Vecteur Magazine

ALCEST
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SVALBARDUK
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DOODSESKADER

Les Chants de L'Aurore Tour 2024


L'Olympia - Paris

6.12.24

Live Report par Cidàlia Païs

Photos : Aurélie Renault

Ce 6 décembre, nous étions présents au concert du groupe mythique français Alcest, actuellement en tournée à travers l’Europe pour promouvoir son nouvel album, Les Chants de l’Aurore.

Les Français étaient accompagnés en première partie de leurs camarades de label, les Britanniques de Svalbard et les Belges de Doodseskader.

C’était une première pour moi avec ces trois groupes, mais avec la fusion unique d’Alcest — un shoegaze onirique, du black metal atmosphérique (on me l’a murmuré…) et une présence scénique envoûtante — suivie de l’énergie post-hardcore de Svalbard, puis de Doodseskader qui apportera une touche d’indie sombre et des éléments expérimentaux, la soirée s’annonçait particulièrement riche et variée ! J’avais hâte !


DOODSESKADER

Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce premier groupe allait nous offrir. Leur fusion de sludge, hardcore et metal génère une puissance extrême, portée par les mains et les voix de Tim et Sigfried. Avec une énergie presque maniaque, le duo navigue entre des passages délicats et des explosions de rage. Soutenus par une projection sur toile de fond présentant l’ensemble des paroles, ils amplifient encore le décalage impressionnant de titres comme It’s Not an Addiction If You Don’t Feel Like Quitting.

Leur configuration basse fiévreuse et batterie fracassante fusionne à merveille avec leurs deux voix puissantes.

J’ai été scotché par la prestation du duo belge ! C’est viscéral, décalé, presque dépressif, ça cogne, ça résonne, ça growle… Purement enivrant !

J’ai hâte de les revoir.

Setlist :

Pastel Prison 

The Sheer Horror of The Human Condition 

It’s Not An Addiction If You Don’t Feel Like Quitting.

Innocence 

FLF

People Have Poisoned My Mind To A Point Where I Can No Longer Function 


SVALBARDUK

Un changement de scène, le temps d’installer leur matériel, et le groupe Svalbard ouvre avec le titre Eternal Spirits. Leur post-hardcore, agrémenté d’une touche massive de crust punk, offre un set sauvage, furieux et dynamique. Avec un chant brut, le groupe intègre également des lignes de guitare mélodiques, ce qui rend la découverte encore plus intéressante.

Sur Disparity et Open Wound, Serena offre un chant de transition en parfaite harmonie avec Liam Phelan, montrant une telle compréhension mutuelle qu’ils partagent les tâches de chant et de guitare d’une manière fluide. La performance reste chargée d’énergie, avec des transitions sans accroc entre cris, hurlements et sons obsédants, pendant que Matt Francis se déchaîne avec sa basse. Pendant tout ce temps, Mark Lilley tabasse ses fûts avec une intensité palpable.

Le groupe laisse parler son jeu, avec un minimum de théâtralité : la projection XXL des couvertures de leurs albums suffit largement à compléter le visuel.

Le set se termine avec Faking It, le morceau d’ouverture de The Weight of the Mask. Le groupe semble très reconnaissant envers le public, qui lui témoigne un soutien sans faille.

 

Setlist :

Eternal Spirits 

Disparity 

Open Wound

Defiance 

To Wilt Beneath the Weight 

Faking It 

 

Il est 22h lorsque le rouge des velours enveloppant la scène révèle ce qui va être un moment spirituel, sous un décor digne d’une poésie enchanteresse, tel que celui de la pochette de l’album Les Chants de l’Aurore.

 


ALCEST

La préparation de la scène pour Alcest nécessite un soin minutieux. Le groupe investit beaucoup d’efforts pour allier musique et visuel, créant ainsi une expérience presque divine pour son public. Cela inclut de gigantesques rideaux blancs, divisés en trois rangs, créant une profondeur visuelle évoquant une projection au bord de l’océan, sous la pleine lune. D’autres éléments, tels que des fleurs séchées de chaque côté de la scène et un éclairage soigné, parfois semblable à un éclairage aux bougies, viennent enrichir l’atmosphère. Les oiseaux, au fond de la scène, sont mis en lumière avec des nuances de blanc, bleu, vert, rose… Peu importe la couleur, chaque détail contribue à une ambiance chaleureuse et envoûtante. Simplement sublime !

Lorsque Neige, Winterhalter, Zero et Indria montent sur scène, tels des ombres chinoises, la salle entre en effervescence.

Avec une exécution impeccable et une présence captivante, Alcest a proposé un show qui laissait peu de place à la nostalgie. Ils ont offert tout ce qu’on peut espérer d’un concert, le rendant à la fois exceptionnel et résolument leur propre. La musique n’était pas simplement jouée ; elle évoquait des émotions intenses, transcendant les mots. En soutenant leur dernier album, Les Chants de l’Aurore, la setlist, soigneusement choisie, a résonné avec des titres emblématiques tels que Écailles de Lune (Part II), Souvenirs d’un Autre Monde et Autre Temps. Je peux vous témoigner de la charge émotionnelle profonde qui a traversé leur performance. J’ai vu autant de mélancolie que de nostalgie sur les visages, et ce respect lorsque Stéphane (Neige) nous adressait quelques paroles… c’était beau et pur.

Cela ne manquait pas d’excitation, surtout lorsque les titres préférés (tous joués ce soir-là, en fait ^^) retentissaient, créant une hystérie mesurée et une véritable montagne russe émotionnelle. Ce soir-là, l’Olympia nous offrait une échappatoire vers un monde onirique.

À travers des jeux de lumière et d’ombres, Alcest a ouvert son set avec Komorebi, plongeant instantanément la foule dans une atmosphère tranquille et rêveuse, créant des émotions palpables. La musique flottait à travers l’enceinte de l’Olympia…

 

Alcest a ensuite enchaîné avec L’Envol, une pièce qui diffuse une sensation exaltante de liberté. La chanson débute par une montée progressive, chaque couche ajoutant profondeur jusqu’à culminer en puissants crescendos.

Mais c’est  Améthyste qui empreint la soirée d’une tonalité plus sombre, en nous entraînant mélodiquement  vers l’introspection. Les riffs envoûtants ont jeté un sort, intensifiant l’immersion des fans dans le monde émotionnel d’Alcest. Cette chanson évoque des êtres célestes perdus, cherchant désespérément une connexion plus profonde, presque surnaturelle. C’était véritablement une pièce poussant à la réflexion, invitant chacun à questionner non seulement ses origines, mais également la nature éternelle que certains d’entre nous peuvent se poser.

Avec Protection, le groupe ressort leur côté plus brut et engagé. Ce titre vit de la lutte intérieure, les voix enragées et les riffs intenses représentant parfaitement les défis et la résilience face aux ombres de l’existence.

Sapphire à toujours été un de mes titres préférés, et cette interaction entre le chant sincère de Neige et ses complexes jeux de guitare ont créé une ambiance encore plus chaleureuse et, presque remplie d’espoirs..je ne saurais y mettre les mots exactes…

Écailles de lune pt. 2 comble les fans de premier âge, mais pas que, avec ses crescendos saisissants et ses imageries évocatrices qui offraient une expérience cinématographique..

Chaque chanson était un chapitre d’un livre, un scénario pour un film, une note d’amour, d’espoir…que ce soit sur Flamme Jumelle avec son envoûtement dual, ou la profondeur réfléchissante de Le Miroir, ou la chaleur nostalgique de Souvenirs d’un Autre Monde.

Bercés pendant plus d’une heure, nous avons oublié le temps… Un véritable voyage où l’esprit est nourri de paix, de douceur et de bonheur, tant auditif que visuel. Ce concert a éveillé en nous l’aspiration à devenir de meilleures versions de nous-mêmes.

Avant de nous quitter, le groupe a gratifié le public de morceaux tels que Autre Temps, une pièce sereine mais chargée de mélancolie, incarnant à merveille l’esprit de la soirée, et L’Adieu, une chanson qui résumait tout ce que le groupe représente : beauté éthérée, mélancolie et profondeur émotionnelle.

Ce 6 décembre 2024, Alcest a laissé une empreinte indélébile en jouant devant une salle comble à L’Olympia, à Paris. Qualifié d’historique par les musiciens eux-mêmes, ce concert restera gravé dans les mémoires des artistes et de leurs admirateurs.Alcest a ensuite enchaîné avec L’Envol, une pièce qui diffuse une sensation exaltante de liberté. La chanson débute par une montée progressive, chaque couche ajoutant de la profondeur jusqu’à culminer en puissants crescendos.

Mais c’est Améthyste qui a imprimé à la soirée une tonalité plus sombre, nous entraînant mélodiquement vers l’introspection. Les riffs envoûtants ont jeté un sort, intensifiant l’immersion des fans dans le monde émotionnel d’Alcest. Cette chanson évoque des êtres célestes perdus, cherchant désespérément une connexion plus profonde, presque surnaturelle. C’était véritablement une pièce propice à la réflexion, invitant chacun à questionner non seulement ses origines, mais aussi la nature éternelle des interrogations que certains d’entre nous se posent.

Avec Protection, le groupe a laissé éclater son côté plus brut et engagé. Ce titre vit de la lutte intérieure ; les voix enragées et les riffs intenses représentent parfaitement les défis et la résilience face aux ombres de l’existence.

Shapphire a toujours été un de mes titres préférés, et cette interaction entre le chant sincère de Neige et ses complexes jeux de guitare a créé une ambiance encore plus chaleureuse, presque remplie d’espoir… Je ne saurais y mettre les mots exacts.

Écailles de Lune pt. 2 a comblé les fans de la première heure, mais pas seulement, avec ses crescendos saisissants et ses imageries évocatrices, offrant une expérience quasi cinématographique.

Chaque chanson était un chapitre d’un livre, un scénario pour un film, une note d’amour, d’espoir… Que ce soit sur Flamme Jumelle avec son envoûtement dual, ou la profondeur réfléchissante de Le Miroir, ou la chaleur nostalgique de Souvenirs d’un Autre Monde.

Bercés pendant plus d’une heure, nous avons oublié le temps… Un véritable voyage où l’esprit était nourri de paix, de douceur et de bonheur, tant auditif que visuel. Ce concert a éveillé en nous l’aspiration à devenir de meilleures versions de nous-mêmes.

Avant de nous quitter, le groupe a gratifié le public de morceaux comme Autre Temps, une pièce sereine mais chargée de mélancolie, incarnant à merveille l’esprit de la soirée, et L’Adieu, une chanson qui résumait tout ce que le groupe représente : beauté éthérée, mélancolie et profondeur émotionnelle.

Ce 6 décembre 2024, Alcest a laissé une empreinte indélébile en jouant devant une salle comble à l’Olympia, à Paris. Qualifié d’historique par les musiciens eux-mêmes, ce concert restera gravé dans les mémoires des artistes et de leurs admirateurs.

Setlist :

Komorebi

L’Envol

Améthyste

Protection

Sapphire 

Écailles de lune – Partie 2

Flamme jumelle

Le miroir

Souvenirs d’un autre monde

Oiseaux de proie

Rappel :

Autre temps

L’Adieu

Un grand merci à Elodie Sawicz de AGENCE SINGULARITES et The Link Productions pour l’accréditation, et à l’Olympia pour leur accueil.