un voyage cosmique de 18 titres, oui 18 !! Ce titre, qui intitule l’album de 2022, et qui est simplement un de mes préférés, va nous décoller les oreilles avec la voix supersonique de Swan, mais Matthieu à la basse et Max le riffeur, en back vocals nous mettront au défi avec le refrain, sans oublier le défibrillateur que devient Franky avec son jeu de frappe.

Ils vont enchaîner avec leur histoire et nous offriront le meilleur de leur registre (mais qu’est-ce que je raconte, tout est bon chez eux).

Dès les premiers instants, je ressens beaucoup de joie et de bonheur de part et d’autre. On ne fait qu’un ce soir. Autour de moi, ça chante, ça headbang… Les sourires et les yeux qui brillent autour de moi en disent long… J’ai rarement vu une émotion pareille en concert. 

Retour des synthés pour l’intro de “Kiss the Sky” où on voit la salle s’enflammer un peu plus. L’entraînant “Wild Wild Wild” n’aura pas besoin de nous le répéter deux fois, la nostalgie et « insouciance » des années 80 se font ressentir dans la salle, on est là pour faire la fête.

Durant le long du set, Swan communique beaucoup avec nous, ce qui renforce la joie de partager ce moment avec eux, sans oublier Franky qui, j’espère, aura ses cordes vocales intactes le lendemain.

La scène se fait rouge – d’ailleurs les lumières ce soir ne font que mettre le tout en valeur, le groupe, la rythmique, le public -, et Jésus, pardon Jerem, fait son apparition en distribuant l’hostie (des médiateurs)… ça a changé d’aller à l’église ^^… “Summer Jésus” nous montre la voie du salut.

Il sait définitivement tout faire Jésus, Max lui passe sa guitare et les premières notes de “We’re Not Gonna Take It” résonnent. Le public chante à l’unisson avec Matthieu, et Jésus (Jerem) nous gratifie d’un beau solo de guitare.

Comment ? T’as la nostalgie de l’envol du Concorde ? Ne t’en fais pas, prends plutôt l’embarcation dans “Overloaded”. Accro, tu deviendras.

Swan prend la parole pour remercier ceux qui sont présents, encore une fois, mais en dédiant “Innocent Rosie” à leur ancien batteur qui est juste à côté de moi.

Serait-ce le Reaper qui apparaît sur scène ? “Blast Me Up” sera bien un culminant de frissons et d’adrénaline avec le solo de Max, et les passages de la voix de Swan qui se fait rauque.

Un moment de douceur dans ce monde de brutes. C’est ce côté Lover que j’apprécie dans le glam rock. C’est viril et romantique de parler d’amour, et le groupe nous présente une des plus belles ballades que j’ai entendues, “Nobody But You”. Pur moment d’émotions.

Et voilà qu’une 3e créature apparaît sur scène, et finalement, plus de peur que de mal…

Sur une touche power metal avec “Raise Your Glass, levons le verre à chaque note de vie que le groupe nous insuffle ce soir.

Depuis le début, on entend l’intro de “Neon Drift”, mais le voilà enfin pour clôre le set…

Qu’est-ce ce mot que personne ne veut entendre… La soirée ne peut pas se terminer comme ça.

Nos vœux seront exaucés, mais cela à un prix, et Franky va nous demander un wall of death. “All the Darkness” remet le feu aux poudres et sa demande sera exaucée, engendrant un circle pit pour le plus grand plaisir du groupe.

Il y a du beau monde ce soir, et l’ambiance est à son apogée quand Swan invite Arnold de HARSCH à monter sur scène et les accompagner sur la cover de “It’s a Long Way to the Top”, et, accompagnés de Christian Le Menn à la cornemuse SVP !

Je pars avec le cœur et l’esprit bien remplis de bonheur, mais la nostalgie guette déjà. Revenez sur Paris au plus vite les gars. Et merci pour votre détermination. Ça rend heureux(se) plus d’un.

Setlist:
 
Untamed
 
Kiss the Sky
 
Dawn of Hell
 
Wild Wild Wild
 
Demon
 
Summer Jesus
 
We’re Not Gonna Take It (Twisted Sister cover)
 
Overloaded
 
Innocent Rosie
 
Blast Me Up
 
Nobody but You
 
Revolution
 
Raise Your Glass
 
Death Drive
 
Neon Drift
 
Rappel:
 
All The Darkness
 
Hellfire
 
It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll) (AC/DC cover)
 
 
 
 
Un Grand Merci à Olivier Garnier, Réplica Promo, à chaque membre du groupe BlackRain, au Dr Feelgood, à La Maroquinerie, et bien sûr, Vecteur pour ce weekend incroyable.