Vecteur Magazine

L’aube éternelle

Par Christophe Pinheiro

Il y a des CV qui impressionnent plus que d’autres. Celui de Tuomas SAUKKONEN est parmi ceux qui vous font dire : “Ah oui, quand même”. WOLFHEART, BLACK SUN AEON, DAWN OF SOLACE, j’en passe et des meilleurs… Aujourd’hui, il est question de BEFORE THE DAWN dont le premier album, “My Darkness” date de 2003. Après une fin (qu’on appellera plutôt un break) du groupe en 2013. BTD est revenu en 2023 avec “Stormbringers” et un nouveau chanteur, Paavo LAAPOTTI, que bon nombre d’entre vous ont sûrement déjà vu avant son intégration dans le groupe. Le 5 septembre, “Cold Flare Eternal”, neuvième réalisation du groupe, va sortir. Après quelques compliments sur nos choix capillaires similaires (imposés ?) et nos coloris de barbe rappelant que le temps passe vite, trop vite. J’ai eu l’honneur de m’entretenir avec Monsieur SAUKKONEN, multi-instrumentiste de talent et de génie.

Crédit photos : Teppo Ristola

Le nouvel album, “Cold Flare Eternal”, sortira le 5 septembre prochain. Quel est ton état d’esprit à l’approche de cette sortie ? 

Super content et excité. C’est un état d’esprit tellement différent de celui de l’album précédent, parce que c’était comme l’album de retour où personne ne savait ce qui allait se passer. C’était beaucoup de points d’interrogation en suspens. Est-ce qu’on allait reprendre une carrière ? Est-ce qu’on allait tourner ? Est-ce qu’il y aurait des festivals ? Que se passera-t-il quand l’album sortira ? Ces dernières années, on a fait plusieurs tournées européennes pour les festivals. Tout s’est super bien passé. Sur cet album, on n’a pas de points d’interrogation. On sait juste qu’on va faire la plus longue tournée de l’histoire du groupe, à partir de sa sortie. On va faire plein de festivals l’année prochaine. Du coup, il n’y a que du positif en perspective. Donc, oui, c’est vraiment un état d’esprit joyeux dans tout le groupe. 

Votre précédent album, “Stormbringers”, fête ses deux ans aujourd’hui ? Il a marqué une sorte de renaissance pour le groupe. Quel est ton bilan sur le retour du groupe ? 

Eh bien, je suis juste super content que ça soit arrivé, parce que ce n’était pas prévu de faire revenir le groupe. Tout était très accidentel, et une chose en a entraîné une autre… On n’avait jamais prévu de faire revenir le groupe. Mais maintenant, en repensant à ces deux années, à tout le plaisir que ça a été et à ce qu’on a pu accomplir, je suis super content qu’on soit revenus par hasard sur la scène metal. 

Et pour ce nouvel album, quelle a été sa genèse ? 

Je crée toujours la première version des chansons,  je fais mes démos et ensuite je les envoie au reste de l’équipe. On commence à bosser ensemble. Environ 90 % des idées vocales viennent de Paavo. Je ne fais les arrangements qu’à partir de ses idées. J’essaie donc de m’impliquer le moins possible, ce qui est un peu absurde, car j’écris toujours toute la musique. Mais je veux recueillir le plus d’avis possible des autres. Juho (RÄIHÄ), notre guitariste solo, enregistre, mixe, produit et masterise également nos albums. Son implication dans le son global et tout ce qui touche à la musique est donc énorme. J’écris la musique, mais on crée l’album ensemble. 

Tu es impliqué dans plusieurs projets musicaux. Comment travailles-tu sur ces projets ? Est-ce que tu divises ton niveau d’implication en fonction du projet, ou est-ce que tu crées en fonction de tes envies, en te disant qu’une chanson s’intégrera dans un projet, ensuite ? 

Je sépare toujours complètement les projets. Par exemple, maintenant que j’ai terminé l’album BEFORE THE DAWN, je pourrais écrire pour WOLFHEART, par exemple, mais je ne travaille jamais en même temps, car je préfère me concentrer sur un album à la fois. Donc, les chansons ne se mélangent pas du tout dans ma tête. Je n’ai pas besoin de me demander si c’est pour tel ou tel groupe que j’ai créé ce titre. Techniquement, si on prend une partie d’un riff et qu’on commence à jouer avec le tempo, la métrique ou la rythmique, on peut l’adapter à n’importe quel style musical ou groupe. Par exemple, si on ne veut pas se perdre dans ce piège où je commence à diviser les idées. Si un riff convient à l’album que je suis en train de faire, peu importe qu’en théorie, il puisse fonctionner pour un autre groupe ou un autre projet. Mais on travaille toujours un album à la fois, et ce dont cet album a besoin, j’écris ce genre de choses, puis je fais autre chose plus tard. 

Avec cet album, je trouve une structure qui correspond à ce que tu nous as proposé, par le passé, avec BEFORE THE DAWN. Mais je sens une évolution vers une structure plus moderne. Peut-être que le chant de Paavo LAAPOTTI y est pour quelque chose. Qu’en penses-tu ? 

Oui. Avec BEFORE THE DAWN, on a maintenant une tessiture vocale plus claire qu’avant. Il a aussi une tessiture plus large. Il peut faire des basses plus graves que moi. Il peut faire des aigus. Il est vraiment doué avec les médiums. Ça ouvre toutes les portes musicales. Je peux faire plus, même des trucs avec des notes de death techniques modernes, parce que je sais que son chant s’y prêtera. Je peux faire un mélange de metal old school, parce que je sais que son chant clair s’y prêtera aussi. Du coup, je peux faire ce que je veux musicalement, et je sais que le chant liera tout. Paavo a donc un rôle important dans ce que je peux écrire pour le groupe en ce moment. 

Je sens plus de maturité dans son chant, avec ces nouvelles chansons. 

Oui, c’est ça. Ça a été un sacré saut pour lui quand il a rejoint le groupe il y a deux ans, parce que Pyry (HANSKI), Juho et moi jouons ensemble depuis une quinzaine d’années. On a aussi beaucoup de kilomètres avec d’autres musiciens et projets. Juho joue avec SWALLOW THE SUN depuis environ six ans. Pyry joue avec …AND OCEANS et plusieurs autres groupes. J’ai WOLFHEART et tous ces autres groupes. Donc pour nous, aller en studio, partir en tournée, ce n’est pas quotidien, mais ça fait partie de notre vie. Et “Stormbringer”, était le premier album complet de Paavo. Ensuite, on a fait ses premiers concerts européens. Et puis on a fait sa première tournée. Donc, oui, bien sûr, ces deux dernières années, on s’est beaucoup améliorés en travaillant ensemble. Et aussi, on peut tirer davantage de lui. Et grâce à sa palette et à ce qu’il apporte, je peux écrire de la meilleure musique, à mon avis. Ce n’est pas seulement sa voix qui a mûri, il a trouvé une place plus importante dans notre musique et, évidemment, un rôle plus important, mais il donne aussi au groupe la possibilité de grandir musicalement. Donc, oui, c’est plus de maturité pour lui, mais tout le groupe est aussi un peu différent maintenant. 

Le premier morceau que j’ai entendu de cet album était “Fatal Design”. C’est un super single. Il m’a bluffé. J’adore l’album dans son ensemble, mais le morceau “Stronghold” est celui qui m’a le plus marqué. C’est comme une sorte de passerelle vers ce que WOLFHEART propose. Est-ce quelque chose de naturel dans la créativité ?

 C’est un bon exemple. Ce sont de très petits changements. Mais, idéalement, ça pourrait être une chanson idéale de WOLFHEART. Ça pourrait être le cas, mais ce que j’ai fait avec cet album, c’est que j’ai tout mis de côté et que je me suis demandé : « Quelles chansons cet album nécessite-t-il ? Quelle énergie je veux y apporter ? » Et c’était le seul morceau qui m’inquiétait un peu quand j’ai envoyé la démo aux autres. Je me disais que ça allait dépasser les bornes, que ce serait trop lourd, trop difficile à battre, mais je l’ai quand même envoyé, et c’est en fait ton morceau préféré de l’album. Il était super compliqué à l’inclure dans les singles, je ne pense pas que ce serait le single idéal. Mais je pense que ce qui définit cet album, c’est l’énergie débordante du groupe, et on veut juste jouer exactement la musique qu’on apprécie sur le moment. Donc, il ne faut pas trop réfléchir, ce qui, je pense, devrait toujours être le cas avec n’importe quel art. Il ne faut pas trop planifier. On crée juste ce qu’on crée. Et c’est un bon exemple. 

En un an, tu as sorti un album pour WOLHEART, un autre pour DAWN OF SOLACE, et cet album avec BEFORE THE DAWN. J’imagine le niveau d’exigence que cela représente. Comment c’est de travailler avec Tuomas SAUKKONEN ? C’était un défi facile ? 

Il faudrait poser la question à mes ingénieurs du son. Ça marche vraiment bien avec les gens avec qui je travaille. Mais ça nécessite aussi ces mêmes personnes. Je ne pense pas que je serais un bon client dans un autre studio que celui où je travaille. J’ai travaillé avec Juho et Saku (MOILANEN). Saku a fait tous les albums de DAWN OF SOLACE et WOLFHEART. Juho a fait tous les albums de BEFORE THE DAWN. Et j’ai fait presque 20 albums ensemble avec eux. Donc, on n’est pas juste des collègues, mais de très, très bons amis. Ça donne beaucoup de flexibilité en termes d’emploi du temps et tout. Et je suis vraiment doué pour les pousser. J’en profite au maximum. Et parfois, ça peut devenir vraiment impulsif. On s’est déjà dit avec l’un ou l’autre qu’on devrait peut-être établir un planning. Parce que c’est de bien les connaître tous les deux et, quel que soit l’album que je fais, je peux y aller sans problème. J’ai un studio et je peux commencer à improviser et à essayer des trucs. Il n’y a pas de limites, d’une certaine manière. Pour moi, c’est un espace de création très ouvert. Et, bien sûr, on m’a souvent répété qu’un album nécessite un calendrier et une date limite. Du coup, ils me tiennent en haleine, pour ainsi dire. C’est comme s’ils étaient la plus haute autorité. Et ils me rappellent comment fonctionne l’industrie musicale, parce que je suis plus du côté chaotique que du côté artiste. Mais je dirais que je suis assez professionnel et facile à gérer si on sait me gérer. (sourire)

En septembre, vous prenez la route pour une tournée européenne. Tu joueras aussi avec deux groupes. Tu ne te lasses jamais de faire de la musique ? 

Plus je vieillis, plus je me fatigue facilement. Je ne pense pas que ce soit la musique. En fait, non. Je ne me fatigue pas en faisant de la musique. Je me fatigue plus des gens et de tout ce qui entoure la musique. Comme quand on part en tournée. On perd sa routine quotidienne. On perd son espace personnel. On perd tout ce qu’on aime dans sa vie quotidienne. Et j’aime beaucoup ma vie quotidienne. Je n’ai pas besoin de partir en tournée pour échapper à mon quotidien. Je pourrais rester à la maison pour le reste de ma vie. Mais j’aime voyager. J’aime vraiment faire de la musique, mais je ne pense pas que je me lasserais jamais de la musique en elle-même ou de jouer de la musique. Je pourrais, à un moment, en avoir marre et ça peut vraiment te vider de ton énergie quand tu es en tournée. Surtout après, genre, trois semaines. Sur scène, c’est généralement le meilleur moment de la journée. J’adore jouer en live, mais je pourrais survivre sans. Je sais que certains vivent pour les concerts. C’est ce qui les passionne dans le monde de la musique : se retrouver devant le public, jouer et ressentir cette énergie. Je pourrais rester en studio à la maison, mais j’aime toujours les tournées. Donc je suis heureux de le faire, mais ce serait la première chose que je pourrais lâcher si j’en avais besoin. 

Tu es à l’aise avec plusieurs instruments, mais tu seras derrière la batterie sur scène. Pourquoi ce choix ? 

Pour BEFORE THE DAWN, c’était la seule façon de faire notre retour. Je ne voulais pas faire le chant et être le leader de deux groupes. Encore une fois, j’adore jouer de la musique live. Je n’aime pas particulièrement être sous les projecteurs. Je n’ai pas besoin d’être le centre de l’attention. Donc ce n’est pas ce que j’aime, avoir une double fonction dans deux groupes, ce serait trop. Et je ne pense pas que ça servirait les groupes. J’ai joué de la batterie sur au moins la moitié des anciens albums de BEFORE THE DAWN. Et on a beaucoup de ces chansons dans la setlist. Donc je joue essentiellement les parties que j’ai déjà jouées sur l’album. Ce sont des morceaux de batterie que j’ai toujours voulu jouer en live, même si j’ai toujours été guitariste. Là, je sens que ma place est au centre, même si je pourrais m’occuper du chant ou jouer de la guitare. Mais avec BEFORE THE DAWN, je ne reviendrais jamais en tant que leader. 

Pour être aussi créatif, as-tu des influences, si oui, quelles sont-elles ? Que ce soit des livres ou des films ? 

Je ne sais pas. Les films ont probablement un grand succès chez moi, je dirais. Je pense que les films stimulent mon imagination. Plus j’ai d’idées en tête et plus je vois des choses différentes, plus j’y mélange mes idées. Mais je pense que ma plus grande inspiration est fondamentalement la musique. Par exemple, je vais souvent à la pêche. Ma fiancée et moi allons souvent dans des chalets isolés, et je n’écoute pas de musique du tout à la maison. J’écoute de la musique seulement en voiture ou à la salle de sport. Mais surtout à la salle de sport. Je n’écoute que certains albums. Je n’essaie jamais de trouver de nouvelles musiques. J’ai besoin d’avoir les mêmes clics et les mêmes morceaux que je connais et qui fonctionnent pour moi dans ce scénario. Donc moins j’écoute de musique et moins je joue. Ça peut prendre une semaine sans même que je touche à une guitare. Et dès que je prends la guitare, j’ai toujours quelque chose de nouveau en tête. Du coup, c’est un peu comme si j’avais besoin de m’éloigner de la musique pour pouvoir créer autant de musique. Par exemple, je connais des gens en Finlande. Je connais des musiciens qui ont leur propre studio et des emplois du temps très stricts. Ils y vont tous les jours, à 8 h du matin. Ils rentrent à 16 h et ne font qu’écrire. Je ne fais jamais ça. Ce n’est pas une obligation. Je ne me sens pas obligé d’écrire, ni de jouer constamment. Et quand je fais des pauses fréquentes, l’idée naît toujours d’elle-même dans ma tête. 

Y a-t-il un projet artistique qui te motive, quelque chose que tu n’as jamais fait et que tu aimerais développer ? Ça pourrait être musical ou autre. 

Il y a un projet sur lequel je travaille depuis au moins trois ans. Je m’occupe aussi de la production des clips de WOLFHEART. Je m’occupe aussi du montage. On est allés en Islande et en Norvège, surtout avec WOLFHEART. À chaque voyage, j’ai de nouvelles idées pour un genre de court-métrage. J’aimerais vraiment faire un court-métrage de trente-cinq à quarante minutes, dont je pourrais composer la bande originale, et qui serait un album dédié au film. C’est un projet assez important. Ce n’est pas seulement la quantité de travail, et les idées que j’ai en tête ne sont pas des plus simples. Je veux aller dans des endroits assez éloignés de la Finlande, ce qui prend du temps. Il me faudrait une certaine planification financière pour y parvenir. Mais chaque année, ça va un peu plus loin. J’ai déjà des destinations en tête. J’ai déjà des gens qui vont travailler avec moi là-dessus. J’ai déjà un label qui est ok pour sortir la bande originale en album, et on pourrait ensuite faire des clips. Je ferais un court-métrage dont je pourrais utiliser quatre séquences pour des clips, et je ferais une bande originale qui serait un album, qui serait aussi une bande originale. Si tu vois ce que je veux dire. Ce sera peut-être l’année prochaine, j’ai le temps et l’argent, tout ça. Mais c’est quelque chose qui me revient en tête chaque semaine. Je commence à chercher sur Google des cascades ou des grottes en Islande ou en Norvège, ou je consulte YouTube pour savoir comment créer des pyrogravures ou des structures moi-même. J’aime bien ça, ça m’amène souvent à un étrange labyrinthe où je cherche sur Google comment faire des crânes imprimés en 3D, etc. Peu importe. Je regarde beaucoup de films, avec des angles différents en ce moment. J’aime toujours le côté visuel, mais maintenant je regarde les films sous un angle différent. Comment pourrais-je faire fonctionner la caméra pour mon film ? Ça donne peut-être beaucoup plus d’idées sur la musique, et je pense que ça sert aussi la musique. Donc c’est une bonne idée. Ce serait mon truc, mais je n’ai pas encore de plan, de scénario ou de planning précis, mais j’ai plein d’idées. 

La composition et la structure des morceaux de cet album nécessitent une écoute du début à la fin, et j’adore ce genre d’album. “Initium” est une excellente intro, et l’album termine par un “Ad Infinitum”, qui est la conclusion parfaite pour ce disque. Dans quelles conditions recommandes-tu l’écoute de cet album ? 

C’est vrai, je suis assez old school en matière d’écriture d’albums. Je veux que l’album fonctionne comme un tout, mais pour l’instant, du moins, l’industrie musicale ne traite pas la musique de cette façon. Il y a des morceaux séparés, une playlist, un pitch… C’est comme si tout le business tournait autour de morceaux similaires plutôt que d’albums entiers. C’est un peu comme une collision, comme un cap en quelque sorte, mais je dirais que les gens devraient simplement écouter la musique à tout moment. Mais en même temps, je sais que ça marchera mieux quand on aura du temps. Surtout que de nos jours, les gens n’ont généralement plus une heure à consacrer pour s’asseoir et écouter de la musique. On a une vie bien trop trépidante. Les gens consomment l’art comme une sorte de balayage qui prend deux secondes. On voit des millions de photos en une journée au lieu d’aller dans un musée et de contempler un immense tableau pendant une demi-heure. Mais si je pouvais choisir pour chaque auditeur, je leur conseillerais de s’asseoir pendant quarante-cinq minutes, poser le téléphone, éteindre la télé, éteindre l’ordinateur portable pour écouter la musique, et ce serait parfait. 

Tu imagines ta vie sans musique ? 

Non, même si c’est drôle parce que la musique n’est pas tellement présente dans ma vie quotidienne. Je m’entraîne tous les jours à la batterie, mais ce n’est pas musical. C’est plutôt un exercice. Il n’y a aucune créativité. Je n’écoute pas beaucoup de musique. Il y a des périodes où je n’en joue pas du tout. Mais bon, si je n’avais pas de musique dans ma vie, je perdrais tout équilibre. Ce serait malheureux. 

Le mot de la fin est pour toi.

Je me répète, mais c’est l’ère des réseaux sociaux. Alors prenez juste quarante-cinq minutes pour vous asseoir. Posez votre téléphone et écoutez l’album. Je vous garantis que même si vous n’aimez pas l’album, même si vous n’aimez pas la musique, prenez ces quarante-cinq minutes pour vous éloigner du chaos de ce monde. 

Notre Avis : 

 

Après un retour réussi en 2023 avec l’album “Stormbringers”, les fans du groupe de death metal mélodique finlandais de BEFORE THE DAWN attendaient avec impatience la sortie de ce nouvel opus. Son nom “Cold Flare Eternal”, sa mission, faire aussi bien, si ce n’est mieux que son prédécesseur. Et dès “Fatal Design”, quelque chose semble se produire. Ce sentiment témoignant d’une alchimie entre des musiciens d’expérience, mais surtout talentueux. Le titre laisse transparaître un côté groovy qui combine parfaitement avec les racines du groupe. La présence de Paavo LAAPOTTI au chant n’est très certainement pas étrangère à tout ça. Tout au long de l’album, sa palette vocale dévoile une polyvalence et une qualité d’adaptation d’exception. En témoigne le titre “Stellar Effect” qui défie tous les codes du genre. Car c’est là où “Cold Flare Eternal” se démarque selon moi. Dans cette capacité à jouer sur la modernité tout en gardant un côté “old school”. 

En résumé, là où “Strombringers” marquait la renaissance de BEFORE THE DAWN, “Cold Flare Eternal” évolue, explore et prend quelques risques que Tuomas SAUKKONEN et sa bande gèrent parfaitement.

Un album que je recommande fortement.