Vecteur Magazine

ANIMALS AS LEADERS Célébraient les dix ans de The Joy Of Motion, avec en Guest, NIGHT VERSES, ce 25 Février dernier, au Cabaret Sauvage, à Paris. Un évent VERYSHOW

Un Live Report de Cidàlia Païs et des photos de Raphaël Gellé

Le groupe de métal progressif instrumental **Animals As Leaders** a investi la scène du **Cabaret Sauvage** à Paris pour une nouvelle tournée anniversaire ! Les passionnés de musique progressive célébreront avec eux les dix ans de l’album *The Joy of Motion* à travers une série de concerts spéciaux.

Une soirée qui s’affranchit du chant, le métal instrumental a trouvé son public, uni dans une expérience musicale hors du commun.

NIGHT VERSES

Vers 19h, la salle est déjà presque pleine. Les premiers headbangs se font sentir. Les amateurs de métal progressif reconnaissent le nom de **NIGHT VERSES**, certains même depuis leur passage au Motocultor l’année dernière. Profitant de leur passage à Paris, le trio présente quelques titres de leur excellent album *Every Sound Has A Color In The Valley Of Night* (2024). L’auditoire apprécie la débauche de riffs et la prouesse technique rythmique, offrant un avant-goût de l’intensité qui attend le public quelques minutes plus tard.

J’apprécie le fait d’une présentation toute en simplicité où les jeux de lumières mettent en valeur chaque musicien lors de leurs prouesses techniques majestueuses.

Leur set est parfaitement orchestré, et chaque performance soulève l’admiration. Si **Nick DePirro** (guitare) et **Reilly Herrera** (basse) affichent un talent indéniable sur leurs instruments, c’est **Aric Improta**, le batteur, qui attire toute l’attention avec sa démonstration de puissance. Les têtes commencent à se balancer au rythme des mélodies entraînantes et des rythmes envoûtants. 

Hâte de revoir le trio qui revient sur Paris cet automne, cette fois-ci en tête d’affiche !

SETLIST

Arrival

Vice Wave

Desire to Feel Nothing

8 Gates of Pleasure

Aska

Rose Wire

Karma Wheel

Infinity Beach

No. 0

 

ANIMALS AS LEADERS

L’impatience grandissante des fans d’**Animals As Leaders** atteint son paroxysme, alors que se profile un concert tant attendu. Les lumières s’éteignent, et le groupe fait son apparition devant une foule de près de 1 200 personnes, enflammées par les accords et les riffs des guitares à huit cordes de **Tosin Abasi** et **Javier Reyes**, se laissant porter par la batterie de **Matt Garstka** dans une combinaison sublime d’instruments.

Il avait fallu attendre leur dernière performance au Cabaret Sauvage en 2023 pour retrouver les Américains, qui avaient alors présenté leur album *Parrhesia* (2022). Cette tournée célébrait surtout le dixième anniversaire de l’album *The Joy Of Motion*, paru en 2014.

Dès l’entrée en matière avec “Ka$cade”, suivie de “Lippincott” et du puissant “Air Chrysalis”, les Parisiens avaient de quoi se réjouir : l’album serait interprété en intégralité. Certains morceaux, tels que “Crescent” ou “The Future That Awaited Me”, n’avaient même jamais été joués en Europe auparavant. Pendant près d’une heure, le trio a enchaîné les titres en live, ravissant un public conquis.

La plupart des spectateurs connaissaient les riffs sur le bout des doigts, les entonnant avec enthousiasme.

Tosin et Javier ont transformé ce concert en une démonstration époustouflante de virtuosité et de maîtrise technique. Picking sélectif, harmoniques, tapping : un véritable festival de techniques les plus audacieuses et impressionnantes du répertoire guitaristique. Et comment parler de technique sans évoquer Matt Garstka ? Le batteur n’avait rien à envier à son collègue de Night Verses. Sa rythmique frénétique, saccadée et explosive offrait une palette d’adjectifs à la hauteur de leur performance.

Les premiers rangs restaient émerveillés, les yeux rivés sur les instruments, tandis que ceux en arrière profitaient de l’atmosphère heavy metal progressif des artistes sur scène. La synergie entre les trois membres du groupe rendait l’expérience complètement folle. Le mix permettait d’entendre à la fois les notes aigües des guitares et les différents toms et cymbales de la batterie. Bien sûr, les sons graves avaient tendance à dominer, surtout lorsque les motifs de batterie et les riffs complexes s’entremêlaient pour créer un tout à la fois chaotique et cohérent, plongeant ainsi le public dans une véritable vague sonore. Les nuques, qui restaient immobiles au début, vibraient désormais au rythme de la musique. Au centre de la fosse, un trou béant se formait, laissant place à quelques courageux s’engager dans des mosh pits foutraques et exaltés.

 

La performance de *The Joy Of Motion* s’est déroulée comme une fulgurance. Bien qu’il fût difficile d’imaginer le groupe nous quitter sans un ultime rappel, un léger doute flottait dans l’air. Heureusement, le trio quitta la scène seulement le temps d’une minute.

Pour le rappel, bien garni soit dit en passant, le groupe interpréta quatre morceaux tirés de leur dernier album, *Parrhesia*. Certains auraient pu espérer une sélection plus variée mettant en avant leur discographie, mais il serait malvenu de bouder notre plaisir tant cet album est une véritable pépite.

Le spectacle s’est achevé de manière mémorable avec l’épique “Monomyth”, qui a su retourner la salle (en tout bien tout honneur). Alors que les lumières du Casino de Paris se rallument, on quitte les lieux avec la sensation d’avoir vécu un rêve fiévreux et fugace. Une claque sonore massive en pleine figure, laissant l’envie de tendre l’autre joue pour encore plus d’extase musicale.

         SETLIST

  • Ka$cade.
  • Lippincott.
  • Air Chrysalis.
  • Another Year.
  • Physical Education.
  • Tooth and Claw.
  • Crescent.
  • The Future That Awaited Me.
  • Para Mexter
  • The Woven Web
  • Mind-Spun
  • Nephele
  • RAPPEL
  • Micro-Aggressions
  • Gordian Naught
  • Red Miso
  • Monomyth

 Un merci à VeryShow pour l’accréditation, je garde un mauvais souvenir de la part d’un membre de la Sécurité, sinon les reste du staff était très accueillant.