Il y a vingt ans, deux albums changeaient la trajectoire du rock canadien. Crisis d’Alexisonfire et II de Billy Talent, tous deux parus en 2006, ont marqué toute une génération d’amateurs de post-hardcore et de rock alternatif au pays. Pour souligner cet anniversaire, les deux groupes se sont réunis pour une série de dates exclusives où chacun interprète son album fétiche du début à la fin. Une seule date au Québec, ce vendredi 17 juillet, au Centre Bell.
Alexisonfire ouvre le bal. Sur l’écran géant, une tempête de neige numérique envahit la scène avant que le groupe ne s’y installe. Le groupe connaît bien le Québec. Dès les premières notes, l’énergie ne redescend plus : le chanteur Wade MacNeil et le bassiste Chris Steele occupent toute la scène, ce sont des vrais boule d’énergie infatiguables. Dallas Green est de son coté plus posé à la guitare, mais ses riffs ne manquent pas de soulever la foule. Crisis défile dans son intégralité, de « Drunks, Lovers, Sinners and Saints » à « Rough Hands », laissant à peine à la salle le temps de reprendre son souffle. Le groupe referme son passage avec une poignée de titres tirés d’autres albums, dont leur célèbre « Young Cardinals ».
Je ne peux pas dire que je suis un grand fan de la musique de Alexisonfire, je la trouve un peu trop brouillone. Mais par contre, je ne peux pas nier que ce sont des brutes de scènes et ils nous ont offert tout un spectacle !
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Pour annoncer Billy Talent, une horloge projetée sur l’écran géant, égrène les années à rebours jusqu’à 2006. Billy Talent prend alors possession de la scène et enchaîne II du premier au dernier titre, de « Devil in a Midnight Mass » jusqu’à « Burn the Evidence ». Le public, loin de s’essouffler, semble au contraire puiser une énergie nouvelle : les chansons sont reprises en chœur, les corps voyagent au-dessus de la fosse par vagues continues.
Le groupe est très en forme et même si l’énergie d’Alexisonfire semble inégalable, les musiciens s’en donne à coeur joie et le public également. Sur scène, Ben Kowalewicz affiche un sourire qui ne le quitte pas. Il profitera d’un interlude pour dire qu’il a soutenu les Canadiens au hockey alors qu’il est normalement fan des Maple Leafs pour le plus grand bonheur de l’audience.
Le groupe prolonge la soirée avec quelques titres supplémentaires, amorcés par « Rusted From the Rain », avant de conclure sur « Viking Death March ».
Vingt ans après leur sortie, Crisis et II n’ont rien perdu de leur intensité et Alexisonfire comme Billy Talent non plus. Une soirée qui nous a ramenés 20 ans en arrière.
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