BAD OMENS + BILMURI + THE GHOST INSIDE

Zénith de Paris 

02.12.2025

Live report de SAMSONOFF Alexia et photos officielles de Bryan Kirks.

Ce mardi 2 décembre, le Zénith de Paris affiche complet pour le retour de Bad Omens dans la capitale. Un concert exclusif et très attendu depuis leur dernière visite dans l’exhagone. Pour célébrer en avance le prochain album du groupe, le Do You Feel Love Tour vient à nous pour nous plonger dans une ambiance encore plus sombre de ce que l’on leur connaît. 

Pour moi, la soirée a commencé plus tôt. Pour vivre cette soirée, très attendue de mon côté, j’ai vécu cette expérience la plus totale avec un Pass VIP. Mais depuis déjà tot ce matin, la foule est au rendez-vous devant les portes de la salle. Alors que la nuit couvre le ciel, il est l’heure d’entrer dans la salle et d’attendre que le concert commence.

THE GHOST INSIDE

La salle est déjà bien pleine pour accueillir le premier groupe de cette soirée qui s’annonce forte en émotions. C’est un groupe qui me tardait de voir en live, et je ne suis pas déçue. Dès son arrivée sur scène, The Ghost Inside chauffe la salle à coup de growls, de guitares électriques frénétiques et d’une batterie des plus puissantes. Par ailleurs, mention honorable à Andrew Tkaczyk, le batteur, qui souffrait d’une douleur à la jambe, mais qui a tout de même assumé le rythme chaotique des morceaux. Les interactions avec le public pendant et entre les titres ajoutent une réelle complicité. Que l’on soit connaisseur ou non, on ne peut s’empêcher d’être pris par l’énergie du groupe.

Setlist :

  1. Avalanche
  2. The Outcast
  3. Wash It Away
  4. Light Years
  5. Aftermath
  6. Going Under
  7. Engine 45
  8. Wrath
  9. Earn It
  10. Death Grip

BILMURI

Pour poursuivre sur ces très bonnes notes, c’est au tour de Bilmuri de continuer à réchauffer nos muscles et nos cordes vocales. C’était un groupe que je ne connaissais que de très loin, et pour tout dire, je suis conquise par le potentiel du groupe. Sans parler des growls maîtrisés du guitariste, Reese Malsen, qui s’allient merveilleusement bien au chant clair du chanteur, Johnny Frank. Le vrai plaisir de ce set pour moi, c’est la présence féminine sur la scène, et dans cette programmation majoritairement masculine. Gabi Rose nous conquiert par sa voix forte et puissante, mais aussi par son saxophone qui se marie à merveille avec l’esprit metalcore du groupe. Mais également par la présence de la bassiste d’Aino Muruaishi. On a eu le droit à une petite surprise pendant ‘More Than Hate’, où Noah Sebastian fait une très rapide apparition pour hurler ‘‘Hate’’, ce qui a su enflammer encore plus la salle. Encore une fois, la proximité entre nous et les membres du groupe nous inclut totalement dans la scénographie et personne ne semble résister de sauter.

Setlist :

  1. EMPTYHANDED
  2. ALL GAS
  3. ABSOLUTELYCRANKINMYMF’INHOG
  4. FLUORIDEINTHEHARDSELTZERWATER
  5. THE END
  6. BLINDSIDED
  7. BOUTTA CASHEW
  8. CORN-FED YETIS
  9. More Than Hate
  10. BETTER HELL

BAD OMENS

Après toutes ces émotions, il est l’heure d’accueillir la raison de ma venue au Zénith : Bad Omens. Groupe que je chérie très fort depuis quelques années, et dont je n’avais pas encore réussi à voir (à mon plus grand désespoir). Mais l’attente est enfin finie pour moi. Je m’attendais à quelque chose de très gros de leur part, notamment avec les nouveaux morceaux sortis récemment, mais le concert a dépassé toutes mes attentes sur tous les plans. Ce que tous ceux et toutes celles ont vécu hier soir au Zénith n’est pas un simple concert, c’est un vrai voyage conceptuel divisé en actes.

Une fois la salle plongée dans le silence et le noir, les écrans s’allume pour raconter le début de l’histoire du prochain projet du groupe. On retrouve les vidéos, sous forme d’audio de cassettes, qui ont servi de teasers au fil de ces derniers mois. Dès les premières secondes, on est happé dans cet univers sombre, où la solitude semble pesée profondément. Puis, dans un nuage de fumée, le groupe apparaît et ‘Specter’ débute. Allant crescendo, l’euphorie monte en même temps que la tension présente dans le morceau, avant que le scream de Noah Sebastian ébranle toute la salle. Des morceaux des précédents albums sont rendus à l’honneur, et toute la salle bondit comme une seule personne. Les visuels et la scénographie apportent un réel support au concert : on est dans l’immersion la plus totale du groupe et de son univers.

Il est maintenant l’heure d’entrer dans le deuxième acte, qui est plus marqué par une sorte d’amertume. On sent vraiment qu’à travers les esthétiques de ces cassettes, le groupe se livre davantage sur le plan personnel. Le moment mythique de ‘Concrete Jungle’ arrive, ou le public cantonne ‘‘Jungle’’ en boucle sous la directive de Noah Sebastian. Un morceau déjà puissant, mais encore plus en live. La batterie maîtrisée de Nick Folio est fard dans ce morceau et résonne en nous. L’énergie, que ce soit du groupe et du public, ne fait qu’augmenter. L’enchaînement de ‘Nowhere To Go’ et de ‘Limits‘ est un pur plaisir pour moi, étant deux de mes morceaux favoris, l’attente en valait réellement le coup. Chaque seconde du concert à toute son importance.

Le temps défile et les écrans nous replongent dans la narration de cette histoire. Cette fois-ci, on sent comme de la colère qui monte. C’est le cas de le dire au vu des morceaux qui suivent. ‘Artifical Suicide’ débute, et autant dire qu’il tape très fort, tout comme les pieds du public sur le sol qui saute à un rythme effréné. Chaque instrument est sublimé à sa juste valeur, notamment les riffs très lourds de la guitare de Nicholas Ruffilo. Le groupe utilise l’entièreté de l’espace scénique, et c’est un vrai bonheur de pouvoir profiter de l’énergie des quatres membres. Pour notre plus grand bonheur, le chanteur de Erra se joint au groupe sur ‘Anything > Human’, titre réalisé en collaboration. C’est un vrai plaisir d’entendre les deux voix se mélanger, et se partager la scène.

Après 5 morceaux intenses, il est temps d’entamer le quatrième acte de ce concert. Le travail derrière chacune des cassettes est incroyable. On est véritablement au premier plan de cette histoire, et on la vit comme la nôtre. C’est comme vivre un deuil, où on vit chacune des étapes à travers les morceaux et la manière dont ils sont découpés. Là aussi, la proximité du groupe avec nous , les fans, est présente nous incitant à des pogos, walls of death et headbang, même si nous n’avons pas besoin de directives pour le faire. Toutefois, la complicité entre les membres de groupe se voit un peu moins. ‘Like A Villain’ débute et voilà que le talent de Noah Sebastian en tant que vocaliste est encore plus frappant. Il harmonise toujours les chants clairs avec les growls en un clin d’œil, ce qui est encore plus fascinant en live. Même si nous avons perdu un peu de notre voix de notre côté, on ne s’arrête pas de l’user sur la suite des morceaux.

Après une heure et quart, le moment est venu de profiter de la dernière cassette. Cette cinquième étape se clôt sur une sensation de résilience. Peu importe nos vies et nos différences, nous avons dû nous séparer de quelqu’un — de notre plein gré ou non — et il est maintenant l’heure d’y faire face. C’est donc en toute logique qu’ ‘Impose’ débute. Quand bien même ce morceau marque une différence avec les singles partagés en cette fin d’année, il n’en est pas moins percutant.

Puis, une pluie de confettis vient nous recouvrir, tandis que Noah Sebastian continue de danser partout sur scène. On a le droit au retour de Gabi Rose et de son saxophone lors de la pause instrumentale du morceau. La scène, avec ses couleurs, ses visuels, et ses artistes est sublime à admirer. Même si la fatigue après avoir sauté et crié pendant plus d’une heure est présente, c’est un peu à contre-cœur qu’il faut commencer à finir cette soirée hors du commun. Bien évidemment, ‘Deathrone’ — l’un des morceaux les plus violents — vient clôturer pour moi l’un de mes plus beaux concerts. C’est étonnant la force qu’a le groupe de continuer sur les sons lourds et les growls après un tel concert. Après des derniers effets pyrotechniques et de fumigènes, le groupe prend un dernier moment pour remercier The Ghost Inside, BILMURI et nous, qui avons contribué à faire de cette soirée, une soirée des plus grandioses.

Setlist :

  1. Tape 1
  2. Specter
  3. Glass Houses
  4. THE DRAIN
  5. THE DEATH OF PIECE OF MIND
  6. Tape 2
  7. Dying To Love
  8. CONCRETE JUNGLE
  9. Nowhere To Go
  10. Limits
  11. Tape 3
  12. ARTIFICIAL SUICIDE
  13. V.A.N
  14. Left For Good
  15. ANYTHING > HUMAN
  16. What Do You Want From Me
  17. Tape 4
  18. What It Cost
  19. Like A Vilain
  20. Just Pretend
  21. Tape 5
  22. Impose
  23. Encore : Deathrone

Cette soirée fut pour moi un vrai voyage hors du temps et de l’espace. Chaque groupe a donné tout ce qu’il a pour son public français, qui sait le lui rendre en retour. Le retour à la réalité après une telle ascension est difficile, mais il me tarde de recommencer une telle aventure au plus vite.

Merci au photographe Bryan Kirks pour ses magnifiques clichés de la tournée, et merci à Live Nation et Replica Promotion qui ont rendu cette date possible. Merci également à The Ghost Inside, BILMURI et Bad Omens de nous permettre de vivre des expériences qui valent beaucoup plus que mille mots.